‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 260 sur 385 · DIÈ · texte numérisé non relu

DIÈ

I Terme employé pour désigner la forme de tout organe

I végétal composé de deux parties arrondies se tenant par

! un point de leur sommet.

DIDYNAMES, Didynamie (Botanique), du grec dis, deux, et dynamis, puissance. — On nomme didynames des étamines qui, au nombre de 4 dans la même fleur, sont inégales, l’une des deux paires dépassant nettement l’autre en longueur. Un grand nombre de plantes de la famille des Labiées, le genre Antirrhinum, ont des étamines didynames. Sous le nom de Didynamie, Linné avait réuni dans la quatorzième classe de son système sexuel les plantes à fleurs hermaphrodites dont les étamines offrent cette disposition. Cette classe était partagée en deux ordres : D. gymnospermie ; 2° D. angiosper-

mie. Cette distinction, fondée sur une erreur concernant la véritable nature du fruit des labiées, n’a plus aucun intérêt aujourd’hui.

DIÈDRE (Angle). — Voyez Angle.

DIÉRÈSE (Chirurgie), du grec diaireô, je divise. — On appelle ainsi une opération de chirurgie qui consiste à diviser nos tissus, soit parce qu’ils sont réunis contre l’ordre naturel, soit parce^que leur séparation est nécessaire pour rétablir la santé. Les anciens avaient partagé la diérèse en quatre procédés principaux : 1“ V incision ou entamure ; 2“ la perforation ou piqûre; 3“ la divulsion ou déchirure; 4" la cautérisation ou brûlure. La diérèse par incision est le moyen le plus généralement employé; elle peut être simple ou multiple; elle peut être pratiquée sur les parties dures ou sur les parties molles ; une multitude de subdivisions ont été faites par les auteurs anciens sur les différents modes de diérèse; ce sont des divisions purement scolastiques.

D1ERVILLA (Botanique). — Voyez au Supplém.

DIÈSE. — Voyez Gamme.

DIÈTE, Diététique (Médecine), du grec diaita, genre de vie, genre de nourriture. — Entendues dans leur sens le plus général, ces expressions comprennent en effet tout ce qui a trait au mode d’alimentation de l’homme, aux règles qui doivent le guider dans la quantité, la nature, le choix de ses aliments, dans l’intervalle à mettre entre chaque repas, les heures auxquelles ils doivent être pris, etc. D’autres fois on s’est servi du mot diète dans un sens beaucoup plus restreint pour désigner la privation d’aliments prescrite par le médecin dans les maladies; et il faut bien avouer que c’est là le sens qui lui est donné généralement dans le monde, et qui a même passé dans le langage médical ; mettre un malade à la diète, c’est lui prescrire l’abstinence des aliments. Cette dernière manière d’envisager le mot diète n’a pas besoin d’être développée ici, il en est question aux articles qui traitent de chaque maladie, et au mot Régime.

Nous dirons quelques mots de ce qui regarde les règles générales de la diététique. La quantité des aliments à prendre dans chaque repas n’a rien de fixe, elle doit en général être en rapport avec la faim ; et chacun doit manger et boire suivant son appétit ; cet axiome vrai dans la généralité des cas demande une explication ; ainsi il ne faut pas que l’appétit soit provoqué par des mets délicats, succulents, apprêtés avec art, car dans ce cas, il a besoin d’être réglé, et si l’on n’y faisait attention, on pourrait être porté à manger au delà du besoin , ce qui n’arrive que trop souvent ; et il pourrait en résulter au bout de peu de temps des dérangements graves dans la santé. Ne prenons donc jamais pour un besoin réel le désir qui naît de l’apprêt des aliments, et souvenons -nous que l’intempérance est la source de la plupart des maux physiques et moraux qui affligent l’humanité. On mange en général plus qu’il ne faut pour entretenir le corps dans un bon état de santé ; ceci soit dit surtout pour les gens aisés. Le choix des aliments doit varier autant que possible, et l’expérience a prouvé qu’il y a abus à faire toujours usage de la même nourriture ; les organes se fatiguent d’être stimulés tous les jours de la même manière, leur sensibilité s’émousse d’être soumise toujours aux mômes impressions, les fonctions languissent, et la constitution peut en recevoir une atteinte fâcheuse. Il est important aussi de régler les heures des repas; boire, manger indistinctement à tous les moments du jour, aussitôt que le besoin s en ferait sentir, ne peut convenir à l’homme civilisé ; les travaux auxquels il est assujetti, les devoirs sociaux, ceux do la famille même, toutes les exigences qui lui sont imposées par le milieu dans lequel il vil, l’obligent à choisir des heures déterminées pour scs repas, et ce qui peut paraître absurde au premier abord , c’est que cette règle, passée en habitude, devient une nécessité de la vie; en

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effet, sous l’empire de cette régularité indispensable dans notre état social, les organes se modifient dans leurs impressions, les sensations de la faim et de la soif reviennent aux heures prescrites, et l’estomac s’y dispose tellement que ses fonctions finissent par s’altérer si l’on mange hors de ses heures habituelles. C’est ce qu’on remarque surtout chez les vieillards et les personnes faibles. Deux repas par jour, le plus souvent précédés le matin d’un très-léger déjeuner, composé d’un bouillon, d’un petit potage, d’un fruit, etc., tel est le régime diététique qui paraît le plus convenable à la santé. En général, le dernier repas du jour devra se faire quatre ou cinq heures avant le coucher.

Quant à la nature des aliments, elle varie suivant leur aptitude nutritive et le caractère des impressions qu’ils exercent sur nos organes: ainsi on distingue la diète lactée^ la diète animale^ la diète végétale, la diète sucrée, la diète farineuse, etc. Les dimensions de ce dictionnaire ne permettent pas de traiter ce sujet, dont les développements sont présentés dans les ouvrages spéciaux (voyez les traités d'hygiène, et entre autres Traité d'hygiène de M. Michel Lévy). F — n.

DIFFÉRENCES (Calcul des) (Analyse mathématique). — Ce calcul a pour objet d’exprimer les différences des valeurs par lesquelles passe une grandeur variable, au moyen des différences des valeurs par lesquelles passe une autre grandeur variable dont dépend la première.

Principes. — Étant donnée une suite de quantités quelconques, si l’on retranche chacune d’elles de la suivante, on a ce que l’on appelle les différences premières de ces quantités. Si de chacune de ces différences on retranche encore celle qui la suit, on a une nouvelle suite de quantités qui sont les différences secondes des quantités proposées. De môme les différences premières des différences secondes sont les différences troisièmes. En continuant ainsi, on obtient les différences des divers ordres des quantités proposées.

Pour abréger, on désigne ces différences par la lettre A affectée d’un chiffre qui indique l’ordre de la différence; ainsi Aj signifie différence deuxième, soient les nombres 1, 9, 21, 43 , 72, 120. On forme facilement le tableau de leurs différences en adoptant la disposition suivante :

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