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DUR

DUGONG ou DUGON (Zoologie), Halicore , Ilig. — Genre de Mammifères^ de l’ordre des Cétacés^ famille des Cétacés herbivores ; caractérisé par uii corps allongé avec une nageoire caudale en croissant, la peau épaisse et dépourvue de poils, la mâchoire supérieure armée de 2 défenses pointues, qui sont des incisives accompagnées de 2 autres plus petites, C ou 8 incisives à la mâchoire infé-

Fig. 810. — Squelette de dugong.

rieure, 5 molaires à chaque mâchoire et de chaque côté ouvertes à la partie supérieure du museau, membres antérieurs conformés en nageoires et entièrement privés d’ongles. Le Dugong [Halicore indiens^ Fr. Cuv.), seule espèce du genre, est herbivore et vit sur les plages peu profondes, couvertes des plantes marines dont il se nourrit. II dépasse souvent 3 mètres de long, et on assure qu’il peut atteindre une plus grande taille. Sa chair est trèsestimée des Malais qui font à cet animal une guerre constante ; aussi devient-il de plus en plus rare, même sur ces parages, et on le réserve pour les tables des princes. On peut prévoir qu’avant moins d’un siècle peut-être, cette espèce aura entièrement disparu. On la rencontre encore sur les côtes de la Malaisie et dans la mer Rouge. On l’a aussi nommée Sirène^ Vache marine. F. L.

DÜLCOSE (Chimie), — Produit neutre se

rapprochant de la mannite par ses propriétés et extrait d’une plante inconnue qui nous vient de Madagascar. Il se présente sous la forme de prismes bien définis, fusibles à 180", très-solubles dans l’eau, inodores, ayant un goût sucré. Il se rapproche des gommes en ce que, traité par l’acide azotique, il donne de l’acide mucique ;ï\ s’en sépare nettement par son aptitude à donner des cristaux. Il se distingue de l’amidon et de ses dérivés en ce qu’il n’a pas d’action sur le plan de polarisation de la lumière, que, traité par l’acide sulfurique dilué, il ne donne pas de glucose, et qu’enfin il ne subit pas de fermentation alcoolique au contact de la levûre de bière. — L’étude de ce corps est due à M. Laurent. B.

Duodécimal (Système). ■ — Voyez Numération.

DUODENUM (Anatomie), du latin duodeni., douze. — On nomme ainsi chez l'homme et chez les mammifères une première partie de l’intestin grêle qui n’est pas enroulé dans la masse intestinale, où la bile et le suc pancréati<iue sont versés par des canaux spéciaux (canal cholédoque, canal pancréatique), dont la muqueuse n’est pas garnie de villosités comme le reste de l’intestin grêle, et où s’exécute l’acte spécial de la digestion nommé rf/gestion duodénale. Chez l’homme, le duodénum est situé en haut et en arrière dans l’abdomen, il mesure environ douze fois la largeur d’un travers de doigt; ce qui lui a valu son nom (voyez Digestion).

DüRANTA (Botanique), Duranta^ Lin. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes., famille des Verhénacées., tribu des Verbénées. Ce sont des arbrisseaux de l’Amérique méridionale, quelquefois épineux, à feuilles simples, opposées; fleurs en épis axillaires ou terminales, corolle infundibuliforme ; 4 étamines; style simple; le fruit est une baie ou une drupe renfermée dans le calice. Le D. de Vlumier (D. Plumieri., Jacq.) est un arbrisseau des Antilles qui atteint dans le pays 4 ou 5 mètres et à peine f“,50 dans nos serres tempérées. Ses fleurs, bleues, petites, terminales, disposées en grappes longues de 0“,10 à 0“,12, s’épanouissent pendant tout l’été. Ses fruits sont des baiescharnues, de couleur orangée, recouvertes par le calice.

DURBEG (Zoologie), Corythus, Cuv, ; — Genre d’O/seauæ, de l’ordre des Passereaux, famille des Conirostres, tribu des Gros-becs. Leur bec est très-fort et arqué comme celui des perroquets, en sorte que la pointe se recourbe sur la mandibule inférieure; leurs narines sont cachées par de petites plumes; la langue est épaisse et émoussée. L’espèce la plus connue est le D. ordinaire

C. enucleator, Guy.) dont le dos est brun, mêlé de gris et de rose; la poitrine et les jambes incarnat ; les ailes et la queue noires, bordées de blanc. Il est long de 0“,22; on le trouve dans le nord des deux continents.

DURE-MERE {Anatomie), Dura mater. — Une des membranes du cerveau ainsi nommée à cause de sa consistance et des connexions que les anciens lui supposaient <

avec toutes les autres membranes du corps. C’est la plus extérieure et la plus résistante des méninges ; formée de fibres tendineuses diversement entrelacées, elle tapisse la face interne du crâne et du canal vertébral sans y adhérer autrement que I

par quelques prolongements |

fibreux; elle n’adhère pas da- j

vantage aux autres centres ncr- i

veux dont la séparent l’aracli- ■

noïde et la pie-mère. De sa surface interne, la dure-mère envoie j des replis dans les scissures qui j séparent ces différentes parties ; f elle enveloppe les nerfs, à leur émergence, d’une gaine fibreuse qui se prolonge à leur surface, jusqu’à une petite ( distance au delà de laquelle le nerf devient libre et n’est plus recouvert que par une enveloppe fibreuse propre et qu’on nomme son néurf/mme. La dure-mère s’étend, chez l’homme, des parois du crâne à la base du coccyx, et offre ' dans son ensemble une gaine cylindrique surmontée i d’une sphère irrégulière, c’est-à-dire la forme même du système cérébro-spinal,

DURETÉ (Minéralogie). — On entend par ce mot la plus ou moins grande résistance qu’un corps oppose au frottement. Un corps est plus dur qu’un autre quand il i raie ce dernier, il est moins dur quand il est rayé par . lui. Cette définition est importante, parce que dans la langue vulgaire le mot dureté a un sens beaucoup plus vague. Pour constater la dureté des corps, on employait autrefois en minéralogie des pointes de verre ou d’acier ; i mais pour rendre ces essais comparables entre eux, on est convenu maintenant de se servir uniquement de pointes formées par les cristaux naturels. L’imperfection de nos méthodes expérimentales ne permet pas de déterminer assez sûrement la dureté pour l’évaluer numériquement, comme on le fait pour un grand nombre de caractères physiques. Néanmoins ce n’est pas un caractère qu’il faille négliger complètement, car il peut fournir des données importantes pour la détermination . de certains corps. Dans les essais, il faut toujours après l'épreuve essuyer le cristal que l’on a frotté, car si le corps frottant n’était pas assez dur, il pourrait déposer une poussière fine qui ferait croire à l’existence d’une rayure et tromperait complètement sur la dureté relative des deux corps. Il faut encore remarquer que le sens du fj’ottement n’est pas s^ans importance. Tel corps se raye facilement quand on promène le corps frottant dans un sens, qui résiste à la rayure dans un sens différent.

Cependant, en l’absence de moyens précis pour observer ces particularités, on trouvera pour chaque corps un état moyen de dureté que l’on pourra regarder comme un caractère de l’espèce. Pour donner un peu plus de précision à ces déterminations, on a choisi parmi les espèces minérales, comme termes de comparaison, et on les a rangés de telle façon que l’un quelconque de ces corps est rayé par tous ceux qui sont inscrits après lui et raye ceux qui le précèdent. Voici cette sorte éè échelle de dureté : 1" Talc; 2" Gypse ; 3" Calcaire; 4" Fluorine ;

5" Apatite; 6° Feldspath orthose ; 7" Quartz ; 8" Topaze;

9° Corindon; 10" Diamant. Pour classer un minéral, la tourmaline, par exemple, on essaye ces différents ternies, et on voit que ce coi'ps est rayé par la topaze, mais qu’il raye le quartz. La dureté de la tournaline sera comprise entre 7 et 8. Uémeraude raye la topaze, mais elle est rayée par le corindon : sa dureté est entre 8 et p. On ne , connaît aucun minéral qui par sa dureté vienne se placer entre le corindon et le diamant, bien qu’il y ait sous ce rapport une grande différence entre les deux corps. Lef. I

DURILLON (Médecine). — On appelle ainsi de petites éminences formées par l’épaississement et l’endurcissement de l’épiderme qui existent à la plante des pieds, au talon chez les personnes qui marchent beaucoup, et dans la paume des mains chez celles qui exercent une profession manuelle pénible. Les durillons sont déterminés par la compression de l’épiderme et sont constitués par plu-

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