‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 273 sur 385 · DOM · texte numérisé non relu

DOM

reste répandus partout. Le D. à crochets (D. ungulatus, Fab.), long de ü“,008 a 0“*,009, à les antennes de moitié plus* courtes que la tête; corps d’un vert bronzé, luisant, les pattes en partie d’un rouge livide, les ailes sans taches. Sa larve vit dans la terre; elle est longue, cylindrique, avec deux pointes en forme de crochets recourbés. Elle est très-commune.

DOLICHOPODES (Zoologie), du grec dolich^s^ long, et pous, pied. — Nom d’une tribu ù' Insectes de l’ordre des Diptères^ famille des Tanystomes^ remarquable par la longueur des pieds. Autres caractères généraux ; palpes déprimées ; lobes de la trompe divisés et pouvant librement se dilater et s’ouvrir; couleurs métalliques brillantes; ils vivent sur les feuilles dont ils pompent le suc, en chassent même les insectes plus petits et nioins agiles et en font leur proie. Ils sont communs de mai à octobre. M. Macquart {Hist. nat. des Diptères)^ les divise en onze genres dont les principaux sont les genres Hydrophore^ Médétère et Bolichope^ proprement dit, cette division a été adoptée par Latreille [Règne animal de Cuvier).

DOLICHOTIS (Zoologie), Desmar. — • Nom par lequel Desmarest désigne un genre de Mammifères^ plus connu sous le nom de Mar a.

DOLIGHURE (Zoologie), Dolichurus, Spino. ; du grec dolichos, allongé, et owr«, queue, à cause du prolongement du ventre qui forme une sorte de queue, -y Genre d'insectes de l’ordre des Hyménoptères^ section des Porte-aiguillon^ famille des Fouisseurs, tribu des Sphêgides, établi par Spinola; ils ont les mandibules dentées, les palpes maxillaires plus longues que les labiales. Le D. très-noir [D. ater, Latr.) a le corps d’un noir trèsintense, luisant. On le trouve dans le midi de la France ; M. Baroche l’a trouvé dans le Calvados.

DOLIUM (Zoologie), Lamk. — Nom latin d’un genre de Mollusques (voyez Tonne).

DOLOIRE (Bandage en) (Chirurgie). — On appelle ainsi la disposition qu’on donne à une bande, lorsqu’on l’appliquant sur la cuisse, par exemple, chaque tour, lorsqu’il est recouvert par le suivant, reste à découvert d’un tiers de sa largeur; de telle sorte que le bandage étant complet présente l’apparence des tuiles ou des ardoises qui recouvrent une maison; on a cru aussi lui trouver une ressemblance avec le taillant en biseau de l’instrument des tonneliers, nommé doloire'y de là le nom qu’on lui a donné.

DOLOMÈDE (Zoologie), BolomedeSy Latr.; du grec dolomêdes, qui emploie des ruses. — Genre ài' Arachnides, de l’ordre des Pulmonaires^ famille des Fileuses ou Aranéides^ section des Citigrades, qui se distingue par : les yeux disposés sur trois lignes transversales par quatre, deux, deux; la seconde paire de pieds aussi longue ou plus longue que la première ; lèvre carrée aussi large que haute. Ces arachnides courent après leur proie ; elles construisent une toile à l’entour des plantes, dans laquelle elles déposent leur cocon. Elles ont été divisées en deux groupes : dans le premier, on trouve, entre autres, le B. admirable [B. admirabilis, Valck. ; Aranea obscura, Fab.), long d’environ 0”,0l2, brun grisâtre; une tache blanche de chaque côté du corselet; les pieds de la couleur du corps. Aux premiers beaux jours, la femelle construit à l’extrémité des branches d’arbres ou des buissons un nid en dôme, de la grosseur du poing, et y fait sa ponte; lorsqu’elle va à la chasse, elle emporte son cocon, qui est gros comme un petit pois fixé sur sa poitrine. Il n’est pas rare aux environs de Paris. Les D. de la seconde section habitent le bord des eaux, courent très-vite à leur surface, et s’y enfoncent même un peu sans se mouiller : le B. frangé (D. fimbriatusy Valck.), d’un brun plus ou moins obscur, est plus fort que le précédent. Latreille en avait un individu « dont la taille égalait presque celle d’une tarentule de moyenne grandeur (0“,03 ). » C’est surtout cette espèce que l’on voit courir sur les eaux avec une agilité surprenante. Lorsqu’elle se tient en repos, ses pattes sont étendues et appliquées sur la surface de l’eau; elle se précipite sur les mouches sans tendre de toiles. Au moment de la ponte, elle file une toile grossière dont les fils s’étendent sur plusieurs branches de plantes ; elle y dépose ses œufs qu’elle enferme dans un cocon, et ne le quitte plus jusqu’à l’éclosion.

DOLOMIE (Minéralogie), dédié au minéralogiste Dolomieu. — Minéral d’un aspect cristallin et d’une texture tantôt lamellaire, tantôt grenue, composé de carbonate de magnésie (Ga0,C02 + Mg0,G02). En rapport avec cette composition, la Dolomie fournit un exemple des plus remarquables en cristallographie ; le carbonate de

chaux et le carbonate de magnésie cristallisent en rhomboèdres dont les angles sont l’un de lOô» 6', l’autre de 107° 25'; la dolomie cristallise aussi en rhomboèdres, mais de I06°,15', angle qui est la moyenne entre les deux précédents. Ce minéral raye le calcaire et donne avec les acides une faible effervescence. La dolomie forme des roches importantes que l’on distingue en dolomies sacchardides et dolomies compactes. Les premières sont lamelleuses et cristallines et constituent une masse jaunâtre, âpre au toucher, que l’on regarde comme dérivant par métamorphisme du carbonate de chaux. Comme exemple, nous citerons la Bolomie de Saint-Godard ^ qui est blanche et mélangée de cristaux de trémolite ou amphibole blanche. Les dolomies compactes ont une cassure largement conchoïde; elles n’ont pas, en général, une origine métamorphique. Une particularité remarquable que présente cette roche est de former fréquemment des cloisons renfermant dans leur intérieur de la dolomie friable et même pulvérulente. Lee.

DOMBEY, Doumbaî, Dümbai et Adompé (Zoologie). — Nom que l’on donne dans le Caucase à un bœuf sauvage dont la véritable nature est encore inconnue, faute d’observations précises. Ce bœuf paraît ne pas ressembler exactement au Zubr ou Aurochs de la Lithuanie, et cependant d’autres personnes ont regardé cette ressemblance comme incontestable (voyez Bict. univ. d’hist. nat.^ par Ch. d’Orbigny, article Dombey).

DOMBEYA (Botanique), Bomheya, Cavan. ; dédié au botaniste J. Dombey. — Genre de plantes Bicotylédones dialypétales hypogynes^ famille des Byttnériacées., type de la tribu des Bombeyacées. Caractères : calice persistant à 5 folioles, avec involucre; 5 pétales; 15-20 étamines dont 5 stériles; 3-5 stigmates; 5 carpelles soudés. Les espèces de ce genre sont des arbres ou des arbrisseaux couverts d’une pubescence étoilée, à feuilles alternes persistantes et qui habitent principalement les îles Bourbon et Madagascar. Ce sont en général de belles plantes, recherchées pour l’ornement des serres. Le B, d'Amélie [B. Ameliœ^ Guill.) s’élève jusqu’à 10 mètres; ses fleurs en ombelles sont rosées, plus ou moins pourprées au centre. On les cultive en serres.

DOMESTICATION, Domesticité (Zoologie), du latin domus, maison. — Certaines espèces animales et végétales ont été créées propres à vivre avec l’homme en lui rendant des services de diverse nature en échange des soins que celui-ci prend de pourvoir à leurs besoins. On trouvera aux articles Animaux et Végétaux domestiques l’indication des espèces soumises à la domestication ou, comme on dit encore, réduites en domesticité. Pour domestiquer une espèce sauvage, il faut d’abord s’assurer si ses mœurs offrent quelques chances de succès. Ainsi il y a beaucoup plus de difficultés à domestiquer les animaux carnassiers, farouches, de mœurs solitaires et surtout nocturnes, ceux qui ont des habitudes prononcées de migration ou de vagabond âge ; c’est parmi les animaux herbivores de mœurs sociables et sédentaires que l’on pourra le plus légitimement espérer de réussir. De môme certaines plantes habitantes des rochers incultes, des plages maritimes, etc., etc., se prêtent fort mal aux tentatives de domestication ou s’y montrent entièrement rebelles. II importe de placer au début l’espèce que l’on tente de domestiquer dans des circonstances aussi semblables que possible à celles où la nature la met habituellement ; puis, par des changements progressifs, toujours en rapport avec les modifications que pourra présenter l’espèce dans sa conformation ou ses mœurs, on l’amènera peu à peu à vivre et à se multiplier dans le milieu domestique où on désire la maintenir. La domestication sera complète quand cette espèce s’entretiendra et se reproduira abondamment sans exiger des soins spéciaux trop différents de ceux que l’on donne aux autres espèces domestiques qui lui ressemblent. Les circonstances nouvelles où l’homme place une espèce domestique déterminent bientôt en elle des changements qui sont surtout provoqués par l’alimentation, l’habitation, le genre de travail ou d’exercice, s’il s’agit de bétail, enfin le choix des parents pour reproduire les nouveaux individus. En observant les effets des procédés qu’il suit à ces divers égards, l’homme arrive à produire méthodiquement les changements qu’il peut désirer pour satisfaire ses goûts ou ses besoins ; il modèle à son gré les espèces domestiques et les perfectionne au lieu de les altérer, comme on le dit trop souvent (voyez Races). Du reste, la domestication est une opération lente et difficile, surtout pour les animaux, et principalement ceux des espèces de grande taille; il suffit, pour s’en convaincre, de remarquer que l’homme a do-

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