ESQ
la compagnie assure un très-grand nombre de maisons
Il est aisé de se convaincre, à l’aide de ce principe de l’espérance mathématique, que l’ancienne loterie n’était pas un jeu équitable. En effet, sur les 90 numéros, il en venait 5 à chaque tirage; la probabilité de gagner un extrait était donc ^ ou Il aurait fallu, par conséquent,
Plie -^G==^M, ou que la somme G, promise au ga-
gnaiit, fût égale à 17 fois sa mise M, c’est-à-dire que, pour U c franc exposé sur un numéro, on aurait dû gagner 17 francs, si ce numéro venait à sortir; de plus, il aurait fallu, dans ce cas, rendre la mise, et il revenait ainsi au gagnant 18 francs : au lieu de cela, on ne lui donnait que 13 francs. Pour les ambes^ le gain de la loterie était encore plus considérable. Les 90 numéros fournissent, en effet, 90X89 ou 8010 ambes ou arrangements 2 à 2; c’est le nombre total des chances, mais puisqu’on tirait 5 numéros, il venait à chaque tirage 5X4 ou 20 arrangements ; c’étaient les chances favorables. La probabilité ^ • 20 d’extraire un ambe déterminé était Il aurait
donc fallu que ^G=~M, ou que le gain fût de
399 fois la mise. Or, on ne donnait que 84 fois la mise ; le bénéfice de l’administration était de plus des *. Il était encore plus considérable pour le terne, le quaterne et le quine. Ainsi la loterie méconnaissait complètement à son avantage le principe de l’espérance mathématique.
Ce principe n’est pas toujours suffisant pour régler les conventions qui dépendent en partie du hasard. Il faut y joindre la considération de V espérance morale. On appelle ainsi le rapport de la somme que l’on s’expose à gagner ou à perdre, et de la fortune des joueurs. Ainsi deux personnes jouent 10 francs à croix ou pile. Si l’une possède 100 francs et l’autre 10000 francs, la première risque de son avoir, et la seconde seulement Le résultat, gain ou perte, sera bien plus sensible pour le premier joueur que pour le second.
Voici un autre exemple : Si un particulier assurait contre l’incendie une maison de 300000 francs, moyennant qu’on lui payât une prime de 300 francs, le contrat pourrait être conforme au principe de l’espérance mathématique, et pourtant le simple bon sens montre qu’on ne saurait approuver un pareil jeu, car, pour un trèspetit bénéfice, ce particulier s’exposerait à un très-grand mal, la perte de 300000 francs en cas d’incendie. Mais si une compagnie assure aux mômes conditions plusieurs propriétés, l’espérance morale justifie le contrat, parce que, d’une part, la somme des primes forme un bénéfice annuel par lequel elle peut s’exposer aux chances d’incendie, et que, d’un autre côté, le capital d’une compagnie surpasse généralement celui d’un simple particulier.
A ce principe se rattache d’ailleurs une remarque ingénieuse due à Buffon. Lorsqu’une personne possédant un capital de 10000 francs, par exemple, s’expose à une chance qui peut lui faire gagner ou perdre 1 000 francs, le gain ou la perte rapportés à sa fortune définitive sont rr^ et |— : la seconde fraction surpasse la première, de sorte que la perte ainsi estimée surpasse le gain. Ainsi , môme dans les jeux équitables, le résultat définitif serait toujours une perte. L’évidence de ca principe devient frappante, quand on expose une forte somme. Celui qui, possédant 6 000 francs de rente, en joue la moitié, s’expose à avoir 3000 francs de rente, ou bien 9000 francs. Dans le second cas, il ne pourra pas doubler ses jouissances; dans le premier, il sera forcé de les réduire à moitié.
Ces divers exemples doivent convaincre que les principes du calcul des probabilités s’accordent bien avec ceux du raisonnement ordinaire ; et l’on peut dire avec Laplace que ce calcul n’est, au fond, autre chose que le bon sens réduit en chiffres ou en arithmétique (voyez Probabilités [Calcul des). E. R.
ESPROT (Zoologie). — Espèce de Poissons, dit aussi Mélet harenguet (voyez Harf-xg).
ESQUILLE (Chirurgie). — Petit fragment qui se détache d’un os fracturé, dans les fractures comminutives. Les esquilles sont plus ou moins volumineuses, plus ou moins étendues. Lorsqu’elles sont libres et entièrement détathées de l’os fracturé, il faut les enlever, en les détachant avec précaution des parties molles auxquelles elles tiennent encore, et ne jamais les arracher avec violence. Ce précepte d’enlever les esquilles détachées de l’os est basé sur ce que, ne pouvant plus en espérer la consolidation, elles ne feraient que déterminer des accidents
en agissant comme corps étrangers. En général, il faut, lorsque l’on veut les extraire, pratiquer des incisions assez larges pour n’en laisser aucune, parce que celles qui auraient échappé s’opposeraient à la guérison et pourraient déterminer plus tard des abcès, des fistules ou d’autres accidents graves.
ESPRITS (Pharmacie). — On donnait assez généralement ce nom à des médicaments liquides résultant de la distillation de l’alcool sur une ou plusieurs substances aromatiques végétales ou animales; quelquefois, c’étaient simplement des dissolutions dans l’alcool de divers principes médicamenteux et surtout de principes aromatiques. On les appelait aussi quelquefois eaux spiritueuses . Aujourd’hui, on les désigne sous le nom d'alcoolats. On trouve indiqués dans les traités de pharmacie les E. alcooliques de cochléaria, de genièvre, de lavande, de citron, de framboise, de castoréum, etc. ; VE. carminatif de Sylvius ; alcool distillé sur les racines d’angélique, d’impératoire, de galanga, sur les baies de laurier, les semences d’angélique, de livèche, d’anis, sur la cannelle, l’écorce d’orange, le girofle, le gingembre, la muscade, le maïs et les feuilles de romarin, de marjolaine, de rue et de basilic; VE. huileux aromatique; alcool rectifié distillé sur des écorces d’orange et de citron, la vanille, le macis, le girofle, la cannelle, le sel ammoniac (chlorhydrate d’ammoniaque), l’eau de cannelle simple, le sous-carbonate de potasse, etc. Toutes ces substances médicamenteuses simples ou composées ont des propriétés pénétrantes, actives, qui souvent stimulent fortement nos organes. Elles conviennent particulièrement pour relever les forces abattues, dans les syncopes, dans certaines affections spasmodiques, etc.
On aencoredonnélenom d'espritsh plusieurs substances extraites par la distillation.
E. de corne de cerf. — C’est une espèce d’huile empyreumatique obtenue par la distillation de la corne de cerf.
E. de Mindérérus. — C’est Vacétate d’ammoniaque (voyez ce mot).
E. de nitre. — C’est V acide azotique affaibli (voyez Azotique [Acide]).
E. de nitre dulcifié. — C’est un mélange de 3 parties d’alcool à 85“ et 1 partie d’acide azotique à 34°. Employé comme diurétique.
E. de sel. — Acide chlorhydrique dissous dans l’eau. Ij’E. de sel dulcifié est un mélange de 1 partie d’acide chlorhydrique et de 2 parties d’alcool.
E. de succin. — C’est l’acide succinique huileux que l’on obtient par la distillation du succin.
E. de Vénus. — C’est le vinaigre radical ou acide acétique concentré, que l’on obtient par la distillation de l’acétate de cuivre.
E. de vin. — Tout le monde sait que c’est l’alcool obtenu par la distillation des matières qui ont éprouvé la fermentation spirituense.
ESQUINANGIE (Médecine), en grec sunanchê, — Pour les médecins, ce mot est synonyme d’angine; pour le vulgaire, il sert à désigner un mal de gorge très-violent (voyez Angine).
ESSAIM (Économie rurale). — Voy. Abeilles, Ruche.
ESSAIS (Chimie). — On dés'igne en général, sous le nom d’e^.îais, des expériences faites sur une petite échelle et qui ont pour but de déterminer la nature et les proportions des éléments constitutifs d’une substance donnée. Dans quelques cas, ces essais ne diffèrent pas d’une analyse chimique ordinaire ; c’est ce qui a lieu , par exemple, dans la recherche relative à la teneur d’un minerai. D’autres fois, on applique des méthodes spéciales, dirigées de façon à, signaler d’une manière rapide la présence de certains éléments ; tels sont, par exemple, les essais au chalumeau. Enfin, il y a un grand nombre de cas dans lesquels l’essai a pour objet de doser un seul des éléments qui entrent dans la substance, l’opération laissant volontairement de côté la détermination des matières associées à l’élément unique dont il s’agit. Ainsi, par exemple, la plupart des matières chimiques employées dans l’industrie et les arts : acides, alcalis, chlorures décolorants, etc., renferment, associées avec la matière utile, des matières étrangères souvent fort complexes. Il est clair que, pour que les transactions commerciales ayant pour objet ces substances aient une base équitable, il faut que le prix soit calculé d’après le poids réel de la matière utile. C’est là le but particulier des essais commerciaux, et ce but ne serait qu’imparfaitement atteint, si les procédés d’expérience n’étaient pas réduits à un degré d’uniformité et de simplicité qui les
ESS
ESS
rende accessibles à tout le monde. Le lecteur trouvera décrite, à des places diverses, dans le Dictionnaire, la manière de faire les essais des acides, des potasses, des manganèses, etc. Nous ne parlerons, dans cet article, que des essais de monnaies et bijoux d’or ou d’argent.
On sait que les monnaies sont au titre de 900 millièmes, c’est-à-dire qu’elles doivent renfermer neuf dixièmes de métal fin, l’autre dixième pouvant être un métal quelconque, mais étant en réalité du cuivre, qui est plus propre que tout autre à donner à la pièce le degré de dureté convenable. La vaisselle et l’argenterie sont au titre de 950 millièmes ; les bijoux, au titre de 800 millièmes. Il y a en outre une tolérance de 2 millièmes en plus ou en moins pour les monnaies, et de 5 millièmes en moins seulement pour la vaisselle, l’argenterie et les bijoux. On n’a pas fixé, pour ces derniers articles, de tolérance en plus, se fiant naturellement à l’intérêt des orfèvres, qui les empêche de dépasser le titre légal.
Les essayeurs, dans les hôtels des monnaies, sont de deux sortes : les uns, chargés de contrôler la monnaie, agissent comme agents directs de l’État et s’assurent que les pièces livrées par le directeur de la fabrication ont le titre légal et correspondent, par conséquent, à la valeur du franc, qui est la base de notre système monétaire; ceux qui sont chargés de contrôler l’argenterie et les bijoux agissent aussi au nom de l’État, qui les nomme ; mais ils sont rémunérés par les personnes qui font contrôler, d’une manière proportionnelle d’ailleurs à la valeur des objets garantis. Ce sont les essayeurs du commerce. Quand ils ont constaté que les objets soumis à leur appréciation ont le titre légal, ils y impriment une marque ou contrôle, qui est, pour le public, la garantie officielle du titre.
Nous allons indiquer succinctement les méthodes employées par les bureaux de garantie, en distinguant les essais d’argent des essais d’or.
1® Essais d’argent. — On se servait autrefois, d’une façon exclusive, de l’ingénieuse méthode de la coupellation. Elle consiste dans l’emploi d’une coupelle ou capsule poreuse faite de cendre d’os, dont nous donnons ici
Fig- 979. — Coupelle. Fig. 980. “ Moufle»
une coupe verticale. On place dans cette coupelle un poids déterminé de l’objet à essayer avec une quantité additionnelle de plomb, et on introduit la coupelle dans
Fig, 981, — Fourneau de coupelle.
la moufle A du fourneau de coupellation, dont notre nguEG donne à la fois une vue et une coupe. Ce fourneau a la disposition ordinaire des fourneaux à réverbère La moufle, formée d’un demi-cylindre, s’appuie par son "extrémité ouverte à la porte B, et par sa partie fermée elle repose sur le support S, qui est enclavé dans la partie postérieure du fourneau. On conçoit que, si le foiuneau est chargé de combustible de G en L, la moufle sera portée à une très-haute température, et, comme elle présente des fentes, il s’établira dans son intérieur
un courant d’air nécessaire à l’opération elle-même.
Voici, en effet, les phénomènes curieux qui se passent dans la coupellation. Sous l’action de la température élevée, l’alliage d’argent et le plomb fondent; ce dernier s’oxyde, et l’oxyde de plomb fond à son tour. Si le cuivre eût été seul avec l’argent, il se serait oxydé sans doute, mais l’oxyde n’étant pas fusible serait resté sur la coupelle. L’oxyde de plomb joue à son égard le rôle de dissolvant, et les deux oxydes ainsi fondus sont absorbés par les parois poreuses de la coupelle. Quant à l’argent, comme il est inoxydable, il demeure sous la forme d’un bouton (bouton de retour), qu’il suffit de peser pour avoir le poids d’argent fin contenu dans la portion de l’alliage soumise à l’expérience. Cette intéressante méthode est employée sur une grande échelle, pour retirer l’argent des minerais de plomb argentifères; l’oxyde de plomb formé s’écoule par des entailles pratiquées sur la grande coupelle employée dans cette circonstance, et fournit ainsi une partie de la litharge employée dans le commerce.
Comme méthode d’essai, la coupellation n’est pas irréprochable. En effet, le bouton peut renfermer des traces de plomb d’une part, et d’un autre côté une portion de l’argent peut être entraînée, soit par l’oxyde qui passe à travers la coupelle, soit par celui qui se volatilise. Gay- Lussac, qui remplit pendant de longues années les fonctions d’essayeur à la Monnaie de Paris, et qui imprima à ce service le cachet de précision qui le distinguait à un degré si éminent, fit adopter un système d’essai par la voie humide, qui est infiniment supérieur au précédent et que nous allons faire connaître.
Le principe de la méthode est la précipitation de l’argent d’une dissolution argentifère par le chlorure de sodium. Il se forme du chlorure d’argent entièrement insoluble, et qui présente d’ailleurs cette propriété fort utile, que, si on agite le vase où il s’est formé, la liqueur s’éclaircit, surtout si elle est un peu chaude, par la réunion des grumeaux constitutifs du précipité. D’après cela, voici comment on opère : On prend un poids déterminé de l’alliage à essayer et on le traite par l’acide azotique. Il se forme de l’azotate d’argent et de l’azotate de cuivre, que l’on verse avec une certaine quantité d’eau dans un flacon. On prend ensuite une dissolution normale de chlorure de sodium, et on en verse des volumes successifs dans le flacon, en ayant soin d’agiter à chaque fois. Tant que la liqueur se trouble, c’est qu’il y a encore de l’argent, et, quand on arrive à un point tel qu’une nouvelle goutte de chlorure ne produise plus rien , c’est que tout l’argent a été précipité. Sachanr d’une part qu’il faut 0g'',64 14 de chlorure de sodium pous précipiter 1 gramme d’argent, et connaissant d’ailleurle titre et le volume de la dissolution employée, on conçoit qu’on peut en déduire exactement le poids de l’art gent contenu dans l’alliage. Pour pouvoir opérer avec plus de précision, on se sert de deux dissolutions. L’une est la dissolution normale, telle que dans un dizième de litre il y ait la quantité de sel nécessaire pour précipiter I gramme d’argent. L’autre est la liqueur décime qui renferme une pruportion dix fois plus forte d’eau. C’est cette dernière qu’on emploie vers la fin de l’expérience ; l’une et l’autre d’ailleurs sont versées à l’aide de bm rettes graduées.
Essais d’or. — Les alliages d’or et de cuivre sont essayés par la coupellation ; mais, comme on peut y supposer l’argent , on en ajoute toujours une certaine quantité ; cette opération prend le nom Ôl inquartation.
Le bouton de retour est recuit, laminé et roulé en forme de cornet [fig. 982), qu’on introduit ensuite dans un matras d’essai {fig. 983) avec de l’acide azotique. L’argent est seul attaqué; l’or conserve la forme du cornet primitif; on le lave avec soin, et finalement on le fait chauffer dans la moufle et on le pèse. On obtient ainsi le poids de l’or contenu dans l’alliage en essai.
Les essais d’or se font généralement par 0gr,50; mais la quantité d’argent et de plomb varie avec le titre de l’alliage à essayer. Voici les proportions les plus ordinairement employées :
Argent. Plomb.
lo Monnaie au titre de 900/1000. ... lsq.35 7sr
2o Or au titre de 950/1000 1, 33 4
3o Or au titre de 750/1000. ..0 . 0 • .0 1, 33 10
Fig. 982. Fig, 983.
ESS
ESS
ESSARTAGE (Agriculture). — Mode de défridiement d’un sol couvert de bois et de broussailles, qui consiste à arracher et à brûler sur place tout ce qui pourrait entraver la marche de la charrue (voyez Friche).
ESSENCES (Chimie). — On donne ce nom aux huiles volatiles odorantes qui se trouvent toutes formées dans les tissus de certaines plantes, ou qui proviennent d’un dédoublement par voie de fermentation d’un produit organique préexistant dans le végétal. Les essences sont, en général, un peu colorées en jaune ; leur point d’ébullition est compris entre 130“ et 200“ ; elles sont habituellement constituées par deux principes différents : un liquide qui est l’huile essentielle proprement dite; l’autre,
solide ; on le nomme stéaroptène. Quelquefois ce dernier est en quantité telle, que l’huile essentielle en demeure concrète. Les huiles essentielles font tache sur le papier ; mais cette tache disparaît en chauffant, tandis que les huiles grasses font une tache qui persiste. Elles sont quelquefois solubles dans l’eau, mais toujours en petite quantité, plus solubles dans l’alcool. Quelques essences absorbent l’oxygène de l’air et se résinifient en partie. Quelques-unes se chargent d’une grande quantité de gaz acide chlorhydrique sec, et donnent naissance fi une espèce de camphre artificiel. Leur composition est trèsvariable ; à ce point de vue, on peut les diviser en plu» sieurs classes.
/Essence de térébenthine f,20HlG. ...
/ — de citron
[ — d’oranere C20Ht6. ...
V — d’élémi CtORS,...
Essences 1 — de genièvre C.20H16. ...
hydrocarbu- < — de copahu
rées. 1 — de cubebe C10R8
I — de Sabine C20R16, ...
f — de poivre ...
1 — de laurier C20R16. ...
V — de bouleau C20R16. ...
Essences qui sont des hydrures ou qui les engendrent.
Essences
acides.
Essences
sulfurées.
Essences
non
classées.
— d’amandes amères (hydrure
de benzoïle) Ct^H^O^...
— de cannelle (hvdrure de cin-
namyle) Ct8R802...
— d’anis engendrant (l’hydrure
d’anisyle) Ct^RSO^'. . .
— de cumin, contenant l’hy-
drure de cuminyle) C20R12O2..
— de girofle (C20R12O4).
— de piment C20R12O4..
— de moutarde C^RSAzS^..
— d’ail C6R8S
— de raifort C8Rt6Az2S.
— de menthe C20R20Q2..
— de cèdre C39R26Q2..
— de sassafras CIOR^O^. , ,
— d’absinthe »
— de roses
— de lavande »
— de camomille C29R1602. .
— de rue C20R20O2...
— de thym »
— de valériane »
— de bergamote d
— d’hysope «
— de romarin »
— de jasmin »
Provenant des arbres résineux., [pînus marit\mà),
— du zeste des citrons., [citrus medica).
— du zeste d’orange.... {citrus aurantium) .
— de la résine elemi. .. . [gardinia summifera),
— baies de genièvre. . . (juniperus communis),
— baume de copahu.... [copaifera offlcinalis) »
— fruits de cubèbe {piper cubeoa).
— baies de sabine [juniperus sabina) ,
— {piper nigrum).
— tronc de {ocoteà).
— distillation du goudron
fourni par l’écorce
du bouleau {betula alba).
— fourn. par les amandes
amères au contact de l’eau
— {cinnamomum cannella).
— {pimpinella anisum) .
— {ruminum cyminum).
— des boulons des fleurs
du. [caryophyllus aromaticus),
des graines du {capsicum annuum).
des gousses de [sinapis nigra).
des racines de {allium sativum).
(raphanns sativus).
[menlha piperita) ,
du cèdre de Yirginie. (abies cedrus).
[laurus sassafras) .
{ubsinthium vulgare),
des espèces du genre (rosa).
des sommités fleuries
du [lavandula spica).
[anthémis nobilis).
{ruta graveolens).
[thymus vulgaris).
de la racine de valériane [valeriana ofjîcinalis) .
des zestes du [citrus limetta) .
[hyssopus ofpcinalis].
[rosmarinus officmalis)»
[jasminum officinale].
Le mode d’extraction des essences est très-variable, suivant les cas. Dans quelques circonstances, la pression suffit, comme pour l’essence de citron que laissent échapper les zestes des citrons quand on les comprime. D’autres fois, il faut recourir à la distillation en présence de l’eau ; la vapeur d’eau entraîne l’essence et la dépose dans le serpentin refroidi de l’alambic, d’où elle s’écoule dans le récipient. Lorsque les huiles volatiles sont plus légères que l’eau, on les recueille dans un récipient de
forme particulière, nommé récipient florentin [fig. 984). A mesure que l’essence arrive dans le serpentin, elle déplace un volume d’eau égal au sien, qui s’échappe par le bec a. Quand l’huile volatile n’exisle qu’en petite quantité dans la plante d’cù on veut l’extraire, et qu’elle resterait dissoute dans l’eau qui se condensera avec elle dans le serpentin, on aime mieux, pour ne pas employer une trop grande proportion d'eau et éviter pourtant les inconvénients du chauffage à feu nu de l’alambic, faire circuler de la vapeur d’eau au contact de la plante chauffée ellemême au bain-marie, de manière à ce que la température de distillation de l’essence ne dépasse pas 100“. Enfin, quand l’essence, d’ailleurs peu abondante, est très-délicate et qu’elle pourrait être altérée par la distillation, 011 l’extrait par pression en employant une huile grasse dans laquelle on parvient, par plusieurs opérations, à en incorporer une très-forte proportion. On
élimine ensuite l’huile grasse par un dissolvant approprié, alcool ou éther. Les essences ont été principalement étudiées par MM. Blanchet, Sell, Dumas, Péligot, Liebig, Piria, Laurent, Gerhardt, Cahours, Wohler, Deville. B.
ESSENCE d’Orient (Zoologie). — On nomme ainsi, dans le commerce, une matière nacrée qui entoure la base des écailles de certains poissons et avec laquelle on fabrique les fausses perles. Ifable est le poisson sur lequel on recueille particulièrement cette substance (voyez Able,
I^ERLKS )•
ESSENCES LIGNEUSES (Arboriculture). — Les forestiers et les arboriculteurs emploient ce mot pour désigner les espèces d’arbres, d’arbustes ou d’arbrisseaux que l’on cultive en forêts ou en bois, plantations d'alignement, en haies vives ou en oseraies. Le môme mot a été adopté par les artisans qui emploient le bois et s’étend alors à un grand nombre d’arbres ou arbrisseaux étrangers. Nous donnerons ici seulement, d’après Girardin et Du Breuil, l’indication des essences forestières habituellement cultivées ou qui peuvent être cultivées en France, renvoyant au mot Forêts et à chaque nom d’arbre ou d’arbrisseau pour les divers détails qui les concernent. Nous joignons à cette première série de renseignements une liste des principales essences ligneuses exotiques mentionnées par les voyageurs ou connues des colons sous des noms de pays différents des véritables noms botaniques.
1. Essences ligneuses forestières. — Nous diviserons la liste de ces essences d’après le mode de culture qui leur convient le mieux et le genre de sol qu’elles réclament; ces divisions une fois établies, nous suivrons d’ailleurs l’ordre alphabétique, èn séparant, lorsqu’il y aura intérêt
ESS
ESS
les essences à bois résineux des essences^ non résineuses et les espèces indigènes des espèces exotiques.
A. — Arbres oo arbrisseaux de futaie.
g j. — Sols argileux^ compactes ou glaiseux.
Espèces indigènes à feuilles caduques.
N" 1. Bouleau blanc o\x Bouillard {Betula alba^hixx.) " liauteur, 13 mètres; circonférence, 1 mètre; se multiplie par semence (40 kilogrammes par hectare) et réussit sous le climat du nord de la France, dans tous les terrains et à toutes les expositions, sauf celle du midi. En futaie, on doit l’exploiter à l’âge de 40 à 50 ans; bois tendre, nuancé de rouge, fin et serré, prenant bien le poli et assez élastique; il est emplo^-é pour la saboterie, la menuiserie, l’ébénisterie, le tour; il sert aussi pour le chauffage des fours et la fabrication de la poudre de guerre.
N“ 2. Chêne rouvre ou à glands sessiles {Quercus robur^lÀn.) : hauteur, jusqu’à 35 et 40 mètres; circonférence, 3 mètres; multiplication par semence (l20 décalitres par hectare), sans recepage. Cet arbre aime les climats tempérés; le froid et le chaud en excès lui nuisent également. En futaie, il est bon à exploiter entre 100 et 200 ans d’âge ; bois dur, brun et compacte, très-précieux pour les constructions civiles et navales et pour les arts mécaniques ; excellent combustible ; l’écorce fournit un tan très-estimé.
1N“ 3. Chêne pédoncule o\\ a glands pédoncules y Chêne commun [Quercus pedunculaia^ Hoflf.) : hauteur, 45 à 50 mètres; circonférence, 3“,50; se multiplie comme le précédent, mais croît moins lentement et exige un climat plus tempéré encore. Bon à exploiter à l’âge de 140 à 150 ans, il donne un bois dur, propre aux ouvrages de fente et à la menuiserie.
No 4. Hêtre des bois. Fayard^ Foyard^ Fau, Fouteau [Fagus sylvaticay Lin.) : hauteur, 25 à 30 mètres; circonférence, 1“,50 à 2 mètres; multiplication par semence (120 décalitres par hectare), sans recepage; se plaît dans les climats tempérés. En futaie, il s’exploite à l’âge de 140 à 160 ans; bois dur, mais moins élastique et moins résistant que le bois de chêne, très-recherché pour la boissellerie,lasaboterie et pour la confection des pieux à pilotis ; c’est un excellent combustible.
]\o 5. Oimie commun ou champêtre {Ulmus campestris, Lin.) : hauteur, 20 à 25 mètres; circonférence atteignant parfois 4 et 5 mètres; multiplication par semis; âge d’exploitation, 100 à 110 ans. Bois dur, jaune, marqué de veines foncées ; particulièrement estimé pour le charronnage, pour les ouvrages destinés à demeurer sous l’eau et pour le chauffage. UOrme tortillard est une variété de l’orme commun, dont le bois doit à ses libres entre-croisées sans cesse une élasticité et une dureté incomparables ; on le multiplie par semis, bouturage et marcottage.
N» 6. Orme pédonculé [Ulmus pedunculata, Foug.) ; en tout analogue à l’orme commun, au point de- vue forestier.
Espèces exotiques à feuilles caduques,
N° 7. Bouleau à canot [Betula papyrifera^ Midi.), de l’Amérique du Nord : hauteur, 20 mètres; se multiplie par semis; climats tempérés; bois tendre, très-nerveux et d’un grain brillant, excellent pour l’ébénisterie et le chauffage ; écorce épaisse, flexible et résistante, très-employée dans son pays natal pour faire des boîtes, des étuis, etc. Encore très-rare en France.
N° 8. Chêne blanc châtaignier (Quercus prinos palusiris, Mich.), de l’Amérique du Nord ; hauteur, 30 mètres ; se multiplie par semis, sans recepage; bois dur, trèsestimé pour le charronnage. Encore rare en France.
N° 9. Erable noir [Acer nigrum, Midi.), de l’Amérique du Nord : hauteur, 15 à 16 mètres; se multiplie par semis; pays montagneux; bois dur, noirâtre, trèsestimé pour le chauftage. Encore rare en France.
N» 10. Hêtre rouge [Fagus ferruginea, Willd,),de l’Amérique du Nord: hauteur, 20 mètres; se multiplie par :;eniis, sans recepage; climat froid; bois dur, très-fort et très-compacte, avec un aubier très-mince, propre aux mômes usages que celui du hêtre des bois, mais de meilleure qualité. Encore rare en France.
Espèces indigènes à bois résineux.
N' 11. Pmd'Alep, Pin de Jérusalem, Pin blanc [Pinus
halepensis. Ait.) : hauteur, 16 mètres; multiplication par semis (20 kilogrammes par hectare), sans recepage, ou par greffe herbacée sur pin sylvestre ; climat méridional ; âge convenable pour l’exploitation, 70 à 80 ans; bois contourné très-solide, à croissance lente, bon pour les constructions navales et pour le chauffage des fours.
N“ 12. Sapin commun ou de Normandie [Abies pectinata, de Cand.) : hauteur, 50 mètres; multiplication par semence (31 kilogrammes par hectare) ou par boutures; climat septentrional; âge convenable pour l’exploitation, 110 à 120 ans; bois très-droit, très-léger et très-vibrant, très-estimé pour les constructions navales, la charpente, la menuiserie, la layeterie et aussi pour la fabrication des instruments de musique à cordes; cet arbre produit la térébenthine dite de Strasbourg.
N° 13. Sapin épicéa [Abies excelsa, de Cand.) : hauteur, 20 à 26 mètres; multiplication par semence (15 kilogrammes par hectare) ou par boutures ; climat septentrional; âge d’exploitation, 70 à 80 ans; bois semblable à celui du précédent et propre aux mômes usages. Cet arbre produit la poix de Bourgogne.
Espèces exotiques à bois résineux.
N” 14. Pin du lord Weymouth [Pinus strobus. Lin.), de l’Amérique du Nord: hauteur, 30 à 35 mètres; se plaît dans les climats tempérés ; bois propre à beaucoup d’usages et surtout aux constructions navales pour les mâtures.
N" 15. Sapinette noire [Abies nigra,Po\v.),âQ Vkmërique du Nord : hauteur, 20 à 25 mètres ; bois très-propre aux constructions navales et à la charpente. Encore rare en France.
§ 2. — Sols de consistance moyenne [argilo-calcaires , argilo-siliceux).
Espèces indigènes à feuilles caduques.
N® 16. Al hier commun on blanc, Allouchier, Brouillier [Cratœgus aria. Lin.) ; hauteur, 10 mètres; circonférence, 1 mètre; se multiplie par semence mêlée en petite quantité aux graines des autres essences ; âge d’exploitation, 25 à 30 ans; bois dur, très-résistant et d’un grain très-serré, capable de prendre un très-beau poli et de recevoir la teinture ; on l’emploie à fabriquer les alluchons de moulin, les manches d’outils délicats, les flûtes ; on en tire un excellent charbon. On doit placer auprès de l’alizier commun VAlizier de Fontainebleau [C. latifolia, Lamk) et VAlizier des bois on Aigrelier [C. torminalis. Lin ), qui, au point de vue forestier, lui sont tout à fait analogues.
Bouleau blanc, déjà cité au n® 1.
N® 17. Charme commun [Carpinus betulus. Lin.) t hauteur, 15 mètres; circonférence, 1“,40; multiplication par semence (30 kilogrammes par hectare) ; âge d’exploitation, 90 ans; bois blanc, résistant, pesant et serré,, propre au charronnage agricole; excellent combustible,.
11 donne un charbon employé dans la poudre de guerre. Chêne rouvre, déjà cité au n® 2. — Chêne pédonculé,
cité au no 3.
N. 18. Chêne tauzin ou angoumois, Chêne noir, Chêne brosse [Quercus toza, Bosc.) : hauteur, 20 à 24 mètres ; multiplication par semis, sans recepage ; climat méridional; bois dur, noueux, propre aux constructions et au chauffage.
N® 19. Frêne élevé [Fraxinus excelsior. Lin.) ; hauteur, 35 à 40 mètres; multiplication par semence (52 kilogrammes par hectare), sans recepage ; climat tempéré,, exposition au nord; âge d’exploitation, 100 à llO ans; bois blanc, à veines longitudinales, remarquable par son élasticité, employé pour le charronnage, les échelles, les manches d’outils, l’ébénisterie commune.
Hêtre des bois, déjà cité au n® 4.
N® 20. Merisier [Prunus avium, lAn.) : hauteur, 10 à
12 mètres; multiplication par semis; climat tempéré; bois dur, ronssâtre, facile à travailler, recherché pour l’ébénisterie, la menuiserie, la tabletterie.
Orme champêti'e et Orme tortillard, déjà cités au n® 5. — Orme pédonculé, cité au n® 6.
Espèces exotiques à feuilles caduques.
N® 21. Chêne blanc [Quercus alba, Mich.), de l’Amérique du Nord : hauteur, 23 à 26 mètres; climat tempéré ; bois analogue à celui du chêne pédonculé. On peut citer auprès de cette espèce le Chêne à feuilles en faux [Q. falcala, Mich.) et le Chêne à feuilles lyi ées (Q. lyrakiy
ESS
895 ' ESS
Midi .)> originaires du môme paj^setqui tous deux atteignent :!8 mètres de hauteur. Rares en France.
N" 22. Frêne (V Amérique ou Frêne blanc (Fraxinus americana, Willd.) : hauteur, 26 mètres; très-analogue à notre frêne commun, il se plaît dans un climat septentrional et donne un bois meilleur encore que celui-ci. On peut en rapprocher le Frêne bleu {F. quadrangulata^ Midi) : hauteur, 25 à 30 mètres; le Frêne noir {F. sam- A«Cî/b/fa,Lamk) : hauteur, 20 à 25 mètres ; le Frêne rouge ou tomenteux{F. foi7ien/o5rt,Mich.) : hauteur, 20 mètres, qui donne un bois très-dur et d’un beau rouge. Originaires de l’Amérique du Nord, ils se rapprochent beaucoup de notre frêne comme arbres forestiers. Rares en France.
N“ 23. Orme rouge {Ulmus rubra^ Willd.), 'de l’Amérique du Nord ; hauteur, 20 mètres; mômes usages que notre orme champêtre ; bois rouge foncé. Rare en France.
N° 24. Robinier faux- acacia, vulgairement (Ro-
binia pseudo-acacia^ Lin.), originaire de l’Amérique du Nord, naturalisé en France depuis près de deux siècles ; hauteur, 20 à 25 mètres ; circonférence, 2 à 3 mètres ; multiplication par semis, par boutures, par marcottage, au moyen des racines; âge d’exploitation, 30 à 40 ans; bois très-dur, lourd, élastique, jaune, à veines brunâtres, prenant un poli net et fin, très-estimé pour l’ébénisterie, la carrosserie et aussi pour la confection des pieux, échalas, palissades.
N» 25. Vernis du Japon ou Âylanthe (Âylanthus glandulosa^ Desf.), originaire de l’Asie tropicale : hauteur, 35 à 40 mètres ; multiplication par semis ou marcottage des racines; bois jaunâtre, bon pour la menuiserie et l’ébénisterie.
Espèces indigènes à bois résineux.
N“ 26. Mélèze d’Europe {Larix europœa^ de Cand.) : hauteur, 35 à 40 mètres; circonférence, 2 mètres; multiplication par semence (G kilogrammes par hectare), sans recepage ; climat tempéré, versant septentrional des hautes montagnes; bois rouge ou blanc, très-bon pour la charpente. Cet arbre fournit la térébenthine de Venise Qi la résine de Briançon.
N® 27. ,Pin sylvestre, P. de Riga, de Russie, de Genève {Pinus sylvestris, Lin.) : hauteur, 25 à 30 mètres; multiplication par semence (15 kilogrammes par hectare), sans recepage; âge d’exploitation, 70 à 80 ans; fournit à la charpente et à la menuiserie un bois célèbre sous le nom de bois du Nord ; on en extrait une résine abondante.
N'' 28. Pin maritime, de Bordeaux, des Landes, Pinastre {Pinus maritima, ùe, Cand ) : hauteur, 20 mètres environ : analogue d’ailleurs au pin sylvestre, mais demande un climat méridional.
29. Pin de Corse ou Laricio (Pinus laricio. Lin.) : hauteur, 35 à 40 mètres; multiplication avantageuse par greffe herbacée sur le pin sylvestre ou par semence (20 kilogrammes par hectare) ; bois de charpente analogue à celui du pin sylvestre.
Pin d'Alep, déjà cité au n“ 1 1.
Sapin commun, déjà cité au n° 12. — Sapin épicéa, cité au n“ 13.
Espèces exotiques à bois résineux.
Pin du lord Weymouth, déjà cité au n'’ 14.
§ 3. — Sols légers humides [mélangés de silice, de calcaire et d’argile, siliceux, graveleux).
Espèces indigènes à feuilles caduques.
N» 30. Aune commun, Aunée [Alnus glutinosa,GæYio.)-. hauteur, 15 à 20 mètres; multiplication par semence (11 kilogrammes par hectare) ; climat tempéré ; âge d’exploitation, 60 ans environ; bois tendre, mou, rougeâtre, très-altérable sous l’eau, très-estimé pour pilotis, conduits d’eau souterrains, ouvrages de tout genre soumis à l’action de l’eau; il se teint bien en noir et est employé dans l’ébénisterie et la tabletterie.
Bouleau blanc (voyez n° 1).
. Charme commun (voyez n° 17).
N° 31. Châtaignier commun [Fagus casianea, Lin.) : hauteur, 35 à 40 mètres; multiplication par semis; âge d’exploitation, de 110 à 140 ans; bois dur et très-peu altérable avec le temps, très-employé dans la charpente, la menuiserie, la tonnellerie et pour les ouvrages de fente.
Chêne tauzin (voyez 0*“ 18).
Frêne élevé (voyez n° 19 .
Orme commun et Orme toriillard (voyez n° F).— Orme pédoncule (voyez n° 6).
Espèces exotiques à feuilles caduques. ^
Frêne d’Amérique, Frêne bleu, Frêne noir, Frêne rouge (voyez n® 22).
Orme rouge (voyez n® 23).
Robinier faux-acacia (voyez n” 24).
Vernis du Japon (voyez n<> 25).
Espèces indigènes ou exotiques à bois résineux.
Mélèze d’Europe (voyez n® 26).
Pin sylvestre. Pin maritime , Pin de Corse (voyez nos 27, 28 et 29). — Pin d'Alep (voyez n® 11).
Sapin commun (voyez n® 12). — Sapin épicéa (voyez n® 13).
§ 4. — Sols légers [analogues à ceux du § Z, sans humidité ni sécheresse).
Espèces à feuilles caduques.
Alizier commun (voyez n® 16).
Bouleau blanc (voyez n® i).
Châtaignier commun (voyez n® 31).
Chêne tauzin (voyez n® 18).
Merisier (voyez n® 20).
Orme commun et tortillard (voyez n® 5). — Ormepédonculé (voyez n® 6). — Orme rouge (voyez n® 23). Robinier faux-acacia (voyez n® 24).
Vernis du Japon (voyez n® 25).
Espèces à bois résineux.
Pin sylvestre (voyez n® 27). — Pin de Corse (voyez n® 29). — Pin d'Alep (voyez n® 11).
Sapin épicéa (voyez n® 13).
§ 5. — Sols légers secs sans calcaire [siliceux, graveleux). Espèces à feuilles caduques
Alizier des bois, Alizier de Fontainebleau (voyez n® IG).
Bouleau blanc (voyez n® 1).
Châltaignier commun (voyez n® 31).
Chêne tauzin (voyez n® 18).
Merisier (voyez n® 20).
Robinier faux-acacia (voyez n® 24).
Vernis du Japon (voyez n® 25).
Espèces à bois résineux.
Pin sylvestre (voyez n®27).
N® 32. Pin pignon [Pinus pinea , Lin.) : Iiauteur, 16 mètres; multiplication par semis ou par greffe herbacée sur pin sylvestre ; climat méridional ; âge d’exploitation, 70 à 80 ans; bois très-solide, mais contourné, cônes très-gros dont les amandes sont estimées pour préparer certaines dragées et peuvent être mangées au naturel.
Pin maritime (voyez n® 28). — Pin d’Alep (voyez n® 29).
§ 6. — Sols légers secs avec calcaire [calcaires avec argile ou calcaires).
Espèces à feuilles caduques.
Bouleau blanc (voyez n® 1).
Chêne tauzin (voyez n® 18).
Merisier (voyez n® 20).
Vernis du Japon (voyez n® 25).
Espèces à bois résineux.
Pin sylvestre (voyez n® 27). — Pin pignon (voyez n® 32). — Pin maritime (voyez n® 28). — Pin d'Alep (voye^
§ 7. — Sols tourbeux, humides.
Espèces indigènes à feuilles caduques.
Aune commun (voyez n® 30).
Bouleau blanc (voyez n® 1).
Espèce exotique à feuilles caduques.
Chêne à feuilles lyrées (voyez n® 21).
Espèces à bois résineux.
Pin sylvestre (voyez n® 27). — Pin d’Alep (voyez n« 11). Sapin épicéa (voyez n® 13).
ESS
ESS
B. — Arbres ou arbrisseaux de taillis.
§ 1. — Sols argileux, corrvpactes.
Espèces indigènes à feuilles caduques.
33. Aubépine commune, Epine blanche [Craiœgus oxyacantha^ Lin.) : hauteur, 8 mètres; circonférence, 0“,80 ; se produit naturellement dans les forêts, où il devient souvent trop abondant ; bois dur, jaunâtre et peu employé parce qu’il est très-difficile à travailler.
Bouleau blanc (voyez n® 1); en taillis il s’exploite à 10, 15, 20 ans, et ses souches durent 50 ou 60 ans au plus.
Chêne rouvre (voyez n“ 2) ; taillis très-durable ; les souches se soutiennent plusieurs siècles sans dépérir. — Chêne pédoncule (voyez n“ 3) .
Hêtre des bois (voyez n® 4); durée extrême des souches, 60 à 90 ans.
Orme communal Orme tortillard (voyez n“ 5). — Orme pédonculé (voyez n“ 6); les souches d’ormes en taillis durent de 100 à 150 ans.
IN® 34. Peuplier tremble, vulgairement Tremble {Populus tremula. Lin.) : hauteur, 12 à 15 mètres; multiplication par boutures de rameaux avec talon, par ramée et plançon, par marcottes chinoises et marcottes en archet ; bois tendre, blanc, léger, liant, recherché pour les ouvrages de menuiserie, de layeterie. — Peuplier noir {Populusnigra^lÀii.) : hauteur, 28 mètres; cultivé sous forme de têtard au bord des eaux ; bois propre au chauffage et aux ouvrages de saboterie, de charpente et de menuiserie rustique. Les souches des peupliers en taillis ont une durée extrême de 40 à 60 ans.
N» 35. Poirier sauvage (Pyrus communis. Lin.) : hauteur, 8 à 9 mètres; multiplication par semis; croît spontanément dans les forêts de l’Europe occidentale; durée des souches en taillis, 30 à 40 ans; bois dur, serré, d’un grain très-fin, capable de prendre le plus beau poli, trèsrecherché pour l’ébénisterie, la menuiserie fine, et surtout pour la gravure sur bois.
A® 36. Pommier sauvage {Pyrus malus. Lin.) : hauteur, 6 à 7 mètres; multiplication par semis; spontanée dans nos forêts ; bois analogue à celui du poirier sauvage.
N® 37. Prunellier sauvage {Prunus spinosa, Lin.) : lhauteur, 7 à 8 mètres; multiplication spontanée dans nos forêts .
N® 38. Saule marceau ou Marsault {Salix caprœa, Lin . ) : hauteur, 10 mètres ; multiplication par semis, par boutures de rameaux avec talon, par marcottes chinoises; croissance très-rapide ; durée des souches, 30 à 40 ans ; bois propre au chauffage des fours.
Espèces exotiques à feuilles caduques.
Chêne blanc. Chêne à feuilles en faux. Chêne à feuilles lyrées (voyez n® 21). — Chêne blanc châtaignier (voyez n® 8).
N® 39. Chêne à poteaux ou de fer {Quercus obtusifolia, Lin.) : hauteur, 15 mètres; bois d’une dureté exceptionnelle.
§ 2. — Sols de consistance moyenne.
Espèces indigènes à feuilles caduques.
Alizier commun (voyez n® 16).
N® 40. Argousier [Hippophaè rhamnoïdes. Lin.) : hauteur, 1 0 à 1 2 mètres; multiplication par semis ou par marcottage des drageons ; excellent pour fixer par ses racines les terres mobiles.
Aubépine (voyez n® 33).
Bouleau blanc (voyez n® 1).
N® 41. Bourdaine ou Bourdène, Aune noir {Rhamnus frangula. Lin.) : hauteur, 4 mètres; multiplication par semis et habituellement par ensemencement spontané; climat tempéré ; cet arbrisseau aime l’ombrage des grands arbres; durée extrême des souches, de 20 à 40 ans; bois tendre, blanc, cassant, employé par les vanniers, donnant un charbon fin et léger très-estimé pour la fabrication de la poudre à canon.
Charme commun (voyez n® 17); les taillis de charme donnent le meilleur produit à 20 ans, repoussent bien jusqu’à 40 et 60 ans et ne dépassent pas 80 ou 100 ans.
Chêne rouvre (voyez n® 2). — Chêne pédonculé {voyez n® 3). — Chêne tauzin (voyez n® 18).
42. Chêne vert. Yeuse, Eousé {Quercus ilex. Lin.) : hauteur, 10 mètres; multiplication par semis, sans recepage, comme tous les autres chênes ; climat méridional ;
durée extrême des souches, 150 à 220 ans ; bois très-dur, employé pour fa,ire des essieux, des leviers, des poulies, etc. — Chêne kermès {Quercus coccifera, Lin.) : hauteur, 4 à 5 mètres; multiplication par semis spontanée sous le climat méridional ; bois menu propre seulement au chauffage ; ce chêne nourrit un insecte d’où l’on tire une matière tinctoriale.
N® 43. Cornouiller mâle {Cornus mas, Lin.) : hauteur,
6 à 8 mètres ; multiplication par ensemencement spontané; durée extrême des souches, de 20 à 40 ans; bois très-dur, blanc, nuancé de rouge, d’un grain très-fin, employé pour faire des rayons de roues, des échelons d’échelles, des coins, des chevilles, etc.
]\o 44. Erable champêtre [Acer campestre. Lin.) : hauteur, 8 à i2 mètres; multiplication par semence (30 kilogrammes par hectare); s’associe bien au charme ; durée extrême des souches, 80 à 120 ans; bois dur, jaunâtre, liant, bon pour les ouvrages d’ébénisterie, de tour et pour la fabrication des instruments de musique; charbon de bonne qualité, bon bois de chauffage. — Erable sycomore {Acer pseudo-plat anus. Lin. ) ; hauteur, 35 à 40 mètres; multiplication par semis, sans recepage ; bois dur, blanc, serré, bon pour le charronnage, l’ébénisterie, la tabletterie, pour la fabrication des instruments de musique, des bois d’armes à feu ôt pour la sculpture sur bois . — Erable plane. Faux-sycomore {Acer platanoïdes. Lin.); hauteur, 15 à 20 mètres; analogue au précédent; bois grisâtre, moiré, propre aux mêmes usages que celui du sycomore.
Frêne élevé (voyez n® 19); durée extrême des souches, 80 à 120 ans.
N® 45. Fusain d’Europe, Bonnet de prêtre. Bois à lardoir {Evonymus europœus. Lin.) : hauteur, 4 à 5 mètres ; multiplication spontanée dans nos bois ; durée extrême des souches, de 20 à 40 ans; bois tendre, léger, blanchâtre, propre à la tabletterie et à la marqueterie; donne un charbon estimé pour la poudre à canon et très-employé par les artistes, sous le nom de fusain, pour tracer des esquisses.
Hêtre des bois {voyez n® 4) ; durée extrême des souches,
60 à 90 ans.
N® 46. Houx commun, Agrifon, Grifoul {llex aquifo- Hum, Lin.) : hauteur, 8 à 10 mètres; multiplication spontanée dans nos forêts; durée extrême des souches, environ 40 ans ; bois dur, fin, serré, résistant, bon pour l’ébénisterie, pour la confe^rtion des œuvres de tour, des engrenages, des alluclions de moulin, des manches d’outils, des manches de fouet; l’écorce* donne une excellente glu d’oiseleur.
Merisier (voyez n® 20); durée extrême des souches,
40 à 50 ans.
J\® 47. Micocoulier de Provence, Fabrecoulier, Fabre^ guier {Celtis australis. Lin.) : hauteur, 12 à 15 mètres; multiplication par semis; bois précieux par la multiplicité de ses usages; il est dur, compacte, liant et d’une souplesse incomparable ; on l’emploie en menuiserie, en ■ ébénisterie, pour la sculpture sur bois, la lutherie, la tonnellerie, la vannerie, le charronnage, pour faire des éclialas, des vis, des fourches; enfin ses jeunes pousses , donnent les fameux mancbes de fouet dits perpigtians .
N® 48. Noisetier commun ou Coudrier {Corylus avel- ' lana. Lin.) ; hauteur, 2 à 4 mètres; multiplication par i semis; durée extrême des souches, 20 à 40 ans; bois | tendre, souple, bon pour la vannerie et pour le chauffage ; ! charbon employé dans la poudre à canon; fruits cornes- | tibles. jf
Orme commun et Orme tortillard (voyez n® 5). — Orme | pédonculé {voyez n® 6). !
N® 49. Peuplier blanc. Ypréau, Blanc de Hollande {Po- | pulus alba,\Àa.) : hauteur, 35 mètres; circonférence, 3 | à 4 mètres; multiplication par boutures et marcottes; I durée extrême des souches, 40 ou 60 ans; bois tendre, | blanc, léger, liant, recherché par les menuisiers, les laye- >f tiers, les tourneurs, les sculpteurs sur bois. — Peuplier 1 argenté ou cotonneux {Populus nivea, Willd . ), très-sem- l blàble au précédent, avec une croissance plus rapide et il un meilleur bois pour les mêmes usages. — Peuplier gri- i sard. Grisaille (Populus canescens, Smith), analogue à | l’ypreau, avec moins de développement ; bois employé I au chauffage des fours. |
Poirier sauvage (voyez n® 35). — Pommier sauvage% (voyez n® 36). — Prunellier sauvage (voyez n® 37). |
]\® 50. Prunier de Sainte-Lucie, Prunier Mahaleb, Que- A not. Cerisier de Sainte- Lucie {Prunus mahaleb, \Ân.) hauteur, 10 mètres; circonférence, 0“,90; multiplication j par semis; durée extrême des souches, 20 à 40 ans; sei
ESS
ESS
plaît sur les pentes arides des coteaux; bois dur, ferme, serré et facile à travailler, recherché pour l’ébénisterie, la tabletterie, la menuiserie fine.
Saule marceau (voyez n" 38).
N“ 51. Tilleul commun de Hollande ou à larges feuilles {îilia platyphylla^ Scop.) : hauteur, 20 mètres ; multiplication par semis, par boutures de rameaux avec talon ou par marcottes chinoises; durée extrême des souches, 100 à 150 ans; bois tendre, blanc, assez léger, assez liant, propre à la menuiserie, la layeterie, les ouvrages détour et de sculpture; le liber des jeunes tiges sert à faire des cordes fortes et des nattes grossières. — Tilleul à petites feuilles {Tilia sylvestris, Desf.), analogue au précédent, avec un moindre développement.
Espèces exotiques à feuilles caduques.
Chêne blanc y Chêne à feuilles en fauxy Chêne à feuilles lyréesy Chêne blanc châtaignier (voyez n®* 8 et 21).
Erable noir (voyez n® 9).
N» 52. Erable à sucre (Acer saccharinnmy Lin.), de l’Amérique du Nord; hauteur, 15 à 20 mètres; bois dur et fin, très-recherché pour l’ébénisterie ; la sève donne par évaporation un sucre de même espèce que celui de la canne.
Frêne d'Amérique y Frêne bleu, Frêne noir, Frêne rouge (voyez n° 22).
Hêtre rouge (voyez n® 10).
Orme rouge (voyez n® 23).
Robinier faux-acacia (voyez n® 24).
Espèces à bois résineux.
Mélèze d'Europe (voyez n® 26).
Pin sylvestre (n® 27), Pin de Corse (n® 29), Pin Weymouth (n® 14), Pin maritime (n® 28), Pin d'Alep (n® 11),
§ 3. — Sols légers humides.
Espèces indigènes à feuilles caduques.
Argousier (voyez n® 40).
Aubépine (voyez n® 33).
Aune commun (voyez n® 30).
Bouleau blanc (voyez n® l).
Charme commun (voyez n® 17).
Châtaignier commun (voyez n® 31).
Chêne tauzin. Chêne vert. Chêne kermès (voyez n®* 18, 42).
Cornouiller mâle (voyez n® 43).
N® 53. Cytise aubours ou Faux-ébénier [Cytisus laburnum. Lin.) : hauteur, 5 à 7 mètres; multiplication par semis; durée extrême des souches, 20 à 40 ans; bois très -dur, brun, souple, élastique, très-durable, propre à l’ébénisterie, à la tabletterie. — Cytise des Alpes [Cytisus alpinus, Willd.), de plus haute taille, plus rustique et d’ailleurs semblable au précédent.
Erable champêtre, Erable sycomore. Erable plane (voyez n® 44).
Frêne élevé (voyez n® 19)*
Fusain d'Europe (voyez n® 45).
Micocoulier (voyez n® 47).
Noisetier coudrier (voyez n® 48).
Orme champêtre et Orme tortillard. Orme pédonculé (voyez n®* 5 et 6).
Peuplier blanc, Peuplier argenté. Peuplier gHsard (voyez n® 49). — Tremble, Peuplier noir (voyez n® 34).
Poirier, Pommier, Prunellier sauvages (voyez n"* 35, 36, 37). — Prunier de Sainte-Lucie (voyez n® 50).
Tilleul de Hollande, Tilleul a petites feuilles (voyez n® 51).
Espèces exotiques à feuilles caduques.
Frêne d'Amérique, Frêne bleu, Frêne noir, -Frêne rouge [voyez r\^ 22).
Orme rouqe (voyez u® 23).
Robinier faux-acacia (voyez n® 24).
Espèces à bois résineux.
Pin sylvestre. Pin de Corse, Pin Weymouth, Pin maritime, Pin d'Alep (voyez n®’ 27, 29, 14, 28, 11),
§ 4. — Sols ni secs ni humides.
Espèces à feuilles caduques.
Alizier commun (voyez n® 16).
Argousier (voyez n® 40).
Aubépine (voyez n® 33;.
Bouleau blanc (voyez n® 1).
Châtaignier commun (voyez n® 31).
Chêne tauzin, Chêne vert. Chêne kermès (voyez n®* 1 8, 42).
Cytise aubours. Cytise des Alpes (voyez n® 53).
Erable sycomore. Erable plane (voyez n" 44).
Fusain a Europe [voyez n® 45).
Merisier (voyez n® 20).
Micocoulier (voyez n® 47).
Orme commun. Orme tortillard (voyez n® 5). — Orme pédonculé (voyez n® 6) . — Orme rouge (voyez n® 23).
Peuplier blanc. Peuplier argenté. Peuplier grisard. Peuplier noir (voyez n®^ 49, 34).
Poirier, Pommier, Prunellier, Prunier de Sainte-Lucie (voyez n®* 35, 36, 37, 50).
Robinier faux-acacia (voyez n® 24). '
Espèces à bois résineux.
Pin sylvestre. Pin de Corse, Pin maritime. Pin d'Alep (n®* 27, 29, 28, 11).
§ 5. — Sols légers secs sans calcaire.
Espèces à feuilles caduques.
Alizierdes bois ou Aigrelier, Alizier de Fontainebleau (voyez n® 16).
Argousier (voyez n® 40).
Aubépine [voyez n® 33).
Bouleau blanc (voyez n® 1).
Châtaignier commun (voyez n® 31).
Chêne tauzin. Chêne vert. Chêne kermès (voyez n®’ 18, 42).
Cytise aubours, Cytise des Alpes (voyez n® 53). Merisier (voyez n® 20).
Micocoulier [voyez n® 47).
Peuplier argenté. Peuplier blanc (voyez n® 49). Poirier, Prunellier, Prunier de Sainte- Lucie (voyez n®* 35, 37, 50).
Robinier faux-acacia (voyez n® 24).
Espèces à bois résineux.
Pin sylvestre, Pin maritime. Pin d'Alep [voyez n®* 27, 28, 11).
§ 6. — Sols légers secs avec calcaire.
Espèces à feuilles caduques.
Aubépine (voyez n® 33).
Bouleau blanc (voyez n® 1).
Chêne tauzin, Chêne vert. Chêne kermès (voyez n®» 18, 42).
Cytise des Alpes (voyez n® 53).
Erable sycomore [voyez n® 44).
Merisier (voyez n® 20).
Micocoulier [voyez n® 47).
Prunellier, Prunier de Sainte-Lucie [voyez n®® 37, 50). Espèces à bois résineux.
Pin sylvestre, Pin maritime , Pin d' A lep [voyez n®® 27,
§ 7. — Sols tourbeux humides.
Espèces à feuilles caduques.
Aune commun (voyez n® 30).
Bouleau blanc (voyez n® 1).
Peuplier blanc. Peuplier argenté. Peuplier grisard (voyez 11® 49). — Peuplier noir (voyez n® 34).
Saule marceau [voyez n® 38).
Espèces à bois résineux.
Pin sylvestre. Pin d'Alep (voyez n®* 27, 11).
G. — Arbres de plantations d’alignement forestières. § 1. — Sols argileux compactes.
Espèces indigènes à feuilles caduques.
Chêne rouvre. Chêne pédonculé (voyez n®® 2, 3).
Hêtre des bois (voyez n" 4).
Orme champêtre et Orme tortillard (voyez n® b), Orme pédonculé {voyez n®® 6).
Peuplier tremble (voyez n® 34).
N® 54. Peuplier pyramidal on d'Italie [Populus fasti-
giata, Poir.) : hauteur, 35 mètres; multiplication par
ESS
boutures de rameaux avec talon, de ramée et deplançon, par marcottes chinoises et en archet; bois tendre, blanc, employé seulement comme voliges pour poser les couvertures en ardoises et pour faire des caisses.
Espèces exotiques à feuilles caduques.
Chêne blanc châtaignier (n® 8), Chêne à feuilles en fau.Ty Chêne à feuilles lyrées^ Chêne 6/nwc (voyez n* 21).
N® 55. Noyer noir [Jugions nigra, Lin. ), de l’Amérique du Nord: hauteur, 20 à 26 mètres; multiplication par semis, sans recepage; bois dur, ti ès-solide, noirâtre après avoir été exposé à l’air, excellent pour les constructions civiles et navales, pour le charronnage et pour les constructions rurales. — Noyer pacanier [Jugions olivœformis^ Mich.), de l’Amérique du Nord ; hauteur, 20 à 25 mètres; analogue au précédent. — Noyer à cochon [Jugions porcina, Midi.), de l’Amérique du Nord : hauteur, 30 et 35 mètres ; analogue aux précédents.
Espèces à bois résineux.
Sapin commun, Sapin épicéa (voyez n°* 12, 13).
Find'Alep (voyez ii® 11).
§ 2. — Sols de consistance moyenne.
Espèces indigènes à feuilles caduques.
Charme commun (voyez n® 17).
Chêne rouvre., Chêne pédoncule (voyez n®* 2, 3).
Erable sycomore., Erable plane (voyez n® 44) .
Frêne élevé (voyez n® 19).
Hêtre des bois (voyez n® 4).
Micocoulier (voyez n® 47).
Orme commun. Orme tortillard (voyez n® 5), Orme pédoncule' (voyez n® 6).
Peuplier blanc. Peuplier argenté (voyez n® 49).
Tilleul de Hollande, Tilleul à petites feuilles (voyez
Espèces exotiques à feuilles caduques.
Chêne blanc. Chêne à feuilles en faux, Chêne à feuilles lyrées (voyez n® 21).
N® 56. Erable rouge [Acer rubrum, Midi.), de l’Amérique du Nord : hauteur, 20 mètres ; multiplication par semis, sans recepage; bois dur, fin, serré, d’un poli soyeux, très-recherché pour l’ébénisterie.
Frêne d’Amérique, Frêne bleu. Frêne noir, Frêne rouge (voyez n® 22).
N® bl. Mûrier blanc [Morus Lin.), originaire de l’Asie orientale, atteint 15 et 20 mètres de hauteur ; multiplication par semis et par boutures; climat méridional ; bois dur, brun pâle, excellent pour la charpente, la tonnellerie, la menuiserie, le charronnage.
N® 58. Noyer commun [Jugions regio. Lin.), originaire de la Perse et importé en Europe depuis plus de 1700 ans : hauteur, 25 à 30 mètres; multiplication par semis ; craint les hivers trop rigoureux; bois dur, richement veiné de brun jaunâtre, très employé pour la sabotcrie et surtout pour l’ébénisterie, la carrosserie, l’armurerie.
Noyer noir. Noyer pacanier. Noyer à cochon (voyez n® 55).
N® 59. Peuplier du Canada [Populus Canadensis , Mich.) : hauteur, 20 à 25 mètres; multiplication comme les autres peupliers (voyez n®" 34, 49,54); bois analogue à celui de l’ypreau. — Peuplier de Virginie, Peuplier suisse. Peuplier à chapelet [Populus Virginiana, Desf.), originaire de l’Amérique du Nord comme le précédent, auquel il ressemble à tous égards.
N® 60. Sorbier domestique o\x Cormier [Sorbus domestica. Lin.) : hauteur, 12 à 16 mètres; multiplication par semis; bois très-dur, rougeâtre, très-serré, très-résistant, excellent pour la menuiserie, l’ébénisterie, l’armurerie, la tabletterie, la mécanique.
Vernis du Japon (voyez n® 25).
N® 61. Platane commun d’Occident [Platanus vulgaris, Spach.), originaire d’Orient; hauteur, 30 à 36 mètres; multiplication par semis, par boutures de rameaux avec talon, par marcottes chinoises ou en archet; bois dur, serré, très-rapproché par ses qualités de celui du hêtre des bois.
Robinier faux-acacia (voyez n® 24).
Espèces à bois résineux.
N® 62. Cyprès pyramidal [Cupressus sempervirens , Lin.), originaire de l’Orient; hauteur, 14 à 20 mètres; circonférence, 0“,90 à 1“,20; multiplication par semis en pépinière, sans recepage; climat méridional; bois dur,
ESS
fin, rougeâtre, odorant, employé en ébénisterie, en tabletterie, en marqueterie.
N® 63. If[Taxusbaccata, Lin.) : liauteur, 10 à 12 mètres; multiplication par semis en pépinières; développement très-lent ; bois très- dur, serré, fin, rouge orangé, estimé pour la marqueterie et la tabletterie.
Mélèze (voyez n® 26).
Pin sylvestre. Pin de Corse, Pin maritime, Pin d’Alep. Pin Weymouth (n®* 27, 29, 28, II, 14).
Sapin commun. Sapin épicéa (n®* 12 et 13).
§ 3. — Sols légers.
Espèces à feuilles caduques.
Aune commun (voyez n® 30); sols légers humides.
Charme commun [voyaz n® 17); sols légers humides. Châtaignier commun [y oyQzïi° 8\)', sols légers quelconques, sauf les sols légers secs avec calcaire.
N® 64. Chêne quercitron [Quercus tinctoria, Mich.), de l’Amérique du Nord : hauteur, 27 à 30 mètres; terrains légers, secs et graveleux; bois de chauffage, écorce employée pour teindre en jaune la soie et la laine. — Chêne des rochers' [Quercus montana, Midi.), de l’Amérique du Nord: hauteur, 20 mètres; sols légers, secs, pierreux et graveleux ; bois excellent pour les constructions navales et pour le chauffage.
Erable sycomore (voyez n® 44), excepté dans les sols graveleux. — Erable plane (voyez n® 44), excepté dans les sols graveleux ou secs avec calcaire. — E?'able rouge (voyez n® 56) ; sols légers humides.
N" 65. Févier d’ Amérique, Carouge à miel [Gleditschia trincanthos, Lin.), de la Chine : hauteur, 10 â 1 5 mètres ; bois dur, veiné de rouge. — Févier de la Chine [Gleditschia sinensis, hin.), de la Chine; tout à fait analogue au précédent.
Frêne élevé et les Frênes exotiques (voyez no* 19 et 22); sols légers humides.
Micocoulier (voyez n® 47).
Mûrier (voyez n® 57 ).
Noyer commun et Noyers exotiques (voyez u®* 55 et 58) ; sols légers humides.
Orme commun. Orme tortillard. Orme pédoncule (voyez n®* 5 et 6) ; sols légers non secs.
Peuplier blanc , Peuplier argenté. Peuplier d’Italie, Peuplier du Canada (voyez n®* 49, 54, 59), excepté dans les sols légers secs avec calcaire. — Peuplier tremble (voyez n® 34); sols légers humides.
N® 66. Planera crénelé. Orme de Sibérie, Zelkoua [Planera Desf.), des bords de la mer Caspienne :
hauteur, 20 à 28 mètres; bois dur, rougeâtre, excellent pour le charronnage, la charpente, l’ébénisterie.
Platane d’Occident (voyez n® 61); sols légers humides.
Robinier faux-acacia (voyez n® 24), excepté dans les sols légers avec calcaire.
Sorbier domestique (voyez n® 60); sols légers humides.
Vernis du Japon (voyez n® 25).
Espèces à bois résineux.
Cyprès pyramidal (voyez n® 62), excepté dans les sols légers secs.
N® 67. Genévrier commun [Juniperuscommunis,lÀn.)x hauteur, 2 à 4 mètres; bois moyennement dur, d’un beau rouge, employé au chauffage ; se plaît dans les sols légers secs.
If (voyez n® 63).
Pin sylvestre. Pin pignon. Pin maritime. Pin d'Alep (n®* 27, 32, 28, 11). — Pin Weymouth (voyez n® 14); sols légers humides. — - Pin de Corse (voyez n® 29), excepté les sols légers secs.
N® 68. Pin austral, P. des marais [Pinus austrulis, Midi.), -de l’Amérique du Nord; hauteur, 20 à 25 mètres; bois dur, fort et compacte, excellent pour les constructions navales; fournit une résine utilisée dans les arts sous le nom de térébenthine de Boston; sols légers siliceux.
§ 4. — Sols tourbeux humides.
Espèces à feuilles caduques.
Aune commun (voyez n® 30).
N® 69. Chêne blanc des marais [Quercus prinos di^ color, Mich.), de l’Amérique du Nord: hauteur, 22 mètres ; excellent bois. — Chêne aquatique [Quercus aqua- /ica, Mich.), du môme pays; hauteur, 12 à 15 mètres.
Peuplier blanc, P. argenté, P. d'Italie, P. du Canada P. de Virginie (voyez n®* 49, 54, 59).
ESS
ESS
Platane d' Occident (voyez n“ 61).
N“ 70. Saule blanc (Salix alha^ Lin.) : hauteur, 10 à 14 mètres; circonférence, 2 mètres; cultivé en têtard au bord des eaux; bois employé pour le chauffage.
Espèces à bois résineux.
Pin sylvestre^ Pin d'Alep (voyez n°* 27 et 1 1 ).
Sapin épicéa (voyez n” 1 3).
D. — Arbrisseaux plantés en haies vives.
On trouve dans le Traité d'arboriculture de Du Breuil le tableau suivant que je lui emprunte; il contient une énumération des essences ligneuses que l’on emploie en haies vives, rangées dans l’ordre de la préférence qu’il convient de leur donner dans chaque espèce de terrain.
Essences ligneuses propres aux haies vives.