‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 345 sur 385 · FAL · texte numérisé non relu

FAL

carpement reste toujours à nu. C’est ce qui arrive surtout quand le resserrement de deux côtes opposées détermine de forts courants, comme dans la Manche (entre la France et l’Angleterre), dans le canal de Saint-Georges (entre l’Angleterre et l’Irlande). Dans ces localités, la

mer gagne constamment sur la montagne ; il existe

un grand nombre de narrations qui indiquent les dates des principaux éboulsments, ou l’existence de phares, de tours, d’habitations, de villages môme qui ont éié successivement abandonnés, et qui ont aujourd’hui complètement disparu » (Cours élém. d'hist. naiur. Géologie).

FALCIFORME (Anatomie humaine, animale ou végétale), du latin faix., faux, et forma, forme. — Ce terme désigne un grand nombre de parties ou d’organes de l’homme, des animaux, des plantes, qui rappellent la forme du fer d’une faulx.

FALGINELLE (Zoologie), Erolia, Vieillot ; du latin faix, faux, allusion à la forme arquée du bec. — Genre di Oiseaux, de l’ordre des Echassiers, famille des Longirostres, tribu des Bécasses, qui diffèrent des Alouettes de mer en ce que leur bec est arqué et qu’ils manquent de pouce. On n’en connaît qu’une seule espèce originaire d’Afrique et qui a été vue quelquefois en Europe. C’est le Scolopax pygmœa de Linné.

FALCONELLE (Zoologie), Falcunculus , Vieillot. — Genre àlOiseaux, de l’ordre des Passereaux, famille des üentirostres , tribu des Pies-grièches. Ils sont aussi nommés Pies-grièches mésanges et sont caractérisés par un bec comprimé et court, presque aussi haut que long, dont l’arête supérieure est aiguë et arquée, et la pointe échancrée ; leur queue est courte. La F. frontale ou à casque [Lanius frontatus, Lath.), de la Nouvelle-Hollande, est de la taille du moineau avec les couleurs des mésanges et les mœurs des pies-grièches. Le mâle seul porte la huppe, qui lui a valu son nom.

FALGONÉS ou Falconidés (Zoologie). — On désigne sous ce nom tous les oiseaux du genre Faucon, de Linné ou de Cuvier. Ce groupe nombreux a ses espèces répandues sur toute la surface du globe, et elles se font toutes remarquer par un bec courbé dès la base, et dont la mandibule supérieure est garnie au bout d’une ou de deux dents saillantes. On remarque que les oiseaux de ce groupe qui volent le mieux sont les plus petits. Tous appartiennent à la classe des Oiseaux de proie appelés nobles, parce qu’ils étaient employés dans l’art de la fauconnerie. Tels sont les éperviers, les faucons, les hobereaux, les cresserelles (voyez Faucon, Fauconnerie).

FALÈRE (Médecine vétérinaire), d’un mot catalan qui signifie promptitude. — Nom vulgaire d’une maladie commune parmi les bêtes à laine, dans le département des Pyrénées-Orientales, principalement dans les localités voisines du bord de la mer. Ce mal attaque les moutons que l’on a conduits dans des prairies artificielles encore mouillées par la pluie ou par une abondante rosée. Tout à coup, l’animal est frappé de stupeur, bientôt après agité de convulsions violentes; la respiration est gênée de plus en plus par un gonflement progressif et rapide des estomacs, sous l’influence des gaz qui s’y dégagent; en deux heures environ, ces accidents ont atteint leur apogée, et l’animal périt. On trouve les estomacs remplis de gaz hydrogène protocarboné. Cette maladie redoutable est donc une variété de iympanite (voyez ce mot', et on la combat par les moyens que l’on oppose ordinairement à cette affection, la ponction de la panse et l’usage de quelques boissons stimulantes, eau salée, eau de chaux, ammoniaque dans l’eau froide, à la dose de 20 à 30 gouttes, éther à haute dose, etc. La chair des moutons qui ont succombé à la falère peut être consommée sans inconvénients.

FALLTRANGK (Economie domestique), de l’allemand /'«//,chute,et tranc/c, boisson. — Sorte de vulnéraire suisse nommé vulgairement thé de Suisse, formé d’un mélange de diverses plantes aromatiques (alchénulle, armoise, aspérule, brunelle, bugle, bétoine, menthe, millepertuis, pervenche, piloselle, primevère, sanicle, valériane, verge d’or, véronique, verveine, etc.), que l’on recueille dans les montagnes, et dont on vante l’efficacité pour prévenir les suites des coups ou des contusions provenant des chutes. On fait de ces plantes une infusion comme celle du thé, et on l’administre par petites tasses pendant quelques heures. Ce remède ne peut être nuisible; mais il serait dangereux de lui accorder une grande confiance ; il ne peut conjurer aucun accident sérieux.

FALQHÉ (Botanique), du latin eu forme de

faulx. — Terme synonyme de falciforme et appliqué, comme ce dernier, à certains organes des végétaux.

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