‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 285 sur 385 · DYN · texte numérisé non relu

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sieurs couches d’épiderme superposées et sans aucune organisation apparente. Ce qui les distingue du cor, c’est qu’ils n’ont pas, comme lui, cette portion plus étroite, plus profonde, qui s’enfonce à travers le derme, jusqu’aux tendons, aux ligaments, au périoste (voyez Gob). Ces callosités, qui servent à protéger la peau contre l’impression douloureuse des corps comprimants, deviennent quelquefois gênantes et môme douloureuses lorsqu’elles acquièrent une trop grande épaisseur ; il faut, dans ce cas, après les avoir ramollies par des bains, des cataplasmes, en enlever les parties les plus saillantes au moyen d’un instrument tranchant. Il arrive souvent que le durillon n’est que le commencement d’un cor, surtout lorsqu’on ne fait pas cesser la cause qui favorise son développement; c’est ce qui arrive surtout aux pieds par la compression des chaussures trop étroites. F — n.

DUSODYLE, Dysodylk (Minéralogie), du grec dusôdia^ odeur fétide. — Gordier a donné ce nom à une espèce de combustible fossile qui n’est ni de la houille ni précisément un lignite ; c’est une terre bitumineuse foliée qui brûle en répandant une odeur infecte, ce qui lui a valu le nom de stercus diaboli et celui de merda di diavolo en Sicile, d’où Dolomieu l’a rapportée. Gette substance se présente en masses feuilletées, à feuillets minces et comme papyracés, tendres, un peu flexibles, d’un gris jaunâtre ou verdâtre sale. Elle est opaque, mais les feuillets séparés sont transparents, surtout lorsqu’ils ont été plongés dans l’eau ; alors ils se séparent et deviennent plus transparents et plus flexibles. On la trouve à Meliti, en Sicile.

DUVET (Zoologie). — Petites plumes dont la tige, trèsfaible, est garnie de barbes allongées plus ou moins crépues et non attachées ensemble par leurs filets. Presque tous les jeunes oiseaux sont couverts de duvet pour les préserver du froid jusqu’au moment où il est remplacé par les plumes ; cependant il persiste et devient permanent chez ceux qui habitent les eaux et chez ceux qui ont l’habitude de voler à des hauteurs considérables, parce qu’ils sont exposés, dans ce dernier cas surtout, à passer rapidement d’une température chaude à un froid vif. Gette moelleuse couverture est, en outre, chez les oiseaux aquatiques, lubrifiée par une légère couche huileuse, qui empêche que l’eau ne pénètre jusqu’à la peau de l’animal. « Les plumes qui paraissent après le duvet, dit Fr. Guvier, ne sont que la continuation de celui-ci ; chacune des plumes lâches qui le composent est poussée dehors par celle qui semble lui succéder, et les premières restent attachées au bout des autres jusqu’à ce que la dessiccation et le frottement les en séparent. Il ne faudrait alors peut-être voir dans le duvet que des plumes qui n’auraient point éprouvé l’action de l’air, ce qui expliquerait pourquoi la partie cachée des plumes des oiseaux adultes est toujours sous forme de duvet, n L’industrie et le luxe ont tiré un assez grand parti de cette substance; on connaît son importance dans la literie, pour la confection des coussins de toute espèce. Ge duvet se recueille principalement sur l’estomac, le cou et le ventre de plusieurs espèces domestiques, telles que l’oie, le cygne, le canard, etc., d’où on l’arrache à des époques déterminées; mais le plus précieux, le plus délicat, le plus moelleux et le plus léger est celui d’une espèce de canard, VEider commun (Anas mollissima, Lath.) (voyezGAWARn, Eider), nommé pour cette raison Édredon. Le Canard tadorne {Â710S tadorna, Lin.) en fournit aussi d’une très-bonne qualité. Les duvets de cygne et d’oie, quoique d’une bien moindre délicatesse, sont recherchés pour la literie et les coussins. Gelui du Canai'd ordinaire {Anas boschas^ Lin.) est beaucoup moins estimé, surtout celui du canard sauvage. L’importation de ces diverses sortes de duvet peut monter à 12 000 kil., a)^ant une valeur officielle de 108 000 francs.

D’autres animaux ont aussi une espèce de duvet en naissant, et on le retrouve môme chez plusieurs d’entre eux à l’âge adulte ; ainsi les chevaux se couvrent d’une sorte de duvet, en Sibérie, aux approches de l’hiver ; tout le monde connaît le duvet des chèvres de Gachemire avec lequel se fabriquent ces fins tissus si estimés dans le monde entier (voyez Ghèvre).

Le duvet de certains végétaux est formé par des poils mous, courts et abondants ; différents organes des plantes peuvent en être pourvus, et l’on dit, dans ce cas, qu’ils sont pubescents; ainsi les feuilles de la cynoglosse, de la guimauve officinale, les tiges de l’orobanche majeure, les anthères de la digitale pourprée, etc.

DYKE (Minéralogie). — Voyez Dire.

DYNAMOMÈTRE (Mécanique), force ; me-

tt^on^ mesure. — Appareil destiné à évaluer en kilogrammes l’intensité d’une force quelconque, et en particulier de la force musculaire de l’homme ou des animaux. Il peut servir en môme temps à évaluer la quantité de travail (voyez ce mot) produite par un moteur pendant un temps déterminé.

La forme des dynamomètres varie beaucoup suivant l’objet auquel on les destine; tous ont pour base la force de ressort développée dans des lames d’acier trempé, par les déformations qu’on leur fait subir.

Un des dynamomètres les plus usités dans nos campagnes est le peson à ressort qui y remplace assez souvent encore les balances ou les romaines, Get instrument est formé par une lame d’acier flexible et recourbée en son milieu. A l’extrémité de la branche inférieure est fixé un arc en fer qui passe librement dans une ouverture pratiquée dans la branche supérieure et se termine par un anneau ; vers l’extrémité de la branche supérieure est fixé un autre arc de fer qui passe dans une ouverture pratiquée dans la branche inférieure et se termine par un crochet.

Si on saisit cet instrument par l’anneau et qu’on suspende un corps à son crochet, la lame d’acier plie et ses extrémités se rapprochent d’une quantité correspondante au poids. Deux poids égaux feront fléchir le ressort d’une môme quantité.

Si donc un corps quelconque le plie au môme degré qu’un poids de 10 kil., le corps pèse 10 kil. Supposons maintenant que nous prenions l’anneau de la main gauche et le crochet de la droite et que nous amenions le ressort au même point que précédemment, il est clair que nous exercerons sur lui un effort équivalent à 10 kil. Pour plus^ de commodité, l’un des arcs de fer porte des divisions où doit s’arrêter l’extrémité du ressort lorsqu’on suspend à ce crochet des poids de 1, 2, 3, 4 kil. ou fractions de kilogramme.

Le Dynamomètre de Leroy se compose d’un ressort en hélice renfermé dans un tube de cuivre et destiné aux mêmes usages que le précédent.

L’une des extrémités du ressort vient buter contre le fond du cylindre qui est terminé inférieurement par un crochet ; l’autre appuie sur l’extrémité d’une tige do fer graduée et terminée supérieurement par un anneau. Si l’on suspend un corps au crochet et qu’on soulève l’appareil par l’anneau, le ressort se replie sur lui-rnême. La tige sort de son cylindre d’une quantité correspondante au poids du corps qui se trouve indiqué par la dernière division mise au jour.

L’un et l’autre de ces deux appareils ne peut servir que pour des poids ou des tractions peu considérables.

Le Dynamomètre de Re^wferne convient au contraire que pour de grandes forces et est assez souvent usité pour évaluer en kilogrammes l’effort maximum de traction dont un cheval est capable. Il se compose de deux ressorts courbes réunis par leurs deux extrémités et dont les parties centrales se rapprochent quand on exerce une traction sur les extrémités ellesmêmes. Gette déformation temporaire du ressort se transmet par l’intermédiaire d’une bielle et d’un levier coudé à une aiguille qui est mobile sur un cercle gradué et qui conserve ensuite la position qui lui a été donnée jusqu’à ce qu’on la ramène à son point de départ.

La figure 814 représente une disposition analogue : le ressort d’acier fixé à son extrémité A porte à son extrémité opposée une crémaillère DK , ., r»

à la partie inférieure de laquelle agît le po^^ traction que l’on veut mesurer. La cremaillere engrène

Fig. 812.

Dyniimométrfr Leroy.

Fi“-. 813. — Dynamomètre.

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