DÉCIMALES
Division des fractions ordinaires. — Elle se réduit encore à des opérations sur des nombres entiers. Ainsi,
soit à diviser ^ par Le dividende ^ est le produit du
diviseur ^ par le quotient. Or , il est évident que
4 ^ ëlô 9 ’ quotient est g-^. Donc, pour
l’obtenir, il suffit de multiplier le numérateur du dividende par le dénominateur du diviseur, puis le dénominateur du dividende par le numérateur du diviseur et de diviser le premier produit par le second. De même le quo-
tient de g par 4 égale celui de g par j ou g-^ ; le
quotient de 4 par J est celui de ^ par g ou 4-^*
Division algébrique. — Elle se définit de la même manière que la division arithmétique, c’est-à-dire qu’étant donné une quantité algébrique appelée dividende et une quantité analogue appelée diviseur en se propose d’en trouver une troisième qui, multipliée par le diviseur, reproduise le dividende; cette troisième quantité s’appelle quotient. La théorie de la division algébrique est assez délicate et ne saurait trouver place ici. Nous renvoyons le lecteur sur ce point aux différents traités d’algèbre.
DIXES (Zoologie), Dixa, Meig. ; du grec dixoos, fendu en deux ; les nervures des ailes sont divisées en deux, — Genre ù' Insectes, ordre des Diptères', famille des Némoeères, tribu des Tipidaires, établi par Meigen pour des
espèces qui ont le premier article des antennes trèscourt, le second presque globuleux. La D. estivale (D. œstivalis; Meig.) se trouve pendant tout l’été en France et en Allemagne.
DOGIMASIE PULMONAIRE (Médecine légale), du grec dokimazô, j’essaie. — On donne ce nom à une série d’opérations au moyen desquelles on cherche à constater » par l’examen des poumons d’un enfant mort, si cet enfant est sorti vivant du sein de sa mère, s’il a respiré, en un mot, ou s’il est venu au monde mort. Plusieurs moyens ont été proposés à cet effet, et 1e médecin légiste doit les employer tous, si cela est possible, afin de contrôler ses opérations l’une par l’autre. Disons d’abord que toute la théorie sur laquelle repose la question est basée sur ce fait, que lorsque l’enfant a respiré, ses poumons sont plus légers et occupent un plus grand espace, parce que l’air y a pénétré. procédé, la D. pulmo7iaire hydi'ostatique Q&i\di plus ancienne méthode; indiquée déjà par Galien, elle resta pourtant dans l’oubli jusque vers 1664, où Thomas Bartholin et Swammerdam la mirent en lumière. Elle consiste à retirer de la poitrine les poumons avec le cœur, dégagés de toutes les parties voisines ; on place doucement le tout dansun grand vase rempli d’une eau claire et limpide, de l’eau de rivière, par exemple. On observe alors si les poumons et le cœur tombent au fond de l’eau ou s’ils surnagent, s’ils tombent tout d’un coup ou lentement. On réitère ensuite l’expérience avec les poumons débarrassés du cœur, avec un poumon seul, puis avec des fragments de poumon ; enfin, on exprime chacun de ces fragments sous l’eau avec la main, pour constater s’il s’en échappe des bulles d’air. Cette série d’opérations délicates ne donne pas toujours au médecin légiste une solution nette de la question; il doit toujours énoncer son opinion avec conscience, en exprimant franchement ses doutes, s’il en a, et en donnant les raisons àl’appui. On n’a pas besoin de dire que, lorsque les poumons surnagent, il y a les plus grandes probabilités que l’enfant a respiré. 2® La D. par la balance est due à Ploucquet {Commentarius medicus in processus criminales ; Argentorati, 1786). La respiration ayant pour effet l’accès du sang dans les vaisseaux pulmonaires, sa présence dans les poumons en augmente le poids du double; et Ploucquet a constaté que, chez un enfant qui n’a pas respiré, le poids total du corps étant 70, celui des poumons est 1, tandis que, pour le môme poids du corps, chez un enfant qui a respiré, le poids des poumons est 2 ; c’est juste le double. 3" Le procédé de Daniel (Gh. Fr. Daniel, Commentatiô de infanium nuper natorum umbilico et pulmonibus ; Halœ, 1780) est fondé sur l’augmentation de la circonférence que le thorax et les poumons acquièrent par la respiration. On mesure avec un cordon la circonférence de la poitrine, qui est plus grande chez un enfant qui a respiré; d’autre part, on obtient la mesure du volume des poumons en les plongeant dans un vase gradué contenant de l’eau ; l’inspection de l’échelle donne la quantité du déplacement qui a eu lieu. G’est sur ces données que l’on établit le rapport de volume entre les poumons qui ont respiré et ceux qui n’ont pas respiré ; mais la place qui nous est réservée ne nous permet pas de donner ici la description détaillée de ce procédé, et nous sommes obligés de renvoyer pour cela aux traités spéciaux de médecine légale. 4° La D. pneumohépatique est la comparaison du poids relatif des poumons et du foie ; avant la respiration, le rapport est de I à 3 ; lorsqu’ils ont respiré, il est de 1 à 1. Répétons encore qu’aucun de ces procédés n’est infaillible, et qu’après leur emploi les conclusions d’un rapport médico-légal doivent être formulées avec une extrême prudence. F — N.
DOGIMASIE (Ghimie industrielle). — Art d’essayer les minéraux employés dans l’industrie et les produits qui en résultent pour reconnaître leur nature, leurs propriétés ou le nombre des éléments qui les constituent.
Il est nécessaire de suivre une marche régulière dans les essais qu’il faut tenter, et on ne doit négliger aucune précaution dans la prise d’essai pour que la petite quantité de matière sur laquelle on opère représente exactement le corps dont on cherche la composition. ^
On emploie deux moyens d’exploration : la voie sèche et la voie humide. On fait un essai par la voie sèche quand on n’a recours qu’à la chaleur et aux fondants. On fait un essai par voie humide lorsqu’on emploie des réactifs liquides. Ou peut mêler ces deux moyens pour lever les incertitudes de l’un ou de l’autre, et éviter des longueurs ou des difficultés.
Dans la méthode par voie humide, on cissout la sub-