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DAMIER (Zoologie). — Ce nom a été donné par Geoffroy a plusieurs espèces de Papillons de jour, qui ont au dessous des ailes des taches carrées. Latreille les a ^ait entrer dans le genre Argynne , section des Melitœa (voyez Argynne.)
DAMMARA (Botanique), Dammara, Rumph.; nom indigène. — Genre de plantes Dicotylédones gymnospermes de la classe des Conifères, famille des Abiélinées. Le D. d Orient (D. Orientalis, Lamb.) est un arbre magnifique élevé de 20 à 35 mètres. Son écorce est de griscendré ; ses branches sont verticillées, étalées, puis relevées au sommet ; ses feuilles lancéolées, longues de 0'",06 à 0™,12 sur 0“,03 à 0”,04 de large, sont sessiles ou brièvement pétiolées, obtuses à l’extrémité supérieure. Cet arbre croît aux Moluques. Il découle de son tronc une grande quantité de résine aromatique. Le D. austral {D. australis , Lamb.) qui, dans la Nouvelle-Zélande, atteint jusqu’à 50 mètres de hauteur, donne un bois très-estimé pour la mâture des navires.
DAMPIERA (Botanique), Dampiera, R. Brown, dédié au voyageur W. Dampier. — Genre de plantes Dicofyledones gamopétales périgynes, famille des Goodéniacées, tribu des Scévolées. Il comprend des herbes et des sou&-
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arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande, à calice très-court ; corolle bilabiée; anthères adhérant entre elles; ovaire à une loge. Le D. ondulé (D. undulata, R. Br.), dont les rameaux sont tomenteux et les fleurs bleues ; le D. pourpré {D. purpurea^ R. Br.), à fleurs purpurines, sont à peu près les seules espèces cultivées pour l’ornement.
DANAIDES (Zoologie), Danaides^lAn.'^Danaïfes^BXsinch. — Linné avait donné le nom de Danaïdes à une section de son genre Papillon^ qu’il divisait ensuite en D. blanches; ce sont les Piérides et les Coliades de Latreille; et en D. variées; Ni/mphales et Satyres de Latreille. M. Blanchard fait des danaïdes une tribu sous le nom de Dana'ites^ qui comprend les genres Euplœa^ Dandis et Idœa. Cette tribu a pour caractères : les palpes écartés, le corselet ponctué, les ailes larges, les crochets des tarses simples. Elle ne renferme que des papillons exotiques ornés de couleurs vives et variées.
Danaïde (Botanique), Dandis^ Com. ; allusion aux meurtres commis par les filles de Danaüs. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, famille des Rubiacées, tribu des Cinchonées ; arbrisseaux grimpants de l’île de France et de Bourbon, dont les étamines avortent dans certaines fleurs. Conimerson, les supposant, dans ce cas, tuées par le pistil, a tiré de ce fait leur nom générique. On n’en connaît qu’un très-petit nombre d’espèces à fleurs orangées, odorantes.
DANOIS (Zoologie). — On appelle ainsi une variété du genre Chien^ assez rare aujourd’hui et qui fait partie du groupe des Mâtins dans la classification de F. Cuvier. Il y a le Grand et le Petit Danois. Le Grand Danois a le corps élancé du lévrier, les oreilles courtes, étroites et pendantes ; il y en a de gris, de noirs, de variés de noir et de blanc. Ils ont peu de nez et aussi peu d’intelligence. On les appelait autrefois D. de carrosses qu’ils précédaient les équipages des grands seigneurs. Le petit danois a le museau plus effilé que le grand, les jambes plus sèches, la queue plys relevée; son pelage est ordinairement tacheté de noir et de blanc.
DANSE DE SAINT GUY (Médecine). — Voyez Chorée.
DAPHNE (Botanique), Daphné., Lin.; du grec laurier; allusion à la ressemblance que ces plantes présentent en petit avec les lauriers. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes de la famille des Thymélées, à fleurs liermaphrodites ; calice en entonnoir à 4 lobes ; 8 étamines incluses ; fruit en drupe. Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux de l’Europe et de l’Asie. Le D. bois-gentil (D. Mezereum., Lin.), nommé aussi Bois-joli., est un arbrisseau de 1 mètre au plus, à feuilles ovales, lancéolées, d’un vert pâle et se développant après les fleurs, qui sont sessiles, d’un rouge violacé, très-odorantes et donnent des fruits rouges. Cette espèce est indigène et vient dans les bois des montagnes. Elle fleurit de décembre à février. Le bois-gentil a des propriétés vomitives et purgatives très-violentes. On l’a quelquefois employé contre la morsure des vipères. Le D. paniculé [D. Gnidium., Lin.), vulgairement Garou, Sain-bois; et le D. Lauréole {D. Laureola, Lin.), sont deux espèces très-importantes dont il sera question aux mots Garou et Lauréole. G — s.
DAPHNIE (Zoologie), Daphnia, Müll. ; nom mythologique. — Genre de Crustacés de la division des Entomostraeés, ordre des Branchiopodes, famille des Monocles lophyropes. Ils se distinguent par une taille très-petite, de0“,002 à 0™,003 ; œil unique ; 5 paires de pattes branchiales dont la première seule est natatoire. Ces animaux, qui vivent dans les étangs et les eaux stagnantes, nagent par bonds au moyen de leurs pattes antérieures et passent l’hiver dans la vase. Leur multiplication est prodigieuse. La D. puce {D. pulex., Lin.) de nos contrées est de couleur rouge pâle; la femelle mesure à peine 0“,004 de longueur. Consultez Cuvier, Règne animal, 1829, t. IV, p. 1C4.
DAPHNOIDÉES, Daphnacées (Botanique). — Noms donnés par plusieurs botanistes à la famille des Thymélées de Jussieu. Il sert à désigner la soixantième classe de M. Ad. Brongniart, qui la caractérise ainsi : calice à préfloraison imbriquée ; pétales nuis ou peu développés; étamines définies, en nombre égal ou double des sépales, rarement moindre; pistil à 1 ou 2 carpelles soudés; 1 ou 2 ovules; embryon à radicule supérieure. Principales familles : Laurinées, Thymélées.
DARD (Zoologie, Botanique). — Voyez Aiguillon.
DARTRE (Médecine). — Ce mot, qui paraît venir du grec darsis, excoriation, est une expression générique par laquelle les médecins français ont désigné un certain nombre de maladies de la peau présentant entre elles des
dift’érence.s souvent assez tranchées, et qu’ils avaient regardées comme un genre de phlegmasies tantôt aiguës, tantôt chroniques. Ce groupe d’affections cutanées était caractérisé par une éruption de petits boutons ou de pustules, réunis en plaques le plus souvent arrondies, laissant échapper un liquide qui, en se desséchant, forme des croûtes, des écailles, des ulcérations, etc., le tout accompagné d’une démangeaison quelquefois insupportable. Un des phénomènes les plus frappants des dartres, c’est la propriété de s’étendre comme en rampant successivement à la surface du corps, ce qui leur avait valu le nom de Herpès, du grec herpô, je rampe. Quoique le mot de dartre ait presque déjà disparu du langage scientifique, nous allons présenter le plus exactement possible ce qu’on entend encore dans le monde par ce genre d’affection, en prenant pour base la classification d’Alibert. Ce médecin distinguait sept espèces de dartres :
1® LaD. furfuracée {fur fur, son), dite encore D. simple, sèche, bénigne, farineuse. Elle était caractérisée par une inflammation légère, superficielle, circonscrite, souvent avec des petits boutons imperceptibles, démangeaisons, puis desquammation de l’épiderme sous forme de pellicules minces et irrégulières. Elle attaque de préférence les enfants, les adolescents et les adultes; elle occupe surtout les sourcils, le cuir chevelu, la face, les aines. On distinguait surtout la D. furfuracée volante {Pityriasis, Cazen.), remarquable par la quantité des écailles ; c’est celle que Bateman a nommée pityriasis (voyez Lèpre), et la D. furfuracée arrondie {Lèpre vulgaire de Bateman) (voyez Lèpre), qui siège surtout autour des articulations des membres et présente des plaques écailleuses circulaires, qui peuvent acquérir une grande épaisseur.
2° La D, squammeuse{sqiiama, écaille), produisant des écailles, mais plus étendues et plus larges que dans l’espèce précédente. Alibert rattachait à ce groupe quatre variétés : 1° la D. squammeuse humide {Eczéma, Batem.), ainsi nommée de la quantité d’humeur ichoreuse qu’elle produit. 2® La D. squammeuse orbiculaire, qui attaque surtout le tissu graisseux de la joue et donne lieu à des écailles sèches, concentriques, qui tombent et se renouvellent successivement. 3“ La D. squammeuse centrifuge, qui a pour signe extérieur de tracer dans l’intérieur des mains des orbes qui vont en s’agrandissant du centre à la circonférence; c’est cette variété que Bateman a décrite sous le nom dè psoriasis (voyez ce mot) . 4® La D. squammeuse lichéndide, dont les écailles sont dures, coriaces, blanchâtres, et ont quelque analogie avec le lichen des arbres; c’est le Lichen de Bateman (voyez ce mot). C’est aussi à la dartre squammeuse qu’il faut rapporter une autre variété connue sous le nom de D. vive, de Lichen féroce, dans laquelle de petites pustules miliaires excitent un prurit insupportable, leur rupture laisse écouler une humeur âcre, irritante, qui augmente encore l’inflamm.ation de la peau, la gerce, la fendille et livre les malades à des tortures inouïes.
3® La D. crustacée (de crusta, croûte) se manifeste par des croûtes jaunes ou d’un jaune verdâtre, résultant d’un suintement dont la couleur jaune présente l’aspect du miel. Elle siège de préférence sur la face, dont elle envahit quelquefois toute la peau lorsqu’elle a acquis son dernier degré de violence. Alibert en décrit trois variétés principales : 1° la D, crustacée flavescente {impétigo, Cazen). , une des plus fréquentes, a souvent une marche aiguë ; on la remarque surtout aux joues. Suivant Alibert, la D. laiteuse appartient à cette variété, Willan et Bateman la rapportent au Porrigo favosa (vo^ez Porrîgo). 2® La D. crustacée stalacti forme, caractérisée par une rougeur érysipélateuse, avec petits boutons pustuleux, fournissant une matière jaunâtre qui se dessèche en iine croûte cylindrique paraissant suspendue à la manière des stalactiques : elle attaque les surfaces internes et externes des ailes du nez. 3® La D. crustacée musciforme (en forme de mousse); boutons semblables à ceux de la vaccine au sixième ou septième jour, avec auréole d’un rouge vif, petite croûte granulée, blanchâtre, puis verdâtre, ayant l’aspect de la mousse des toits ; elle affecte les mains, les cuisses, le visage. Willan et Bateman ont décrit, sous le nom impétigo (voyez ce mot), les principales variétés de la dartre crustacée et quelques-unes de la dartre squammeuse.
4® La D. pustideuse {Acné, Batem.) a pour caractère des pustules contenant une matière qui se dessèche en écailles ou croûtes légères. Leur chute laisse sur la peau des taches ou maculatures rougeâtres. On y remarque quatre variétés principales : 1® la D. pustuleuse coupe
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