‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 344 sur 385 · FAL · texte numérisé non relu

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espèces de Chine, dont la taille est à peu près celle du faisan commun et dont le plumage magnifique a conquis une sorte de célébrité : le F. argenté ou bicolore {P. nycthemerus, Lin.), blanc dessus avec des lignes noires très-fines sur chaque plume, et noir dessous; c’est l’espèce la plus robuste et la plus facile à élever; le F. doré ou tricolore (R pictus, hin.) {fig. 1031), le plus beau de tous, dont la tête est ornée d’une huppe pendante, d’un jaune d’or, tandis que le cou porte une collerette orangée, et que le ventre est rouge de feu, le dos vert, les ailes rousses, le croupion jaune avec une longue queue brune, tachetée de gris. Le phénix de Pline n’était peut-être que ce magnifique oiseau. Ces couleurs éclatantes n’appartiennent qu’au mâle, ainsique cela est ordinaire chez les faisans. Ces deux espèces produisent des métis avec le faisan commun. Dans l’intérieur de la Chine, il paraît y avoir une autre espèce très-remarquable, le F. superbe (P. superbus, Temm.) dont les caudales ont jusqu’à 1“,30 de long.

Faisan des Antilles, c’est l’Agami.

Faisan huppé de Cayenne (Zoologie). — L’un des noms de l’Hoazin.

Faisan cornu, c’est le Tragopan ;

Faisan de mer, le Canard pilet ;

Faisan paon, l’Ep'-ronnier.

Faisan ou Phasanielle (Zoologie), Phasaniella, Lmx. — Genre de Mollusques, classe des Gastéropodes, ordre des P ectinibr anches, famille des Trochdid.es, à coquille oblongue et pointue, l’ouverture, plus haute que large, est munie d’un opercule pierreux ; le bas de la columelle est sensiblement aplati et sans ombilic. ^ deux

longs tentacules portant ses yeux sur deux tubercules situés à leur base externe, et de doubles lèvres échancrées et frangées. Ils sont communs dans la mer des Indes. Leurs coquilles, autrefois très-rares, étaient re oherchées à cause de leurs belles couleurs; mais aujourd’hui toutes les collections en renferment. F. L.

FAISANDEAU (Vénerie). — Nom vulgaire du jeune faisan.

FAISANDERIE (Zootechnie). — Lieu préparé pour l’élevage du faisan. Une grande faisanderie doit contenir plusieurs arpents de terrain, couverts d’herbe dans sa plus grande partie, coupés çà et là de buissons épais, et entourés de murs assez hauts (2“*,50) pour en interdire Faccès aux renards et autres ennemis des volailles. Un faisandier peut suffire pour un enclos de 10 arpents (34 ares). L’élevage et l’alimentation des faisans exigent la construction de petits enclos carrés nommés parquets,que l’on dispose dans la faisanderie de la manière suivante ; au nord, un mur d’abri ; sur les trois autres côtés, de petits murs ou des paillassons serrés de roseaux ou de paille de seigle, qui ne laissent pas les faisans se voir entre eux. Les parquets doivent être exposés au midi et couverts de gazon ; chacun d’eux doit mesurer de 19 à 20 mètres carrés, et recevra un faisan avec six ou sept faisanes. Les petites faisanderies sont de simples enclos fermés de murs ou de treillages en fil de fer, où l’on établit des loges carrées de 0'«,32 de côté, séparées par des cloisons pleines, munies d’augets pour recevoir la nourriture et la boisson, et pourvues chacune d’un nid en paille pour la ponte d’une femelle.

On peuple la faisanderie avec des faisans de l’année, choisis bien portants et beaux en plumes; les vieux faisans s’apprivoisent difficilement. Pour les mettre à l’abri de l’atteinte des chats , des fouines , on couvrira les parquets avec un filet. Si l’on n’a pas à craindre ce danger, on se borne à éjointer les faisans pour les retenir, c’est-à-dire qu’on leur enlève le fouet d’une des ailes en le serrant fortement avec un fil solide. La nourriture qu’on donne aux faisans dans les parquets se compose de blé, d’orge, auxquels on mê'e, vers le milieu du mois de mars, une petite quantité de sarrasin et de chènevis avec deux œufs durs hachés. Le bon âge pour la ponte est de deux à quatre ans. Au mars, on sépareles faisans en les groupant dans chaque parquet, comme il a été dit. Du 15 au 20 avril commencent habituellement les pontes; elles se font vers deux heures de l’aprèsmidi, et le plus souvent de deux jours l’un pour chaque faisane , les dernières pontes se suivent à plus long intervalle, jusqu’à la vingtième environ , qui doit être la dernière. Chaque soir les œufs doivent être ramassés, placés dans une petite boîte remplie de son, et tenus dans un lieu qui ne soit ni trop sec ni trop humide. Ils ne sauraient, sans inconvénient, être gardés plus de douze à quinze jours ; l’incubation est ordinairement confiée à des poules communes (les poules pattues sont d’excellen-

tes couveuses), et chacune est chargée de douze à quinze œufs; pour cette opération, on choisira une pièce d’une température douce, comme un cellier. L’éclosion a lieu vers le vingt-cinquième jour, et on laisse encore les petits un jour sous la poule sans leur donner à manger. On place ensuite la couvée dans une caisse longue de 1 mètre sur 0“,50 de hauteur et 0“,50 de largeur; intérieurement, celte caisse est divisée par de petites tringles de fer espacées de 0™,05 en deux compartiments inégaux ; l’uri, fermé par le haut, reçoit la poule, qui y demeure accroupie ; i'autre, ouvert en haut et plus grand, reçoit les faisandeaux qui, à travers les barreaux de la cloison, peuvent passer pour aller se réchauffer auprès de la poule. Cette boîte ou caisse est tenue dans une pièce tempérée pendant deux jours, puis on la place en plein air dans une des allées de la faisanderie. Le cinquième jour, on met la boîte en communication avec le parquet mobile en treillage de fil de fer, que l’on retire le dixième jour, laissant aux faisandeaux la liberté d’aller et venir autour de la boîte où la poule est toujours captive. Le quinzième jour, la boîte est inutile; on attache la poule avec un ruban de fil à un pieu fiché en terre auprèsd’un abri en paille. Enfin, à deux mois, les faisandeaux n’ont plus besoin de la poule, qui est rendue à la liberté. Pendant cette période de deux mois, on a donné aux jeunes faisans une nourriture méthodiquement choisie. Le premier âge comprend les cinq premiers jours, durant lesquels les faisandeaux doivent recevoir toutes les deux heures un repas composé de quelques pincées de larves de petites fourmis, ou, à leur défaut, d’une pâtée de mie de pain blanc et d’œufs durs hachés. Le second âge s’étend du sixième au douzième jour ; on donne dans cette période la même nourriture en quantité double (2 centilitres par bec et par jour); il faut que les larves de fourmis y entrent pour moitié; on y peut joindre des vers dits asticots purgés de la matière putride qui les remplit naturellement. Dans le troisième âge, on augmente peu à peu la proportion d’œufs hachés et de pain, en même temps que la quantité totale de nourriture. Au quatrième âge, qui commence le vingt-cinquième jour, on commence à mêler à la nourriture des faisandeaux des grains de millet, d’orge , de sarrasin , de blé. Parvenu au deuxième mois, on leur donne dans leur ration ordinaire un peu de viande cuite hachée menue et refroidie ; après le deuxième mois, on se borne à leur donner du grain deux fois par jour. Mais à tous ces soins il faut joindre une précaution indispensable , c’est de mettre toujours à portée des jeunes faisans, quelque soit leur âge, de petits vases plats remplis d’une bonne eau potable, bien claire et renouvelée souvent.

Cette éducation est d’ailleurs assez délicate ; les faisandeaux sont sujets à plusieurs maladies, et surtout à la diarrhée sous l’influence du froid humide. A deux mois, ils traversent une période critique, où se renouvellent les plumes de leur queue ; ils réclament alors les plus grands soins; ils exigent aussi en tout temps de grands soins de propreté, sans lesquels la vermine les dévore et les fait dépérir.

FAÎTIÈRE (Zoologie). — Nom vulgaire donné à une coquille, à cause de la ressemblance de ses côtes avec le faîte d’un toit; cette coquille, nommée aussi bénitier, est la grande tridacne des naturalistes.

FALABREGUIER, FALABRIQUIER, Fanabrega (Botanique), noms vulgaires du Micocoulier dans diverses parties du midi de la France.

FALAISE (Géologie). — Escarpement des rivages de la mer formant au-dessus des flots une sorte de muraille plus ou moins complètement verticale, et que ceux-ci viennent battre avec fracas. « Plus la côte est abrupte, dit Beudant, plus elle est exposée aux dégradations des

vagues Lorsque le terrain présente ses tranches à

l'action des eaux, les parties inférieures rongées par les chocs réitérés des flots, que rien ne contribue à diminuer, se dégradent et se creusent successivement, et d’autant plus vite que la matière est plus délayable ou plus facile à désagréger : les couches supérieures qui se trouvent alors bientôt mises en surplomb, ne tardent pas à s’ébranler et à se précipiter dans la mer. C’est ainsi que des parties considérables de côtes ont été bouleversées â diverses époques, que des promontoires ont disparu, que d’autres ont été coupés et séparés du continent. Ces effets deviennent très-rapides dans les lieux où une mer profonde engloutit à mesure les blocs détachés, ou dans ceux où la force des vagues est assez puissante pour ballotter les débris, les user les uns par les autres étalés déblayer successivement, de manière que le pied de 1 es-

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