‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 274 sur 385 · DON · texte numérisé non relu

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mestiqué jiipqu’ici un petit nombre d’espèces et que, depuis les temps historiques, les conquêtes faites par lui dans cette voie sont moins nombreuses encore qu’on ne l’imaginerait. Ad. F.

DOMESTIQUES (Animaux) (Zoologie). — Voyez Animaux.

Domestiques (VÉGÉTEAux). — Voyez Supplément.

DOMINICALE (Lettre). — Dans le calendrier perpétuel, chaque jonr est affecté d’une des sept lettres A, B,

C, D, E, F, G, placées régulièrement dans l’ordre alphabétique à partir du 1" janvier. La même lettre correspond, par conséquent, à un même jour de la semaine. En 1869, la lettre dominicale est B, c’est-à-dire que le 2 janvier, le 9 janvier, etc., sont des dimanches. Dans les années bissextiles, le jour intercalaire est censé être le 29 février. A cause de cela, il y a deux lettres dominicales, l’une qui sert en janvier et février, l’autre dans les mois suivants. En 1864, ce sera B, C; la lettre C correspondra au dimanche dans les deux premiers mois, et la lettre B dans les mois suivants.

DOMITE (Minéralogie). — Roche trachytique (voyez Trachyte) de couleur variable, à grains très-fins se désagrégeant entre les doigts et ayant un aspect vitreux, un peu terreux. Examinées à la loupe, ces parties terreuses se montrent sous l’aspect d’une multitude de petits cristaux. Elle est très-âpre au toucher, contient quelques paillettes de mica et des lamelles d’amphibole; mais on ne peut y distinguer de quartz, bien que l’analyse indique un excès de silice. Cette roche constitue le Puy-de-Dôme, d’où elle tire son nom, et se retrouve dans les massifs du Mont-Dore et du Cantal.

DOMPTE-VENIN (Botanique), Vincetoxicum., Moench. — Genre de plantes Dicotylédoiies gamopétales hypogynes, famille des Asclépiadées., tribu des Cynanchées. Caractères : fleurs en corymbes ; corolle à lobes étalés ; couronne staminale charnue à 5 ou 10 lobes arrondis ou obscurément apiculés. Les espèces de ce genre sont des plantes vivaces à tiges dressées ou un peu volubiles. Le

D. commun ( V. officinale., Moench), Asclepias vincetoxicum., Lin., vulgairement Ipécacuanha des Allemands., est une herbe indigène à fleurs blanchâtres. Les racines tuberculeuses de cette espèce sont employées en médecine comme vomitives et sudorifiques. Elles entrent dans la composition du vin diurétique dit de la Charité. On a cru reconnaître dans cette espèce une plante désignée par Dioscoride comme un antidote du venin des serpents et des poisons; mais, au contraire, la racine du domptevenin contient un principe suspect. Cette plante se trouve dans nos bois. Le D. noir [V. nigrum., Moench), à fleurs rouge fo>mé, presque noires, vient également en France, principalement sur les collines pierreuses. G — s.

DONAGE (Zoologie), Donax., Lin. ; du grec donax, roseau. — Genre de Mollusques .,àe la classe des Acéphales., ordre des Testacés., famille des Cardiacés. Ce sont des coquilles petites et élégantes, à deux empreintes musculaires, aplaties, triangulaires, striées, avec 4 dents à la charnière. Les animaux qui produisent ces coquilles ont la conformation ordinaire des Cardiacés, sauf des tentacules rameux placés au bord du manteau et propres à empêcher l’introduction des corps étrangers, quand ces animaux entr’ouvrent leur coquille. Ils vivent dans le sable, et nous en trouvons plusieurs jolies espèces sur nos côtes. Quelques-unes servent d’aliment au peuple des côtes de la Manche et de la Méditerranée.

DONAGIE (Zoologie], Donacia, Fab. ; même étymologie. — Genre d'insectes., de l’ordre des Coléoptères., section des Tétramères., famille des Eupodes, tribu des Criocérides. Il comprend des insectes à couleurs métalliques et brillantes, avec le dessous du corps argenté et soyeux et des antennes longues et grêles. Ils vivent en général sur les plantes aquatiques, telles que nénuphars, hydrocharides, flèches d’eau, lentilles d’eau. On rencontre communément aux environs de Paris la D. à grosses cuisses {D. crassipes, Fab. ),de couleurs variées, rouge, verte, violette, mais toujours dorée; c’est un des plus jolis insectes que nous ayons, surtout quand on le regarde de près. On le trouve au bord des ruisseaux et dans les prés, sur l’iris qui en est quelquefois couverte. Sa longueur varie de 0“,006 à 0“,009.

DONAX (Botanique), même étymologie. — Nom d’une espèce de Roseau (voyez ce mot).

DONZELLE (Zoologie), Ophidium, Blainv. ; de l’italien donzella., demoiselle. — Genre de Poissons osseux., de l’ordre des Malacoptérygiens famille des Anguit-

li formes. Leur corps ressemble à celui des anguilles pour la forme et pour la disposition des nageoires anale, dor-

sale et caudale; leurs branchies, bien ouvertes, ont un opercule très- apparent. Gomme les anguilles, elles ont une chair délicate et salubre. La D. commune, D. de la Méditerranée (O. Barbatum, LinJ, habite la mer Rouge et la Méditerranée; elle mesure 0“,25 de longueur; elle est de couleur rosée, avec une bordure noire aux nageoires anale et dorsale.

DORADE (Zoologie). — Nom vulgaire donné par les pêcheurs aux poissons du genre Coryphène (voyez ce mot).

Dorade de la Chine (Zoologie), du mot c?or<f. — Espèce de Poisson, du genre Carpe (Cyprinus, Lin.), voyez Carpe, connu sous le nom vulgaire de Poisson rouge ou doré et nommé par les naturalistes Cyprin doré. Originaires de Chine et du Japon, ils ont été introduits dans nos étangs et dans les bassins de nos jardins dont ils font l’ornement à cause de leurs belles couleurs. Ils ont à peu près 0‘“,36 de longueur. Brun foncé lorsqu’ils sont jeunes, ils ne prennent que peu à peu le beau ronge qui les caractérise; quelques-uns sont argentés, d’autres bigarrés de blanc et de rouge. On élève souvent quelques individus dans des bocaux sur les tables de nos appartements.

DORADILLE (Botanique), allusion au feuillage vert doré. — Nom vulgaire d’un genre de plantes Cryptogames acrogènes, famille des Fougères, tribu des Polypodiacées, nommé par Linné Asplénium, du grec asplènon, remède contre les maladies de la rate, à cause des propriétés que lui attribuaient les anciens dans ces maladies. Tel qu’il est adopté par Presl, ce genre très-nombreux et très-varié, est composé de plantes herbacées, à frondes découpées, à nervures fermées, naissant d’un rhizôme peu allongé, jamais arborescent. Les espèces trèsvariées d’aspect, appartiennent aux climats les plus différents des deux continents. La D. noire, vulgairement nommée Capillaire noir {A. adiantum nigrum,h\n.),cvo\i dans toute l’Europe, dans les lieux ombragés et humides. La D. des murailles, vulgairement /SflMve-ufe (.4. ruta muraria. Lin.), est une petite plante à racines fibreuses, frondes touffues. On la trouve sur les vieux murs. Elles sont reg)ardées comme pectorales toutes les deux.

DORÉE (Zoologie). — Nom vulgaire donné aux poissons du genre Zée.

DOREMA (Botanique), Dorema, Don; du grec dorêma, présent. — Genre de plantes Dicotylédones dialy^ pétales périgynes, famille des Ombelliféres, tribu des Peucédanées. Il diffère du genre voisin Peucedanum par une glande en forme de cupule qui accompagne le style à sa base. Le D. d'Arménie ou D. ammoniaque {Ü, Armeniacum, Don,) est une herbe assez élevée, à larges feuilles bipennées, avec un duvet épais et laineux sur ses fleurs. Cette plante croît dans le nord de la Perse, où elle fut découverte, en 1830, par le colonel Wright. Celui-ci en envoya des échantillons secs en Angleterre à Don, qui en fit le type d’un nouveau genre (voyez Philos. Magazine, 1831) et démontra que la gomme ammoniaque (voyez gomme), dont l’origine avait été jusqu’alors très-obscure, provenait de la plante en question.

DORIS (Zoologie), nom mythologique. — Genre de Mollusques, de la classe des Gastéropodes, ordre des Nudibranches. Ces animaux rampent sur un pied, quelquefois plus long que le corps, ils ont des branchies formant une rosace autour de l’anus, qui est situé sur la partie postérieure du dos; bouche en forme de petite trompe, située sur le bord antérieur du manteau et garnie de deux tentacules coniques. La plupart sont parés de couleurs agréables, leur vie paraît très-apathique. On en trouve dans les mers tropicales qui ont jusqu’à ü“,20 de longueur. Le D. Argo, Lin., long seulement de 0,09, presque écarlate en dessus, bleuâtre en dessous, habite les mers de Naples.

DORONIG (Botanique), Doronicum, Lin.; altération d’un nom arabe. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales périgynes, famille des Composées, tribu des Sénécionidées, sous-tribu des Sénécionées. Les espèces de ce genre sont des herbes à fleurs jaunes. Le D. tuepanthère (D. pardalianches. Lin.) est une plante indigène à feuilles radicales pétiolées en cœur, que l’on cultive dans nos jardins à cause de sa floraison précoce; elle s’élève quelquefois jusqu’à 1 mètre. On a attribué autrefois à cette plante bien des vertus imaginaires et, entre autres, la propriété de détruire les animaux féroces. On l’emploie en médecine comme plante cordiale et vulnéraire. Le D. à feuilles de plantain (D. plantagineum, Lin.) est également indigène, mais diffère

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du premier en ce que ses feuilles radicales ne sont point cordées, mais ovales. On le trouve dans les bois montagneux. Caractères du genre ; réceptacle dépourvu de paillettes; style à branches tronquées munies au sommet d’un bouquet de poils dans les fleurs du disque; akènes oblongs, sans bec ni ailes, ceux du centre à aigrette.

’^ORSAL (Anatomie). — Ce nom sert à désigner deux muscles du corps humain : 1" le muscle grand dorsal {lombo-huméral , Chanss.) est large, mince, placé sous la peau des lombes et de la partie inférieure du dos, d’où il s’étend au bras en passant sous l’angle inférieur de l’omoplate; il s’attache en bas à la crête de l’os des iles, à celle du sacrum et un peu à la face postérieure de ce dernier os, aux apophyses épineuses lombaires, et aux six ou huit dernières dorsales, .plus haut aux trois ou quatre dernières côtes par autant de digitations qui s’entre-croisent avec celles du grand oblique du bas-ventre, puis bientôt ses fibres charnues se rapprochent et convergent pour aller se terminer à la coulisse bicipitale de l’humérus, conjointement avec le grand rond, par un tendon fort et aplati. Ce muscle porte le bras en arrière et en dedans, par un mouvement de rotation dans ce dernier sens. Si le bras est fixé, il élève les côtes.

2° Le muscle long dorsal ou long du dos (compris par Chaussier dans le sacro-spinal) est un de ceux qui remplissent la gouttière vertébrale ; il s’étend tout le long de l’épine et se confond inférieurement avec le sacro-lombaire qui a engagé plusieurs anatomistes à ne faire de toute la masse musculaire de cette région qu’un seul muscle bifurqué supérieurement, et auquel on a donné le nom de sacro-spinal (Chauss.), Ces muscles servent à maintenir la colonne vertébrale, à la redresser, à la renverser en arrière, etc. F — N.

Dorsale (Nageoire) (Zoologie). — On appelle ainsi la nageoire qui existe sur le dos des poissons. La forme, la grandeur, la consistance, la position, etc., de cet appendice ont été employées par les ichthyologistes comme caractères zoologiques dans les classifications.

Dorsales (Vertèbres) (Anatomie). — Voyez Vertèbres.

Dor.sAüx (Nerfs) (Anatomie). — Les nerfs dorsaux font partie des nerfs spinaux.

DORSIBRANCHES (Zoologie), du latin dorsum^ dos, et du grec bra?2chia^ branchies. — Second ordre de la classe des Annélides (voyez ce mot) ; caractérisé par la position des branchies insérées à la face dorsale du corps, tout le long du corps ou seulement à sa partie moyenne. Les principaux genres de cet ordre sont : Arénicole.^ Eunice, Néréide, Amphinome^ Aphrodite., etc.

DORSTÉNIE (Botanique), Borstenia., Plum. ; dédié au botaniste Th. Dorsten. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes , famille des Morées; caractérisé par la réunion des fleurs sur un réceptacle évasé, un peu concave, dans lequel elles sont à demi plongées. Le fruit qui en résulte porte le nom de Sycône^ suivant beaucoup de botanistes. Les fleurs ont pour enveloppes florales 4 écailles peu distinctes. La D. contre-poison {D. contrayerva^ Lin.), espèce vivace, à rhizome charnu (voyez CoNTRA-YERVA),est originaire de l’Amérique tropicale. Ses feuilles sont longuement pétiolées, cordiformes et naissent du rhizome au nombre de 5 à 9. On connaît environ une dizaine d’espèce.s de ce genre intéressant que sa fructification rapproche des figuiers.

DORTHESIA (Zoologie), Dorthesia^ Bosc; dédié au docteur Dorthès, et non pas abbé d’Orthez, comme on l’a dit mal à propos. — Genre à.' Insectes., de l’ordre des Hémiptères ^ section des Homoptères., famille des Gai linsectes. L’espèce type, longue de 0“,002, vit sur les euphorbes, les orties, le groseillier, le géranium. Dorthès l’avait observé sur VEwi^orbe characias (voyez Journal de physique, 1784). Ses mœurs singulières ont été observées par Bosc (Journ. de phys., 1814).

DORURE (Chimie industrielle), aurum, or. — On donne le nom général de dorure à diverses opérations industrielles dans lesquelles on applique en enduit une mince couche d’or sur les objets les plus divers, soit comme ornement, soit afin de préserver des altérations dues au milieu ambiant la substance recouverte.

La dorure est une opération purement mécanique quand il s’agit de déposer l’or sur le plâtre, la pierre, le bois, le cuir, le papier. Pour appliquer Tor mat sur le plâtre, le stuc, la pierre, on commence par recouvrir la substance avec un enduit que les ouvriers nomment mixtion à dorer, mélange de céruse et d’huile grasse. Cette huile grasse est de l’huile de lin camphrée qu’on a fait réduire en présence de la litharge. On prend 100 grammes de camphre pour 3 kil, d’huile. Quand I

cet enduit est presque sec, l’ouvrier y fait adhérer une feuille d’or obtenue par les procédés d’extension mécanique du batteur d’or. Chaque feuille d’or est conservée entre les feuillets de petits cahiers de papier fin. Puis on brosse au pinceau de poils de putois pour obtenir une adhésion parfaite en tous points. La dorure mate sur cadre de bois s’obtient de la même manière, le bois étant enduit de céruse huilée. Quant au bruni, l’or est rendu adhérent au moyen de gélatine faite avec de la peau de lapin, puis sa surface est polie au brunissoir d’agate. Il faut, en général, mettre plusieurs couches d’of. C’est de la même façon qu’on dore le fer et l’acier. Ce moyen donne sur ces métaux une meilleure et plus solide dorure que le procédé chimique de Guyton de Morveau, qui recouvrait le métal d’une solution éthérée de chlorure d’or. Après l’évaporation de l’éther et la réduction du sel obtenue par une légère chaleur, il fixait la couche d’or au brunissoir. Le carton, le cuir, la tranche des livres sont également dorés par application sur enduit de céruse. On recouvre ensuite le plus souvent l’or avec un vernis. On se sert pour le coloriage d’or en coquille qu’on détache et qu’on applique au pinceau mouillé d’un peu d’eau gommée. La préparation d’or employée s’obtient en broyant des feuilles d’or sur une glace avec du miel ou une dissolution épaisse de gomme arabique, qu’on sépare ensuite au moyen d’eau chaude. L’or très-divisé qui reste est ordinairement étendu en couche mince dans des coquilles de moule de mer ou d’anodonte et s’y sèche. La même préparation avec feuilles d’argent sert à faire dans le coloriage les surfacesargentées.

Au contraire, la dorure devient une opération chimique, soit qu’on veuille recouvrir d’or les métaux oxydables ou l’argent (fabrication du vermeil), soit qu’on veuille orner de dessins d’or la porcelaine et la poterie ou en enduire uniformément toute leur surface.

L’ancien procédé par lequel on dorait les métaux portait le nom de dorure au mercure. Il avait l’avantage de donner une dorure épaisse et tenace. Les objets à dorer subissaient d’abord un décapage (voyez ce mot), puis une dessiccation. On les sautait dans un amalgame d’or formé de 1 partie d’or pour 8 à 9 de mercure qui s’attachait à la surface des pièces. On les retirait et on les plaçait dans une sorte de poêle en fer que l’on chauffait de manière à produire la volatilisation du mercure en même temps que l’or se déposait à la surface. On polissait si cela était nécessaire, ou bien on conservait le mat. Il fallait préalablement, pour donner à la pièce, qui est d’un jaune sale au sortir du feu, la couleur de l’or, la couvrir d’une bouillie formée de sel, de nitre et d’alun, l’exposer au feu, puis traiter par l’eau chaude et essuyer.

Par ce procédé on perdait toujours une certaine quantité de mercure, métal d’un grand prix et dont on ne condensait les vapeurs qu’imparfaitement. En outre, les imprudences inévitables, l’imperfection du tirage des cheminées, malgré les améliorations introduites par Darcet, exposaient les ouvriers doreurs, respirant sans cesse les vapeurs mercurielles, à cette redoutable affection nommée le tremblement mercuriel, qui les mettait liors d’état de travailler après quelques années et les conduisait lentement à une mort prématurée. C’est donc un incontestable bienfait pour l’humanité que la science moderne ait permis de substituer à une industrie éminemment dangereuse des procédés électro- chimiques absolument sans dangers, moyennant quelques précautions de vulgaire hygiène. Cette industrie nouvelle se compose de deux branches distinctes ; la dorure au trempé et la dorure par la pile.

Le principe de la dorure au trempé est celui de l’action des métaux sur les dissolutions salines : toutes les fois que l’on immerge dans une dissolution métallique une lame d’un métal plus oxydable que celui du sel, ce dernier est réduit, se dépose sur la lame et est remplacé par une partie correspondante du métal réducteur ; mais on comprend par cela même que la dorure au trempé sera nécessairement peu épaisse et ne pourra s’employer que pour des objets de peu de valeur, car le dépôt, étant dû à l’action du métal à dorer sur la dissolution d’or, doit cesser dès que la couche d’or recouvre exactement sans interstice toutes les parties de l’objet. C’est sur le cuivre, le laiton et l’argent que l’ondépose l’or par immersion. On savait depuis longtemps dans les laboratoires obtenir une mince couche d’or sur le cuivre en l’immergeant dans une solution de chlorure d’or très-étendue et aussi neutre que possible. Le procédé n’est devenu industriel que depuis le brevet

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-de M. Elkington, qui est fondé sur l’emploi des dissolutions alcalines d'or qui offrent l’avantage que les pièces étant bien moins attaquées que par les sels neutres, le dépôt d’or n’est pas tumultueux. Nous remarquerons que tous les laitons ne sont pas également aptes à la dorure au trempé. Voici, d’après Darcet, les deux meilleurs laitons à employer :

A (densilé 8,395). B (densité 8,542).

Cuivre 63,70 64,45

Zinc 33,53 3^2,44

Etain 2,50 0,26

Plomb ... 0,25 2,86

En général, il faut que les laitons qu’on emploie soient fusibles et faciles à travailler. Les diverses opérations de la dorure du cuivre et du laiton au trempé sont les suivantes : 1° préparation du bain d’or; 2° dérocbage et décapage des pièces (voyez ces mots) ; 3“ immersion ; 4° opérations subséquentes, comme mise en couleur, bruni, etc.

On prend (brevet Elkington) 150®'',45 d’une dissolution saturée de chlorure d’or qu’on étend de 18 litres d’eau pure et on y ajoute d’une dissolution

saturée de bicarbonate de potasse impur.

Comme cette dissolution est trouble, on la fait bouillir pendant deux heures jusqu’à ce qu’elle devienne limpide. On se sert à cet effet de bassines de fer qui ne sont pas sujettes à se briser comme les vases de terre et avec lesquelles la bonne conductibilité permet d’entretenir plus facilement l’ébullition. Elles se recouvrent en peu de temps d’une couche d’or précipité qui empêche toute altération ultérieure du fer. Peu à peu, sous l’influence des matières organiques du bicarbonate de potasse impur, de celles des parcelles de sciure de bois qui restent adhérentes aux pièces dans certains modes de décapage, ou de celles enfin qu’on ajoute souvent artificiellement au bain, comme du sel d'oseille, de l’acide oxalique, etc., le trichlorure d’or est réduit à l’état de protochlorure qui seul peut donner une bonne dorure ; mais il ne faut pas qu’il y ait trop de matière organique, sinon le sel d’or serait entièrement et non partiellement réduit.

On a cherché à comparer la dorure au trempé avec la dorure au mercure, sous le rapport de la quantité d’or déposée, en opérant sur des lames de mômes dimensions dans les deux cas, pesant avant et après la dorure et dosant l’or par différence. On a trouvé :

OR DÉPOSÉ PAR DÉCIMÈTRE CARRÉ DANS LA DORURE AU M l'RCURE.

Par M. Plu. Par M. Denière. Par M. Beaufray.

Dorure maximum. 0s'',142 0gr,2333 0g'',2o95

Dorure minimum. Cg'',0428 0gr,ü736 0gr,û695

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