PUISSANCE
calorifique.
Chêne rouvre (bois de quartier)
Chêne rouvre et chêne pédoncule mélangés (bois de quartier)
Idem (rondiunge de brins)
Idem (rondinage de branches)
Hêtre (bois de quartier)
Idem (rondinage de brins)
Idem (rondinage de branches
Charme (bois de quartier)
Idem (quartiers et rondins mêlés)
Idem (rondinage de brins)
Idem (rondinage de branches)
Chêne pédonculé (bois de quartier)
Bouleau (bois de quartier)
Idem (quartiers et rondins mêlés)
Idem (rondinage de brins)
Idem (rondinage de branches)
Sapin (rondinage de brins)
Idem (rondinage de branches)
Idem (bois de quartier)
Aulne (bois de quartier)
Idem (quartiers et rondins mêlés)
Idem (rondinage de brins)
Saule (quartiers et rondins mêlés)
Idem (rondinage de brins)
Tremble (quartiers et rondins mêlés)
Pin (bols de quartier)
Baudrillart, dans son Dictionnaire des eaux et forêts, a réuni les nombres résultant des expériences de Hassenfratz, Verneck, T. Hartig, G.-L. Hartig, Marcus Bull ; il ne sera pas inutile de comparer ces nombres à ceux de M. Chevandier, pour apprécier combien les bois varient sous l’influence du sol, de l’exposition et du climat. Le meilleur temps pour employer les bois au chauffage est un an et demi, deux ans au plus après l’abatage ; passé cette époque, il perd généralement de ses propriétés calorifiques. L’âge préférable pour avoir de bons bois à feu est celui de leur maturité. D’ailleurs il importe, selon les usages qu’on en attend, détenir compte de la manière dont brûlent les diverses essences. Les bois lourds et compactes brûlent à la surface d’abord et se transforment en une masse incandescente qui se consume lentement, sans flamme. Les bois légers, et en général tous les bois quand ils ont longtemps séjourné dans l’eau et ont été séchés ensuite, donnent une grande flamme, se consument vite et laissent peu de charbon (voyez Forêts).
Certains bois sont recherchés à cause des matières colorantes qu’ils renferment (voyez Colorantes, Teinture). D’autres, en petit nombre, sont employés en médecine (voyez Ben, Gaiac, Qüassier, Sassafras, Santal).
On trouvera à l’article Essences ligneuses le nom scientifique des principaux bois. P. D. et Ad. F.
EMPOISONNEMENT (Médecine). — Voyez Poisons. EMPORTE-PIÈCE, DÉcoüPoiR(Mécanique industrielle). — On donne ce nom à des appareils qui servent, en général, à tailler rapidement dans une surface des pièces plates ayant une forme donnée; on les emploie surtout quand on doit produire un grand nombre de pièces ayant toutes exactement la même forme. C’est ainsi, par exemple, que dansTa fabrication des monnaies {voyez ce mot), on découpe les flans qui doivent recevoir ultérieurement l’empreinte caractéristique de la monnaie.
La forme de ces appareils varie beaucoup suivant les circonstances ; toutefois, il est facile d’en comprendre la disposition essentielle. Ôn ÿ distingue toujours l’outil tranchant, qui porte plus particulièrement le nom d'emporte-pièce, et le mécanisme destiné à lui imprimer un mouvement assez intense pour que la vitesse représente le travail correspondant à la résistance qu’offre la madère à découper. Lorsque celle-ci, au lieu d’être débitée en morceaux identiques, fournit seulement des fragments
non cernés et qui tombent comme rognures, l’outil est formé par une ou deux lames de couteau, analogues â celles qui constituent les cisailles (voyez ce mot). Dans l’autre cas, c’est ordinairement un tube dont la partie inférieure trempée en acier très-dur, taillée en biseau et convenablement affûtée, vient porter sur la plaque soumise à l’expérience. Quant au mécanisme qui fournit l’impulsion nécessaire, ce peut n’être que le simple choc d’un marteau, lorsque la matière à découpera peu d’épaisseur et de résistance, comme, par exemple, le papier, le cuir, la toile, etc. Quand il s’agit d’un métal, le fer-blanc, la tôle de fer ou de cuivre, on agit soit par l’intermédiaire d’un levier, soit par des vis, comme dans les presses, la force motrice pouvant d’ailleurs être la vapeur ou une roue hydraulique.
On se sert aussi quelquefois du balancier (voyez ce mot). Dans ce cas, l’outil est construit d’une manière toute spéciale. Il se compose d’une pièce en acier, appelée étampe, et présentant en relief la forme de la pièce à découper. L’étampe se meut dans un tube qui s’appuie sur la plaque de métal en un point au-dessous duquel se trouve une pièce en creux, également en acier, et formant la contre-étampe. Si l’on met en action le balancier, la vis de celui-ci pousse un piston, lequel agit directement sur l’étampe, la force à emporter le morceau correspondant du métal, lequel, poussé dans la contre-étampe, y est comprimé et écroué jusqu’à épuisement de la force vive du système.
On emploie fréquemment aussi un système analogue à celui qui est utilisé dans la presse monétaire deM. Thonnellier. C’est, par exemple, à l’aide d’une machine de ce genre que l’on emboutit (voyez Emboutissage) d’un seul couples feuilles de laiton destinées à former la tête des clous dorés employés par les tapissiers pour garnir les fauteuils et différents autres meubles.
EMPREINTES (Anatomie). — C’est le nom que l’on donne à certaines inégalités existant à la surface des os et correspondant soit à l’atiache des muscles et des ligaments, soit au contact des vaisseaux ou d’autres parties ; ainsi les empreintes que l’on observe à la face postérieure de l’occipital donnent attache aux muscles et aux ligaments qui soutiennent la tête; on voit à la face antérieure de l’humérus \'E. deltoïdienne pour l’attache du muscle deltoïde. La face interne des os du crâne présente aussi des inégalités, des empreintes qui correspondent aux circonvolutions du cerveau.
Empreintes (Géologie). — On appelle ainsi les impressions que laissent dans les couches pierreuses certains corps organisés de peu d’épaisseur, comme les feuilles des arbres, ou bien des traces, des vestiges fugaces de certains animaux, tels sont des pieds d’oiseaux, etc. Elles diffèrent des autres fossiles en ce que ceux-ci présentent la substance môme des corps enfouis, tandis que les empreintes n’en offrent que l’image. Parmi les nombreux exemples trouvés dans les différents terrains, nousciterons les empreintes de pieds et de pas de certains quadrupèdes (fig. 914) que présentent les terrains de soulèvement à Hersberg.en Saxe, sur les faces de|sép aration de certaines couches de grès, et celles de pieds d'oiseaux divers (fig.^\b observées dans la vallée de Connecticut, aux États- Unis d’Amérique. Le terrain devait conserver une certaine mollesse, quoiqu’il fût hors de l’eau. La couche sur laquelle ces
animaux ont marché est pj Empreintes de pieds de aujourd hui recouverte par ‘ quadrupèdes, une autre qui s’est modelée
sur leurs traces, puis par des dépôts successifs considé râbles formés sous les eaux. En définitive, le terrain a dû se relever de nouveau pour arriver au point où il est au-
EMP
ËMU
jourd hui. Il existe aussi une assez grande quantité d'empreintes de poissons. — Parmi les végétaux, ces traces sont nombreuses, surtout dans les terrains houillers; on y
et ayant une nervure principale d’où partent perpendiculairement des nervures secondaires; telle est l’espèce nomméQ Pecopteris aquilina [fig. 916). Dans les argiles qui accompagnent les lignites, on rencontre des traces nombreuses de nos dicotylédones, telles que noyers, érables, ormes, etc. Consultez Cours éléiïientaire de géologie de Beudant.
Dans un sens analogue, on nomme encore empreinte ou plus exactement moule le vide laissé dans une sub-
Fig. 928. — Moule iiilei ieiir d’une coquille du genre arche (1).
Stance minérale par un corps organisé qui y a occupé une place et a été détruit plus tard. Les coquilles ont souvent laissé ainsi des moules extérieurs et intérieurs de leurs valves. Plusieurs autres corps organisés ont laissé des empreintes du même genre (/î^. 917 et 918).
On a encore décrit des empreintes fossiles qui sont évidemment dues à des gouttes de pluie tombées il y a des milliers de siècles sur des plages vaseuses aujourd’hui complètement endurcies (Voyez Fossile).
EMPUSE (Zoologie), Empusa. — Genre d’/n?ec^e5 établi par Iliger dans l’ordre des Orthoptères^ famille des Coureurs. Ce sont les espèces détachées des Nantis de Fabricius. Il leur donne pour caractères : les mâles ont des antennes pectinées ; le front, dans les deux sexes, se prolonge en forme de pointe ou de corne; les cuisses des quatre pieds postérieurs se terminent inférieurement par un appendice arrondi et membraneux ; dans plusieurs espèces, l’abdomen est festonné. L’espèce type du genre.
(1) aa, vide du moule. — h, interstice par lequel a pénétré la matière minérale. — c, moule intérieur. — ee, substance qui forme le moule extérieur.
Empusa pauper ata., Lat. ; Nantis pauperata, Fab. , est un joli insecte de l’Europe méridionale et de l’Égypte.
EMPYÈME (Médecine), du grec dans; pgôUy pus; pus dans l’intérieur. — Malgré l’extension que l’on pourrait donner à ce mot d’après son étymologie, il signifie, pour les modernes, V épanchement d’un liquide séreux, purulent ou sanguinolent dans la cavité des plèvres ; et on donne aussi particulièrement le nom d’opération de Vempyème au procédé par lequel on donne issue à ce liquide. Cet épanchement, étant une des terminaisons des nombreuses lésions qui peuvent affecter les organes thoraciques, ne peut être considéré comme une maladie essentielle dont la description pourrait être donnée ici ; nous nous bornerons à quelques mots sur l’opération en elle-même; elle consiste d’abord dans une incision à la peau, avec un bistouri étroit, pratiquée entre la quatrième et la cinquième fausse côte, en comptant de bas en haut si c’est à droite, et entre la troisième et la quatrième si c’est à gauche; l’incision doit être parallèle à l’espace intercostal et prolongée de 0“,06 à0“',09; on découvre ensuite les muscles intercostaux, on s’assure de la position des côtes, on divise les muscles en plaçant un doigt sur le bord de la côte supérieure, afin de ne pas blesser l’artère intestinale, et on incise la plèvre avec la précaution de ne pas pénétrer trop profondément. Le liquide écoulé, on recouvre la petite plaie d’un pansement à plat; d’autres y introduisent une canule à demeure. Quelquefois l’épanchement fait saillie au dehors, l’incision se fait alors sur le point fluctuant, sans rechercher le lieu d’élection indiqué plus haut. F — n.
EMS (Médecine, Eaux minérales). — Ville d’Allemagne (duché de Nassau), à 6 kilomètres E. de Goblentz, et 48 kilomètres S.-E. de Wiesbaden,sur la Lahn, dans une riante vallée. On y trouve un grand nombre de sources d’eaux minérales, ayant toutes, à très-peu de chose près, les mêmes propriétés physiques et chimiques; elles sont rangées parmi les eaux bicarbonatées sodiques, et leur température varie de 29®, 5 à 47°, 5 cent. Elles contiennent, en moyenne, d’après M. Frésénius, 3s%508 de principes fixes, dont les principaux sont : bicarbonate de soude, 2^*',008; id. de chaux, us^'‘^23l ; id. de magnésie, 0*5% 198 ; chlorure de sodium, 0°’’,966. Ces eaux, qui du reste sont claires, limpides et onctueuses au toucher, ont une certaine analogie avec les eaux de Vichy, si ce n’est qu’elles sont plus faibles en bicarbonate de soude surtout (ces dernières en contiennent jusqu’à 5 grammes). Trois de ces sources sont généralement employées par les malades, ce sont : 1® celle de Kranchen; 2“ celle de Fürsten (des princes) ; 3'- celle de Kessel (de la chau» dière). Quelques personnes font encore usage de celle de Bubenquelle., ou de celle de Neuquelle. Les eaux d’Ems se prennent surtout en boisson, à la dose de deux ou trois verres d’abord, puis jusqu’à cinq ou six par jour; celles du Kranchen sont les plus employées, et c’est ordinairement le matin qu’on les boit. Quant aux bains, l’établissement contient au delà d’une centaine de baignoires ; on y prend aussi des douches. Les eaux d’Ems ont été depuis longtemps préconisées contre les phthisies tuberculeuses, les bronchites, les laryngites; elles sont devenues en Allemagne rivales de nos EauivdBonnes ; s’il y a du vrai dans cette appréciation, elle doit être acceptée avec quelques réserves; ainsi il paraît bien établi par les observations de MM. Becquerel, Trousseau, Lasègue, et par les médecins allemands, que, en raison de leur faible minéralisation, ces eaux conviennent surtout dans les catarrhes chroniques avec persistance d’un certain degré d’inflammation, disposition aux fluxions sanguines, aux épistaxis, aux palpitations, au vif éréthisme du système vasculaire. On les a vantées aussi contre les catarrhes chroniques des voies urinaires. Nous ne citerons que pour mémoire, et avec l’expression du doute, leur effet salutaire dans la goutte, le diabète, les scrofules, les maladies de la peau, le rachitisme, l’anémie, la chlorose, etc. F — N.
EMULGENTS (Anatomie). — Expression-impropre par laquelle on a désigné les vaisseaux connus avec plus de raison sous les noms d’artère et veines rénales (voyez Rénal).
EMULSION (Matière médicale), ^u latin emulgere., traire, tirer du lait. ~ En effet, l’émulsion est une espèce de lait végétal, qui n’a, du reste, que l’apparence du lait animal. Il est blanc, opaque, liquide et formé par l’huile des amandes ou d’autres graines. On en prépare avec un grand nombre d’autres semences ; ainsi les amandes douces et amères, les semences de melon, de concombre, de courges; celles de lin, de pignon doux (fruit du pin
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pignon), de pistaches, de noix, de noisettes, etc. Le plus souvent, elles sont préparées avec de l’eau simple, quelquefois avec des eaux distillées de fleurs d’oranger, de laitue, ou avec des décoctions; mais il ne faut y ajouter ni acides ni alcooliques. On les édulcore soit avec du sucre, soit avec un sirop. Ces émulsions, qui sont rafraîchissantes, pectorales, émollientes, portent le nom d’émulsions vraies, — Les émulsions fausses se préparent avec les gommes résines, les résines liquides, les résines sèches, les baumes, le camphre, etc. Leurs propriétés varient suivant la substance employée. — La seule émulsion animale connue est celle qui porte vulgairement le nom de lait de poule.
Lorsqu’on veut préparer une émulsion ordinaire aux amandes (15 grammes d’amandesdoucespour l kil . d’eau), on les dépouille de leur pelliculeen les plongeantdans l’eau bouillante; pilez ensuite en pâte fine dans un peu d’eau, en ajoutant un peu de sucre ; lorsque la pâte est bien préparée, on y verse peu à peu de l’eau en agitant en tous sens avec le pilon, puis on passe le tout sur une étamine, avec forte expression. On môle ordinairement deux ou trois amandes amères avec les amandes douces pour aromatiser, et on édulcore avec du sucre ou un sirop.
EMYDOSAURIENS (Zoologie), nom donné par Blainville à un ordre qu’il avait établi dans la classe des Reptiles à côté de celui des Sauriens, pour le groupe qui constitue la famille des Crocodiliens, de Cuvier.
EMYDE (Zoologie), Emys, Brong. ; du grec emys^ tortue, eteidos, apparence. Ce nom créé par Al. Brongniart, a été donné, dans la classification de Duméril et Bibron, à un genre nombreux de leur famille des Elodites ou Tortues paludines^ sous-famille des Cryptodères . 11 a été employé par Cuvier comme nom scientifique de son sousgenre "des Tortues d'eau douce ^ genre des Tortues {Testudo, Lin . ), ordre des Chélonien s . (Voyez Tortues d’eau douce.)
EMYDIEINS (Zoologie). — On désigne généralement sous ce nom les Chéloniens des^eaux stagnantes, nommés aussi Tortues d’eau douce.
EMYSAURE (Zoologie), Emysaurus, Dum. ; du grec emys, tortue, et saura, lézard. — Genre de Tortues de marais créé par Duméril et Bibron pour une seule espèce ayant pour caractères : tête large, couverte de petites plaques; museau court; mâchoires crochues; deux barbillons sous le menton ; plastron non mobile, cruciforme, à douze plaques; cinq ongles aux doigts de devant et quatre derrière ; queue longue, à crôte écailleuse. C’est \s. Tortue à longue queue, de Cuv., Tortue serpentine {Testudo serpentina. Lin.), qui vit dans les cavernes et les lacs de l’Amérique septentrionale. Sa carapace a 0“,60 de diamètre. (Voyez Tortues d’eau douce.)
ENARTHROSE (Anatomie), du grec en, dans; arthron., -articulation. — Sorte d’articulation très-mobile formée par une éminence à peu près sphérique qui est reçue dans une cavité profonde. La jonction du fémur avec l’os coxal, au moyen de la tête de cet os d’une part, et de la cavité cotyloïde de l’autre, offre un exemple d’énarthrose qui permet de grands mouvements dans presque toutes les directions (voyez Articulation).
ENCANTHIS (Médecine), du grec en, dans, et kanthos, l’angle de l’œil. — On appelle ainsi une tumeur plus ou moins volumineuse située à l’angle de l’œil et déterminée par le développement morbide ou la dégénérescence de la caroncule lacrymale. Cette tumeur peut acquérir un volume considérable ; généralement, ce n’est qu’une petite excroissance molle, rougeâtre, grosse comme un pois qu’il faut enlever le plus tôt possible avec l’instrument tranchant, si, par un traitement émollient et résolutif rationnel, ou n’a pas pu en obtenir la guérison. Abandonnée à elle-même, cette tumeur, qui, môme dès le début, peut être d’un mauvais caractère, grossit, dégénère en granulations de nature cancéreuse, et les chances de l’extirpation deviennent d’autant moindres que l’on aura attendu plus longtemps.
ENCASTELURE (Hippiatrique). — On appelle ainsi un resserrement du sabot qui constitue une défectuosité des quartiers et des talons du cheval, déterminant une compression douloureuse. Ou peut voir cette disposition chez l’âne et le mulet, où elle existe naturellement et qui n’en éprouvent aucune souffrance . Il n’en est pas de môme dans le cheval. Elle peut ètvenaturelle., et tient alors à un vice de conformation du sabot auquel on ne peut guère remédier. Lorsqu’elle est accidentelle, elle dépend, en général, d’une mauvaise ferrure ; on ne l’observe guère que sur les pieds de devant, et c’est par l’abandon de la mauvaise ferrure, par la manière de parer les pieds, par l'usage de fers légers, de ceux qui ont pour but, suivant
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quelques vétérinaires, de presser les quartiers de dedans en dehors, afin de redonner au pied sa forme première, qu’on vient à bout de remédier à cette maladie. On aidera ces moyens en graissant le sabot avec de l’axonge, de l’huile de pied, etc., pour lui redonner de la souplesse et de l’élasticité.
ENGAUSSE (Médecine, Eaux minérales) . — Village de France (Haute-Garonne), arrondissement et à 8 kilomètres S. de Saint Gaudens, sur la petite rivière du Jops. On y trouve trois sources nommées la Grande et la Petite source, et celle dite d'Argut. Température, 22“ cent. Ces eaux sont sulfatées sodiques, et renferment, par litre, ■] grammes de sel dont 2«',126 de sulfate de chaux, et 0®",5ü2 de sulfate de magnésie. On les prend en bains et en boisson dans les affections nerveuses, néphrétiques, bilieuses, dans diverses maladies de la peau, dans quelques troubles fonctionnels des organes digestifs. D’autre part, si l’on en croit Pâtissier, « c’est un fait acquis à la science, que l’action efficace des eaux d’Encausse contre les fièvres intermittentes; elle se manifeste tantôt par des urines copieuses, tantôt par des selles fréquentes, etc. » [Rapp. sur le service des établiss. thermaux. Mém. de V Acad, de méd., 1854.)
ENCAUSTIQUE (Technologie). — Préparation dans laquelle entre toujours la cire, et qu’on applique à la surface des corps qui sont destinés à être cirés, vernis ou frottés. Suivant les cas, la composition de l’encaustique n’est pas tout à fait la môme ; celle, par exemple, qui convient à tel bois ne convient pas à tel autre; celle qui est destinée aux meubles n’est pas la même que celle qu’on applique à la surface des parquets, etc. Il serait sans intérêt de multiplier ici les formules de préparation de cette matière ; nous nous bornerons à en donner une très-propre à être étendue sur les carreaux ou parquets. Ajoutons que les anciens se servaient d’une sorte d’encaustique (cire punique) pour faire-des peintures ; on a, sans beaucoup de succès, essayé de faire revivre de nos jours ce procédé. La cire punique paraît être un savon de cire formé de 20 parties de cire et 1 partie de soude.
Formule de l’encaustique pour carreaux et parquets : On fiiit dissoudre dans 5 litres d’eau 125 grammes de savon blanc; on y ajoute 500 grammes de cire jaune coupée en petits morceaux, et on fait fondre à chaud. On met alors dans le mélange 60 grammes de cendres gravelées (carbonate de potasse) ; on agite, on laisse refroidir en remuant de temps à autre, afin que les parties de densités différentes soient mélangées en une sorte d’émulsion épaisse. Cette composition étendue sur le carreau suffit pour en couvrir 48 à 56 mètres. Quinze à vingt heures après on peut frotter. (Girardin.)
ENCELADE (Zoologie), Enceladus, Bonelli. — Genre d’insectes, de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carahiques . Ils ont pour caractères principaux : tête arrondie ; milieu de la languette avançant en forme de dent ; labre échancré ; antennes cylindriques; mandibules trèsépaisses. Ils sont nocturnes et fouisseurs, habitent sous des pierres dans les contrées exotiques. Il y en a deux espèces, dont la plus grande est 1’.^. géant {E . gigas. Bon.), insecte noir et brillant, long de 0“,04U à 0“,045, et qui se trouve sur la côte d’Angole.
ENCENS ou Oliban (Chimie, Botanique). — Gommerésine fournie par le Boswellia serrata, qui croît au Bengale. Il nous vient aussi de l’encens de l’Abyssinie et de l’Éthiopie. Ce corps se présente sous la forme de petites masses, d’un brun rougeâtre, arrondies, répandant, quand on les frotte, une odeur aromatique; cette odeur est surtout très-prononcée quand l’encens pulvérisé est jeté sur du charbon allumé. Il est un peu soluble dans l’eau et l’alcool. Sa constitution chimique est assez complexe. Il est formé par l’union de plusieurs gommes-résines. Il s’y trouve, en particulier, une résine acide (G^ORS'^O®), une résine neutre qui se rapproche de la colophane (G^0fi64O4), une huile volatile qui est probablement la cause principale de l’odeur. Indépendamment de l’usage ordinaire de l’encens dans les églises, 'on l’a quelquefois utilisé en médecine; en fumigations, comme un stimulant aromatique ; h l’intérieur sous forme de teinture, et à l’extérieur incorporé dans certains emplâtres.
L’encens est une substance très-anciennement connue et qui, de temps immémorial, nous arrive par la voie du commerce d’Arabie, où. probablement il n’est pas récolté. On a longtemps ignoré par quel végétal il était produit ; mais la découverte, au Bengale, d’un arbre de la famille des Burséracées, nommé par de Candolle Bowellia serrata, a levé tous les doutes, et l’on sait au-
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jourd’hui que l’encens découle du tronc de cet arbre très-répandu aux environs de Calcutta, Cependant il n’était pas certain que l’encens d’Arabie, ou plutôt d’Abyssinie, eût la môme origine : les uns le faisaient provenir du Balsamodendron kataf^ de la même famille ; d’autres, du Juniperus lycia (Gupressinécs) ; enfin Acli. Richard a prouvé qu’il découlait d’un autre arbre du môme genre que le premier, et auquel il a donné le nom de Boswellia papyracea. Il résulte de là qu’il existe dans le commerce deux sortes d’e^cews ou olihan : 1° VE. û' Afrique., ù' Arabie, à' Abyssinie., ù' Ethiopie produit par le Boswel. papyrneea., qui nous vient du Levant, par Marseille. Il se présente sous la forme de larmes jaunes, mélangées de morceaux plus gros, plus foncés, rougeâtres , dits marrons. Les larmes ont une cassure terne, ne sont pas transparentes; elles ont une saveur légèrement âcre, une odeur aromatique ; elles se ramollissent sous la dent; les marrons sont rougeâtres; ils ont une odeur et une saveur plus marquées; ils contiennent de petits cristaux de spath calcaire, souvent aussi des fragments d’écorce. Ils se ramollissent facilement entre les doigts. VE.de VInde, produit par le Boswel. serrata., que nous recevons directement de Calcutta, est le plus estimé ; il est en larmes plus volumineuses, irrégulièrement arrondies, jaunes, presque opaques; il a une saveur et une odeur parfumées, agréables.
Dans le commerce on donne le nom d’encens mâle, à celui qui se présente en morceaux détachés sous forme de lames; c’est la première qualité, et la plus recherchée ; elle est plus nette, plus pure, plus odorante ; elle se colore au contact de l’air. La seconde qualité est en masse agglomérée, plus foncée, moins pure, par opposition à la première qualité, on la nomme encens femelle. On falsifie très-souvent l’encens, en y môlant d’autres substances résineuses, celle du pin, par exemple. On reconnaît cette fraude au toucher, l’encens pur étant beaucoup plus moelleux. En le faisant brûler, l’encens falsifié donne une flamme moins considérable, et une odeur moins suave.
L’encens coule sans doute à la manière de toutes les autres gommes-résines ; il transsude de l’écorce de l’arbre qui le produit sous la forme où nous le voyons. Duhamel dit qu’il s’amasse sous l’écorce, et qu’il la rompt pour s’échapper ; nous sommes, du reste, peu instruits des circonstances de sa récolte qui, si l’on en croit quelques voyageurs, est accompagnée de pratiques superstitieuses.
L’analyse de l’encens a été faite par Braconnot, de Nancy, qui lui a trouvé la composition suivante : sur 100 parties d’oliban ; résine soluble dans l’alcool, 56,0; gomme soluble dans l’eau, 30, S; résidu insoluble dans l’eau et dans l’alcool, contenant probablement une résine insoluble dans ce dernier, 5,2 ; huile volatile et perte, 8,0. Comme toutes les gommes-résines, il est en partie soluble dans l’eau et l’alcool ; il brûle avec une flamme blanche lorsqu’on l’approche d’une bougie; répandu sur des charbons ardents, il s’embrase difficilement et dégage une fumée épaisse, qui se répand de telle sorte qu’une petite quantité brûlée dans une vaste église remplit toutes les parties du monument.
L’encens, qui était assez souvent employé autrefois en médecine comme excitant, n’est plus guère en usage aujourd’hui que comme ingrédient dans la thériaque, le mithridate, les pilules de cynoglosse, les baumes de Fioraventi,du commandeur, l’onguent des apôtres, etc. Dans ces dift'érentes préparations, il est plus particulièrement désigné sous le nom dHOliban. Mais le plus grand usage qu’on ait fait de l’encens, a été pour les temples. Nous l’avons pris des peuples de l’Orient, qui en brûlaient sur les autels des dieux, et, dans nos cérémonies religieuses, on le fait fumer devant l’image de Dieu, et môme devant ses ministres. « Il faut convenir, dit Mérat, que cette odeur porte à des sensations particulières, produit des émotions dont on n’est pas maître, que la pompe des cérémonies, le nombre des assistants et la majesté du lieu augmentent encore. » F —
ENCEPHALARTOS (Botanique), Encephalartos., Lehmami; du grec en., dans; képhalé., tête, et artos., pain; allusion à la fécule de la moelle de ces végétaux, avec laquelle on fait une sorte de pain. — Genre de plantes Dicotylédones gymnospermes, de la famille des Cycadées. Il comprend de petits arbres à tige cachée en partie dans la terre, à feuilles piquantes.^ Leurs cônes de fleurs mâles soni formés d’écailles en coin ou en disque et couvertes inférieurement d’anthères ; leurs cônes femelles ont sous chaque écaille 2 ovules nichés chacun dans une fossette. Ces végétaux habitent principalement le cap de Bonne-
Espérance. VE. cafre [E. cafer, Lehm.) est très-estimé au pays des Cafres. Les naturels extraient de sa tige une moelle qu’ils enfouissent en terre après l’avoir enveloppée par masse dans des peaux. Au bout d’un mois, ils écrasent cette substance presque putréfiée, yajoutentdel’eau,etils en obtiennent ainsi une pâte qui sert à faire des gâteaux, VE. liérissonné {E. horridus, Lehm.; Zamia horrida, Jacq.) a la tige laineuse et les feuilles composées de 25 ou 30 folioles recouvertes d’une poussière glauque. On cultive souvent plusieurs variétés de cette espèce dans les serres. g — s.
ENCÉPHALE (Anatomie), du grec en, dans; képhalé, tète ; qui est contenu dans la tête. — C’est l’ensemble des renflements nerveux qui remplissent la cavité du crâne.
Il en a été question à l’article Cérébro-spinal.
ENCÉPHALITE (Médecine), même étymologie. — On appelle ainsi l’inflammation des parties contenues dans le crâne, et particulièrement celle du cerveau. Cette maladie a été souvent confondue avec la méningite, et a reçu, aussi bien que cette dernière, le nom àe. fièvre cérébrale, par quelques-uns ; d’autres l’ont désignée sous ceux de fièvre ataxique, fièvre nerveuse les âges, tous les sexes, toutes les constitutions, peuvent être atteints de cette maladie; cependant elle est plus fréquente chez les enfants. Elle reconnaît pour causes les violences extérieures sur la tête, les chutes, le travail de la dentition, les plaies du cerveau; le travail intellectuel précoce ou trop prolongé, l’usage excessif des liqueurs alcooliques, de l’opium, l’insolation sur la tête, les veilles prolongées et continuelles, la terreur, des chagrins violents, la suppression brusque des hémorrhoïdes, le rhumatisme aigu ; quelquefois l’action sympathique d’une inflammation éloignée, telle que celle de l’estomac ou des intestins. La maladie éclate quelquefois subitement ; mais le plus souvent elle est précédée de malaise, d’insomnie ou de somnolence insolite, agitation, chaleur à la tête, douleur vive s’exacerbant par le bruit, le mouvement, la chaleur, la lumière ; il survient bientôt des réveils en sursaut, des rêvasseries fatigantes, des frissons irréguliers, un sommeil inquiet, j des grincements de dents; fièvre, soif, inappétence, assez j souvent des vomissements précèdent et accompagnent 1 ce cortège de symptômes; la céphalalgie est violente, la 1 somnolence augmente, le réveil se manifeste par des j cris, il y a du délire, des mouvements spasmodiques, des '5 convulsions dans les muscles de la face, contracture des 1 membres, les pupilles sont contractées et immobiles ; t bientôt prostration, paralysie, perte de la sensibilité, ? dilatation ou immobilité des pupilles; insensibilité au ; bruit, à la lumière ; quelquefois succession de tous ces i symptômes avec dégradation progressive de la sensibilité, ; des mouvements, etc., jusqu’à la mort qui peut arriver du 1 huitième au vingt-cinquième ou trentième jour. ^
L’encéphalite est une maladie très-grave. Le traitement ! consistera dans l’emploi des saignées locales ou géné- f raies, des purgatifs, des révulsifs employés avec prudence, ^
tels que sinapismes aux jambes, vésicatoires, quelquefois ? ceux-ci sur le crâne rasé, le plus souvent aux extrémi- < tés inférieures, des réfrigérants sur la tête, des boissons i fraîches, émollientes, etc, ,
Le traitement prophylactique, chez les enfants surtout { consiste dans l’emploi des moyens qui peuvent détour- < ner l’imminence des congestions vers la tête; ainsi on î évitera de couvrir cette partie de bonnets trop chauds ; 5
pendant le travail de la dentition, on veillera à ce que le | ventre soit très-libre ; le régime alimentaire sera sur- 1$ veillé avec soin, surtout chez certains enfants qui ont un | grand appétit, on se gardera bien de forcer chez eux le | travail intellectuel, etc. F— N. f
ENGÉPHALOCÈLE (Médecine), du grec enkephalon, | encéphale, et kêiê, tumeur. — On appelle ainsi une tu- i meur formée au crâne par le déplacement d'une partie i| de l’encéphale; elle est molle, arrondie, sans change- 'i ment de couleur à la peau, offrant des battements arté- | riels, diminuant de volume à la pression, augmentant par I les cris. On l’observe chez les enfants quand l'ossifica- I tion des sutures n’est pas achevée. Ceux qui en sont I affectés meurent ordinairement de maladie cérébrale. | Une autre espèce d’encéphalocèle tient à la destruction d’une partie du crâne par un accident, par l’opération du trépan, etc.; c’est un des accidents des plaies de la tête.
ENCÉPHALOIDE (Médecine),» môme étymologie que les précédents. — Nom donné par Laënnec à une des matières organiques qui forment le plus souvent les tumeurs cancéreuses, parce que, lorsqu’elle est parvenue à son entier développement, elle ressemble à la substance
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cérébrale d’un enfant, d’où lui est venu aussi le nom de matière cérébri forme . C’est, suivant Laënnec, un tissu formé de toutes pièces, jouissant, pour ainsi dire, d’une vie propre, et de formation morbifique nouvelle.
ËNCHÉLYDES, Ekchelys (Zoologie), du grec enchely s anguille. — Genre û'Infusoires^ de la famille des Enché- (yens, de Dujardin et Ehrenberg (voyez Infusoires).
ENCHEVÊTRURE (Vétérinaire). — Nom donné à une écorchure ou une plaie déterminée par la longe d’un cheval dans laquelle il s’est embarrassé, ce qui arrive assez souvent à l’écurie, lorsque l’animal cherche à se frotter et s’agite pour cela. C’est ordinairement au paturon d’un membre de derrière, quelquefois au jarret, au genou que cet accident se présente. S’il n’y a qu’une simple excoriation, le repos, des onctions douces suffisent pour amener la guérison. Quelquefois il existe une plaie profonde; elle peut se compliquer de furoncle, d’ulcération des tendons, d’abcès, etc., et produire ainsi des accidents graves. Le traitement consiste dans l’emploi des cataplasmes de miel et des émollients en général ; lorsque l’inflammation sera tombée, on aura recours aux onguents digestif, égyptiac, etc. Les complications seront traitées suivant leur nature. Mais, lorsque les accidents ont été graves, la cicatrisation laisse quelquefois après elle des cordons épais, des rétractions qui peuvent gêner les mouvements. Le meilleur moyen d’éviter les enchevêtrures consiste dans l’emploi des chaînes de fer, ou d’un billot de bois adapté à l’extrémité de la longe.
ENCLOUAGE et Désencloüage des bouches a feu (Art militaire). — • On encloue la lumière d’un canon pour le mettre hors d’état de servir à l’ennemi .
On enfonce avec force dans la lumière de la pièce un clou de dimensions convenables et on casse la partie restée en dehors, pour rendre l’extraction aussi difficile que possible. Si la lumière n’est pas trop dégradée, le clou peut résister à l’action du gaz de la poudre, ou bien, s’il est chassé par eux, élargir assez la lumière pour que la pièce soit incapable de servir. Après avoir exécuté cette opération à coups de marteau, on glisse un boulet au fond de l’âme de la pièce, et on l’y assujettit fortement avec une ou plusieurs éclisses enfer (coins à angle très-aigu). Une éclisse en bois serait rapidement détruite par le feu. Enfin, si l’on veut complètement dégrader la pièce, il faut altérer sa surface intérieure en plaçant des obus dans l’âme, et les faisant éclater ensuite, ou altérer sa forme en la faisant ployer. On obtient ce résultat en chauffant fortement la pièce sous la volée ou les tourillons, tandis qu’on frappe dessus pour profiter du faible ramollissement produit.
Le désencloüage se réduit à chasser le clou qui bouche la lumière à l’aide du gaz de la poudre. On essaye d’abord en bourrant fortement une charge de poudre, d’abord avec des cordes, puis avec de l’argile si les cordes ne suffisent pas, puis avec des boulets éclissés. Dans tous les cas, on met le feu par la bouche avec une mèche à étoupilles. Si tous ces moyens sont insuffisants, il faut creuser autour du clou et employer l’acide sulfurique, ou mieux, percer un nouveau trou dans le grain de lumière. On y trouve deux avantages : d’abord la rapidité, et puis une lumière neuve à la place d’une lumière dégradée.
On peut, au reste, se servir facilement d’une pièce enclouée, en mettant le feu par la bouche. Il suffit d’avoir la précaution de percer le sachet qui renferme la charge de plusieurs trous, de jeter quelques poignées de poudre dans la pièce, et de les mettre en communication avec la mèche à étoupilles qui sert à enflammer la charge. Ba.
ENCLOUURE (Médecinevétérinaire). — Mot dont l’étymologie est toute française, et qui sert à désigner une blessure faite, soit par un des clous enfoncés pour soutenir la ferrure aux pieds des animaux domestiques, qui subissent cette opération, soit par la piqûre dite dou de rue {voyez ce mot) produite par un clou ayant pénétré par hasard pendant la marche et blessé les parties vives. On s’aperçoit de cet accident à la boiterie de l’animal, qui ordinairement disparaît lorsqu’on a enlevé le corps vulnérant. Quelquefois cependant, lorsque la blessure est profonde, lorsque l’animal continue de travailler, les tissus s’enflamment, la suppuration arrive, le pus détache une partie de la sole, pénètre jusqu’à la couronne, et il en peut résulter des accidents graves lorsqu’on a négligé l’enclouure au début. La première chose à faire, lorsqu’on s’aperçoit de cet accident, c’est de déferrer l’animal et de nettoyer les parties ; des lotions émollientes, le repos, suffisent ordinairement pour éviter
tout accident ultérieur. S’il y a inflammation, on a recours aux émollients; si la suppuration survient, on donne issue au pus au moyen d’une ouverture à la corne, faite avec le boutoir. Si, malgré ce traitement rationnel ou par suite de négligence, il survenait une carie de l’os du pied, il faudrait alors enlever une partie delà paroi et se conduire comme dans le cas de javart (voyez ce mot). F — N.
ENCLUME (Anatomie) . — Un des osselets de la cavité du tympan, ainsi nommé à cause de sa position relativement au marteau (voyez Oreille).
ENCOLURE (Vétérinaire), du latin co//wm, cou. Nom donné à la région du col. — L’étude et l’examen minutieux de cette région sont un des points les plus importants de Vextérieur,, au point de vue de la beauté, de la grâce, de la force, de l’utilité, et même de la santé dans les animaux des races bovine et chevaline surtout. L’encolure forme un vrai bras de levier en avant du tronc, et suivant sa forme, son étendue en longueur ou en largeur, sa direction, elle annonce des qualités bonnes ou mauvaises de conformation : ainsi une encolure longue est avantageuse dans les chevaux de course, surtout si elle affecte une direction qui tienne le milieu entre l’horizontale et la verticale, et si la tête n’est pas trop lourde. Dans les chevaux de trait, on préfère une encolure courte et forte. On dit qu’elle est rouée lorsqu’elle forme une courbure bien prononcée. Si cette courbure n’existe qu’à son bord inférieur, elle est renversée ; si elle n’est qu’à partir de son tiers supérieur, on l’appelle en cou de cygne, etc. Dans tous les cas, un bon développement du muscle de l’encolure , du bras et de la tête {mostoïdohuméral) constitue une des beautés et un signe de force de l’encolure; on peut en dire autant lorsqu’elle est élargie vers son bord inférieur ; ce caractère indique un volume convenable de lu trachée-artère, et, par suite, des poumons. On devra faire un examen minutieux de l’encolure qui ne doit présenter dans un cheval irréprochable aucune trace de séton, vésicatoire, boutons de feu, etc. Gela indiquerait qu’il a été affecté de quelque maladie grave.
Dans l’espèce bovine, on recherchera de préférence la finesse de l’encolure ; elle annonce dans le bœuf la finesse de la race ; on la remarque aussi dans les bonnes vaches laitières ; par contre, une encolure courte^, épaisse, un fanon développé, indiquent une charpente volumineuse, de gros membres, et aussi des qualités médiocres pour le lait et la boucherie. Cependant, c’est un caractère qui distingue un bon taureau.
ENCORNET (Zoologie). — Nom vulgaire donné par les pêcheurs des côtes de l’Océan aux Mollusques du genre Calmar (voyez ce mot).
ENGOUBERT(Zoologie). - Sous-genre ào Mammifères., ordre des Edentés., du grand genre des Tatous {Dasypus, Lin.), caractérisé par cinq doigts aux pieds de devant, les trois mitoyens plus longs; queue en grande partie couverte d’écailles en quinconce, neuf ou dix dents partout. L’espèce connue et qui a servi de type à ce sousgenre, est le Tatou encoubert., de Cuvier, Cerquinçon, de Buffon , Tatou poyou, d’Azzara {Dasypus encoubert^ Desra.). On lui a encore donné le nom de Tatou-belette., à cause de la forme de sa tête. Il se distingue de tous les autres tatous parce qu’il a des dents dans les os intermaxillaires, son test a six ou sept bandes mobiles, forirfëes par des plaques allongées ; sa queue est médiocre, annelée seulement à sa base, ses mamelles au nombre de deux sont pectorales, ses pieds ont tous cinq doigts. C’est un animal fouisseur. Le muséum d’histoire naturelle en a possédé un pendant quelque temps. 11 était craintif, nocturne, cherchant toujours à se cacher; il courait très-vite. On le trouve communément au Paragay où il vit dans des terriers qu’il creuse avec une rapidité incroyable. Il se nourrit de la chair des cadavres. Sa longueur est de 0“,60 depuis le bout du museau jusqu’à la base de la queue, celle-ci en a 0“,25.
ENCRE (Technologie). — Toute substance employée pour tracer des caractères sur le papier ou sur d’autres corps.
Encre noire. — L’encre noire avec laquelle on écrit sur le papier est le résultat de la réaction du tannin et de^ l’acide gallique sur les sels de fer. C’est une combinaison d’acide tannique, d’acide gallique et d’oxyde de fer, c’est-à-dire un tannate et un gallate de peroxyde de fer en suspension dans de l’eau à laquelle on ajoute d’autres substances, notamment de la gomme, pour empêcher les sels de se précipiter et donner une certaine consistance au liquide, afin qu’il ne s’étende pas trop sur le