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papier, et enfin pour donner plus d’éclat aux caractères.

Le maiWenv liquide est l’eau pure, et surtout l’eau de pluie. Des corps qui contienneht l’acide gallique, l’écorce de chêne, de grenade, de sumac, etc., le plus avantageux est la noix de galle. Le sel de fer ordinairement employé est le sulfate de protoxyde de fer (vitriol vert, couperose verte). Mais l’encre ne prend un beau noirqu’après avoir été exposée quelque temps à. l’air dont elle absorbe l’oxygène. On peut pourtant obtenir immédiatement le môme résultat, soit en calcinant légèrement le sulfate de fer jusqu’à ce qu’il ait une couleur de rouille, soit en se servant d’une décoction de noix de galle qui est restée exposée à l’air. Quant aux autres substances, le bois d'Inde ou de Campèche rend la couleur plus foncée et moins susceptible de changer sous l’action de l’air et celle des acides; le sulfate de cuivre,, indiqué par Chaptal; rend l’encre plus foncée et plus consistante; enfin, les matières épaississantes sont : la gomme, la bière ■épaisse, le sucre en petite quantité, la cassonade et la mélasse ajoutées avec la gomme ou après.

Les recettes d’encre noire ne diffèrent que par les proportions de ces différentes matières. En voici une trèssimple et qui donne l’encre du plus beau noir.

On fait une forte décoction de la galle dans 13 à 14 litres d’eau. On filtre à travers une toile. On ajoute à la liqueur claire la gomme, puis la couperose qu’on a fait dissoudre à part dans le reste de l’eau indiquée. On agite le mélange de temps en temps, et on l’abandonne au contact de l’air jusqu’à ce qu’il ait pris une belle teinte d’un noir bleuâtre. On laisse reposer, on tire à clair, et on met dans des bouteilles bouchées avec soin. C’est l’encre double. En y mettant le double d’eau, on a l’encre simple. On peut lui donner du brillant en y ajoutant un peu de sulfate de cuivre (couperose bleue, vitriol bleu) et du sucre. Mais le vitriol bleu décomposé par les plumes de fer précipite du cuivre qui les rend cassantes.

Encre de Chine. — Les matières premières sont : 1° le charbon. Pour l’encre la plus fine, on prend du noir de lampe ou du noir de fumée provenant de la combustion de bois résineux, et purifié par la calcination et l’acide sulfurique étendu d’eau. Pour les encres de qualité inférieure, on se sert de noir de liège, de coton, de marc de raisin, de noyaux de pêche, etc.

2“ Une dissolution de gélatine ou de l’eau de gomme avec un peu de sucre.

3° Des corps odorants (musc, camphre, etc. ). On broie parfaitement les matières charbonneuses avec les dissolutions gélatineuses, on presse la pâte dans des moules^ et on laisse sécher les pains.

Les recettes varient par les proportions; l’une des meilleures est celle qui a été proposée par M. Mérimée.

On fait tremper de belle colle de Flandre dans environ trois fois son poids d’eau acidulée par un dixième d’acide sulfurique. On jette l’eau qui renferme la partie la plus soluble de la colle, et on la remplace par une égale quantité d’eau acidulée. On fait bouillir cette colle pendant une ou deux heures ; on sature l’acide sulfurique avec de la craie en poudre ; on filtre à travers du papier la dissolution qui doit être parfaitement transparente. Sur le quart environ de cette colle, on verse une dissolution concentrée de noix de galle qui précipite la gélatine sous forme de matière élastique résiniforme. On lave cette matière avec de l’eau chaude, et on la dissout à chaud dans la colle clarifiée. On filtre de nouveau cette colle et on la concentre par l’évaporation, de telle sorte qu’après l’avoir incorporée au noir de fumée, la pâte soit assez consistante pour être moulée.

Ce n’est que par tâtonnement que l’on connaît la proportion la plus convenable de matière astringente à combiner avec la colle. C’est aussi par tâtonnement qu’on détermine les proportions relatives de noir et de colle, puisque cette colle peut être plus ou moins concentrée. Ony parvient en faisant les essais suivants: On applique au pinceau une légère couche d’encre sur de la porcelaine ; si l’encre est luisante, c’est qu’elle est suffisamment collée. On écrit aussi avec une plume sur du pa- ])ior ; si, après la dessiccation de l’encre, on nela détrempe pas avec un pinceau imprégné d’eau, c’est qu’il n’y a pas trop de colle.

En Chine, les moules sont en bois, mais on peut les prendre en argile cuite qui boirait en peu de temps l’humidité de la pâte qui sortirait ensuite plus facilement des moules. M. Mérimée mêlait à l’encre préparée un peu de camphre auquel il attribuait la facilité avec laquelle l’encre se moulait.

Encre indélébile, — Ce serait une encre qui résisterait

aux attaques des faussaires. L’encre noire à base métallique est détruite par le chlore et les chlorures décolorants, les vapeurs acides, les solutions alcalines caustiques, l’acide oxalique et le sel d’oseille. L’encre de Chine contient du charbon dont la couleur noire ne peut disparaître ou être altérée par aucun réactif; mais l’écriture à l’encre de Chine s’arrête à la surface du papier, et il serait très-facile de l’enlever par le frottement ou le grattage. En 1837, l’Académie des sciences crut avoir trouvé le moyen de la faire pénétrer dans le papier, en la dissolvant dans une eau acidulée avec l’acide chlorhydrique, marquant 1®,5 h l’aréomètre de Baumé, pour les plumes d’oie, et dans une eau alcalisée par la soude caustique, marquant 1 ° à l’aréomètre pour les plumes métalliques. Mais le procédé par l’acide aurait rendu le papier toujours déliquescent, susceptible de pourrir et de tomber en poussière dans des endroits humides, de jaunir et de cesser d’être collé en quelques années : la soude aurait fini par jaunir et charbonner le papier, et aurait enlevé aux plumes métalliques l’enduit résineux qui les préserve de l’oxydation.

Encre rouge. — Faire dissoudre du carmin en poudre dans de l’ammoniaque liquide, laisser évaporer l’excès d’alcali, ajouter un peu de mucilage de gomme arabique et conserver dans de petites bouteilles.

Ou faire macérer 9G grammes de bois de Brésil dans 250 grammes d’alcool à 22*^ pendant vingt-quatre heures, filtrer, évaporer jusqu’à ce que le liquide soit réduit à 9G grammes, y faire dissoudre alors G i grammes d’alun, et 32 grammes de gomme arabique et de sucre blanc.

Ou faire infuser dans 400 grammes de vinaigre, pendant trois jours, 100 grammes de bois de Brésil râpé, faire ensuite bouillir pendant une heure, filtrer et dissoudre dans la liqueur chaude, 12®%5 de gomme arabique, et autant de sucre et d’alun.

On obtient une plus belle nuance, en dissolvant de la laque de garance dans de bon vinaigre.

Encre J O, une. — 1 partie de gomme-gutte et 1 partie de gomme arabique dissoute par l’ébullition dans 1 2 parties d’eau. On peut ajouter un peu de safran. Ou faire une décoction de 125 grammes ùq graines d' Avignon 500 grammes d’eau à laquelle on ajoute 10 grammes d’alun, et dans le liquide clair dissoudre 4 grammes de gomme pour épaissir. *

Encre bleue. — Arroser 1 partie du meilleur indigo pulvérisé avec G parties d’acide sulfurique concentré, en remuant avec une tige de verre, abandonner la liqueur pendant quelques heures et la verser goutte à goutte, en remuant fortement dans 3 ou 5 litres d’eau froide. Saturer avec de la craie, laisser reposer quelques jours et filtrer.

Ou (recette de Stéphan et Nash) triturer avec soin du bleu de Prusse pur avec \ d’acide oxalique cristallisé et un peu d’eau. Etendre cette bouillie très-fine d’eau de pluie jusqu’à la nuance qne l’on veut obtenir; on obtient ainsi les plus belles nuances jusqu’au bleu de ciel le plus clair.

Encre verte. — Mélanger une des encres bleues avec une des encres jaunes. Ou faire bouillir 10 grammes d'acétate de cuivre (verdet), 60 grammes de crème de tartre et 400 grammes d’eau, de manière à réduire à moitié le volume du liquide et filtrer.

Encre violette. — Mêler de l’encre rouge avec de l’encre bleue.

Encre orange. — Mêler de l’encre rouge avec de l’encre jaune.

Encres de sympathie. — Ce sont des liquides avec lesquels on trace des caractères invisibles sur le papier, et qui apparaissent ensuite sous différentes couleurs, soit par l’action de certains agents chimiques, soit simplement par l’action de la chaleur.

En voici quelques-unes de la première classe :

Les caractères tracés avec une dissolution d'acétate de plomb noircissent au contact de l’hydrogène sulfuré ou du sulfhydrate d’ammoniaque.

Ecrivez avec une légère dissolution de sulfate de fer, passez sur le papier desséché un pinceau imbibé de cyanure jaune de potassium, et vous aurez des lettres bleues; s’il est imbibé d’une décoction de noix de galle, vous aurez des lettres noires.

Ecrivez avec du sulfate de cuivre et exposez le papier au-dessus d’un vase contenant de l’ammoniaque, vous aurez des lettres bleues; mouillez avec du cyanure jaune de potassium, l’écriture sera cramoisie.

Ecrivez avec une dissolution de chlorure d’or, mouillez avec un pinceau trempé dans une solution d’un sel

ENC

ENC

d’étain, vous aurez des lettres d’une couleur pourpre.

Voici quelques encres sympathiques de la deuxième classe :

Ecrivez avec du suc d’oignon ou de navet, chauffez au-dessus de charbons rouges, et vous aurez des caractères noirs sur un fond blanc, ou des caractères blancs sur un fond noir. Dans le premier cas, le suc végétal se calcine avant le papier et laisse une empreinte charbonneuse ; dans le second, c’est le papier qui est charbonné ou décomposé ar la chaleur, avant que le suc en ait ressenti l’action.

Le suc de citron, d’orange, le vinaigre blanc, le sirop de sucre très-étendu, et en général tous les sucs végétaux renfermant de la gomme, du mucilage ou du sucre, donnent, comme le suc d’oignon, des écritures colorées par l’action d’une douce chaleur.

La plus jolie des encres sympathiques se compose d'une dissolution aqueuse de chlorure de cobalt suffisamment étendue. Les caractères tracés sont invisibles à froid, mais apparaissent en bleu dès qu’on chauffe légèrement le papier. Si on ajoute au chlorure de cobalt une certaine quantité de chlorure de fer, les caractères apparaissent en vert par la chaleur. Cette encre sympathique peut servir à composer de jolis dessins qui représentent à volonté un paysage d’hiver ou un paysage d’été.

Encre à marquer le linge et les étoffes. — Mêler intimement 30 grammes de nitrate d’argent, 30 grammes de gomme arabique, 125 grammes d’eau distillée et 8 grammes de noir de fumée. En remplaçant la gomme par la môme quantité d’encre de Chine, on a une couleur encore plus foncée. Pour l’employer, on étend un peu de liquide sur un petit tampon, on imprime sur le linge avec un cachet en bois et on laisse sécher.

Encre autographique. — Elle doit être assez visqueuse pour adhérer sur la pierre par le seul effet de la pression. Voici une recette donnée par M. Grussel : 8 grammes de cire vierge, 2 grammes de savon blanc, 2 grammes de gomme-laque, 3 cuillerées à bouche de noir de fumée ', faire fondre ensemble la cire et le savon. Avant que le mélange s’enflamme, ajouter le noir de fumée que l’on remue avec une spatule, laisser brûler le tout pendant trente secondes, éteindre la flamme, ajouter peu à peu la laque en remuant toujours, remettre le vase sur le feu jusqu’à ce que le mélange s’enflamme, éteindre la flamme et verser dans le moule quand l’encre est un peu refroidie. Pour s’en servir, il faut la dissoudre dans une soucoupe chauffée ; on peut ensuite y ajouter de l’eau froide.

Encre lithographique. — Les recettes d’encres lithographiques ne diffèrent que par les proportions des matières qui entrent dans leur composition. On y retrouve toujours du savon ou un alcali fixe (soude ou sous- carbonate de soude), du suif ou de la graisse, de la cire, de la gomme laque et du noir de fumée. Les corps gras doivent être très-purs et mélangés avec le plus grand soin. D’après M. Joumer, les résines augmentent et prolongent la fluidité de l’encre, mais diminuent sa solidité; les corps gras, au contraire (suif et savon), la rendent plus solide, mais altèrent la résistance. Les proportions dont il ne faut pas beaucoup s’écarter sont les suivantes :

Savon, 2 parties ; cire, t partie ; suif, l partie ; corps résineux, 2 parties ; noir de fumée, quantité suffisante pour la colorer.

Encre d'imprimerie. — C’est un mélange d’huile et de noir de fumée. On fait bouillir l’huile jusqu’à ce que la vapeur devienne épaisse et fétide ; elle se convertit ainsi en vernis. Les vernis à l’huile de lin ou de noix non épurée à l’acide sulfurique sont très-siccatifs et les seuls propres à faire les encres d’imprimerie. L’huile de noix est encore préférable, mais elle coûte plus cher. Elle doit être bien cuite afin qu’elle ne jaunisse pas plus tard, ou que les caractères ne soient pas entourés d’une auréole jaune. Après une ébullition suffisante, on découvre la chaudière que l’on retire du feu; on enflamme le vernis en tenant un copeau allumé dans la flamme de sa vapeur ; on laisse brûler en remuant sans cesse ; on recouvre, ou laisse refroidir rapidement et on ajoute ensuite du noir de fumée bien calciné. Il faut broyer avec soin, afin que les matières puissent bien s’incorporer.

Encre communicative pour copier les lettres. — Pour les petites presses à copier les lettres, qui permettent de transporter sur une feuille de papier blanc les caractères tracés sur une autre, sans que la première écriture soit efluicée, on se sert d’encre préparée en faisant dissoudre 1 partie de sucre candi dans 3 parties d’encre ordinaire.

Encre pour écrire sur le zinc. — M. Braconnotadonné la recette suivante ; vert-de-gris en poudre, 1 partie; sel ammoniac en poudre, 1 partie ; noir de fumée, \ partie; eau, 10 parties. Mêler ces poudres dans un mortier de verre ou de porcelaine, en y ajoutant d’abord une partie de l’eau, puis le reste en continuant de mêler. Elle peut être employée pour étiqueter des plantes, des clefs, les vins d’une cave, etc.

Encre pour écrire sur le fer-blanc, — M. Chevallier a donné cette recette : eau-forte, 10 parties; eau, 10 parties; cuivre, l partie. Dissoudre le cuivre dans l’eauforte, et ajouter l’eau quand il est dissous. On se sert d’une plume ordinaire, un peu ferme. Si les morceaux de fer-blanc sont enduits d’une matière grasse qui refuse le liquide, on le frotte d’abord avec un linge imprégné de blanc d’Espagne sec. L.

ENCLINE (Zoologie), Encrinus, Cuv.; du grec en, en, et crinon, lis. La figure ci-jointe représente un échantillon très-bien conservé d’un de ces débris fossiles nommés Encrines ou Encrinites, si nombreux dans les terrains qui terminent la série primaire et dans ceux qui commencent la période secondaire. La nature de ces débris ne fut déterminée qu’en 1755 par Guettard qui les décrit ainsi : « Les encrinites sont des amas de petits corps, de différentes figures, articulés les uns avec les autres et qui, ainsi réunis, donnent naissance à des espèces de lames longues, sillonnées transversalement, qui, par leur réunion, représentent en quelque façon la fleur d’un lis. Lorsque les encrinites sont composées de cinq de ces

lames, le total porte le nom de Pentacrinite Qu’une

encrinite avec sa base soit maintenant imaginée soutenue par une Entroque radiée ou étoilée, alors on aura un de ces corps auxquels on a donné le nom à.' Encrinite à queue (comme dans celle de la figure ci -jointe). » On nommait Entroques, Pierres étoilées. Astéries, Trochites des corps que l’on trouve à profusion dans les terrains où l’on recueille les encrinites. Ayant eu occasion de voir dans le cabinet de M. Boisjourdain un animal marin d’une forme singulière rapporté des mers des Antilles sous le nom de Palmier marin, Guettard reconnut dans cet animal, très-rare à l’époque géologique actuelle, une espèce vivante de môme conformation que les Encriniies. Le Palmier marin étudié si heureusement par Guettard est conservé dans les collections du Muséum d’histoire naturelle de Paris, et quelques autres échantillons existent dans les collections de l’Angleterre, du Danemark, de la Prusse.

C’est un animal nommé actuellement Pentacrine tête de Méduse [P. fasciculosus,

Aie. d’Orb.) et dont l’espèce, connue seulement dans les mers des Antilles, est, selon l’expression de M. Gervais, le triste débris de la magnificence de ces beaux lis de mer de l’ancien monde. Ces animaux sont des espèces d’étoiles de mer à bras rameux, articulés, repliés les uns vers les autres comme les pétales d’une fleur, et un pédoncule articulé supporte le corps ainsi formé.

En étudiant les nombreuses espèces fossiles, on a reconnu tout un groupe d’animaux organisés sur ce plan, aujourd’hui presque disparu de la nature vivante. Ces êtres, incomplètement connus de Cuvier, étaient rangés dans son grand genre Encrme, ordre des Echinodermes pédicellés, embranchement des Zoophytes ou Rayonnés. Ce genre a été considéré depuis comme une famille à laquelle on s’accorde pour donner le nom de famille des Crinoïdes. Aie. d’Orbigny a fait rentrer dans ce groupe, qu’il considère comme un ordre de la classe des Echinodermes, des animaux placés par Cuvier dans un genre voisin, les Comatules de Lamarck ou Âlecto de Leach. Ainsi entendu, son ordre des Crinoïdes se partage en deux séries : 1“ Crinoïdes libres, non fixées par un pédoncule, formant trois familles : Saccosomidées , Marsupitidées, Comatulidées ; 2° les Crindides fixes, pourvues d’un pédoncule, partagées en neuf familles : Pentrémitidées, Aplocr inidées, Cupressocrinidées, Cystidées, Polycrinidées, Mélocr inidées, Cyathocrinidées, Apiocrinidées , Pentacrinidées. Parmi les genres nombreux que renferment ces douze familles, il en est un, de la famille desA/é/ocrinidées, auquel est spécialement attribué le nom d'Encrine {Encrinus, Miller) et qui a pour type rE". moniliforme [E. entrocha. Aie. d’Orb.), si commune dans les couches du terrain conchylien. La famille des Comas, tulidées compte seule le plus grand nombre de se-

Fig.919. — Encrinite moniliforme, du terrain de trias (réduite au quart).

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espèces parmi celles qui vivent actuellement ; toutes les autres renferment uniquement des espèces aujourd’hui perdues, sauf celles du genre Pentacrinus .{oxaiWQ des Pentacriniclées, qui a été citée plus haut. Une prétendue petite espèce de nos mers, décrite par M. Thompson sous le nom de Pentacrine d'Europe^ n’est en réalité qu’une jeune comatule, qui, destinée à être libre à l’âge adulte, n’en est pas moins fixe pendant la première partie de sa vie et ressemble alors à une petite encrine pédonculée. — Consultez : Guettard, Mém. de VAc. des SC. de Paris.^ 1756. — Miller, Hist. nat. des Crinoïdes., Trans. de la Soc. géol. de Londres.^ 2® série, II® tome, U® partie. — Buckland, Geology and Mineralogy. — Goldfuss, Petre facta. — Aie. d’Orbigny, Hist. nat. des Crinoïdes^ Prodrome de paléontologie et Cours élémentaire de paléontologie. Ad. F.

ENDÉMIQUES (Maladies) (Médecine). — Voyez au mot Épidémie.

ENDERMIQUE (Médecine), du grec en, dans, daerma, peau. — On appelle méthode endermique un moyen d’administrer les médicaments, en les appliquant sur la peau dénudée de son épiderme par l’application d’un vésicatoire, de l’ammoniaque, ou de toute autre manière. Cette méthode, due au docteur Lembert, est employée surtout lorsque l’état de l’estomac et des intestins ne permet pas l’usage par cette voie des médicaments qu’il est utile d’administrer. Lorsque la peau a été mise à nu, on la saupoudre avec le médicament pulvérisé ou incorporé dans de l’axonge ou du cérat ; s’il est à l’état liquide, on peut le verser goutte à goutte sur la plaie. Cette médication ne peut être employée efficacement que lorsque l’épiderme est récemment enlevé ; plus tard, il s’y fait un travail de sécrétion qui gêne l’absorption.

ENDIVE (Botanique), hidivia, Lin. •— Espèce de plante du genre Chicorée; c’est la C'/ncoree endive [Chicorium indivia,hm.) (voyez Chicorée). On donne encore ce nom à une espèce dû Algue, du genre des Vives, nommée Vive laitue {Vlva lactuca. Lin ), à cause de sa ressemblance avec la feuille de la laitue frisée.

ENDOCARDE (Anatomie), du grec endon, dedans, et kardia, cœur. — Nom donné à la membrane qui tapisse l’intérieur des cavités du cœur; destinée à faciliter le passage du sang sans résistance, elle est extrêmement lisse, et, du reste, très-mince sur les tendons des colonnes charnues particulièrement et sur les valvules, sur lesquelles elle se réfléchit. Elle se continue dans l’intérieur des vaisseaux dont la capacité est en communication avec celle du cœur. On a dit qu’elle avait beaucoup d’analogie avec les séreuses.

ENDOCARDITE (Médecine), môme étymologie. — C’est l’inflammation de la membrane interne du cœur. Elle survient le plus souvent dans le cours d’une maladie aiguë, et particulièrement du rhumatisme articulaire aigu, qu’elle vient compliquer d’une manière fâcheuse. Elle se manifeste, pendant le cours de l’accès, par de la gêne, de l’anxiété, de l’oppression, des palpitations ; s’il y a des douleurs, elles doivent tenir à une péricardite ou à une pleurésie concomittante. A l’anscultation, les battements sont superficiels, le plus souvent on perçoit un bruit de souffle, de lime, de râpe, au niveau du cœur ; le pouls est fréquent, souvent irrégulier, généralement fort résistant, quelquefois faible petit, etc. Le traitement antiphlogistique est le meilleur à opposer à cette maladie, dont M. le professeur Bouillaud a fait une étude spéciale d’une grande valeur. Il n’est pas rare de voir à la suite se développer plus ou moins lentement des accidents qui décèlent une lésion du cœur, et particulièrement une insuffisance des valvules. Les malades qui ont été affectés de rhumatisme articulaire et d’endocardite doivent devenir un sujet d’observation constante de la part de leur médecin. Voyez Traité des maladies du cœur, par M. le professeur Bouillaud. F — N.

ENDOCARPE (Botanique), du grec endon, en dedans, et karpos, fruit. — On nomme ainsi, dans le fruit, la troisième des couches qui constituent le péricarpe, la couche épidermique intérieure qui tapisse la loge où se trouvent les ovules ou l’ovule unique (dans la pomme, la loge qui recouvre le pépin). C’est l’épiderme de la face supérieure de la feuille carpellaire (voyez Carpelle). V endocarpe se présente souvent comme une fine membrane qui tapisse l’intérieur de la loge; mais parfois il prend une consistance cartilagineuse , comme on l’observe dans la poire , la pomme, où il forme la partie résistante qui contient les pépins ; plus souvent, l’endocarpe devient complètement ligneux et forme ce qu’on nomme un noyau ; la graine nommée amande est aussi i

contenue dans cette enveloppe ligneuse. Lâ cerise, la pêche, la prune, ont un noyau dont le bois est un endocarpe ligneux ; il renferme l’amande qui est la graine unique. Dans la noix, c’est le bois qui est V endocarpe, de même que la partie ligneuse mince qui contient Tamande, fruit de l’amandier. L’orange et le citron ont des endocarpes succulents et charnus, grâce à un tissu additionnel qui se développe dans leurs loges (voyez Péri carpe),

ENDOGÈNES (Botanique), — Terme de botanique créé par de Candolle pour désigner l’embranchement des végétaux qui correspondent aux Monocotylédonés [voyez ce mot). «Il existe des végétaux, dit ce botaniste [Théorie élémentaire de la botanique, 1813, p. 2i0), dans lesquels les vaisseaux sont comme épars dans toute la tige, non rangés par zones autour d’un étui central, disposés de manière que les plus anciens, c’est-à-dire les plus durs, sont à l’extérieur et que l’accroissement principal de la tige a lieu par le centre; je tire de cette dernière particularité le nom éé Endogènes (du grec endon, en dedans, genea, naissance, sous lequel je désigne cette classe. » La théorie admise actuellement pour l’accroissement des tiges rejette ce terme, parce que l’accroissement dont il vient d’être question n’a pas lieu en dedans, mais bien en dehors par suite de la courbure et du croisement des faisceaux fibreux.

ENDOMYQUE (Zoologie), Payk.; du grec

endomychos, retiré. — Genre d’insectes, de l’ordre des Coléoptères, section des Trimères, famille des Fungicoles. ayant pour caractères principaux des antennes très-ion gués, très-écartées, terminées par une massue de trois articles; quatre palpes plus grosses à l’extrémité; la tête petite et enfoncée dans une échancrure du corselet ; les élytres bombées. Ils vivent, les uns dans l’écorce de certains arbres, d’autres dans les champignons. Ils répandent par les côtés du corps une liqueur laiteuse dont l’odeur est âcre et pénétrante. VE. écarlate {E. coccineus, Fab.) est rouge avec cinq taches noires sur les élytres, et se trouve sur le bouleau.

ENDORHIZES (Botanique), du grec endon, dedans, et rhiza, racine. — L. G. Richard a donné ce nom aux embryons dont « la radicule (ou bas de la tigelle) renferme le rudiment simple ou multiple de la racine qu’elle ne forme pas elle-même. » Les embryons des végétaux que les auteurs désignent sous le nom de Monocotylédonés étant ainsi organisés, L. G. Richard a appliqué le terme d’endorhizes à cet embranchement, par opposition aux exorhizes qui représentent les Dicotylédonées (voyez Exo-

RHIZES).

ENDOSMOSE (Physique, Physiologie), du grec endon, en dedans, et impulsion. — Propriété en vertu

de laquelle on explique le passage des liquides et des gaz à travers les tissus. La première idée qui se présente à l’esprit est celle de bouches ou pores absorbants dont ces tissus seraient percés ; mais elle n’a pu résister à l’étude des faits ; elle est aujourd’hui abandonnée. G’est Dutrochetqui a découvert dans les membranes organisées cette propriété célèbre, connue sous le nom d’ Endosmose ( V agent

immédiat du mouvement vital dévoilé, par Dutrochet, in-8°, Paris,

1826). Voici en quoi elle consiste : Lorsque deux liquides de nature différente, mais ayant de l’affinité l’un pour l’autre, ou simplement miscibles, sont séparés par une membrane organisée, ils tra-“., versentlamembrane,mais avec des vitesses inégales, de telle manière qu’il y a accumulation de liquide d’un côté de la membrane, et diminution de l’autre côté. On a démontré cette propriété par bien des expériences ; mais, pour être bref, il suffira d’en citer une : soit un tube c {fig. 920) adapté inférieurement à une petite cloche à tubulure a, que ferme en dessous un morceau de vessie ou une membrane animale quelconque attachée à son pourtour. Ce petit appareil ac a reçu le

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