‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 271 sur 385 · DOC · texte numérisé non relu

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stance dans un liquide acide, neutre ou alcalin. Si elle n’est pas soluble, on lui fait d’abord subir un traitement spécial. Ainsi certains silicates ne sont pas solubles dans les acides : on les chauffe fortement avec une certaine quantité de base énergique, potasse, soude, chaux, dans le but de combiner la silice à une portion plus grande ■* d’oxyde, et de former un silicate qui soit identique par sa constitution avec ceux qui sont facilement attaquables par les acides.

La seconde opération est la précipitation; elle sépare les substances primitivement dissoutes en deux groupes, renfermant, l’un, les substances solubles dans la liqueur, l’autre, les substances insolubles. Cette précipitation s’obtient dans certains cas par l’action de la chaleur. On a dissous un silicate dans l’acide azotique ; la silice est en dissolution avec les bases ; mais en évaporant à siccité et en portant le mélange à une température supérieure à 100“, on rend la silice insoluble dans les acides; elle peut aussi s’obtenir par l’emploi d’un réactif. Dans un mélange d’azotates de chaux, de magnésie, de potasse et de soude, on verse de l’oxalafe d’ammoniaque ; la chaux est précipitée à l’état d’oxalate de chaux. Magnésie, potasse, soude, restent en dissolution.

La troisième opération est le dosage de chaque substance. Il consiste à peser une modification d’un corps simple telle qu’il soit facile de calculer au moyen du poids trouvé le poids d’une autre modification quelconque de ce corps. Le poids de chlorure d’argent obtenu en versant de l’azotate d’argent dans une dissolution de chlorure de potassium permet de déterminer le poids de chlore et celui de chlorure de potassium existant dans la liqueur.

On arrivera à des résultats exacts si la séparation des différents corps est complète, si les réactifs employés sont purs, si la combinaison que l’on pèse dans chaque dosage est fixe et ne retient aucupe des substances avec lesquelles on l’a mise en contact.

Quant au choix des dissolvants, à la marche à suivre dans les précipitations et les dosages, il faut avoir recours aux traités spéciaux d’analyse chimique.

On emploiera la voie humide toutes les fois que l’on voudra l’analyse exacte et complète d’un corps.

La voie sèche a quelques avantages qui lui sont propres et de grands rapports avec ce qui se pratique dans les usines. Souvent un maître de forge n’a besoin de connaître que la proportion d’un seul des éléments d’un minerai. Une opération métallurgique en petit lui donnera rapidement un résultat qui se rapprochera beaucoup de celui qu’il obtiendrait dans son usine. Le traitement des minerais par voie sèche exige deux sortes d’opérations, les unes mécaniques, les autres chimiques.

Opérations mécaniques. — On casse la matière à essayer à l’aide de marteaux en l’enveloppant, si c’est nécessaire, dans des feuilles de tôle très-flexibles pour éviter la projection. On la pulvérise dans des mortiers. Si elle est très-dure et inaltérable par la chaleur, on la fait d’abord chauffer au rouge et on la plonge dans l’eau froide. Elle se fendille en tous sens et devient très-facile à pulvériser. On la tamise pour séparer les parties les plus fines de celles qui sont encore trop grosses et que l’on remet dans le mortier.

Quant aux opérations chimiques, elles varient un peu suivant le but qu’on se propose. Le plus souvent, il faut réduire un oxyde, fondre en un seul culot les parcelles de métal réduit, en séparant les matières étrangères sous lorme d’un verre que l’on appelle scorie.

La réduction est une opération par laquelle on enlève l’oxygène à un oxyde ou à une combinaison oxydée quelconque. Elle se fait en chauffant la matière à une température plus ou moins élevée avec un corps ayant pour l’oxygène une affinité plus grande, tel que le charbon, l’hydrogène ou un autre métal plus oxydable. La réduction par le charbon est la plus employée; elle donne des produits mialogues à ceux des usines.

La fusion de la matière minérale avec ou sans addition d’autres substances a pour objet soit d’en extraire un métal ou un alliage, soit de séparer une combinaison métallique d’une combinaison pierreuse. Elle se fait dans des creusets en argile, nus ou brasqués, recouverts, pour empêcher l’accès de l’air, d’un couvercle qui est quelquefois percé d’un trou pour donner issue aux gaz qui se dégagent. Dans cette fusion, le métal se réunit en une seule xuasse au fond du creuset, tandis que les matières scoriacées plus légères restent à la partie supérieure. Si le feu est bien conduit, la séparation est complète. Quand l’essai est terminé, o.t retire le creuset et on le laisse refroidir lentement.

Les gangues qui accompagnent le métal sont le plus souvent infusibles aux températures que l’on peut obtenir dans le fourneau d’essai. On mélange alors la matière pulvérisée avec un fondant.

Les fondants sont des corps qui forment avec les matières étrangères à celles qu’on essaie des combinaisons fusibles; quelquefois ils agissent en même temps comme réactifs oxydants ou réductifs. Voici ceux que l’on emploie ordinairement.

La silice employée pour déterminer la fusion des gangues calcaires dans les essais qui se font à une température élevée. Elle peut être quelquefois remplacée avantageusement par de l’argile qui, renfermant de l’alumine, rend plus fusibles les gangues calcaires.

Si les gangues sont argileuses et siliceuses, on ajoute du calcaire.

Le borax (\\\\ forme des combinaisons très-fusibles avec la silice et les bases.

Le spath fluor forme avec les sulfates de chaux et de baryte des combinaisons très-fusibles. C’est également un bon fondant pour les matières siliceuses.

Les carbonates alcalins, tel que le sous-carbonate de soude, oxydent et désulfurent beaucoup de métaux et sont d’excellents fondants pour les gangues siliceuses ou argileuses. On les emploie avec succès dans les essais de galène.

Le nitre, le flux noir, la litharge sont aussi de trèsbons fondants.

Les autres opérations que l’on peut avoir à effectuer sont : la calcination qui a généralement pour objet de séparer du minéral une substance volatile quelconque par l’effet seul de la chaleur et à l’abri de l’air.

Le grillage., qui a pour but de combiner soit la matière, soit quelques-uns de ses éléments avec l’oxygène de l’air, afin de les dégager sous forme de matières gazeuses ; on l’opère en chauffant le minerai au contact de l’air dans de petits vases plats en terre cuite, ou têts à rôtir. Pour que le grillage soit complet, on remue souvent la matière, afin d’amener toutes ses parties au contact de l’air et d’empêcher la fusion ou l’agglomération : en général, il faut l’opérer à la température la plus basse possible.

La distillation et la sublimation ont pour objet de vaporiser la matière ou seulement d'en séparer les élé ments volatils qui s’y trouvent. Il y a distillation si les valeurs se condensent à l’état liquide; sublimation si elles se condensent à l’état solide. C’est une calcination en vase clos qui se fait ordinairement dans des cornues.

On consultera avec fruit le Traité des essais par la voie sèche., de Berthier. L.

DODÉCAÈDRE (Géométrie). — Polyèdre à douze faces; il existe des dodécaèdres réguliers. En cristallographie, on trouve dans le système cubique le dodécaèdre rhomboïdal et le dodécaèdre pentagonal.

DODÉCAGONE (Géométrie). — Polygone ayant douze côtés.

Pour inscrire le dodécagone régulier, il suffit d’inscrire d’abord l’hexagone, puis, en abaissant du centre des perpendiculaires sur chaque côté, on a six nouveaux points sur la circonférence qui, joints aux six précédents, donnent le dodécagone.

Dans un dodécagone convexe quelconque, la somme des angles intérieurs vaut toujours vingt angles droits (2 angles droits répétés l'G moins 2, fois'.

DODÉCAGYNIE (Botanique), du grec dôdeca., douze, et gynè^ femelle). — Nom du 7^ ordre de la 11® classe {Dodécandriet voyez ce mot), du système sexuel de Linné. Il comprend les plantes hermaphrodites à étamines de 12 à 19 et à 12 pistils.

DODÉGANDRIE (Botanique), du grec dôdeca, douze, et du génitif andros, mèiie. — Nom de la 11® classe du système sexuel de Linné. Elle comprend les plantes à fleurs hermaphrodites renfermant de 12 à 19 étamines inclusivement. On ne connaît pas de plantes à 11 étamines. Les sept ordres qui la composent sont caractérisés par le nombre de pistils : 1® Mono gy me ; genres principaux ; Asaret, Bassie, Pourpier, Salicaire ; 2" Diyynie : Aigremoine; 3® Trigynie : Réséda, Euphorbe; 4“ Tétragynie : Aponogeton; 5“ Pentagynie : Glinus ; 6“ Hexagynie : Cephalotus; Dodécagynie : Joubarbe. ^

DODÉGATHÉON (Botanique), Dodecatheon, Lin. ; au grec dôdeka, douze, et theos, divinité; la hampe d un des espèces porte ordinairement douze fleurs. de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes, famil des Primulacées , tribu des Pnmulées. Caractères . calice à 5 divisions persistantes; corolle rotacée a oiooe

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réfléchis; 5 étamines presque sessiles; style saillant; capsule oblongue s’ouvrant en 6 valves. Les espèces de ce genre sont des herbes vivaces à fleurs en ombelles pendantes. Le D. de Virginie^ Gyroselle d<^. Virginie ou D. de Mead {D. Meadia^Lin.)^ dédié au médecin anglais Richard Mead, qui vivait au commencement du xviii® siècle, est unejolie plante à feuilles radicales disposées en rosette et irrégulièrement dentées, 12 fleurs d’un beau rose pourpre terminant une hampe de0“,30 à 0“,35. Cette espèce vient des forêts de l’Amérique septentrionale, où elle porte le nom de Conrslip, et a été introduite dans les jardins d’Europe en 1744. On connaît plusieurs variétés. Elles diflèrent par la teinte de leurs fleurs. On cultive aussi comme plante d’agrément fleurissant au printemps le D. à feuilles entières (D. integrifolia^ Michx), originaire de la Californie et se distinguant par ses feuilles presque spatulées, entières, et ses fleurs de couleur lilas.

DODONÉE (Botanique), Dodonœa, Lin.; en mémoire du botaniste flamand Rambert Dodoens, connu sous le nom de Dodonée. — Genre de plantes Dicotylédones dialy pétales hypogynes ^ famille des Sapindacées. Caractères : fleurs dioïques ou polygames ; calice à 3 ou 5 sépales caducs; pétales nuis; 8 étamines très-courtes; stigmate trilobé ; fruit : capsule à 6 ailes membraneuses et composée de 2-3 loges renfermant chacune 2 graines presque sphériques. Les espèces assez nombreuses de ce genre sont des arbrisseaux à feuilles persistantes et à fleurs peu apparentes ordinairement de couleur verdâtre. Leur habitat est très-étendu. Le plus grand nombre se trouve à la Nouvelle-Hollande, dans les Indes orientales et dans l’Amérique du Sud. La D. visqueuse {D. viscosa^ Lin.) s’élève à 2-4 mètres. Ses feuilles sont ovales, oblongues et visqueuses. Cette espèce croît dans l’Amérique du Sud. La D. à feuilles d'asplénium (D. asplenifoliüy Lin.) s’élève à peu près à 1 mètre. Ses rameaux présentent 3 angles et ses feuilles ont 3 dents au sommet. Elle vient en Australie. La D. à feuilles de saule {D. salicifolia^ de Cand. ; D. angustifolia, Lamk) a les feuilles glabres, luisantes et exhalant^ quand on les froisse, une odeur de pomme de reinette qui a fait donner à cet arbrisseau le nom de Bois reinette. Elle habite les Indes orientales. G — s.

DOGMATIQUE (Médecine). — Nom d’une secte de médecins chez les Anciens, dont la doctrine avait pour base de rechercher par le raisonnement l’essence môme des maladies et leurs causes occultes, s’appuyant, autant qu’ils le pouvaient, sur l’étude de l’anatomie, mais se liviant trop souvent aux subtilités de la philosophie scolastique. C’était l’opposé des Empiriques qui, ne connaissant que l’expérience et l’observation , rejetaient l’utilité de l’anatomie. Hippocrate, qui vivait avant la naissance de ces deux sectes, avait compris l’importance et la nécessité de l’observation, et les monuments qu’il nous a laissés, et qui sont encore aujourd’hui les plus parfaits modèles en ce genre, attestent le prix qu’il y attachait; mais il ne s’interdisait pas d’y joindre le raisonnement et les déductions logiques qu’il tirait de la comparaison de ces faits. C’est donc sans raison que les dogmatiques le regardent comme leur chef, et il semble bien plutôt avoir par avance secoué ce double joug. Ce qui prouverait, au besoin, que ce grand homme ne pouvait par ses écrits appartenir à aucune secte, c’est que les fondateurs du dogmatisme, Thessalus et Dracon, ses fils, et leur beau-frère Polybe, avaient commencé par altérer les livres du maître en y introduisant les principes des sectes philosophiques du temps. F — n.

DOGUE, Doguin (Zoologie). — Une des familles établies par Fr. Cuvier dans la race des chiens domestiques (voyez Chien, Races canines).

DOIGTS (Anatomie, Physiologie), — Appen-

dices séparés et mobiles qui terminent les bras de l’homme. Ils sont au nombre de cinq, que l’on connaît sous les noms de pouce, index., médius, annulaire., auriculaire ou petit doigt. La limite de séparation des doigts et de la main est marquée, en avant, par des plis transversaux; en arrière, il n’y a pas de séparation distincte. Sur les parties latérales, les doigts sont réunis par des replis cutanés; ce sont les commissures interdigitales. Le pouce est complètement séparé des autres doigts, et sa disposition est telle qu’il peut, par son extrémité, se réunir à l’extrémité des quatre autres doigts et constituer ainsi un instrument de préhension des plus utiles ; c’est ce qu’on appelle pouce opposant. On ne le trouve que chez l’homme et chez quelques singes. La lorme des doigts est fusiforme. Ils sont légèrement aplatis d’avant en arrière, et se terminent par une extrémité arrondie. Cha-

que doigt est composé de trois os ou phalanges, excepté le pouce qui n’en a que deux, dont la première s’articule avec l’os métacarpien correspondant. De cette disposition résulte un ensemble de quatorze articulations permettant une multiplicité de mouvements qui font de la main de l’homme un des instruments les plus admirables qu’on puisse imaginer. Nous ne pouvons entrer dans les détails anatomiques de l’organisation des doigts ; il suffira de dire ici que les muscles nombreux qui les meuvent ont presque tous leurs parties charnues à l’avant-bras, et que les tendons seuls se rendent jusqu’à l’extrémité des doigts, ce qui a permis de réduire à un petit volume chacune des parties qui les composent, et d’en rendre les mouvements plus faciles et plus délicats.

La face palmaire des doigts est remarquable par des saillies arrondies, au nombre de trois, séparées les unes des autres par des sillons transversaux. La face dorsale est légèrement convexe ; on y remarque, au niveau du point d’union de la première avec la seconde phalange, une série de rides dont les supérieures et les inférieures, curvilignes, se regardent par leur concavité, et dont les moyennes sont transversales. Dans la flexion des doigts, trois saillies osseuses sont proéminentes; la plus élevée est un peu anguleuse à cause du tendon extenseur qui passe sur elle . L’extrémité antérieure de la face dorsale des doigts est recouverte par Vongle.

La graisse est moins abondante sur la face dorsale que sur la face palmaire, où elle forme au niveau de l’ongle une masse connue sous le nom de pulpe du doigt; dans ce tissu graisseux rampent un grand nombre de nerfs, de veinules, d’artérioles et de lymphatiques. Cette richesse vasculaire et nerveuse explique la facilité avec laquelle les inflammations purulentes, appelées panaris., se forment sous la peau, et les douleurs qui en résultent quand les nerfs sont comprimés au milieu des parties tuméfiées. Mais elle rend raism aussi de la multiplicité et de la délicatesse des sensations qui nous arrivent par le toucher, dont la pulpe de l’extrémité des doigts est le siège principal. Si enjoint à cela le nombre et la mobilité des doigts, la quantité des brisures ou articulations dont ils sont pourvus, cette direction si importante du pouce, opposé à tous les autres doigts, leur position à l’extrémité de ce long levier que l’on nomme le membre supérieur, fragmenté lui-même par une série de jointures d’une mobilité merveilleuse, on comprendra l’importance de leur rôle physiologique. On se rendra compte comment il se fait que, lorsque nous voulons connaître les qualités d’un corps et que nous le touchons avec les doigts, il se trouve de toutes parts enveloppé de papilles nerveuses susceptibles de transmettre au cerveau les impressions les plus légères, et de nous en donner les idées les plus nettes.

Doigts (Anatomie comparée). — Les doigts présentent des différences assez nombreuses chez les animaux qui en sont pourvus ; on ne les rencontre guère que dans les mammifères, les oiseaux et quelques reptiles. Dans les mammifères marcheurs, les extrémités pourvues de quatre membres bien développés ont cinq doigts au plus, mais un, deux, trois et môme quatre de ces doigts ne se développent pas dans certaines espèces (cheval) ; souvent aussi le nombre des doigts n’est pas le môme aux membres antérieurs qu’aux membres postérieurs (chien, chat). A mesure que l’animal mammifère devient plus exclusivement marcheur, une portion moins considérable de ses extrémités touche le sol pendant qu’il s’appuie sur elles. Ainsi les guenons et les mandrilles parmi les singes ; les hérissons, les musaraignes parmi les insectivores, posent bien la plante entière du pied sur le sol, mais leurs doigts servent en même temps à la préhension ; il en est de même des ours et des animaux voisins parmi les carnivores ; aussi tous ces animaux ont-ils reçu le nom de Plantigrades. Dès que l’extrémité ne sert plus à aucune préhension, bien qu’elle soit encore utilisée comme arme offensive ou défensive, le métacarpe et le métatarse s’allongent, se redressent, et l’animal ne marche plus que sur les doigts ; il est digitigrade. Tant que l’extrémité conserve encore quelques autres usages que la marche, les trois phalanges appuient sur le sol; mais lorsqu’enfin le membre n’a plus qu’un seul but, soutenir l’animal dans la station et la progression, il se détache encore plus du sol, et la phalange unguéale, la dernière phalange des doigts, vient seule s’appuyer; en même temps, cette phalange prend une organisation toute nouvelle^ Chez les plantigrades, chez les digitigrades carnassierts dont les membres servent à saisir, attaquer, fouir, etc., l’ongle est une simple lame cornée appliquée sur le doigt pour

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