‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 277 sur 385 · DOY · texte numérisé non relu

DOY

continus, cjuo l*on pourrsiit flppslGi* îiussi douche d iv) i~ qation : telles sont les douches dans le rectum. Indépendamment de leur force, de leur direction, du volume de la colonne d’eau, les douches varient à l’infini suivant leur température qui peut présenter une multitude de nuances, et surtout suivant leur composition. Elles peuvent êti e faites avec l’eau simple ou chargée de principes médicamenteux, de natures très-diverses, mais le plus souvent saline, sulfureuse, iodée, etc. Nous ne parlons pas des eaux minérales qui sont très-souvent employées. On administre ordinairement les douches dans une baignoire vide, lorsque la douche est chaude et doit servir de bain après ; au contraire, si la douche est froide, la baignoire contiendra de l’eau tiède. La douche sera, en général, de dix à vingt minutes, et ses effets immédiats dépendront de la force de la percussion, des substances dissoutes dans le liquide et de sa température. Dans le premier cas, l’excitation produite est en raison de la vitesse avec laquelle le liquide arrive sur la partie frappée, laquelle est calculée d’après la hauteur et le diamètre de la colonne. Les substances dissoutes agissent spécialement en augmentant la densité du liquide et, par là, la pesanteur spécifique de l’eau, d’où résulte une plus grande force de percussion; elles agissent aussi par leurs propriétés excitantes. Les effets de la température n’ont pas une importance aussi considérable qu’on pourrait le croire, à moins qu’on ne compare entre elles des douches d’une chaleur très-différente, ainsi de 0° à 10° comparées à celles de -f- 36° à 40®. Les affusions, au contraire, agissent principalement en raison de la température de l’eau. Les douches sont employées comme un puissant moyen de dérivation et d’excitation ; elles ont produit des eflèts salutaires dans un grand nombre de maladies nerveuses, dans les différentes espèces de folie, dans certaines paralysies, dans les hémiplégies, et dans ces cas on a eu recours surtout aux eaux minérales salines excitantes de Balarue, de Bourbonne-les-Bains, de Plombières, aux eaux sulfureuses d’Aix en Savoie, de Barèges, de Ludion, etc. Elles entrent aussi pour une bonne part dans la médication hydrothérapique (voyez Hydrothérapie). Les douches locales, latérales surtout, ont été prescrites avec avantage contre les engorgements des tissus blancs, les tumeurs blanches, les hydarthroses, les tumeurs de nature strumeuse, les ulcères atoniques, contre certaines maladies de l’oreille, etc. Dans ces différentes circonstances, leur efficacité est due surtout aux substances qu’elles tiennent en dissolution.

On a employé, dans certains cas aussi, les douches de vapeurs ; elles peuvent se faire au moyen d’un vase contenant de l’eau en ébullition, surmonté d’un tuyau qui sert à diriger la vapeur sur la partie malade. Ces douches, qui agissent d’abord par leur température élevée, peuvent encore être rendues plus actives par des substances toniques, excitantes, diffusibles, telles que des plantes aromatiques, des baumes, des résines, etc. On les a employées avec succès dans les cas d’engorgements chroniques des articulations, dans les rhumatismes, dans la goutte atonique.

Enfin, les douches d’acide carbonique ont été employées sur des parties affectées de douleurs névralgiques, telles que névralgies faciales, dentaires. Le soulagement a été prompt, mais passager. F — n.

DOÜGIN (Horticulture). — Nom d’une variété de Pommier sauvageon, qwQ l’on emploie uniquement pour , servir de sujet aux greffes des autres espèces; elle est plus faible et vit moins longtemps que le franc; mais elle donne des fruits dès la seconde, ou la troisième année; aussi l’emploie-t-on souvent dans les jardins, lorsqu^’on ne veut pas des arbres d’une très-grande force.

DOULEUR (Physiologie). — Ce mot n’a pas besoin de définition, tout le monde connaît la douleur; nous voulons parler ici particulièrement de la douleur physique; disons pourtant qu’elle consiste en une perception d’une nature désagréable, qui fait que la sensibilité lésée éprouve une exaltation pénible. Elle résulte d’impressions particulières faites sur les extrémités des nerfs, transmises au cerveau et perçues par lui ; la preuve, c’est qu’une partie ne peut plus devenir le siège d’aucune douleur dès que tous les nerfs qu’elle reçoit sont coupés, comprimés, détruits d’une manière quelconque. Cependant, quoique la douleur soit perçue dans le cerveau, celui-ci la rapporte à l’organe où sont reçues les impressions qui la déterminent. On souffre au bras, au ventre, et non au cerveau. Plusieurs ordres de causes peuvent produire la douleur; ainsi les lésions des organes, un

état particulier du cerveau et des nerfs ; l’influGnce sympathique d’un organe éloigné qui est le siège d’une lésion ; le souvenir conservé par le cerveau d’une dovilcur qui a été ressentie dans un organe qui n’existe plus. Les militaires amputés d’un membre souffrent encore au bout de plusieurs années de ce membre, et nous en avons vu qui avaient eu les pieds gelés en Russie, ressentir encore après plus de quinze ans les angoisses du froid qui les avait mutilés. La douleur peut exister sans qu’il y ait aucun changement physique appréciable dans la partie; cependant, si elle est violente et qu’elle persiste pendant un certain laps de temps, elle peut déterminer une certaine tension du système musculaire, une certaine surexcitation nerveuse, bientôt suivie d'affaissement, de collapsus et d’un véritable mouvement fébrile.

La douleur présente des variétés infinies suivant les tissus où elle prend naissance, et suivant une multitude de circonstances individuelles; de telle sorte que, toutes choses égales d’ailleurs, une femme souffre plus qu’un homme; un enfant qu’un adulte, et surtout qu’un vieillard ; un petit maître de la ville plus qu’un villageois endurci par le travail manuel; un homme qui n’aura jamais souffert aura la douleur plus vive que celui qui est aguerri par de longues épreuves, qui a une raison forte, et qui a appris à réagir contre le mal môme. On a donné aux différentes nuances de la douleur certaines qualifications tenant, en général, à la manière dont elle nous impressionne : ainsi on a dit qu’elle était gravative, pulsative, lancinante, mordicante, pongitive , térébrante, sourde, obtuse, etc. Ces mots n’ont pas besoin d’explication. La douleur concourt à éclairer le diagnostic des maladies ; c’est un des éléments les plus importants pour le médecin, surtout pour celui qui a beaucoup vu et beaucoup observé, et on peut dire, en thèse générale, qu’elle est rarement dans un rapport direct avec la gravité du mal, et que, le plus souvent, on a à regretter son absence lorsqu’il existe d’autres symptômes graves. Il est difficile de formuler un traitement pour la douleur qui n’est pas réellement une maladie et qui est, en général, subordonnée à différentes affections maladives dont elle devra suivre les modifications ; pourtant, comme elle peut imprimer à leur marche quelques irrégularités fâcheuses qu’elle peut arrêter ou entraver d'une m^ière grave l’évolution des phases critiques favorables à leur terminaison, il est bon quelquefois de lui opposer une médication spéciale, et c’est ici qu’on obtient par les médicaments narcotiques, et surtout par l’opium et ses préparations, des avantages incontestables. F — n.

Douleurs (Médecine). — Ce mot est souvent employé vulgairement comme synonyme de Névralgie, Rhumatisme, Goutte, etc. On dit ; J’ai des douleurs.

DOUM ou Doumier (Botanique). — Nom arabe d’une espèce de palmier (voyez Cucifère).

DOUVE (Zoologie), Cuv. ; Fasciola, Lin. — Grand genre ou plutôt tribu de Vers de la classe des Intestinaux, ordre des Parenchymateux, famille des Trématodes (méthode du Règne animal). Cuvier divise ce groupe d’après le nombre et la position des ventouses, en genres ; ce sont : les Festucaires, les Strigées, les Géroflées, les Douves proprement dites.

Douves propr. dit. Distoma (Zoologie). — Genre de la tribu précédente, établi par Retzius, et caractérisé par un suçoir ou ventouse buccale à l’extrémité antérieure, et une autre ventouse un peu plus en arrière sous le ventre ; ces vers ont ordinairement une forme ovale, lancéolée, aplatie; ils ont les mouvements peu vifs; leur corps est d’un blanc sale. L’espèce la plus célèbre, la D. du foie (D. hepaticum, Zeder; Fasciola hepatica. Lin.) varie, pour la longueur, de 0“,010 à 0‘“,030; on la trouve souvent dans les vaisseaux hépatiques du mouton et de beaucoup d’autres animaux, dans ceux du cochon, du cheval, et même de l’homme. Elle a l’aspect d’une petite feuille ovale, pointue en arrière; en avant, une petite partie au bout de laquelle est le suçoir antérieur. Elle se multiplie beaucoup chez les moutons qui paissent dans les terrains humides, et occasionne souvent la maladie connue sous le nom de Pourriture.

Douve (Botanique). — Nom vulgaire de deux plantes du genre Renoncule. La petite Douve est la R. flammette {R. flammula. Lin.); la grande Douve est la R. langue iR. lingua. Lin.). Ces deux plantes, qu’on trouve dans les lieux humides et marécageux, sont vénéneuses pour l6s bcstiRux

DOYENNÉ (Arboriculture). — Espèce de Poire connue encore sous les noms vulgaires de Beurré blanc, Sawt- Michelf Bonne-ente, Poire de neige. Citron de septembre.

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