Éclipse annulaire de loleil
sitions possibles, on arrive à la conclusion suivante : Si à epoque de l opposition^ la latitude est plus arande que , il ne pourra pas y avoir éclipse; si elle est moirkre
que,b1\ il y aura toujours éclipse partielle ou totale.
Éclipses de soleil. — L’éclipse de soleil a lieu lorsque la lune se trouve entre la terre et le soleil, c’est-à-dire au moment de la conjonction {fig. 838). Il faut, en outre, pour les mômes raisins que celles qni viennent d’être dites, que la lune soit près de ses nœuds et que sa latitude n’excède pas 1® 1/2,
Si on cherche à quelle distance s’éœnd le sommet O du cône d’ombre de la lune, on trouve environ 66 rayons terrestres; comme la distance moyenne de la lune à la terre est de 60 rayons terrestres, il semble que le sommet du cône d’ombre ne doive jamais atteindre la surface de la terre. Mais il faut remarquer que cette longueur du cône est en réalité variable, et il peut arriver qu’il puisse atteindre la terre; mais jamais il ne la contiendra entièrement, et il n’y aura qu’une portion de sa surface qui s’y trouvera, de sorte qu’une éclipse de soleil peut n’ôtre visible pour aucun point de la terre, ou bien l’être pour une certaine zone, mais jamais pour la terre entière, ou plutôt pour la moitié entière que le soleil éclaire en ce moment.
Supposons, comme le montre la figure 839, que le cône d’ombre atteigne la terre, les points qui sont dans la région ab ne peuvent recevoir aucun rayon du soleil ; pour les habitants de ces localités, le soleil est entièrement caché par la lune ; il y a éclipse totale. De part et d’autre de ah s’étendent deux régions qui sont plongées dans la pénombre ; de ces points on aperçoit seulement une partie du disque solaire échancré par la lune qui ne se projette qu’en partie sur lui et qui produit par conséquent une échancrure circulaire ifig. 840). Si la terre et la lune restaient toujours dans la même position, la région ab de l’éclipse totale serait une sorte de calotte, entourée d’une zone où se produirait l’éclipse partielle; mais le mouvement des deux astres déplace constamment la région occupée par l’ombre à la surface de la terre, et c’est en réalité sur une bande allongée qu’on observe le phénomène à des heures différentes.
Lorsque le sommet du cône d’ombre n’atteint pas la terre {fig. 842), si par !o point où la ligne des centres perce sa surface on mène un cône tangent à la lune, il détachera du soleil une couronne qui sera lumineuse. Alors, pour un habitant situé en ce point, le soleil aura la forme d’un anneau lumineux et régulier. On dit alors que l’éclipse est annulaire {fig. 841). Des différents points de cd on verra aussi un anneau, mais sa largeur ne sera pas la rriôme sur tous les points de son pourtour. De part et d’autre de cd il y aura éclipse partielle. Les éclipses totales de soleil sont fort rares; la dernière qui ait été visible en France est celle du 8 juillet 1842. Lors d’une éclipse totale, l’obscurité devient assez grande pour qu’on puisse voir à l’œil nu des étoiles de troisième et de quatrième grandeur, les animaux donnent des signes d’effroi, et si les hommes eux-mêmes ont cessé de s’épouvanter par suite de la connaissance qu’ils ont de la nature du phénomène, ils éprouvent toujours, outre un vif sentiment de curiosité^ une émotion indéfinissable quand ils cessent d’apercevoir l’astre qui nous donne la chaleur et la lumière.
Pendant la durée du phénomène, on aperçoit une zone lumineuse autour du disque opaque de la lune ; cette lumière appartient sans doute soit à une atmosphèt e du soleil, soit à une atmosphère de la lune. Dans ce dernier cas, elle devrait être concentrique à la lune et se déplacer avec elle. L’observation n’ayant pas vérifié cette conséquence, on est porté à croire que cette zone lumineuse appartient à une atmosphère solaire, peut-être à celle qui produit la lumière zodiacale.
Indépendamment de la zone lumineuse, on aperçoit généralement des protubérances violacées et disposées sur le contour de la lune, comme le montre notre figure 84 î.
. Aucune hypothèse plausible n’a pu
jusqu à présent rendre compte de cet étrange et curieux phénomène.
Souvent aussi des rayons lumineux, tels que des éclairs,
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sillcrment le disque opaque de la lune; ce sont peat-etre des étoiles filantes rendues visibles par 1 obscurité qui
provient de l'éclipse. , j
Fréquence relative des éclipses de soleil et de lune.
En diacutant les conditions de possibilité de 1 une ou
Fig. 843. — Aspect du soieii peiiLianl la duree d’une ecüpse totale.
l’autre de ces sortes d’éclipses, on reconnaît que les conditions sont moins étroites pour les éclipses de soleil que pour les éclipses de lune; aussi, en considérant le nombre total d’éclipsesqui ontlieudans une année,trouvet-on que celles de soleil sont plus nombreuses. Mais, d‘un autre côté, le nombre de points d’où l’on peut voir une éclipse de lune est bien plus grand que celui des points pour lesquels est visible une éclipse de soleil. Il suit de là que, dans un lieu déterminé, on voit plus d’éclipses de lune que d’éclipses de soleil.
Jamais, dans une année, il n’y a plus de sept éclipses ; jamais il n’y en a moins de deux. Quand il n’y en a que deux, elles sont toutes deux de soleil.
ÉCLIPTIQUE (Astronomie). — Plan qui contient l’orbîte que la terre décrit annuellement autour du soleil, ou l’orbite apparente du soleil autour de la terre. L’écliptique fait avec le plan de l’équateur terrestre un angle de 2S°21' environ, qu’on appelle l’obliquité de l’écliptique. La droite d’intersection de l’écliptique et de l’équa- 1 eur est la ligne des équinoxes ; l’intersection de l’écliptique et du plan de l’orbite lunaire est la ligne des nœuds. De là la dénomination d’écliptique ; car les éclipses ont lieu lorsque la lune est voisine des nœuds, par conséquent voisine du plan de l’écliptique (voyez Soleil).
ÉCLISSE (Médecine). — "Voyez Attelle.
ÉCOBÜAGE (Agriculture). — Mode de défrichement désigné aussi sous le nom d*essarfaqe. Voici en quoi il consiste : par un temps sec et chaud de l’été, on lève avec
Vecoôue, espèce de houe large et forte, des plaques de gazon que l’on dispose deux par deux en forme de toit ; quelquefois on a recours à une charrue spéciale pour lever ces plaques. Lorsqu’elles sont bien séchées, on les arrange lit par lit, en forme de cône ou de calotte, en ménageant
une petite ouverture à la base, afin d’assurer un courant d’air; on met le feu à cette ouverture; l’herbe et la bruyère desséchées s'allument, se consument, la terre se calcine et acquiert des propriétés fertilisantes ; lorsque le tout est refroidi, on éparpille sur le terrain écobué, et peu de temps après on sème le plus souvent du seigle. Quelques cultivateurs, en France, sont dans l’usage d’enterrer les cendres par un labourage superficiel et de n’ensemencer que quinze jours après. L’écobuage ne doit pas être pratiqué sur les terres légères; il convient bien dans les terres argileuses, compactes, humides (voyez Labour, Sol).
ECONOME (Campagnol) (Zoologie). — Espèce de Rongeur du genre Campagnol.
ÉCONOMIE RURALE. — Voyez Agricll- TURE, Exploitation AGRICOLE.
ÉCORCE (Botanique), du latin cortex, qui ti, pour primitif cor, peau, en celtique. — Partie extérieure de la tige des végétaux. Dans les tiges ligneuses des plantes dicotylédones, l’écorce atteint son organisation la plus compliquée ; elle se compose de quatre couches distinctes : V épiderme (voyez ce mot), la couche ou enveloppe subéreuse, {'enveloppe cellulaire et le liber ou les fibres corticales. V enveloppe subéreuse {à.Q suber, liège, parce que cette partie fournit le liège) résulte ordinairement de l’assemblage de cellules par plusieurs rangées et souvent de différentes formes. Dans le chône-liége (voyez Liège), leur développement est considérable et leurs rangées très-nombreuses, lu' enveloppe cellulaire est nommée aussi moelle externe, couche herbacée, couche verte, à cause de sa couleur verte très-prononcée qui la fait distinguer aisément de l’ejnveloppe subéreuse sous laquelle elle se trouve immédiatement. Parfois les cellules qui la composent, au lieu de contenir de la chlorophylle (voyez ce mot), renferment des cristaux. Le liber ou dernière partie intérieure de l’écorce, qui s’applique presque immédiatement sur le bois, résulte de l’assemblage de faisceaux de fibres grêles et colorées ordinairement d’un blanc brillant. Elles sont, en outre, très-résistantes, et cette ténacité est surtout remarquable dans les plantes dont on tire parti pour la préparation de matières textiles ; ainsi, les fibres du chanvre et du lin sont douées de cette précieuse propriété. Les fibres corticales sont disposées par couches superposées qui figurent chacune comme un feuillet; de là le nom de liber qu’on a donné à cette enveloppe. Plusieurs auteurs ont reconnu, en outre de ces parties de l’écorce, une autre enveloppe étant aussi une couche cellulaire qui s’étend à la surface de l’écorce et qu’on a nommée périderme. C’est elle qui se détache de l’écorce des platanes, comme tout le monde l’a remarqué ; ce périderme est simplement repoussé par un autre qui commence à se développer. Le périderme peut aussi être regardé comme une partie de la couche subéreuse. L’écorce présente souvent , lorsqu’elle est jeune, de petites taches allongées qu’on nomme /en//celles. On leur attribue le même usage qu’aux stomates pour la respiration. Elles remplacent ceux-ci lorsque l’épiderme est tombé. G — s.
ÉCORCE d’angusture (Botanique). — Voyez Angusture.
ÉCORCE DE citron (Zoologie). — Nom vulgaire d’une belle coquille du genre Cône.
ÉCORCE ÉLEUTHÉRiENNE (Botanique). — Nom vulgaire de la Cascarille.
ÉCORCE DE Magellan (Botanique). — C’est l’écorce de Winter (\oyez Drimyde).
Écorce d’orange (Zoologie). — Nom vulgaire d’une coquille du genre Cône.
ÉCORCE DU Pérou (Botanique). C’est le Quinquina,
Écorce de Sogmida (Botanique). — On appelle ainsi l’écorce du Swielenia sogmida. Lin., grand arbre des Indes orientales qui appartient à la famille des Cédrélées, Cette écorce, d’une cassure serrée, rougeâtre, a une odeur agréable et aromatique, une saveur très-amère, astringente et balsamique. C’est un médicament tonique trèsusité dans l’Inde.
Écorce de Surinam (Botanique). — C’est le nom qu’on donne à l’écorce du Geoffroya surinamensis , Lin., de la famille des Papillonacées, tribu des Dalbergiées, grand arbre des Antilles. Elle est amère, désagréable. On 1 a employée comme vermifuge ; elle est très-peu usitée aujourd’hui.
Écorce de Winter (Botanique). — Appelée encore
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£. sons pareille^ est tirée du Drimys Winteri, Forst. (voyez Drimyde).
ÉGORGEMENT (Sylviculture). — On sait que pour tanner les cuirs (voyez Tannage) ou se sert du tan que l’on fait avec l’écorce de jeunes branches de chêne. C’est dans les taillis de dix-huit à trente ans que l’on trouve la meilleure ; on s’en sert bien encore plus tard, mais alors il faut en enlever les rugosités, les mousses, les lichens qui la recouvrent. L’écorcement se fait vers la fin de mai et consiste tout simplement, après avoir coupé la tige, à fendre l’écorce avec un instrument spécial à cet usage; on l’enlève ensuite facilement et on la met en paquets. Quelquefois l’opération se fait sur place et on ne coupe la branche qu’après ; dans ce cas, il faut préalablement faire une incision circulaire à la base de la tige, afin que l’écorcement ne se prolonge pas trop bas.
ÉGORCHEUR (Zoologie). — Espèce à' Oiseau du genre Pies-grièches.
ÉCORCHURE (Médecine). — Petite plaie superficielle de la peau qui peut tenir à des causes très-variées ; ainsi le frottement d’un corps dur, raboteux, d’une chaussure trop dure et appuyant fortement sur les parties saillantes des pieds, des coups d’ongles, l’action d’un rasoir mal dirigé, des fragments de bois, des épines, etc. Cet accident, qui n’a généralement aucune gravité et qui guérit de lui-même, ne doit cependant pas être négligé entièrement, et il faut, autant que possible, soustraire les écorchures au contact des corps extérieurs, éviter surtout celui des matières en putréfaction et de toute espèce de malpropreté ; on a vu des accidents redoutables résulter de la négligence de ces simples précautions.
ÉCOUFLE (Zoologie). — Nom vulgaire du Milan.
ÉCOULEMENT des liquides (Physique). — Nousaurons à considérer l’écoulement par les orifices et l’écoulement par les déversoirs.
I. Ecoulement par les orifices. — H y a dans ce cas une loi fondamentale qui peut s’énoncer ainsi : Lavitesse d’un fluide à sa sortie d’un orifice pratiqué dans les parois d’un réservoir est celle qu’aurait acquise un corps pesant, en tombant librement de la hauteur comprise entre le niveau de la surface fluide dans le réservoir et le centre de cet orifice.
Ce théorème, connu sous le nom de théorème de Torricelli., a été établi par ce physicien, en 1643, comme une conséquence des lois de la chute des corps due à Galilée ; il mène àr la formule :
U étant la vitesse du liquide à la sortie de l’orifice, H la charge, c’est-à-dire la hauteur de l’eau dans le réservoir au-dessus de l’orifice de sortie.
Cette loi n’est pas toujours rigoureusement 'exacte, surtout quand on se sert de certains orifices; mais on peut admettre comme rigoureux le principe suivant fort utile dans la pratique. Les bouches de sortie étant identiques, les vitesses sont toujours entre elles, comme les racines carrées des charges.
On appelle dépense d’un orifice le volume de liquide qui en sort dans l’unité de temps. Si la vitesse moyenne de toutes les molécules du liquide était due à la charge H, celte vitesse serait théoriquement V 2^H ; si en même temps il sortait des molécules liquides de tous les points de l'orifice et en filets parallèles, le volume d’eau écoulé dans l’unité de temps serait celui d’un prisme qui aurait l’orifice pour base et cette vitesse pour hauteur ; il serait donc, en appelant S la section de l’orifice, S\/2^H. C’est •ce que l’on appelle la dépense théorique. On a voulu vérifier la loi de Toiricelli en vérifiant l’exactitude de la formule de la dépense théorique, mais on n’a point trouvé de concordance, même dans le cas où l’ouverture n’est munie d’aucun ajutage; cependant Bossut avait trouvé qu’alors il y a accord à j-sf près entre la vitesse réelle et la vitesse donnée par la loi de Torricelli. La dépense réelle est toujours moindre que la dépense théorique. Pour s’on rendre compte, il suffit de couper la veine un peu après sa sortie de l’orifice par un plan perpendiculaire à sa direction. La dépense sera évidemment équivalente au produit de la section par la vitesse moyenne des filets au moment où ils la traversent. Si ■cette section était égale à celle de l’orifice, et si la vitesse était donnée rigoureusement par la loi de Torricelli, la dépense réelle serait aussi égale à la dépense théorique; mais il arrive, ou que la section de la veine est inférieure à celle de l’orifice, ou que la vitesse à la section est plus faible que celle qu’on déduit théorique-
ment de la charge, ou l’un et l’autre à la fois. La dépense réelle est donc moindre que la dépense théorique, et en la désignant par Q et conservant les notations précédentes, l’on a :
Qz=mS ly' îgR
m étant une fraction. Cette diminution de dépense est toujours le résultat d’une contraction qui s’opère dans la veine, à très-peu de distance de son origine ; aussi le coefficient m s’appelle-t-il coefficient de contraction.
La nature de la contraction dépend de celle des orifices. Ces orifices peuvent affecter des formes très-variées, dont les plus importantes à considérer sont les suivantes :
10 L’orifice dit en mince paroi, dans lequel l’épaisseur de la paroi est moindre que la plus petite dimension de l’ouverture ;
2° L’orifice formé d’un court tuyau cylindrique appelé ajutage cylindrique ;
3® L’orifice formé d’un ajutage conique convergent vers l’extérieur du réservoir, ou quelquefois divergent.
Lorsque l’orifice est en mince paroi, la contraction est extérieure ; on la voit, on peut mesurer les dimensions de la section où la contraction est maximum, et au delà de ce point la veine se continue sous forme d’un cylindre dont la section est celle de la veine contractée ; la vitesse est sensiblement la vitesse théorique. On a, par expérience, déterminé le coefficient de contraction. Quand l’orifice .est en mince paroi plane, l’on a reconnu qu’il ne s’écartait jamais des limites 0,60 et 0,64, on a adopté 0,62, ce qui donne pour la dépense ;
Dans les orifices cylindriques, la contraction se produit à l’intérieur du conduit, puis l’attraction des parois de l’ajutage occasionne une dilatation de la veine ; elle en porte les filets contre les parois, de sorte qu’à la sortie la section de la veine est bien égale à celle de l’orifice, mais la vitesse a diminué. La dépense est :
Q = 0,82 S IgR = 3,62 S ]/^
Les ajutages coniques convergents vers l’extérieur du réservoir augmentent encore plus la dépense ; ils donnent des jets très-réguliers et les lancent à une plus grande hauteur. La dépense est maximum quand l’angle de convergence est entre 13® et 14® ; le coefficient de contraction est alors 0,95, et, par suite, la dépense
Q= 0,95 S \/ IgR.
Les ajutages coniques divergents sont très-peu employés; des expériences de Venturi montrent que l’ajutage de plus grande dépense doit avoir en longueur neuf fois le diamètre de la petite base, et en évasement 5® 6'; on aurait pour dépense :
Q = l,46S j/ijür
Au lieu de supposer un écoulement produit par une ouverture pratiquée à une distance notable au-dessous du niveau du liquide, considérons le cas d’un déversoir, c’est-à-dire d’une échancrure pratiquée à la paroi du bassin et descendant jusqu’au-dessous du niveau du liquide, la base de l’échancrure s’appelle le seuil. Soient H la charge sur le seuil, l la largeur du déversoir, et Q la dépense, on a :
du moins quand la largeur du déversoir est inférieure au tiers de celle du bassin. Si ces deux largeurs étaient égales, on aurait ;
Toutes les formules précédentes supposent la charge H constante ; s’il n’en était pas ainsi, la valeur de la dépense varierait pendant la durée de l’écoulement ; on a trouvé cette loi : Un vase met à se vider entièrement un temps double de celui qui serait nécessaire pour Fécou-
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Icmcnt de la même quantité de liquide par le même orifice, si le niveau était constant.
Il est parfois nécessaire d’entretenir par un orifice un écoulement constant; on voit d’abord qu’on peut y arriver en maintenant la charge constante, ce qui s’obtient facilement au moyen d’un trop -plein. L’écoulement se fait par un orifice *S, mais, afin que le vase A ne se vide pas, il reçoit sans cesse de l’eau par un robinet R. La dépense de R est un peu supérieure à celle de S, de sorte que ie niveau dans A s’élèverait au lieu de baisser,
Fig. 84u. — TiOf— plein pour produire uu écouieraent constant.
si un déversoir T ne laissait échapper l’excédant de liquide. Le trop-plein est souvent employé en grand pour régulariser la vitesse d’écoulement de l’eau destinée à faire mouvoir les roues hydrauliques.
Un procédé fort curieux pour régulariser l’écoulement d’un liquide est celui qui a été décrit par Mariotte dans son Traité de T écoulement des eaux. L’appareil consiste eu un flacon A sur lequel peuvent être disposés plusieurs orifices dont nous ne considérerons ici qu’un seul E. Le
goulot est fermé par un bouchon traversé par un tube de verre BC ouvert à ses deux extrémités; imaginons le flacon plein d'eau, ainsi que le tube, et supposons le tube enfoncé dans le flacon, comme le représente la figure. Ouvrons l’orifice E, l’eau s’écoule d’abord avec une vitesse décroissante, en même temps que le liquide descend dans le tube jusqu’à son extrémité inférieure ; puis l’écoulement continue alors avec une vitesse constante, et des bulles d’air rentrant par le tube viennent se loger à la partie supérieure du flacon. Lorsque le liquide est arrivé en G au bas du tube, la pression supportée par le liquide dans le plan horizontal qui passe par ce point est la pression atmosphérique. Si la distance verticale de G en E est H, la vitesse d’écoulement sera donc V '^9^ le niveau du liquide dans le flacon ne se sera pas abaissé au-dessous de l’ouverture du tube. 11 est à remarquer que pour que les bulles d’air pénètrent dans le flacon, il faut qu’elles aient atteint un certain excès de pression ; elles prennent donc en G une forme hémisphérique, donc le niveau oscille entre deux plans horizontaux, c’està-dire que l’écoulement n’est pas rigoureusement constant; de là les oscillations qu’on aperçoit ordinairement dans la veine liquide ; toutefois, si la distance verticale de G en E est suffisamment grande, les oscillations deviennent insensibles. -î
On peut utiliser l’écoulement des liquides pour produire l’écoulement d’un gaz Le flacon F {fig. 848), que nous appellerons aspirateur^ est rempli d’eau et commu-
nique avec le tube a, dans lequel on veut faire passer une quantité déterminée d'air. Ge tube sort de la pièce où l’on fait l’expérience et va puiser l’air que l’on veut examiner ; il pourrait aussi communiquer avec un gazomètre renfermant un gaz autre que l’air.
A la tubulule S' est adapté le tube qui met en communication l’aspirateur avec a; à la tubulure r" sont ajustés un thermomètre et un tube de dégagement. Au-dessous du robinet r se trouve un vase jaugé V dont la capacité est connue jusqu’au trait O. Si l’on ferme les robinets r", r'" et si l’on ouvre les robinets r',r, l’eau passe de l’aspirateur F dans le vase V et autant il s’en écoule, autant il entre d’air ; de façon que lorsque l’eau aura atteint le trait O que nous supposons marquer 10 litres , le
même volume d’air aura pénétré dans le vase F en parcourant le tube a, ,
La disposition de l’appareil est telle, qu’on pourrait opérer surautant d’air que l’on voudra. A cet effet, on n’aura qu’à remplir d’eau successivement l’aspirateur F) ce à quoi l’on parviendra sans peine en fermant d’abord les robinets r et r> et en ouvrant ensuite le robinet r'" qui donne entrée à l’eau et le robinet r’^ qui donne issue à l’air précédemment entré dans le flacon.
On donne aux aspirateurs diverses formes. Ainsi la figure 849 représente un appareil dans lequel l’aspira-
teur B a la forme d’un cylindre terminé par deux cônes. Par une ouverture latérale , on peut introduire un thermomètre dans l’appareil ; cette tubulure sert aussi à remplir l’appareil d’eau. La figure 850 représente un aspirateur double, pouvant servir indéfiniment, chacun d’eux est disposé à peu près comme l’aspirateur simple, et lorsque l’un des vases B ou A est plein, on n’a qu’à retourner l’appai’eil qui n’a en réalité ni haut ni bas, et peut se piucer indifi’éremment sur l’un ou l’autre de ses supports.
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