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ment des eaux sont rendues à la culture ; les eaux inférieures n’imprègnent plus la terre de façon à remonter vers sa surface ; enfin les labours et l’ensemencement s’y font beaucoup mieux et plus tôt au printemps, plus tard dans l’automne. Le drainage, en résumé, opportun et bien fait, donne toujours un accroissement notable de rendement dans les récoltes.
On trouvera aux articles Sol, Irkigation, quelques indications sur les travo-ux de détail qu’entraîne une opération de drainage et sur les méthodes les plus estimées aujourd’hui.
Malgré beaucoup d’assertions qui tendraient à présenter le drainage comme une invention récente, il faut bien reconnaître que le principe de ce procédé agricole est fort anciennement indiqué dans les auteurs. M. P. Joigneaux, dans le Livre de la ferine (Tandon et V. Masson. Paris, Ï8GI-1864), a réuni sur ce sujet quelques témoignages curieux. C’est d’abord un passage de l’agronome romain Columelle (vers l’an 60 après J.-G.), où cet auteur décrit, parmi les procédés de dessèchement des champs humides, l’établissement de fossés cachés qui sont de véritables drains empierrés. Le même procédé est indiqué par Palladius , autre agronome romain du
siècle de notre ère. C’est l’Écossais Joseph Elkington qui, en 1764, étudia le drainage de façon à en établir les règles et à le populariser parle succès. En 1810, on commença, en Angleterre, à placer de vieilles tuiles, au lieu de pierres, au fond des tranchées. Vers 1822, James Smith, de Deanston (Écosse), enseigna la disposition des drains parallèles dirigés selon la pente principale du terrain. Bientôt après furent mises en usage les tuiles à semelle fabriquées spécialement pour le drainage, et l’on ne tarda pas à leur Substituer les tuyaux dont l’emploi est plus économique. Les heureux résultats de ces perfectionnements apportés dans le drainage furent annoncés chez les peuples voisins, qui se mirent à l’œuvre pour imiter les agriculteurs britanniques, et l’on sait avec quelle ardeur fut recommandée en France la pratique du drainage. Mais la mise de fonds qu’entraîne l’opération dépasse souvent les ressources des petits cultivateurs et des fermiers, de sorte que les grands propriétaires ont seuls pu s’engager dès l’abord dans cette voie de progrès. Plusieurs dispositions législatives ont été adoptées et mises en vigueur pour écarter cet obstacle.
Le drainage est régi principalement par une loi du 10 juin 1854; cette loi assure au propriétaire qui veut assainir son fonds par le drainage ou tout autre mode de dessèchement le droit de conduire les eaux, à ciel ouvert ou sous terre, à travers les propriétés (excepté les maisons, cours, jardins, parcs et enclos attenants aux habitations) qui séparent son fonds d’un cours d’eau ou de toute autre voie d’écoulement. Pour exercer ce droit, il aura seulement à payer aux possesseurs une juste et préalable indemnité. D’une autre part, les propriétaires des fonds voisins ou traversés ont le droit de se servir des travaux faits pour l’écoulement de leurs propres eaux ; mais ils ont alors à supporter leur quote-part dans la valeur des travaux dont ils profitent, les dépenses nécessaires pour raccorder leurs propres travaux avec ceux qui existaient déjà et, pour l’avenir, tme part contributive dans l’entretien des travaux devenus communs. Les mômes droits impliquant les mômes charges sont assurés aux associations de propriétaires qui veulent assainir leurs héritages par le drainage ou tout autre mode de dessèchement. Sur leur demande, ces associations pourront être constituées par arrêtés des préfets en syndicats régis par les articles 8 et 4 de la loi du 1 4 floréal an XI (4 mai 1803). Les travaux de drainage projetés par les associations syndicales, les communes, les départements peuvent être déclarés d’utilité publique par décret rendu en conseil d’État, et la loi du 2l mai 1836 règle dès lors les indemnités dues pour expropriations. Le juge de paix du canton est institué juge en premier ressort dans les débats et contestations qui peuvent naître de l’exercice des droits et servitudes ci-dessus mentionnés ; toute expertise qui pourrait être jugée nécessaire sera faite par un seul expert. Les peines portées à l’article 456 du code pénal (emprisonnement de un mois à un an, amende de 50 francs au moins et au plus du quart des restitutions et dommages et intérêts) seront encourues par ceux qui détruisent tout ou partie des conduits ou fossés d’évacuation ; ceux qui apportent volontairement obstacle au libre écoulement des eaux seront punis conformément à l’article 457 du môme code (emprisonnement de six à trente jours, amende comme ci-dessus). Les lois qui régissent la oolice des eaux restent d’ailleurs applicables dans toutes !
leurs dispositions. Une décision du 30 août 1854 autorise les intéressés à faire dresser gratuitement par les ingénieurs des services hydrauliques les projets de drainage qu’ils se proposent d’exécuter. Enfin une loi du 17 juillet 1856 a affecté une somme de 100 millions à des prêts pour faciliter les travaux de drainage. Le propriétaire qui veut jouir d’un prêt de ce genre adresse au ministre des travaux publics une demande sur papier timbré, énonçant ses nom, prénoms et qualités, la situation de ses biens, leur étendue et le montant du prêt qu’il sollicite; il joint à cette demande un extrait de la matrice des rôles et du plan cadastral visé par le maire de la commune. Les prêts sont faits par le Crédit foncier de France et remboursés par les emprunteurs en vingt-cinq annuités de 6^40 pour 100 francs, comprenant l’amortissement et l’intérêt à 4 p. 100.
C’est en 1850 que le drainage a commencé à se généraliser dans notre pays. En 1856, M. Barrai a constaté qu’il y avait en France environ 35 0oO hectares assainis par le drainage, et on y comptait 396 fabriques de tuyaux de drainage. Au commencement de 1864, le drainage avait été appliqué sur une surface de 146 800 hectares ; on évaluait à 38 700 000 francs la dépense occasionnée par ces travaux (soit 263^88 par hectare drainé), et à 122 millions la plus-value territoriale qui en résulte en capital.
Parmi les ouvrages les meilleurs à consulter sur le drainage, nôus citerons : Leclerc, Traité pratique du drainage^ 1 vol. — Barrai, Dr aino.ge ^irrigations, engrais liquides, 4 vol. — Instructions pratiques sur le drainage réunies par ordre du ministre de l’agriculture, du commerce et des travaux publics, I petit vol. ( voyez Irrigation, Sol). Ad. F.
DRAP d’argent. Drap d’or (Zoologie). — Les amateurs et les marchands ont donné ces noms à différentes espèces de coquilles à cause de leurs couleurs souvent fort belles, qui ressemblent à celles de ces métaux et quelquefois un peu au tissu de l’étoffe appelée drap d’or. Ainsi le Conus textilis a plusieurs variétés dont l’une porte !e nom de D. d’argent, une autre celui de D. d’or ; une troisième est le D. d’or à fond bleu, etc.
Drap d’or (Arboriculture). — Plusieurs variétés de Pommes et de Prunes ont été désignées sous ce nom; ainsi, parmi les pommes, celle dite Vrai Drap d’or est un gros fruit arrondi, très-lisse, bien jaune, tiqueté de brun ; sa chair est légère, d’un goût agréable et un peu grenue; elle va jusqu’en janvier. Le D. d’or, Fenouillet jaune est une pomme de grosseur moyenne, beau jaune et gris, chair ferme et délicate. Octobre et novembre.
Parmi les prunes, le D. d’or ou Double mirabelle est une petite prune presque ronde, jaune, tiquetée de rouge, fondante, délicate, très-bonne. Mi-août. En 1848, on transporta de Belgique en France une prune nommée D. d’or Esperen; c’est un fruit blanc, de moyenne grosseur, qui mûrit vers la fin d’août.
Drap marin (Zoologie). — On a donné ce nom généralement à tout ce qui peut cacher le fond de la couleur d’une coquille, c’est-à-dire à l’espèce de peluche ou de laine qui peut se trouver naturellement à la surface externe d’une coquille; elle est formée par l’épiderme séché.
Drap mortuaire (Zoologie). — Espèce de Couleuvre trouvée au Bengale ; c’est le Coluber mortuarius de Daudin. Elle est peu connue.
Drap mortuaire (Zoologie). — Nom vulgaire sous lequel Geoffroy avait désigné une petite Cétoine, dont on a fait plusieurs espèces : C. hirta, Oliv. ; C. funesta, Oliv. ; C. stitica, Oliv.
Drap mortuaire (Zoologie). — Espèce de Coquille du genre Olive, VOlive à funérailles {Voluta oliva, olixacea, Born.).
DRAPIER (ZoCivgîe). — Nom vulgaire donné à l'oiseau connu sous le nom de Martin-pêcheur (A Icedo ipsida. Lin.), d’après la croyance erronée que sa dépouille avait la propriété de préserver les étoffes de laine des insectes. On l’appelait aussi Garde-boutique pour la même raison.
DRASSE (Zoologie), Drassus, Walek.; du grec drassô, je saisis. — Genre d’ Arachnides, ordre des Pulmonaires, famille des Aranéides fileuses , tribu des Sédentaires, section des Tubitèles ou Tapissières. Elles ont les quatre filières extérieures presque égales, 8 yeux rangés 4 par 4 près du corselet, la mâchoire formant un cintre autour du la lèvre, allongée et svale. Ces araignées se construisent sous les pierres, dans les fentes des murs, entre les feuilles, des cellules d’une soie très-blanche. On rencontre communément aux environs de Paris le D. reluisant {D. fulgens, Walk.),longde0™,005 et presque cylindrique, avec le thorax fauve et l’abdomen coloré en bleu, en rouge, en vert, en
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jaune, avec reflets métalliques. Son cocon orbiculaire, d’un blanc éclatant, et composé de deux valves, ressemble assez à une coupe recouverte de son opercule; il y dépose quinze à vingt œufs, dans les premiers jours d’août. Le cocon est abrité sous une double toile, filée par l’animal, la plus intérieure forme une voûte audessus: l’extérieur est un berceau à deux issues. Toutes ces constructions se font à la fin de juillet, dans l’herbe, dans les trous des pierres. Le D. très-noir [D. ater^ Latr.), long de 0,006 à 0,007, très-commun aux environs de Paris, est très-noir et luisant. On trouve en Europe treize autres espèces de drasses ; on en connaît huit qui sont exotiques. F. L.
DRASTIQUE (Matière médicale), du grec drastikos^ énergique. — Nom par lequel on désigne les purgatifs violents (voyez Purgatif).
DRAVE (Botanique), Draba^hm. ; du grec drabo, âcre, brûlant, à cause du goût des feuilles. — Genre de plantes Dicotylédones diatypétales hypogynes, famille des Crucifères, tribu des AÏyssinées. Elles se distinguent par des sépales égaux, pétales entiers, silicules sessiles oblongues, à valves presque planes, renfermant plusieurs graines non ailées. Les espèces assez nombreuses de ce genre sont en général de petites herbes à fleurs blanches ou jaunes, propres aux climats tempérés de l’hémisphère boréal. La D. aizdide {D. aiznïdes, Lin.) a les feuilles linéaires à fleurs jaunes; haute de 0“,06, elle croît da”ns les Alpes. La D. faux-androsacé ou D. de Fladnitz ( D. fladnizensis , Wulf.), à feuilles un peu rudes et à fleurs blanches, est aussi une plante des Alpes. La seule espèce qui croisse aux environs de Paris est la D. printanière {D. verna, Lin.; Erophila vulgaris, de G.), pour laquelle de Gandolle a établi le genre Erophila; elle se distingue des Draves par ses pétales bifides. Cette petite plante, trèscommune au bord des champs et sur les murs, commence à fleurir dès le mois de février. Ses fleurs sont blanches,
DUÈCHE (Economie domestique), — Voy. Bière. G — s.
DREMOTHERIUM (Zoologie), Dremotherium, Is. Geoff. St-Hil.; du grec inusité dremo, pour trechô, courir, et thérion, animal. — Genre de Mammifères, de l’ordre des Ruminants, établi pour des ossements trouvés en France dans le département de l’Ailier. C’était un animal coureur, voisin des Ghevrotains, dépourvu de bois comme eux, mais dépourvu aussi des longues canines de leur mâchoire supérieure.
DRENNE (Zoologie). — Nom vulgaire d’une espèce de Merle, le Tardas viscivorus, Lin.
DRESSÉ (Botanique). — Épithète qu’on applique au nom d’un organe dont la direction est à peu près verticale; on dit une tige dressée, une branche dressée. Il ne faut pas confondre ce mot avec droit, une tige droite peut être horizontale (voyez Graine, Ovule).
DRILL (Zoologie). — Espèce de Singe, du genre Cynocéphale (voyez ce mot) ; c’est le Cynocephalus leucophæa , Guv., très-voisin du Mandrill, mais qui en diffère par sa face complètement noire, et la teinte plus foncée du dessous du corps. Ce singe habite l’Afrique.
DRILE (Zoologie), Drilus, Oliv.; du grec drilos, ver de terre. — Genre à' Insectes, de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Serricornes, division des Malacodermes, tribu des Lampyrides. Ce genre a été établi par Olivier d’après l’espèce-type, le D. jaunâtre, la Panache jaune de Geoffroy {D. flavescens, Oliv., Ptilinus flavescens, Fab.). Les mâles sont ailés, ils ont les antennes longues, pectinées au côté interne, le corps allongé, un peu déprimé; cet insecte est long de 0“,ü06 à 0"i,(j08, généralement noir; les élytres jaunes; on le trouve aux environs do. Paris; il vole fréquemment et surtout sur les fleurs dans les temps chauds. La femelle, trois fois plus grosse, est aptère, d’un jaune orangé ou rougeâtre, et lessemble à celle des lampyres, moins la phosphorescence. La larve trouvée d’abord près de Genève, dans l’intérieur de la coquille de la Livrée ou petit Escargot des arbres, dont elle dévore assez promptement l’habitant naturel, a été de nouveau observée à Alfort, par Desmarest, (Voyez Ann. des Sc. nat., l'e série, t. !*>■, p. G6. — Même réci/ezV, janvier, juillet, août 1824.) Le D. mauritaniens de M. Lucas, trouvé en Algérie, vit aux dépens d’une espèce de Cyclostome, en s’introduisant dans sa coquille par une manœuvre curieuse dont on trouvera le détail dans les Comptes rendus de VAcad. des Sc., 26 décembre 1842.
DRIMIA I Botanique), Drimia, Jacq. ; du grec drimys, âcre , — Genre de plantes Monocotylédones périspermées, famille des Lifiacées, tribu des Hyacinthinées ; à feuilles radicales, fleurs ordinairement pendantes, terminant une
hampe simple; 6 étamines insérées sur la corolle. Ce sont de petites plantes bulbeuses du cap de Bonne-Espérance, que l’on cultive dans nos jardins botaniques et qui ont beaucoup de rapports avec les jacinthes. Toutes les espèces paraissent suspectes.
DRIMYDE (Botanique), Drimys, Forst ; du grec dri- ‘ mys, âcre, à cause de l’âcreté de l’écorce. — Genre de ' plantes Dicotylédones dialy pétales hypogynes, famille des Magnoliacées, tribu des lliciées. Ce sont des arbres î ou des arbrisseaux du Mexique, du détroit de Magellan, à feuilles éparses, blanchâtres ou glauques en dessous; ; calice à 3 lobes persistant, 6-12 pétales, étamines nom- ] breuses, 4-8 ovaires, autant de stigmates, baies à 2-4 graines. Le D. aromatique (D. Winteri, Forst.) dont i l’écorce a été introduite en Europe par le navigateur î Winter (1567), est un arbrisseau à feuilles persistantes, ‘ lancéolées, à fleurs blanches, pédonculées. Son écorce * inégalement épaisse est de couleur cendrée en dehors, ) ferrugineuse en dedans, a une odeur pénétrante, une : saveur aromatique, âcre et piquante; on l’emploie comme r stomachique, tonique et sudorifique; on l’administre * avec succès contre le scorbut, et c’est le premier usage s qu’en fit Winter. On la connaît sous les noms éé écorce de Winter, cannelle blanche; souvent à la Jamaïque elle 1 remplace les épices pour l’assaisonnement des mets ; on la confit lorsqu’elle est encore verte; à la Martinique on > l’introduit dans la composition d’une liqueur. G — s.
DRIMYRRHIZHÉES (Botanique), du grec drimys, \ acre, et rhiza, racine. — Nom donné par Ventenat à la ) famille Aqs Amomées de Jussieu, généralement nommée <
aujourd’hui famille des Zingibéracées.
DROGUES (Médecine, Industrie, Économie domestique). — On appelle ainsi certaines matières premières employées dans les arts, l’industrie; mais c’est particulièrement dans la matière médicale que ce nom est appliqué aux matières simples qui entrent dans les préparations pharmaceutiques ; ce sont le plus souvent des substances végétales telles que fleurs, feuilles, bois, écor- ‘ ces, racines, produits de toute espèce, fruits, graines, huiles, essences, baumes, sucs, l’ésines, des substances animales, huiles, musc, castoréum, ambre, etc. ; enfin, un certain nombre de matières minérales. Les drogues sont simples ou composées. Les premières sont les substances qui servent de base à la confection des drogues composées. La connaissance des drogues exige des études spéciales en histoire naturelle, en chimie, en physique, en pharmacie. Leur ensemble constitue cette partie des sciences médicales connue sous le nom de Pharmacologie [voyez Traité de pharmacol ., par Barbier, et PEist. natur. des drogues simple.s-, par Guibourt).
Les principaux centres du commerce des drogues sont Paris, Londres, Amsterdam, Marseille, Anvers, Constantinople, Alexandrie, Smyrne, Livourne, etc.
DROITS (Muscles) (Anatomie). — Plusieurs muscles du corps humain ont reçu ce nom, tiré de leur direction.
1“ Droit de l’abdomen [Muscle), Sterno-pubien de Chaussier. — Long, aplati, situé verticalement de chaque côté de la ligne médiane, il n’est séparé du péritoine que par un feuillet fibro-cellulaire; il s’attache en haut par trois dentelures aux cartilages des trois dernières vraies côtes, en bas au corps du pubis et au fibro-cartilage de la symphyse. Il présente dans sa longueur trois ou quatre intersections aponévrotiques, plus nombreuses au-dessus qu’au-dessous de l’ombilic. Ce muscle resserre l’abdomen d’avant en arrière et fléchit la poitrine sur le bas-ventre ou vice versâ.
2“ Droits de la cuisse [Muscles). — Il y en a deux :
1® le droit antérieur, nommé aussi crtirn/ antérieur [ihorotulien, Ghauss.), s’étend par une double attache de l’épine antérieure et inférieure de l’os des iles et de la , partie supérieure du rebord de la cavité cotyloïde à la rotule par un tendon aplati qui s’unit à celui du triceps ;
2° le droit interne ou grêle interne [sous-pubio-prétibial, Chauss.) s’attache en haut à la face antérieure du corps du pubis, de sa branche descendante et de l’ischion, et • se porte à la partie inférieure et interne de la tubérosité du tibia. Le premier de ces muscles est extenseur de la jambe et fléchisseur de la cuisse sur le bassin ; le second fléchit la jambe et est, de plus, adducteur de la cuisse. |
3® Droits de la tête [Muscles). — Ils sont au nombre de cinq : 1® deux antérieurs, l’un grand [grand trachelosous- occipital, Ghauss.), situé profondément au-devant des vertèbres, va des apophyses transverses à la surface basilaire de l’occipital ; le petit [petit trachélo-sous-oea- \ pital, Chauss.), situé derrière le précédent, s attache
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d’une part à l’atlas, de l’autre à l’occipital; ils fléchissent la tête sur le cou ; 2" deux postérieurs, le grand {axoïdooccipital, Chauss.), situé derrière le col, s’insère, d’une part, àl’axisj d’autre part, à la ligne courbe inférieure de l’occipital, de sorte que sa direction est un peu oblique en dehors ; il étend la tête et l’incline de son côté en la faisant tourner; le petit droit postérieur [atldidooccipital, Chauss.) va de la première vertèbre à l’occipital; il est aplati et presque triangulaire, il étend la tête; 3“ enfin, un seul droit latéral de chaque côté (atloïdo-sous-occipital^ Chauss.), mince, aplati, situé à la partie supérieure et latérale de la tête ; il va de l’apophyse transverse de l’atlas à l’occipital, derrière la fosse jugulaire. Il incline la tête de son côté et un peu en avant.
4° Droits de l'œil (Muscles). — Il y en a quatre, placés dans l’orbite ; ils sont allongés, aplatis, correspondent à ses quatre parois et sont désignés sous les noms de supérieur^ inférieur., interne et externe; tous naissent du fond de l’orbite, le droit supérieur de la petite aile du sphénoïde, au-dessus du trou optique, les trois autres de la face latérale du corps de cet os ; de là ils se portent en avant, en embrassant le globe de l’œil, et se terminent à la sclérotique par un tendon aplati qui se confond avec elle. Chacun de ces muscles porte le globe de l’œil de son côté ; leur contraction simultanée le porte en totalité en arrière. F — N.
DROMADAIRE (Zoologie), du grec dromas, coureur. — Ce nom désignait réellement une race de chameaux rapides à la course; mais on a pris l’habitude de l’appliquer au Chameau à une bosse., pour le distinguer de celui qui en a deux (voyez Chameau).
DROME (Zoologie), Dromas, Paykull; même étymologie. — Genre d’Oiseaux, de l’ordre des Échassiers, famille des Cultrirostres ; caractérisé par un bec comprimé, aussi long que la tête, à mandibule inférieure très-manifestement renflée à sa base. L’unique espèce, la D. ardéole (D. ardeola, Payk.) blanche, haute de 0“,35 et longue de 0“,38 habite le littoral de la mer Rouge, Madagascar où on le nomme Saclave, et la côte du Bengale. Cet .oiseau qui a l’aspect des hérons, avec un bec de forme bizarre, est généralement placé auprès des Ombrettes et des Becs-ouverts.
DROMÉE (Zoologie). — Voyez Casoar.
DROMIE (Zoologie), Dromia, Fab. — Genre de Crustacés, ordre des Décapodes, famille des Brachyures, section des Crabes orbiculaires , Leur carapace est ovale, arrondie, très-bombée et velue ; ils portent leurs deux dernières paires de pattes repliées sur le dos avec leur dernier article conformé en petites pinces
propres à retenir des objets, sur la carapace. On en con» naît une dizaine d’espèces répandues dans toutes les mers; l’espèce type est la D. de Rumphius (D. Rumphii, Fab.), de l’Océan et de la Méditerranée ; ces crustacés se meuvent avec lenteur, et se cachent volontiers sous les pierres des plages. Leur carapace est ordinairement cou verte d’alcyons, de serpules, de valves de coquilles. Elles ont 0 “,070 de longueur sur0“,075 de largeur.
DRONGO (Zoologie), Edolius, Guv.; nom madécasse. — Genre d' Oiseaux, de l’ordre des Passereaux, famille des Dentirostres, tribu des Gobe-mouches. Caractérisé par un bec comprimé et arqué, aussi long que la tête, de chaque côté sont des poils formant une sorte de huppe ; tarses courts et faibles; ailes longues et aiguës; queue fourchue. Ces oiseaux ont la forme des corbeaux et leur taille varie entre celle de l’alouette et celle du merle. Ils vivent en petites troupes dans de grandes forêts et se nourrissent d’insectes et principalement d’abeilles qu’ils chassent le matin et le soir, postés sur un arbre d’où ils volent en tous sens pour y revenir sans cesse, et en poussant des cris assourdissants. Ces mœurs leur ont valu au Gap les noms de bijvreter ou mangeurs d'abeilles et duivelvogel ou oiseaux-diables. Leur chair n’est pas mangeable. On connaît une douzaine d’espèces de drongos répartis dans rinde, les îles de l’océan Indien et l’Afrique méridionale. Au Bengale on nomme roi des corbeaux le D. Fingo.h (Edolius cœrulescens, Temm.), parce que, au rapport de Sonnini, il s’acharne à éloigner ces oiseaux de son voisinage à grands coups de bec et à grands cris. F. L.
DRONTE (Zoologie) , Didus , Cuv. — C’est le nom d’un oiseau dont l’espèce paraît entièrement détruite aujourd’hui et que les voyageurs du xvii® siècle rencon* traient aux îles Maurice, Bourbon et Rodrigue. On ne possède aujourd’hui de cette espèce qu’une tête et un pied au musée d’Oxford en Angleterre, et un autre pied au musée Britannique à Londres ; de plus des descriptions et des figures très-imparfaites de l’Écluse et d’Edwards. C’était un oiseau lourd, à bec long et crochu, incapable de voler ni de courir et que les matelots de passage se faisaient un plaisir de détruire même à coups de bâton, bien que sa chair d’une odeur fétide ne pût Servir nullement à les nourrir. On le nommait aussi Dodo, Cygne à capuchon. On manque de renseignements suffisants pour déterminer sa place dans les groupes ornithologiques. Consultez de Blainville, Mémoire, Ann. du Muséum,
DROPS (Mécanique appliquée). — Machine employée dans quelques cas pour procéder au chargement des navires.
Fig. 807. — Drops.
Elle se compose essentiellement d’une sorte de plateau [ mobile autour de sa partie inférieure comme charnière, de balance B suspendu à la partie supérieure d’un cadre ( Lorsque le cadre est entièrement relevé, le plateau se
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trouve au niveau d’une voie ferrée portée par une charpente qui la fait avancer sur le quai d’embarquement. On amène alors le wagon chargé des matières qui doivent être embarquées, on le place sur le plateau, et celui-ci s’abaisse naturellement en faisant tourner le cadre autour de sa charnière. La posiiion du navire est telle que le wagon vient se déposer sur le pont où il peut être facilement déchargé.
La partie supérieure du cadre est retenue par un câble G qui vient s’enrouler sur l’arbre G; aux deux bouts du même arbre et en sens contraire s’enrôlaient deux câbles F (on n’en voit qu’un sur la figure) portant deux contrepoids D et articulés à l’une des extrémités de deux tringles E mobiles autour de l’extrémité opposée. Le contrepoids, produisant un etfet moindre que le wagon, n’empêche pas celui-ci de descendre, et dans ce mouvement les câbles F s’enroulent autour de l’arbre et soulèvent le contre-poids. Lorsqu’on a vidé le wagon, c’est l’action du contre-poids qui l’emporte, le cadre remonte et le wagon vide est remplacé par un wagon plein. Le tambour A que l’on voit sur la figure est entouré d’un frein qui sert à modérer soit le mouvement ascensionnel, soit le mouvement de descente du plateau.
DROSÉRACÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones dialype'tales hypogynes , classe des Violinées^ de M. Ad. Brongniart. Caractères : calice à 5 sépales persistants, 5 pétales réguliers, étamines en nombre égal ou multiple de celui des pétales et alternes avec ceux-ci, ovaire unique, libre à une ou plusieurs loges, 3-5 stigmates, fruit en capsule s’ouvrant au sommet en 3-5 valves. Les plantes de cette famille sont en général des herbes à feuilles alternes ordinairement réunies en rosette radicale, fleurs solitaires, ou en grappe, ou en corymbe. Elles habitent les prairies tourbeuses des régions tempérées et tropicales. Sont assez rares en Europe. Genres principaux: Drosère [Drosera^ Lin.); Attrape- Mouches^ {Dionœa, Ellis.) ; Parnnssie {Parnassia, Tourn.). Voyez De Candolle, Prodrome^ t. I, p. 317.
DROSÈRE (Botanique), Drosera, Lin.; du grec drosos^ rosée : à cause des gouttelettes gommeuses qui parsèment les feuilles. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes, type de la famille des Droséracées. On lui a donné aussi le nom latin de ros solis (rosée du soleil). Ces plantes ont un calice gamosépale à 5 divisions, 5 pétales, 5 étamines, ovaire à 3-5 styles; capsule uniloculaire s’ouvrant au sommet. Les espèces assez nombreuses de ce genre sont des herbes vivaces à fleurs blanches, remarquables par leurs feuilles longuement pétiolées, munies de cils glanduleux rougeâtres, très-irritables et souvent susceptibles d’exécuter des mouvements. Les petits insectes qui se posent sur ces feuilles sont souvent retenus prisonniers par ces poils. Les drosères habitent les marais des régions tempérées. On trouvait autrefois assez souvent aux environs de Paris la D. à feuilles rondes .{D. rotundifolia^ Lin.), vulgairement Rossoli, dont les Italiens retirent par la distillation une liqueur qu’ils nomment Rossoglio, et dans d’autres parties de la France on rencontre la D. à longues feuilles (D. longi folia, Lin.) et la D. anglaise {D. anglica. Lin.), la D. intermédiaire (D. intermedia, Ilayn.) à tiges coudées à leur base, â graines tuberculeuses à la surface. G — s.
DROSOPHILE (Zoologie), Drosophila, Fallen ; du grec r/ro505, liquide ; philein, aimer. — Genre éé Insectes, de l’ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides, division des Hydromyzides , qui recherchent les substances liquides fermentées et se distinguent par l’élévation du thorax et la couleur testacée du corps. Le type de ce genre est la Mouche du vinaigre [Musca cellaria. Lin.), que l’on trouve communément en France, marchant avec lenteur dans les caves et sur les tables. Sur les vitres de nos croisées se rencontre le D. des fenêtres {D. fenestrarum. Lin.).
DRUPACÉES (Botanique). — Tribu de la famille des Rosacées, caractérisée par la conformation du fruit en drupe. Cette tribu contient nos arbres à fruits à noyaux. Genres principaux : Cerisier, Prunier, Pêcher, Amandier.
DRLPE (Botanique), du latin drupa, olive qui commence à mûrir. — Espèce de fruit simple, apocai’pé, indéhiscent, charnu, dont l’endocarpe forme un noyau ligneux, contenant habituellement une graine unique. On peut citer comme exemples, la cerise, la prune, l’abricot, la pêche, Tamande, la noix, etc.
DR USE (Minéralogie), de l’allemand druse, glande. —
On nomme ainsi des incrustations minérales, formées à la surface de quelques minéraux d’une autre nature,