C.6HSBr bromure d’acryle
C^HaS sulfure d’acryle ou essence d’ail.
Par là on conçoit la possibilité de la production artificielle de l’essence d’ail. Cette production a été réalisée par MM. Gahours et Hoffmann, en traitant l’iodure d’acryle (G'^H^l) par le sulfure de potassium.
L’essence d’ail a été aussi obtenue en traitant l’essence de moutarde par le sulfure de potassium. — Enfin, on la produit directement en distillant l’eau sur des gousses d’ail écrasées; une rectification au bain-marie et une distillation dernière sur le potassium suffisent pour l’obtenir pure. — L’essence d’ail a été principalement étudiée par M. Westheim. B.
AILANTE (Botanique), A Desfont., de ailanto^ nom malais qui signifie arbre du ciel. — Ge nom désigne un genre de plantes ou grands arbres de la famille des Xanthoxyléesou Zan thoxylées. — Cor«cG du genre ; Fleurs uni sexuées, 5 pétales roulés en cornet à leur partie inférieure; 10 étamines ou seulement '2-3, 2-5; ovaires courbés, entourés d’un disque plissé et présentant chacun un style latéral ; les fruits sont des samares membraneuses terminées en pointe.
U Ail ante glanduleux [A. glandulosa,'DQÿ,L) est appelé aussi faux vernis du Japon, parce qu’on a longtemps cru qu’il produisait le vernis dit du Japon qui est fourni par un sumac. G’est un grand arbre à cime étalée, qui s’élève à 20 mètres et plus. Ses feuilles composées imparipennées portent de 1 5 à 29 folioles pointues et mesurent jusqu’à (i“,50 et 0“,6() de longueur. Ses fleurs sont blanches, disposées en panicule ample, les mâles ont une odeur peu agréable. Cette espèce est originaire de la Chine et est arrivée en Europe par l’Angleterre où elle fut introduite vers 1751 ; elle vient très-bien sous le climat de Paris où elle se développe avec rapidité. Son bois souvent veiné de vert est aussi beau que celui du noyer ; il est plus ferme et moins cassant que celui du chêne. On obtient par incision de l’écorce de l’ailante un suc résineux qui acquiert une certaine dureté. Ge bel arbre, parfaitement acclimaté en France, est un des ornements de nos parcs et de nos promenades publiques, par la rnajesté de son port et l’élégance et la richesse de son feuillage ; si l’on joint à cela la rapidité de son développement, on concevra que son introduction et sa naturalisation en France soient unùconquête précieuse. Sa croissance est de 1 mètre par an. — Dans ces derniers temps l’ailante glanduleux a pris une importance assez grande, qui s’accroîtra sans doute, par suite de l’introduction d’un nouveau ver à soie qui se nourrit de ses feuilles (voyez Vf.iî a soie).
L’A. élevé [A. excelsa, Roxb. ), autre espèce des Indes orientales, a les feuilles persistantes et ne se cultive que dans les serres chaudes. G — s.
AILE ( Zoologie ) . — Membre conformé pour permettre aux animaux do voler. Ghez les oiseaux, l’aile atteint sa plus grande perfection ; c’est le membre antérieur dont la main est ramassée en un moignon et qui porte de longues plumes à son bord postérieur. Ghez les chauves-souris, l’aile est formée par ce même membre dont les doigts grêles et allongés en baguettes soutiennent un repli de la peau. — Ghez les insectes, les ailes sont distinctes des membres destinés à la marche ; il y en a une ou deux paires formées par une expansion aplatie de la peau et insérées au dos du thorax (voyez Oiseau, Ghéiuoptèues, Insecte).
Aile (Botanique). — On nomme ai/es les deux pétales latéraux de la corolle papilionacée, qui représentent en effet assez bien les ailes d’un papillon. Ordinairement ces pétales recouvrent les deux pétales inférieurs, souvent soudés et constituant la carène qui enveloppe les organes sexuels, comme une nacelle (dans le pois de sen-
teur). On nomme aussi ailes, des lames membraneuses qui se développent dans certains fruits, tels que ceux du frêne et de l’orme.
D’autres organes peuvent être encore dits ailes quand, ils présentent ces sortes d’appendices en forme d’ailes (les tiges, les feuilles, les stipules, les graines, etc.). G-^s.
Aile (Anatomie). — On donne ce nom à diverses parties du corps : ailes dy> nez, ailes de l’oreille, ailes de l os sphéyioid^^ 6tc*
AILERON (Zoologie).— Extrémité de l’aile formée, chez les oiseaux, par les pennes ou longues plumes, au nombre de trois, quatre ou cinq, qui s’insèrent à l’extrémité de l’aile ; c’est aussi le fouet de Vaile.
AIMANT (Physique). — Nom donné primitivement à un minerai de fer jouissant de la propriété d’attirer le fer, et ultérieurement étendu à des barreaux d’acier auxquels on a communiqué artificiellement la même propriété.
L’aimant naturel ou pierre d’aimant est formé par une combinaison de fer et d’oxygène Fe^O'^ appelé fer oxydulé magnét ique ; il est d’un noir brillant, et doué d'un aspect métallique. G’est un minerai très-riche, donnant du fer d’excellente qualité. On le trouve en Suède, en Norwége, à l’île d’Elbe et aux États-Unis. Il était connu des anciens qui en avaient découvert abondamment dans une région de la Macédoine et dans les environs d’une ville de l’Asie Mineure, toutes deux appelées Magnesia, d’où les noms de pierre magnétique, de vertu magnétique employés par les Grecs pour désigner l’aimant et sa propriété d’attirer le fer, d’où également le nom de magnétisme attribué à la branche de la^ physique qui traite des aimants, ainsi qu’à la force qui réside
Gîl GUX*
Les AIMANTS ARTIFICIELS, que l’ou fait ordinairement avec des lames ou barreaux d’acier trempé, jouissent des mêmes propriétés que les aimants naturels et même à un degré beaucoup plus élevé, et comme on peut leur donner toutes les formes désirables, ils sont à peu près les seuls usités*
Lorsqu’on plonge un aimant naturel ou artificiel dans de la limaille de fer et qu’on l’en retire, on le voit en entraîner avec lui une quantité notable distribuée à sa surface d’une manière plus ou moins régulière et formant des filaments qui sont tous implantés sur le métal. Cette disposition de la limaille en filaments est encore beaucoup plus marquée si l’on place l’aimant horizontalement sur une table et qu’on le recouvre d’une feuille de papier sur laquelle on répand avec un tamis la poudre métallique.
Le fer n’est pas seul attiré par l’aimant; le nickel et le cobalt aux températures ordinaires, le manganèse à — 20® le sont également, quoiqu’à un moindre degré. Les autres métaux sont presque absolument insensibles à son action (voyez Diamagnétisme), mais aussi ils ne s’opposent nullement à la transmission de cette action. L’aimant attire le fer, le nickel... au travers de l’eau, du verre, du bois, etc., comme au travers de l’air ou du vide.
La limaille de fer qui s’attache à l’aimant n est jamais distribuée uniformément à sa surface ; elle en occupe plus particulièrement les deux extrémités, qu on appelle pôles de l’aimant. La partie moyenne n 6n retient pas d’une manière sensible et forme la région ou ligne neutre [fig. 75, 7 G, 77).
Si nous mettons un barreau de fer doux au contact ou
simplement en présence de l’un des pôles d un aimani,, nous le voyons acquérir lui-même la propriété d’attirer la limaille.
Le fer doux s'aimante ainsi par influence avec une grande facilité ; mais dès qu’il est soustrait à l’action de l’aimant il perd avec une égale facilité ses propriétés nouvelles et transitoires. Le fer écroui, l’acier, et surtout l’acier trempé, sont plus rebelles à l'influence magnétique ; mais aussi ils en conservent une modification dura-
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