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ÉTA
langé à dn cliavbon est clKuitTë sur la sole à la pins basse température possible. Les tlaiumes ne doivent jamais être oxydantes. On doit empêcher la réduction de Ih xyde de fer et la combinaison avec la silice. L’étain métallique coule dans un bassin extérieur ;ui four. On élève peu à
Fig. 989.— Fourneau à sole tournaille pour le grillage des inmerais d’étain.
peu la température jusqu’à ce que les scories commencent à couler; malgré cela, les scories qui restent sur la sole, outre l’oxyde d’étain, retiennent toujours des grenailles d’étain métallique. On les sort du four, puis elles sont bocardées et soumises à une préparation mé-
Fig. 99.0. — Coupe et plan des Tours à réverbère employés à la fonte des minerais d’étain.
canique pour en extraire les grenailles; quant aux parties les plus lourdes des scories elles-mêmes, on les conserve pour les repasser à la fin do, la campagne du four. L étain, à chaque opération, est coulé en lingots de àO kilogrammes qu’on soumet ensuite au raffinage.
On traite ensemble tout l’étain provenant d’un môme minerai. S il est pur, il neretientque du fer; il peut aussi contenir de 1 arsenic et du soufre, et une troisième qualité contient du tungstène. L’opération est toujours la même ; elle est fondée sur le phénomène chimique de la li()uation ; on met à profit la plus grande fusibilité de l’é' tain. Le lundi, au moment où on met le four en feu on charge les lingots dansle four à peu près froid, etonchaune très-lentement de manière à séparer l’étain des alliages • on reçoit le métal dansun grand cylindre en fonte chauffé par un foyer particulier; la température est de 22b^ en-
viron. On fait plusieurs chargements, puis on plonge dans le bassin, pendant une heure environ, une bûche de pommier ou de sapin; il se produit un bouillonnement très-vif qui amène à la surface toutes les impuretés et les alliages tenus en suspension; on enlève les crasses et on coule en lingots. Sur la sole se irouveni les crasses contenant beaucoup d étain ; on cherche à l’en retirer en les mélangeant à des rognures de tôle et de fer-blanc, et on donne un violent coup de feu ; l’étain qu’on obtient est très-impur, mais on peut encore le vendre.
Méthode allemande. — Les minerais d’Allemagne contiennent moins de 1 p. 100 d’oxyde d’étain mélangé à beaucoup de quartz, de chaux Iluatée, de pyrite de fer, de cuivre et de pyrite arsenicale. On les soumet à un grillage au réverbère ; on cherche à en recueillir de l’acide arsénieux dans des chambres de condensation ; puis on les soumet à la préparation mécanique pour enlever les sulfates et arséniates. On peut les amener à une teneur de 60 à 70 p. lOO. On les passe ensuite dans un four à manche très-élevé : le combustible est chargé contre la poitrine qui seule est verticale, le minerai contre l3 warme. Notre figure représente la disposition de ce four. Il se compose d’un demi-haut-fourneau F de 4 à 5 mètres de haut et portant deux ouvertures disposées près du fond incliné qui le termine. L’une S sert à l’introduction d’une tuyère, l’autre établit une communication avec le creuset deréception G. Celui-ci communitiue d’ailleurs avec un deuxième bassin à l’aide de la rigole O. Par la forme du four qui va constamment en s’élargissant, la température est longtemps très-faible; les gaz seuls agissent sur le minerai et pénètrent difficilement dans la colonne descendante ; le pouvoir réductif est donc très-faible. Malgré cela, on réduit toujours du fer et de l’arsenic qui passent dans l’étain; les scories retiennent beaucoup d’oxyde et des grenailles. On les refond à basse température, avec un pouvoir réductif modéré, dans un second four à manche moins élevé, pour en retirer de l’étain qui est toujours très-impur. Quant à l’étain, on le puise à la cuiller dans le bassin où il est reçu
à la sortie du creuset, et on le verse sur des pierres en granit, inclinées de 10 p. 100 environ, et sur lesquelles on a placé quelques charbons allumés ; l’étain coule et les crasses restent ; on le moule ensuite en baguettes pour être livré au commerce. M. — t.
ETAIN (Minéralogie). — A l’état natif, l’étain a été signalé dans les sables aurifères de la Sibérie, sous forme de petits grains métalliques; il est allié à une légère pra portion de plomb. Les minéraux stannifères sont peu nombreux ; le seul important est :
Etain oxydé ou Cassitébite, qui constitue la mine de ce métal (voyez Cassitébite).
ETALON (Agriculture). — Voyez Races chevalines, ETAMAGE (Technologie). — Opération qui a pour but de soustraire à l’action de l’air et des corps étrangers la surface d’un métal qui s’altère facilement. Pour cela, on recouvre le métal oxydable d’une couche d’un autre métal non oxydable, demanièreque les métaux s’allient. L’étain réalise très-bien ces conditions : d’où le nom ééétamage. Ainsi on recouvre le fer d’une couche d’étain, de zinc, de plomb, pour l’empêcher de se rouiller à l’air humide ; on recouvre d’étain les ustensiles en cuivre destinés aux usages culinaires, pour s’opposer à la formation des sels vénéneux de cuivre qui se formeraient dans la préparation des alimenls sous l’influence des acides que ceux-ci peuvent contenir.
Etamage du cuivre. — Pour que l’alliage se produise, on commence par enlever l’oxyde de la surface par le décapage. On chauffe la surface, on la saupoudre do chlorhydrate d’ammoniac (sel ammoniac), que l’on étend au moyen d’une étoupe. L’oxyde se transforme en chlorure soluble, que la chaleur enlève ou que l’on détache par le frottement. On porte ensuite l’étain ou un alliage
Fig. 991. — Foiiriioau à manche pour ia Tonte des minerais d’étain.
OOo