DAU
! variétés de cette espèce qui ont les fleurs doubleset jusqu’à 3 corolles emboîtées les unes dans les autres et présentant souvent 0f«,30 de longueur : cette dimension, avec l’éclat de la blancheur, font de ces fleurs un très-bel ornement des parterres. Le D. fastuosa.,\An., dont quelques auteurs ne font qu’une variété du D. d'hgypte {D. hummata., Bernh.), est également d’un joli eflet. Ses fleurs sont d’un beau pourpre violet en dehors et blanches en dedans. Cette espèce, nommée vulgairement Trompette du jugement, à cause de la forme de ses corolles, est originaire d’Égypte. Sa culture ne peut se pratiquer qu’avec une assez forte chaleur. Quant au D. sframoine commun (D, stramonium., Lin.), nommé vulgairement Herbt des magiciens., Herbe du diable. Pomme épineuse, à came de ses fruits chargés d’épines et ressemblant aussi à ceux du marronnier d’Inde, c’èst une herbe indigène annuelle à feuilles ovales, glabres, inégalement sinueuses, dentées et à fleurs blanches qui s’épanouissent vers la fin de l’été. Pour les très-importantes propriétés médicales de cette plante, voir au mot Stramonium. Caractères du genre : calice tubuleux tombant à la maturité par suite de séparation circulaire à sa base; corolle en entonnoir à limbe à 6 ou 10 dents, plissé, étalé; 5 étamines; anthères à déhiscence longitudinale; ovaire presque à 2 loges, renfermant dé nombreux ovules; capsule hérissée d’épines et s’ouvrant en 2 valves. G — s.
DAUBENTONIA (Botanique), de Cand. ;
dédié à Daubenton. — Genre de plantes Dicotylédones dialy pétales périyynes, famille des Papillonacées , tribu des Lotées ; calice à 5 dents courtes; étendard à petit onglet; ailes ovales, oblongues; carène obtuse; gousse stipitée, aiguë, indéhiscente, à 4 ailes et renfermant plusieurs graines Le D. ponceau {D. punicea, de Cand.) est un arbrisseau inerme, élevé de 1 mètre environ. Ses feuilles sont à 8-9 folioles et ses stipules persistantes. Ses fleurs, de couleur ponceau, sont disposées en grappes simples. Cette espèce vient du Mexique et se cultive en serre chaude dans la terre de bruyère.
DAUCÜS (Botanique). — Voyez Carotte.
DAUPHIN (Zoologie), du nom latin delphinus. — Les Grecs et, d’après eux, les Romains ont rendu célèbre sous ce nom un animal qui, d’après les figures parfaitement reconnaissables qu’ils nous en ont laissées, était évidemment celui que nous nommons aujourd’hui D. commun. Mais, de môme qu’ils ont souvent dénaturé sa forme de manière à en faire un animal fantastique que la sculpture ornementale moderne s’est plu à reproduire, de même ils ont, dans son histoire, mêlé à des faits exacts et dignes d’intérêt un bien plus grand nombre d’erreurs. Tantôt, dans leur culte pour un animal sacré à leurs yeux, ils ont orné les dauphins de qualités imaginaires : l’un sauvait Arion, l’autre restait fidèle et dévoué à l’enfant qui l’avait guéri; ils allèrent jusqu’à le représenter suivant les sons de la flûte des bergers et allant se reposer avec les troupeaux sous l’ombrage des bois. Tantôt, les confondant avec les requins, ils leur attribuaient la bouche reculée sous le museau, qui oblige ceux-ci à se renverser pour saisir leur proie, et d’autres traits de mœurs et d’organisation qui leur sont entièrement étrangers.
Le mot Dauphin [Delphinus , Lin.) désigne, pour les naturalistes modernes, un genre do Manmiifères, de l’ordre des Cétacés, famille des Cétacés ordinaires ou Souf‘~ fleurs, circonscrit par Cuvier de façon à présenter les caractères suivants : un front bombé, au bas duquel naît et se prolonge en avant un museau aminci en forme de bec, étroit, environ trois fois aussi long que le crâne ; de? dents nombreuses aux deux mâchoires, toutes semblables, coniques et pointues. La taille des espèces de ce gonrt varie entre 2 et 5 mètres ; elles sont carnassières et se montrent généralement très-voraces. Les dauphins nagent en général avec une grande rapidité, en se courbant en arc à chaque mouvement de progression ; dès qu’ils touchent la plage, ils s’échouent, se débattent le plus souvent inutilement pour regagner le large et finissent par mourir étouffés, leurs corps, faits pour être immergés dans l’eau, étant trop lourds pour se mouvoir facilement dans l’air. Dans ces moments critiques, on les entend pousser des gémissements qui rappellent un peu le mugissement du taureau.
Le D. commun ou D. vulgaire [D. delphis. Lin.), nommé aussi Oie de mer et Bec d'oie, est long d’environ 2 mètres à 2“,50, noir en dessus, blanc en dessous, avec 42 à 47 dents à chaque mâchoire. Les anirnaux de cette espèce vivent en troupes nombreuses qui suivent souvent les navires pour recueillir les débris que l’on jette par dessus le bord. On en a vu, en s’ébattant alentour, sau