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DOS

médiaire du cuivre déposé en liqueur acide. Les solutions alcalines attaquent l’aluminium.

Il n’y a point de dorure qu’on ne fasse à la pile, ainsi le vermeil pour services de table, la basse bijouterie, les bronzes et zincs pour pendules. Cette dorure est beaucoup plus avantageuse pour le marchand, car la dorure au mercure exige une bien plus forte épaisseur d’or. Certains marchands laissent croire, pour vendre plus cher, à une prétendue dorure au mercure qui n’est que que de la dorure électrique précédée d’une immersion dans le protonitrate de mercure, puis suivie d’une évaporation du mercure au feu. Par cet artifice, on imite parfaitement le ton un peu verdâtre de l’ancienne dorure au mercure, au lieu du ton rosé des pièces dorées à la pile.

La dorure sur porcelaine et sur poterie est réellement une opération mixte, en ce qu’elle participe de l’application mécanique tout en exigeant une intervention de forces chimiques

On prépare généralement l’or qu’on doit appliquer sur la porcelaine en précipitant une dissolution de chlorure d’or par le sulfate de protoxyde de fer. On obtient ainsi de la poudre d’or très-fine qui donne à la liqueur une couleur rougeâtre par réflexion, verdâtre par transmission. On mélange cet or pulvérulent avec de son poids d’oxyde de bismuth additionné d’un peu de borate de soude (borax); on délaye le tout avec de l’essence et on applique la pâte au pinceau sur la porcelaine vernissée, L’or, après la cuisson qui fait évaporer l’essence et liquéfie le fondant, a pris un aspect métallique, mais reste mat. On le polit en le frottant d’abord avec un brunissoir en agate, puis avec un brunissoir en sanguine. On emploie encore, mais seulement pour la dorure de la porcelaine tendre, l’or en coquille broyé de nouveau avec de la gomme. Quand on se sert de l’or en poudre obtenu par ce second moyen pour la porcelaine dure, il faut y ajouter un fondant qui est habituellement le sousazotate de bismuth.

On obtient le lustre d’or en précipitant par l’ammoniaque une dissolution de perchlorure d’or. Le précipité, qu’on nomme or fulminant est mêlé humide avec de l’essence de térébenthine, puis étendu sans fondant à la surface de la poterie. La pièce est soumise au feu, puis on donne au lustre tout son brillant en le frottant avec un linge. Les enduits d’or doivent être soumis à une température assez élevée, si l’on veut qu’ils contractent de l’adhérence ; de là de grandes difficultés céramiques lorsque, outre la dorure, la pièce doit recevoir des couleurs dont un feu un peu trop vif peut altérer la nuance. Aussi les pièces communes ne reçoivent pas à la fois l’or et les couleurs.

On prépare encore un lustre dit burgos^ qu’on applique sur un grand nombre d’objets de poterie au moyen du sulfure d’oren poudre brun-chocolat. Ce composé s’obtient en versant dans la dissolution très-étendue de chlorure d’or une dissolution de sulfure de potassium. 11 est recueilli, puis mêlé d'essence de lavande et appliqué sur la poterie qu’on soumet ensuite au feu. C’est ainsi qu’en Belgique, notamment à Péruwelz, à Bon-Secours, on recouvre d’or des poteries de terre rouge dont la vente a été longtemps prohibée en France. La couche d’or ainsi appliquée est bien plus mince que celle que donnent les procédés -du batteur d’or et laisse subsister par transparence une teinte rougeâtre due à la poterie; il n’y a pas dans les pièces ordinaires pour plus de 2 centimes d’or.

Un procédé nouveau, dû à MM. Dutertre frères et employé industriellement par eux sur une échelle considérable, permet d’obtenir sur faïence et sur porcelaine une dorure brillante sans brunissage. Nous emprunterons ce qui va suivre au rapport de M. Salvétat à la Société d’encouragement : « On chauffe légèrement un mélange de 32 grammes d’or, 128 grammes d’acide azotique et le même poids d’acide chlorhydrique du commerce; on ajoute après dissolution d’étain et l^’',2 de beurre d’antimoine (chlorure); quand tout est dissous, on étend de 500 grammes d’eau ordinaire.- Cette dissolution d’or dans )’eau régale étendue est décomposée par un baume spécial, qu’on forme en dissolvant à chaud jusqu’à ce que la dissolution prenne une consistance visqueuse et une coloration brun foncé, UJ grammes de soufre et 16 grammes de térébenthine de Venise dans 80 girammes d’essence de térébenthine. Quand la dissolution est complète, on ajoute 60 grammes d’essence de lavande ; par le refroidissement, il ne doit pas se déposer de soufi-e. On verse alors la dissolution d’or sur le baume de soufre ; on chauffe modérément et ou

brasse lentement, pour amener le contact des deux liquides qui réagissent l’un sur l’autre ; le chlorure d’or se décolore et l’or passe entièrement, si l’opération est bien conduite, en dissolution dans le liquide huileux, qui devient lourd et résineux par le refroidissement. On enlève l’eau qui surnage, elle entraîne les acides; on lave à l’eau chaude et, lorsque les dernières traces d’humidité sont éloignées, on ajoute encore 66 grammes d’essence de lavande et 100 grammes d’essence de térébenthine. On fait chauffer jusqu’à dissolution complète, puis on laisse déposer sur un mélange de 5 grammes de fondant de bismuth (sous-nitrate). On décante enfin la partie claire qui s’est complètement dépouillée d’or réduit et de toute autre substance insoluble; cette partie claire est amenée, par une concentration convenable, à l’état voulu pour un emploi facile. Le produit chargé d’or se présente alors sous forme d’un liquide visqueux à reflets très-légèrement verdâtres; l’or y est à l’état solide. La térébenthine de Venise donne à la liqueur la propriété siccative qu’elle doit posséder pour que les décors sèchent promptement; les résines aurifères abandonnées par ledépart des huiles essentielles se décomposent parla chaleur, en donnant à basse température, un dépôt de charbon chargé d’or qui conserve l’apparence d’une feuille d’or laminé sous une minceur excessive. La beauté de la dorure résulte, entre autres faits, de l’absence de toute fusion dans la matière résineuse. » M. G.

DOKYANTHES (Botanique), T)oryanthes^ Correa ; du grec dory^ lance, et anthos, fleurs. — Genre de plantes Monocotylédones périspermées^ famille des AmaryllidéeSy établi par Gorréa pour une seule espèce, le B. élevé {D. excelsa, R. B.), très-belle plante de la Nouvelle-Hollande,, cultivée depuis longtemps en Europe dans les serres tempérées. Sa tige presque nulle a des feuilles nombreuses terminées en pointe, formant des touffes d’un beau vert. Il s’élève de ces feuilles une hampe terminée par un long épi de fleurs grandes, d’un pourpre sombre et formant un capitule ; elles sont munies de bractées colorées, et les pédicelles sont de la même couleur que les pétales. Cette plante est un des plus beaux ornements des serres tempérées; malheureusement, elle fleurit trop peu souvent dans nos climats.

DORYCNIE (Botanique), Doryenmm, Tourn. On ignora aujourd’hui quelle est la plante à laquelle les Grecs donnaient ce nom; ils la disaient très- vénéneuse. — Tournefort a appelé ainsi une plante Dicotylédone dialypétale périgyne, delà famille des Papillonacées^ tribu des Lotées, sous-tribu des Trifoliées. Ce sont des arbustes ou des plantes herbacées, à feuilles alternes, trifoliolées, à stipules semblables aux folioles, et faisant paraître la feuille digitée à 5 folioles ; fleurs ramassées en tête ou en ombelle pédonculée; corolle papillonacée ; les ailes plus courtes que l’étendard; gousse gonflée, déhiscente à 2-5 graines. Le D. ligneux, D. sous-arbrisseau {D. suffruticosum, Willdw) est un sous-arbrisseau à tige rameuse, tortueuse, couchée, haute de 0“, I5 à 0'“,20, à folioles velues, blanchâtres, corolle blanche à cai’ène d’un bleu foncé au sommet. Il croît dans les lieux stériles du midi de la France, en Espagne, en Italie. Le D. herbacé {D. herbaceum, Willdw) diffère du précédent par ses tiges herbacées et par ses folioles plus larges.

DORYPHORE (Zoologie), Doryphorus, Guv. ; du grec dory, lance, et phoros, porteur. — Genre de Reptiles de l’ordre des Sauriens, famille des Iguaniens, établi pour l’espèce nommée par Daudin Lézard azuré.

Douyphore (Zoologie), Boryphora, Ilig. ; même étymologie. — Genre àîlnsectes, de l’ordre des Coléoptères^ section des Tétramères, famille des Cycliques, tribu des Chrysomélines, comprenant les espèces les plus grandes et les plus brillantes de cette famille. Leur poitrine est année d’une longue pointe dirigée en avant qui leur a valu leur nom. Ces insectes sont propres à l’Amérique équinoxiale.

DOS (Anatomie). — Partie postérieure du tronc dont il . occupe toute la largeur et s’étendant de la dernière vertèbre cervicale jusqu’à la première lombaire. Il se confond en haut avec la nuque, en bas avec les lombes ; dans son milieu il correspond au canal vertébral. La peau, du tissu cellulaire, des muscles, des artères, des veines, des nerfs, des os, entrent dans la composition de cette partie du corps; les douze vertèbres dorsales, la partie postérieure des côtes et les deux omoplates forment sa charpente osseuse.

On dit aussi dos de la main, dos du pied, dos de la langue, etc., pour désigner la face supérieure de ces parties.

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DOSE DES MÉDicAMEMs (Matière médicale), du grec dosis, l’action de donner. — On appelle ainsi la fixation de la quantité que l’on donne d’un médicament à un malade. C’est un des problèmes les plus importants et les plus difladles pour le médecin. Non-seulement cette quantité doit varier suivant la nature du médicament, mais encore, et ceci est d’une extrême difficulté, suivant i’âge, le sexe, le tempérament, le genre de maladie, sa nature, sa gravité, la saison de l’année, le pays, et une foule d’autres raisons que le médecin doit peser mûrement. Ainsi, par exemple, le même médicament donné à des doses différentes n’agit pas toujours en variant d’intensité seulement, mais encore en produisant des effets physiologiques d’une autre natine; la rhubarbe à petite dose agit comme stomachique ; c’est un moyen efficace dans certaines langueurs d’estomac ; à dose plus élevée, on sait que c’est un des purgatifs les plus précieux. Les bornes qui nous sont imposées ne nous permettent pas d’entrer dans toutes les considérations que ce sujet comporterait; nous nous bornerons ici à donner l’indication des doses aux principaux âges de la vie. A moins d’un an, la dose d’un adulte étant prise pour unité, elle doit être environ de à trois ans, * ; à sept ans, \ ; à quinze ans, I; à vingt ans, dose entière; chez les vieillards, en général, on devra l’augmenter d’une manière inverse. On trouvera la dose des médicaments aux articles qui les concernent. F — n.

Doses infinitésimales (Matière médicale). — Voyez Homoeopathie.

DOTHINENTÉRITE (Médecine). On devrait peut-être dire Dothiénentérite, puisque ce mot vient du grec dothièn^ petite tumeur enflammée, et enteron, intestin. — On donne ce nom à un état maladif dont la principale manifestation consiste dans une lésion des nombreux follicules de l’intestin grêle, connus sous le nom de glandes de Pei/er et de Bru7ine)\ accompagnée d’une éruption varioliforme avec boursouflement de la membrane muqueuse, présentant l’aspect de plaques gaufrées, de pustules crevassées, ulcérées, plus ou moins superficielles, avec un ensemble de symptômes généraux presque toujours graves. Pour les partisans de la doctrine physiologique, l’éruption, les ulcérations locales de l’intestin ne sont que la suite d’une ewfeVffe folliculeuse, d'una gash'O-entérite (Broussais). Pour le docteur Petit, c’est un des symptômes de la fièvre qu’il a appelée enteramésentérique. Enfin, et c’est l’opinion de l’école actuelle, la dothinentérite est une des formes de la fièvre typhdide .

DOUBLE (Botanique). — Se dit des plantes dont les fleurs ont pris par la culture une corolle double, triple, quadruple, etc. Cette multiplication de la corolle provient de la transformation des étamines en pétales. Lorsque cette transformation est entière, la fleur devenue stérile par défaut d’étamines, se nomme fleur pleine.

DOUBLE (Zoologie). — Cuvier a donné ce nom à des Poissons du grand genre Pleuro?iecte^ qui ont les deux côtés du corps également colorés ; le plus souvent, c’est le côté brun qui se répète ; quelquefois c’est le côté blanc.

Double-bécassine (Zoologie). — Voyez Bécassine.

Double-macreuse (Zoologie). — Voyez Macreuse.

Doubles marcheurs (Zoologie). — Tribu de Reptiles^ de l’ordre des Ophidiens ou Sei'pents^ famille des vrais Serpents, caractérisée par la mâchoire inférieure qui est portée sur un os tympanique, articulé au crâne, les branches de la mâchoire supérieure fixées au crâne et à l’os intermaxillaire, ce qui fait que leurs mâchoires ne sont point dilatables comme celles des serpents proprement dits, et que leur tête est tout d’une venue avec le reste du corps, forme qui leur permet de marcher également bien dans les deux sens (Cuvier). On n’en connaît point de venimeux. On les partage en deux genres : les Amphisbènes et les Typhlops.

DOUG (Zoologie). — Fort belle espèce de singe de la Gochinchine, que l’on rapporte au genre Semnopithèque {Semnopithecus 7iemœus^ Lin.). Cet animal a plus d’un mètre de hauteur ; son corps est d’un beau gris tiqueté de noir, ainsi que le dessus de la tête et les bras ; ses cuisses, ses doigts, une partie des mains sont d’un noir franc ; ses jambes et l’autre portion des mains d’un roux vif; l’avant-bras, la gorge, les fesses et la queue d’un blanc pur. Les doues vivent en troupes nombreuses sous la conduite d’un vieux mâle, et se nourrissent de fruits et des parties les plus tendres des végétaux.

DOUCE-AMÈRE (Botanique). — Espèce de plante du ■genre Morelle, nommée par les botanistes Solanum dulcatnara^ Lin. C’est une plante vivace grimpante, et qui

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s’élève communément à 2 ou 3 mètres. Ses feuilles sont gl-abres, ovales-cordiformes, les supérieures découpées en lobes â la base. Ses fleurs disposées en cymes naissent vers le sommet de la tige. Elles sont violettes et teintées de blanc sur les bords de chaque lobe. Cette morelle, qui croit spontanément dans les haies, les taillis et les

buissons de nos pays, reçoit les noms vulgaires de vigne de Judée., loque, vigne vierge (ce dernier nom a été plus généralement donné à V Ampélopsis hedet^acea), et bourreau des arbres, parce qu’elle s’attache à tous ceux qui sont dans son voisinage. Elle répand, quand on la froisse, une odeur un peu nauséabonde. Son écorce mâchée a un goût sucré que domine une saveur amère ; c’est là ce qui lui a valu son nom. Cependant elle ne possède que fliiblement les propriétés des espèces voisines de Solanum. Dans quelques endroits de l’Europe, elle est regardée comme plante potagère ; on mange ses jeunes pousses, et quelquefois aussi ses baies, lesquelles sont d’un rouge vif. La douce-amère a été regardée comme détersive, apéritive et efficace dans les maladies de la peau ; mais on l’emploie surtout en tisane comme amère et propre à corriger les prédispositions du tempérament lymphatique. Les feuilles et les jeunes pousses ont été employées à l’extérieur et à l’intérieur comme émollientes et pectorales. G — s.

DOÜCET (Zoologie). — Nom vulgaire d’une espèce de Poisson, le Callionyme lyre (voyez Callionyme).

DOUCETTE (Botanique). — Nom vulgaire de la plante nommée aussi Mâche commune.

DOUCHES (Médecine), de l’italien doccia. — On désigne sous ce nom une colonne de liquide d’un certain diamètre, qui vient frapper avec une vitesse déterminée une partie quelconque du corps; les douches diffèrent des affusions en ce que celles-ci, agissant sur une surface plus étendue, frappent moins vivement que les douches, et que, d’ailleurs, elles se font de moins haut et exercent une percussion moins forte. La douche est dite descendante \or?>v\nQ\du colonne de liquide tombe verticalement; elle^se fait au moyen d’un réservoir disposé à nne hauteur ‘qui varie de 1 à 4 mètres, et dont le fond donne naissance à’ nn tuyau d’une grosseur variable, et terminé par un robinet; c’est celle dont on fait le plus souvent usage. Si la colonne de liquide est dirigée horizontalement, elle prend le nom de douche latérale, enfin, lorsqu’elle arrive de bas en haut, on dit qu’elle est ascendante. Les deux premiers modes constituent les vraies douches ; elles produisent un courant rapide et plus ou moins volumineux, qui communique une secousse proportionnée à sa force et à la distance du réservoir. Le dernier consiste dans une sorte d’injection

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