C4H602 4- S03.H0 4- KO,C203 = C4H30,C203 4- K0,S03 4- 2HO
Alcool
vinique.
Oxalate de potasse.
Ether
oxalique.
La similitude des réactions indique de grandes analogies entre les éthers composés, \Q?,omides et les corps gras saponi fiables. Gitons-en un exemple : soumis à une action hydratante prolongée, celle des alcalis hydratés, les éthers donnent :
C4H50,CtlH303 4- 2HO = C14h503,H0 4- C4H602 Ether benzoïque. Ac. benzoïque. Aie. vinique.
Les amides donnent ;
' AzH2C14h502 4- 2HO = C14hS03,H0 4- AzH3
Benzamide.
Acide
benzoïque.
Ammo-
niaque.
Les corps gras donnent :
C20H1208 4- 2H0 = C14h303,HO + C6R806
Mono-
benzoycine.
Acide
benzoïque.
Gly-
cérine.
ÉTHERS (Thérapeutique). — Les éthers appartiennent par leurs pft)priétés médicales à la classe des médicaments diffusibles antispasmodiques; ils forment un groupe très-naturel, qu’on pourrait peut-être séparer des autres antispasmodiques sous le nom éé anesthésiques ; leur action physiologique est rapide, énergique; portés dans l’estomac, ils font éprouver à l’instant une chaleur vive, brûlante, qui pourrait déterminer une inflammation, si on avait recours trop souvent à leur usage. Chez quelques personnes, l’éther produit des accidents nerveux, qui doivent dans ces cas le faire rejeter. D’autres (ois, et c’est le plus souvent, il calme les mouvements nerveux, apaise souvent les convulsions et suspend rapidement les accidents causés par l’ivresse. On l’administre aussi avec succès dans certaines névroses des organes de la respiration et de la digestion ; ainsi dans l’asthme, dans les crampes d’estomac, etc. Nous ne parlons pas ici du phénomène physiologique de Véthérisation (voyez ce mot).
Appliqués sur la peau, les éthers produisent d’abord
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un refroidissement très-marqué, dû à leur vaporisation rapide ; cette propriété est surtout remarquable dans les éthers chlorhydrique et azotique. Bientôt survient une réaction superficielle avec développement d’une chaleur très-passagère. Ils excitent aussi puissamment les muqueuses nasale et pharyngienne, et, comme ils sont très-
,latils, leurs émanations sont souvent utilisées dans les vas de syncopes, de spasmes, de débilité.
L’éther sulfurique est presque le seul employé en médecine ; quelques médecins font usage parfois des éthers chlorhydrique, nitrique et acétique; du reste, ils paraissent avoir les mêmes propriétés ; ils se donnent aux mêmes doses et sous les mêmes formes. On fait entrer, dans une potion, l’éther à la dose de 0^‘',50 à 2 grammes, ou bien 10 à 20 grammes de sirop d’éther. Les perles d’éther du D*' Glertan sont un bon médicament ; elles ont l’avantage de porter l’éther directement dans l’estomac sans déterminer dans la bouche et dans l’arrièregorge cette irritation si désagréable pour certaines personnes. On donne le nom de liqueur d'Hoffmann à un mélange exact, par parties égales, d’alcool et d’éther; la dose est un peu plus forte que celle de l’éther seul.
ETHIOPS, Æthiops (Chimie), du grec aithops, noir, ou aithiops, nègre. — Nom donné par les anciens chimistes à certains corps composés métalliques, principalement à cause de leur couleur. On appelait Ethiops martial un oxyde noir de fer, ou plutôt une combinaison de deux parties de peroxyde avec une partie de protoxyde. — Ethiops per se, ainsi nommé par Boerhaave, n’est autre chose que du mercure excessivement divisé, et que l’on a pris longtemps pour du protoxyde de mercure (Fourcroy). — On a donné le nom à' Ethiops minéral à un protosulfure de mercure entre les particules duquel il existe une petite quantité de soufre interposé.
ETHMOIDE (Anatomie), du grec ethmos, crible, et eidos, forme. — Nom donné à un des huit os qui composent le crâne, parce que sa lame supérieure est percée d’un grand nombre de trous; il contribue à former la base du crâne et la voûte des fosses nasales.
ETHUSE (Botanique). —■ Voyez Æthüse.
ETINCELLE électrique (Physique). — Passage brusque accompagné de bruit et de lumière, d’une certaine quantité d’électricité au travers des corps mauvais conducteurs.
Lorsque ces corps sont solides, ils sont brisés par l’étincelle, et de là naît le bruit qu’elle fait entendre dans ce cas ; ce résultat peut être aisément reproduit au moyen du perce-verre. Une lame de verre G peut y être
placée entre deux pointes métalliques a et ô placées en regard l’une de l’autre. Si on fait communiquer l’armature extérieure d’une bouteille de Leyde avec la pointe inférieure, et qu’on approche l’armature intérieure du bouton A de la pointe supérieure, l’étincelle qui jaillit entre les deux pointes traverse le verre et le brise.
Lorsque les corps sont liquides ou gazeux, ils sont refoulés vivement sur le passage de l’étincelle, et l’oscillation brusque qui en résulte dans la masse fluide produit encore le bruit qui se fait entendre. Ge second phénomène peut être mis en évidence au moyen du thermomètre de Kinnersley dont nous donnons ici la gravure.
Au moment où l’étincelle part entre les deux boules fs et b, le liquide est refoulé dans le gros tube A, et son niveau s’élève fortement dans le tube B communiquant avec le premier par son extrémité inférieure ; il peut
même être projeté violemment hors de l’appareil. Le mortier électrique {fig. 997) peut servir au même usage. Il se compose d’un petit godet en bois M, traversé par deux tiges de cuivre dont les extrémités intérieures b et c sont écartées de quelques millimètres l’une de l’autre. Le godet est fermé par une petite balle de bois A, qui est projetée par l’expansion subite que prend l’air de la cavité de l’appareil sous l’action de l’étincelle.
En môme temps que ces phénomènes ont lieu, le gaz est porté à l’incandescence sur le trajet de l’électricité, d’où naît la lumière de l’étincelle ; cet eftet est lui-même accru généralement par le transport de parcelles incandescentes arrachées aux deux corps entre lesquels part l’étincelle. L’éclat et la couleur de celle-ci varie, en effet, d’une manière très-sensible avec la nature de ces corps, en môme temps que l’on voit à leur surface des traces évidentes de ce transport.
D’après les recherches de M. Masson, le pouvoir éclairant de l’étincelle électrique croît proportionnellement à sa longueur, et proportionnellement à la quantité d’électricité qui passe. Partout dans l’air et entre des boules de laiton, l’étincelle est blanche, légèrement violacée ; le cuivre rouge lui donne une teinte verdâtre. Dans l’hydrogène, elle est pourprée comme dans l’air raréfié ; dans un récipient presque vide d’air, l’étincelle est remplacée par des lueurs violacées qui remplissent presque toute la capacité du récipient. Le lecteur trouvera à l’article Induction les curieux effets de lumière que produit dans les gaz raréfiés, l’étincelle de la bobine de M. Ruhmkorff. Dans les cabinets de physique, on garnit ordinairement des tubes ou des ballons {/îg. 998, 999), d’une série de petits losanges d’étain placés bout â bout, séparés l’un de l’autre par un intervalle de 1/2 à 0“,00l, et dont les deux extrémités sont mises en communication avec deux montures en cuivre. Quand on fait passer une décharge électrique au travers de ces espèces de chapelets métalliques, un petit point brillant apparaît entre chaque losange, ce qui produit d’assez beaux effets dans l’obscurité. Ges appareils portent le nom de tubes ou globes étincelants.
La forme de l’étincelle est très-capricieuse ; pour peu que sa longueur dépasse 0“,01, elle est brisée en plusieurs points, ainsi qu’on le voit dans les éclairs qui ne sont que des étincelles électriques produites sur une immense échelle (voyez Tonnerre, Orage). Sa durée est inappréciable, bien que l’impression qu’elle produit sur la rétine soit quelquefois très-persistante. Un disque divisé en segments noirs et blancs, tournant dans l’obscurité avec une rapidité aussi grande qu’on puisse le faire, paraît immobile au moment où l’étincelle l’éclaire, et les segments sont aussi nets que s’il était réellenaent au repos. Le môme effet est produit par les éclairs simples ; si certains éclairs, ayant quelquefois plusieurs lieues de
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longueur, font paraître les bords des segments un peu flous, ce qui indique que le disque a eu le temps de se déplacer légèrement pendant leur durée, c’est que ces éclairs sont composés de plusieurs autres qui se succèdent bout à
Fig. 998.— Tube étincelant. Fig. 999. — Globe étincelant.
bout, à des intervalles sensibles, quoique excessivement rapprochés. L’électricité se meut, en effet, avec une vitesse qui dépasse probablement SOO 000 lieues par seconde.
La circulation instantanée ê^ôîectricité qui accompagne le départ de l’étincelle donne lieu à des phénomènes d’un haut intérêt, que nous pouvons classer en quatre groupes.
Effets mécaniques. — Nous avons cité la rupture des corps solides mauvais conducteurs, produite par le passage de l’étincelle, l’expansion des liquides et des gaz, l’arrachement et le transport de particules métalliques. Nous ajouterons seulement ici que si, au lieu d’une lame de verre, nous plaçons une carte dans une position presque verticale entre les deux pointes du perce-verre écartées l’une de l’autre de quelques centimètres, la carte est percée d’un trou situé presque vis-à-vis de la pointe par laquelle sort l’électricité négative^ quand on opère dans l’air, tandis que dans le vide ce trou se produit à égale distance des deux pointes; ce qui indique pour les deux électricités une inégale facilité à traverser l’air.
Effets calorifiques et lumineux. — Si, au moyen de Vexcitateur universel [fig. 1000), on fait passer une forte
décharge électrique à travers un fil métallique très-fin, ab recouvert d’un papier blanc, le fil disparaît et le papier
se recouvre d’une poudre métallique excessivement fine. Le métal a été volatilisé. Le môme eflét a lieu quand on fait passer la décharge à travers une trè.s-miuce feuille d’or battu, recouverte d’une carte sur laquelle on a enlevé des découpures, représentant ordinairement le profil de Franklin {Jig. 1001), et couverte elle-même d’une feuille
Fig. 1001. — Portrait de Franklin.
de papier blanc. L’or volatilisé passe au travers des découpures et vient imprimer en violet sur le papier le portrait du physicien américain. C’est à cette élévation énorme de température qu’est dû l’éclat de l’étincelle.
Effets magnétiques. — La circulation de l’électricité autour d’un barreau d’acier naturel l’aimante, et, s’il était aimanté à l’avance, elle peut déplacer ou renverser ses pôles. Ce fait a été signalé, pour la première fois, par Franklin, en juin 1751, dans une lettre adressée à P. Collinson, puis découvert de nouveau par MM. Arago et Savary, soixante-dix ans plus tard.
Effets chimiques. — L’étincelle peut enflammer les corps combustibles (éther, alcool, soufre, résine...); elle fait détoner un mélange de chlore ou d’oxygène avec l’hydrogène. Ces faits pourraient être attribués à la chaleur dégagée sur le passage de l’électricité ; mais on peut, par des séries d’étincelles, reproduire tous les phénomènes chimiques auxquels donne lieu la pile (voyez ce mot). Effets physiologiques. — Chaque fois qu’une étincelle part sur un point quelconque de notre corps, nous ressentons en ce point une piqûre quelquefois douloureuse, accompagnée, si l’étincelle est forte, d’une contraction des muscles subite et involontaire, La décharge d’une bouteille de Leyde au travers des deux bras les contracte violemment, et l’effet peut s’étendre jusqu’à la poitrine ; la décharge d’une batterie, dans les mêmes conditions, serait dangereuse et pourrait môme occasionner la mort ; l’électricité passant, au contraire, au travers d’un bras et de la jambe du môme côté serait moins à craindre, mais ferait bondir le patient. On répète souvent cette expérience entre plusieurs personnes se tenant par la main, celle qui est à l’une des extrémités tenant, par son armature externe, une bouteille chargée dont elle fait toucher l’armature interne par la personne placée à l’extrémité opposée de la chaîne. Les extrêmes sont les plus vivement secoués ; le milieu l’est moins, parce qu’une partie de l’électricité passe par les pieds et par le sol.
Tous ces phénomènes, que nous pouvons reproduire en petit avec nos machines, se développent sur une immense échelle pendant les orages (voyez ce mot). C’est Otto de Guericke, l’inventeur delà première machine électrique, qui, le premier, observa l’étincelle. Mais ce fut Gunéus de Leyde qui reçut la première commotion violente, qui l’effraya si fort, et, après lui, les physiciens qui en tentèrent l’essai; mais on se familiarisa promptement avec ce phénomène, et, peu de temps après, l’abbé Nollet essayait, conjointement avec Morand de l’appliquer au traitement des paralysies. M. D.
ETIOLEMENT (Botanique). — Ce mot sert à désigner une altération particulière qu’éprouvent les plantes, lorsqu’elles sont privées de la quantité d’air et de lumière dont elles ont besoin pour végéter. Les plantes alors poussent des tiges longues, effilées, blanchâtres, ou tout au moins d’une coloration moindre que dan,s leur état ordinaire; elles deviennent, ainsi que les feuilles, plus tendres, plus aqueuses, ont peu de saveur et de sucs nutritifs. La culture a profité de cette propriété de l’étiolement pour rendre plus tendres et moins âcres les différentes parties de certaines plantes que Fon a utilisées pour l’alimentation ; à cet effet on a eu recours à des moyens artificiels pour faire blanchir le céleri, la chicorée, la
Fig. 1000. — Excitateur ou déchargeur universel.
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laitue, etc., dont on lie ensemble les feuilles, afin de les soustraire à l’influence de l’air et de la lumière.
V étiolement prcduit dans l’espèce humaine un phénomène qui a quelque analogie avec ce qui vierit d’être dit i on remarque, en effet, que la privation de la lumière et de la quantité d’air nécessaire amène une décoloration de la peau avec relâchement du tissu cellulaire, bouffissure, prédominance du système lymphatique; cet état peut conduire à Vanémie. à la cachexie^ à la chlorose^ surtout si les causes qui Tont déterminé continuent à agir (voyez Respiration).
ETIOLOGIE (Médecine), du grec ai tia, cause, et logos^ discours. — On appelle ainsi cette partie de la médecine qui enseigne à connaître les causes des maladies. Etablir l’étiologie d’une maladie interne ou externe, c’est rechercher les causes qui peuvent lui^4voir donné naissance. Celles-ci peuvent être distinguées en prochaines ou éloigitées^ en prédisposantes ou occasionnelles^ en internes ou externes. 1“ Les causes prochaines sont celles en vertu desquelles la maladie existe; elles sont, suivant Bocrhaave, causes suffisantes de toute maladie; elles doivent être considérées, suivant Pariset, comme ne différant pas de l’état maladif. Les causes éloignées sont celles qui, agissant sur l’économie vivante, y déterminent la disposition dont le résultat est la cause prochaine. 2” L’oisiveté, la bonne chère, disposent aux affections goutteuses, apoplectiques; voilà pourquoi on les appelle causes prédisposantes, pour les distinguer des causes efficientes ou occasionnelles qui, agissant tout à coup sur une organisation prédisposée, y déterminent la maladie. 3" Les causes internes se trouvent dans l’état particulier de nos tissus, de nos fluides, dans l’organisation de nos parties, dans la manière dont elles remplissent leurs fonctions, etc. Ces causes sont donc toutes celles qui naissent au dedans de nous, par un dérangement accidentel du jeu de nos organes. Les causes externes dérivent de l’action de toutes les choses qui constituent la matière de l’hygiène, de toutes celles qui sont appliquées à notre économie ; ce sont toutes celles qui procèdent du dehors. Si l’on veut bien prendre la peine de développer le cadre que nous ne pouvons qu’indiquer ici, on verra combien sont nombreuses et diverses les causes des maladies ; combien il importe au médecin de les rechercher avec soin pour se diriger dans le traitement, et combien il est urgent de les éloigner et de les détruire, lorsque cela est possible. F — n.
ETIQUE (Médecine). — Ce mot, qui doit être banni du langage médical, est employé généralement par le vulgaire comme synonyme de très-maigre^ décharné., et, dans ce cas même, il est plutôt appliqué aux animaux domestiques ; ainsi on dit un chien, un cheval étiques. Dans tous les cas, il faut se garder de dire fièvre étique pour fièvre hectique (voyez Hectique),
ETISIE (Médecine). — Dans le langage vulgaire, ce mot désigne un amaigrissement extrême qui survient souvent à la suite du rachitisme chez les enfants, mais qu’on observe plus particulièrement dans la phthisie pulmonaire, et comme conséquence des plaies qui produisent une suppuration très-abondante ; il est synonyme de consomption., et son état se lie le plus souvent à la fièvre hectique.
ETOILE (Botanique). — Ce nom a été donné par Paulet à plusieurs espèces de Champignons ; ainsi VE. grise est un agaric ; VÈ. polaire., un mousseron ; VE. de terre est la vesse de loup étoilée, etc.
Etoile blanche (Botanique). — C’est VOrnithogalle en ombelle, vulgairement Dame d’onze heures.
Etoile d’eau (Botanique). — Nom vulgaire des Callitriches.
Etoile du berger (Botanique). — C’est la Damasonie étoilée .
Etoile des bois (Botanique). — On a donné ce nom à la Stellaire des bois.
Etoile du matin (Botanique). — Nom vulgaire de quelques Liserons dont les fleurs s’épanouissent le matin, et surtout au Liseroyi nil {Convolvulus nil. Lin.).
Etoile de mer (Zoologie). — Nom vulgaire des ries .
ÉTOILÉ (Zoologie). — Cette épithète a été employée pour désigner plusieurs espèces dlOiseaux de différents genres; ainsi Buffon l’a appliquée à un héron, le Butor bi'un de la Caroline j Levaillanl, à un Gobe-mouche d’Afrique, etc.
Etoilé (Chirurgie). — Nom d’r.n bandage destiné à maintenir un appareil appliqué sur le sommet du thorax, dont on se servait autrefois pour contenii' les Iractures
de la clavicule. II est à peu près abandonné aujourd’hui pour cet usage. On distingue Vétoilé simple et l’e7oi/e double. Le premier, qui diffère peu du spica, peut servir à peu près dans les mômes circonstances. Il se fait avec une bande de 6 à 8 mètres de longueur, roulée à un seul chef. L’étoilé double se fait avec une bande de 10 à 12 mètres, roulée à un ou deux chefs. Pour avoir une idée exacte de ces bandages trop longs à décrire ici, consultez les traités spéciaux sur la matière.
Etoilé (Botanique). — Se dit de certains organes disposés en étoile ou en forme d’étoile. Les poils étoilés sont ceux qui produisent des rameaux simples partant, en divergeant, d’un centre commun, comme dans le ciste à feuilles de polium, la guimauve et le croton pénicillé. La corolle est étoilée quand elle est en roue avec les divisions très-aiguës. Dans une espèce de lampsane, le calice est aussi étoilé. Le stigmate est disposé en étoile ou étoilé dans l’asaret, la pyrole à une fleur et les garcinies. Les carpelles soudés du damasone figurent parleur réunion la forme exacte d’une étoile. Enfin, un grand nombre de plantes ont pour nom spécifique stellatus (étoilé), qui fait allusion à la forme de quelqu’une de leurs parties. La disposition des feuilles en étoile (verticilles) des rubiacées avait valu, de la part de Linné, le nom éVétoilées à la famille des Rubiacées.
ÉTOILÉE (Zoologie). — Nom spécifique d’une espèce de Poisson, du genre Raie {Raia asterias, Rondel).
ETOILES (Astronomie). — Parmi les astres que nous apercevons dans le ciel, les étoiles se distinguent en ce que leurs distances mutuelles restent sensiblement les mômes; leurs configurations n’ont pas changé depuis les plus anciennes observations. Les planètes que Ton pourrait, au premier abord, confondre avec elles éprouvent, au contraire, des déplacements progressifs qu’avec un peu d’attention on ne tarde pas à reconnaître. Vues à la lunette, les étoiles se distinguent encore à ce que leur diamètre n’augmente pas, tandis que les planètes paraissent grossies. C’est que le diamètre des étoiles est réellement insensible : leurs dimensions apparentes sont purement factices et dues à l’imperfection de notre œil et des instruments. L’absence de scintillation peut aussi quelquefois servir à reconnaître les planètes; mais ce caractère n’est pas infaillible, car Vénus et surtout Mercure scintillent fortement.
On a classé les étoiles par groupes ou constellations, qui ont reçu des noms particuliers. On les range aussi d’après leur grandeur ou leur éclat. Les six premières grandeurs contiennent environ 5000 étoiles visibles à l’œil nu, et qu’on peut décomposer en :
20 étoiles de grandeur.
de
2nie
de
3 me
de
de
de
6me
Cette classification est, du reste, assez arbitraire, car il n’y a pas de démarcation tranchée entre une grandeur et la suivante. On a pourtant remarqué qu’en moyenne une étoile d’une certaine grandeur est deux fois et demie plus brillante que celle de la grandeur au-dessous.
A l’aide des lunettes, on découvre dans le ciel un bien plus grand nombre d’étoiles, et d’autant plus que la lunette est plus puissante; on a ainsi prolongé la série des grandeurs jusqu’à la seizième. Herschel évaluait à plus de vingt millions le nombre des étoiles visibles avec son télescope de 20 pieds dans toute l’étendue du ciel.
Les d’étoiles renferment la désignation des
étoiles avec leur signe, leur grandeur et leurs coordonnées astronomiques, c’est-à-dire leur ascension droite et leur déclinaison. A l’aide d’un catalogue, on peut construire un globe céleste sur lequel les étoiles seront rapportées. Par des procédés analogues à ceux de la construction des cartes géographiques, on construit aussi éiCs planisphères célestes qui servent utilement à étudier le ciel.
La lumière des étoiles est généralement blanche ou blanc-bleuâtre; mais quelques-unes, telles que Arcturus, Antarès, Aldébaran, a d’Orion, ont une lumière rougeâtre. Procyon, a de l’Aigle, a et [5 de la Petite Ourse, sont jaunâtres. Enfin , on rencontre parmi les étoiles doubles plusieurs étoiles bleues ou vertes. On a un exemple d’un changement de couleur dans Sirius, qui est blanc aujourd'hui, tandis que Ptolémée le cite comme
Il serait important de pouvoir comparer \ éclat des