LIQUEURS OBTENUES
Eau. Salpêt.
A et B OU.. 500 30,00
avec 40,00
reste 250 33,00
on ajoute C 250 5,00
reste 250 20,00
on ajoute D 250 2,50
reste 250 11,25
on ajoute E 250 1,25
reste 250 6.25
on ajoute F 250 0,63
reste 250 3,44
on ajoute. . 250 ....
reste 250 1,72
on ajoute. . 250 . . . . .
Eau. Salpêt.
assez riche pour être évaporée
identique à A.
assimilable à B.
assimilable à C.
assimilable à D.
assimilable à E.
assimilable à F.
La liqueur A' est assez riche pour être évaporée ; on fait passer les six antres sur de nouveaux matériaux salpêtrés, et ainsi de suite.
La marche précédente suffit sans doute pour en fÿ'lre
comprendre la méthode; mais on la réalise plus simple^ ment et plus rapidement de la manière suivante :
Supposons une série de cuves placées en gradins les unes auprès des autres et portant chacune un déversoir qui transmet leur trop-plein dans la cuve inférieure qui la suit immédiatement.
Supposons encore que dans chacune de ces cuves remplies d’eau soient plongées des caisses plus petites, dont le fond est formé par une toile métallique percée de trous et qui sont remplies avec les matières déjà plus ou moins épuisées : la caisse du bas renfermant des matériaux frais et la première d’en haut les matériaux les plus épuisés.
Si l’on fait arriver de l’eau pure sur les matières dans la caisse supérieure n“ 1, elle dissout les dernières substances solubles, traverse le fond pour se rendre dans la cuve, puistombepar le déversoir dans la caisse de la cuve n® 2; là, elle rencontre des matières plus riches, elle se charge encore davantage et retombe par le déversoir dans la caisse de la cuve n° 3, qui renferme des matériaux encore plus riches. Elle en dissout une nouvelle quantité et passe dans la caisse n° 4, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’elle arrive, chargée de tout ce qu’elle a déplacé, à la cuve inférieure qui renferme des matériaux frais. A des intervalles de temps convenables, on rejette les matériaux complètement épuisés de la caisse supérieure, on remonte chaque caisse d’un gradin et l’on replace dans la cuve inférieure une caisse chargée de matériaux frais. Au lieu de déplacer le liquide, on pourrait déplacer les matières à épuiser qui seraient transportées dans des paniers en tôle percée de la cuve inférieure à la cuve supérieure, en passant successivement par les cuves intermédiaires. La matière s’épuise ainsi en restant plongée un temps convenable dans des eaux de plus en plus faibles, et enfin dans de l’eau pure, tandis que celle-ci, suivant une marche inverse, se charge de plus en plus en descendant d’une cuve à l’autre par des déversoirs, jusqu’à ce qu’elle arrive aux chaudières d’évaporation.
DÉPÔT (Médecine, Ghirurgie), du latin deponere, déposer. — Ce mot s’emploie, en médecine, pour désigner les matières qui se précipitent de l’urine par le refroidissement.
En chirurgie,le mot dépôt est àpeu près synonyme dé abcès; mais il convient de l’appliquer surtout aux abcès froids^ aux abcès par congestion et surtout aux collections purulentes formées par des matières sorties de leurs voies naturelles.
Dépôts erratiques (Géologie). — (Voyez Alluvions, Blocs).
DEPRESSION (Astronomie). — G’est l’angle que le rayon visuel mené à l’extrémité de l’horizon visible fait avec le plan horizontal. Si l’on détermine cet angle sur mer, on reconnaît qu’il est le même dans tous les sens, ce qui résulte de la sphéricité du globe terrestre. Appelons a l’angle de dépression, h la hauteur de l’observation, R le rayon terrestre, on trouve entre ces quantités la relation cos a = de sorte qu’une ob-
servation bien exacte de la dépression, à une hauteur connue, pourrait fournir la valeur de R. Réciproquement» ce rayon étant aujourd’hui déterminé, on pourra former une table de dépressions.
Les marins en font usage pour corriger la hauteur des astres mesurés à l’aide du sextant; car dans cette observation ils confondent l’horizon visible avec l’horizon vrai : la hauteur observée est donc trop forte de la dépression. Malheureusement la réfraction, dont la valeur n’est jamais connue d’une manière précise, altère l’exactitude des tables de dépression. On se sert encore de l’angle de dépression pour calculer la plus grande distance D à laquelle un objet peut être aperçu. On a en effet la relation tang O'* = ^ , d’où D = R tang a. On saura, par exemple, à quelle distance on se trouve de la terre au moment où l’on commence à en apercevoir le rivage. Ainsi un œil placé à 2 mètres au-dessus de l’horizon ne peut apercevoir un objet placé sur le sol à une distance qui surpasse 5 kil. D’une hauteur de 97“,5, la vue peut s’étendre à 32 500 mètres.
Les tables donnent la dépression apparente, c’est-àdire diminuée de la réfraction qui tend à relever l’horizon. Elles donnent également la distance de La limite de l’horizon. Gette distance est ordinairement exprimée en lieues de 25 au degré ou de 4 444 mètres. La hauteur est exprimée en pieds, parce que les marins ont encore