‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 379 sur 385 · FROMAGES · texte numérisé non relu

FROMAGES

PRIX DU kilogramme

an lieu

DE PUODUCTION.

Gruyère

lf,00 à lf,2o

lf,25 à lf,50

Iloquefoi t

Sept-Moncel

Auvergiio

Hollande

Parmesan ... .

Chester

2 ,’eo »

Brie (gras)

Brie (mai.ire)

Neufchàtel

On consultera utilement pour ce qui concerne les fromages : Maiso?i rustiq. du xix'= siècle, t. 3, 1. IV. — Barrai, Bon Fermier. — P. Joigneaux, Livre de la Fetmie. — Eiiajdop. de F Agricult., v® Fi'omage, — Félix Villeroy, Laiterie, Beurre et Fromages . Ad. F.

FROMAGEON (Botanique). — Nom vulgaire de la Mauve à feuilles rondes ou Petite mauve {Malva l'otundi folia, Lin.).

FHOAIAGSR (Botanique), ainsi nommé à cause de son bois blanchâtre et très-mou ; nom vulgaire du genre Bombax, Lin.— Genre de Dicotylédones dialypé-

taies hypogyyies, delà famille ûc^Stei'culiacées, type de la tribu des Rowiôoceeÿ. Caractérisé par : un calice persistant, coriace, campaïuilé, entier ou à 3-5 dents; pétales, 5, égaux, étalés; étamines indéfinies soudés en 1 ou 5 faisceaux; anthères à 1 loge; ovaire libre à 5 angles et à 5 loges, contenant de nombreux ovules; fruit : capsule cylindrique ou globuleuse s’ouvrant en 5 valves ligneuses, et contenant des grainesenveloppées d’une bourre soyeuse comme celle du cotonnier. Les fromagers, dont on cultive cinq ou six espèces, sont des arbres élevés, souvent munis d’aiguillons. Leurs feuilles sont digitées et leurs stipules caduques. Leurs fleurs sont ou terminales ou disposées en faisceau à l’aisselle des feuilles. Ces végétaux habitent presque tous l’Amérique méridionale. Le F. «5 folioles {B. céiba. Lin.) est un arbre qui peut acquérir jusqu’à 40 mètres de hauteur. Il est armé d’aiguillons épineux. Ses fleur.s sont blanches et ses fruits concaves au sommet. Le F. de Malabar {B. Malabaricum, de Cand.) se distingue par des feuilles palmées à 7 folioles, et des fleurs écarlates à l’intérieur. Le F. h folioles dentelées {B. sen'ütum, de Cand.) a les feuilles longues, à 7-9 folioles lancéolées, aiguës, glabres et dentelées. Le F. globuleux, F. à fruits 7'0)ids (B. globosum,Aub\.), arbre plus petit que les précédents et qui croît spontanément â la Guyane, est dépourvu d’aiguillons. Ses feuilles sont palmées, entières, à 5 folioles. Ses calices sont glabres, mais ses pétales sont laineux en dessous et plus longs que les étamines. Le duvet qui entouie la graine de ces arbres est employé pour i-embourrer les coussins et les canapés. Le peu de longueur de ses filaments l’empêche d’être utilisé dans les filatures. On a prétenduqu’il était malsain de se reposer sur des oreillers faits avec ce duvet. Le tronc très-épais des fromagers sert quelquefois à faire des tonneaux dans lesquels on emballe le sucre. Plusieurs espèces^e ces arbres forment, à cause de leurs étamines en 5 faisceaux, le genre C7Uodend7'on de de Candolle. G — s.

FROMENT (Agriculture). — Voyez Blé, Céréales, Grains).

Froment barrü (Agriculture). — Nom vulgaire de VOrge à large épi {Hordeum zeooHton, Lin. ). On l’appelle encore Riz d' Allemagne, etc. — Il existe aussi plusieurs variétés de froment barbu, (Voyez Blé.)

Fig. 1302.

Acjnis ou mite du fromage.

FRO

FRÜ 1123

Fr.OMENT DES lNDEs(Botanique agricole). — Un des noms vulgaires du Maïs.

Froment de vache (Botanique). — Nom vulgaire du Mélampyre des champs {Mel. arvense^ Lin.), nommé encore Rougeole, Queue de renard. Blé de vache.

FROMENTAL (Botanique).— Nom vulgaire de VÂrrhénathère ou Avoine élevée (voyez Arrhénathère) .

FROMENTEAU (Agriculture). — Très-bon raisin quel’on trouve en Bourgogne et surtout en Champagne, et dont le nom varie à l’infini ; ainsi c’est le Beurot, Pinot franc gris. Plant gris, en Bourgogne ; en Champagne on l’appelle Fromenteau ; Malvoisie owAuvernat gris, en Touraine ; Auxerrois, dans la Moselle ; Grand Tokai gris, sur les bords du Rhin. L’empereur Charles IV l’importa de la Bourgogne en Hongrie où on l’appelle Barattzinrzoko. Ailleurs on l’appelle encore Ornaison grise. Muscadet, Fromanté, Azerat, etc. Ce raisin se rapproche pour ses qualités du Pinot franc ou Noirien, mais il est plus doux, plus fin, et ne donne pas un vin aussi solide, aussi corsé. La grappe est plusserrée, il produit davantage; le grain est d’une couleur rouge claire à reflets bleus, et sa pellicule est plus fine que celle du Pinot noir.

FRONDE (Physique). — Ordinairement formée par une petite bande de cuir ou de toile, ou par une espèce de réseau en corde, et terminée par deux cordons que l’on réunit parallèlement entre eux en les tenant à la main par leur extrémité. Sur le pli de la fronde, on met un projectile quelconque, ordinairement une pierre, puis on fait tourner avec une rapidité croissante. Quand la vitesse est arrivée à son plus haut point, on lâche l’un des cordons en retenant l’autre. La pierre abandonnée à elle-même part d’abord en ligne droite dans la direction de l’extrémité de l’arc sur lequel elle se trouvait au moment où la fronde s’est dépliée, puis, par l’effet de la pesanteur, elle décrit une ligne courbe infléchie vers la terie, comme le font tous les projectiles lancés dans l’air (voyez Inertie, Force centrifuge. Projectiles). La fronde était l’arme ordinaire des soldats à pied dans l’antiquité et le moyen âge. Les Grecs, les Carthaginois, les Romains, et, à leur exemple, les Germains, les Francs, etc., eurent des corps de frondeurs. 11 en existait encore au xiv® siècle dans les armées espagnoles. Mais l’invention des armes à feu fit abandonner la fronde, ainsi que l’arc, les balistes, etc.

Fronde (Chirurgie). — On appelle ainsi un bandage dont la forme rappelle celle de la fronde dont se servaient les anciens. Il existe plusieurs bandages de ce nom ; mais le plus connu est la’ Fr. du> menton, que l’on emploie spécialement pour maintenir les fractures et les luxations de la mâchoire inférieure ou pour assujettir les appareils quelconques fixés sur le menton. Il se compose d’une compresse longuette, fendue par ses extrémités, dont chacune se trouve ainsi divisée en deux chefs jusqu’à 0“,05 à 0“,06 de la partie moyenne ; celle-ci appliquée par son milieu au-dessous de la mâchoire inférieure, les deux chefs postérieurs sont ramenés verticalement sur le sommet de la tête, tandis que les deux antérieurs se réunissent obliquement vers la région occipitale. Plusieurs chirurgiens coupent la compresse de manière à former trois chefs, dont les postérieurs sont dirigés vers l’occiput, les antérieurs sur les tempes et les moyens sur le sommet de la tête. « Ce bandage, dit Richerand, est le plus propre à maintenir l’os maxillaire immobile. » Il remplace avantageusement le chevôtre simple ou double.

La Fr. de la tête, désignée aussi sous le nom de Bandage de Galien, se compose d’une compresse assez large et assez longue pour embrasser le menton et les parties latérales delà tête. On forme trois chefs de chaque côté, aux deux extrémités, et le plein étant appliqué sur le sommet de la tête, les chefs moyens tombant de chaque côté sont noués sous le menton, les antérieurs passant sur les côtés du front sont conduits à l’occiput, et les postérieurs, ramenés en avant, sont entre-croisés au front et fixés avec des épingles.

On emploie encore quelquefois la Fr. de Vaisselle pour remplacer le spica, la Fr, du genou, la Fr. de Vépaule, la Fr. du poignet, etc. F— n.

Fronde (Botanique). — On désigne sous ce nom les feuilles des fougères. Elles offrent un grand nombre de variétés dans leur forme. Leur pétiole est ordinairement assez long, le plus souvent canaliculé à sa pai’tie supérieure ; presque toujours elles sont simples, et profondément découpées. Mais le caractère le plus remarquable des feuilles de fougères, c’est le modo de distribution des nervures; par suite de leur organisation

elles sont plus fines et plus nettes que dans les autres plantes; tantôt simples et naissant latéralement de la nervure médiane, le plus souventelles se bifurquent, s’anastomosent et forment des réseaux plus ou moins réguliers, quelquefois ce sont des arcades peu éloignées de la nervure médiane, etc. Ce mode de distribution des nervures a contribué à caractériser les genres; et il est presque toujours en rapport avec l’origine des organes reproducteurs. En effet, si l’on en excepte un très petit nombre, ces organes naissent toujours sur un point de 1a surface inférieure de la feuille, correspondant à une nervure. On sait que ces capsules sont constamment situées sur la face inférieure des feuilles (voyez Fougères, fig. 1278). On donne aussi le nom de frondes aux lames ou expansions herbacées auxquelles sont réduits quelquefois un certain nombre de lichens et d’hépatiques, dans l’épaisseur desquelles sont quelquefois plongés les sporanges ; d’autres fois ceux-ci sont portés sur un pédicule.

FRONT (Anatomie), Frons des Latins. — Partie supérieure de la face, bornée latéralement par les tempes, en haut par l’origine des cheveux, en b ts par la ligne horizontale des sourcils. Elle forme la ligne des sourcils. On y retrouve les os, les muscles, les vaisseaux, les nerfs, etc. qui entrent dans la composition de la face. Le front est la partie du visage qui caractérise le mieux le développement des facultés de l’âme etde la pensée ; un front droit, élevé, dans des proportions en harmonie avec les autres traits de la physionomie, annonce une intelligence, qui, en général, va en décroissant, à mesure que le front s’aplatit, devient plus fuyant; comparez le type de l’Apollon du Belvédère avec celui d’un Nègre, d’un Hottentot; comparez ensuite celui du Hottentot avec celui d’un singe, et ainsi de suite. Mais le front ne fait pas seulement pressentir le développement intellectuel, il trahit aussi les sentiments de l’âme et de l’esprit ; lorsque Racine fait dire à Thésée :

Faut-il que sur le front d’un profane adultère

Brille de la vertu le sacré caractère?

il veut montrer que celui-ci est dupe de ses préventions contre Hippolyte, et qu’il ne sait pas lire sur ce front où se reflètent la vertu et la sérénité d’âme de son fils. Les rides du front marquent les profondes agitations d’une vie anxieuse ; dans la joie, dans les épanchements de la satisfaction il se dilate, devient lisse, s’épanouit; il se contracte, s’abaisse, se sillonne de rides dans la haine, la colère. Un front haut, droit, osseux, dénote un cai actère vigilant, un esprit ferme, opiniâtre. Renversé en arrière, il indique presque toujours un esprit faible, pliant ou même flatteur. Est-il chauve, c’est souvent l’indice d’une certaine exaltation d’esprit. Mais lorsque les cheveux sont implantés jusqu’au milieu du front, ils décèlent une humeur sévère etpeu sensible. La mobilité dont il jouit, contribue aussi à l’expiession des passions, et tandis que la joie et l’espérance se peignent sur un front serein et uni, le chagrin, la tristesse impriment à la peau et aux muscles de cette partie un caractère remarquable de flaccidité et de relâchement.

Le médecin sait tirer aussi de l’état du front de bons signes dans les maladies. Dans la violence de la douleur, le. front se creuse de rides longitudinales qui viennent se réunir à la partie moyenne et inférieure, vers la racine du nez ; il se ride aussi et reste sec dans les affections spasmodiques et convulsives. La région frontale est le siège d’une très-vive douleur au début des affections catarrhales et bilieuses, on a remarqué que dans les premières elle se rapproche du nez, tandis que dans les secondes elle occupe le dessus des orbites. Des éruptions de toute espèce se remarquent quelquefois au front; dans les maladies graves, aiguës, il se couvre souvent d’une sueur froide, de mauvais augure; dans les syncopes, les défaillances, ce signe n’a pas la môme valeur, à beaucoup près. F — n.

Front (Anatomie vétérinaire). — Région delà tête des animaux, bornée en bas par le chanfrein et s’étendant en haut jusqu’au sommet de la tête ; il a pour base l’os frontal, les pariétaux, les muscles temporaux. D.ms le bœuf il se termine supérieurement par un bourrelet des deux côtés duquel surgissent les cornes. Un front large, dans le cheval, est un des caractères d’une race intelligente et énergique, dans le bœuf il a de plus l’avantage de présenter plus de surface au joug. Lorsqu’il est rétréci, bombé, il coïncide souvent avec un chanfrein et des naseaux étroits, et se remarque dans les individus communs et d’une nature molle et indolente.

FRO

FRONTAL (Muscle). — Quelques anatomistes donnent ce nom à la partie charnue antérieure du muscle Occipito frontal .

Frontal iNerf). — C’est la plus grosse des trois branches du nerf ophthalmique, détaché lui-même du nerf trijumeau, trifacial ou de la cinquième paire. Après avoir rampé le long de la paroi supérieure de l’orbite, il en sort en se partageant en deux rameaux qui vont se distribuer au front, la portion externe s’échappant par le trou orbitaire supérieur.

Frontal ou Coronal (Os). — Impair, symétrique, il est situé à la partie inférieure du crâne et supérieure de la face, et présente deux parties distinctes, une frontale, l’autre orbitaire. Dans la partie frontale ou supérieure on remarque en dehors la bosse frontale de chaque côté et au milieu la bosse, l’échancrure et l’épine nasales, l’arcade surcillière et l’arcade orbitaire. En dedans la ligne médiane indiquant la ligne suturale des deux portions de l’os et qui est le commencement de la suture sagittale, la crête qui donne attache à la grande faux du cerveau; sur les côtés les fosses coronales; toute cette face est creusée de digitations ou empreintes, et loge les lobes cérébraux. La portion orbito.ire horizontale présente au milieu une grande échancrure qui offre sur ses côtés des portions de cellules abouchées avec celles de l’ethmoïde, reçu lui-même dans cette échancrure. Celle-ci montre encore en devant l’orifice des sinus frontaux correspondant aussi avec l’ethmoïde (voyez Frontaux sur les côtés une surface horizontale, con-

cave, qui fait partie de l’orbite. Il s’articule avec plusieurs os du crâne et de la face. F— n, j

FRONTALE (ArtèreI. — Elle constitue une des bran- j ches de terminaison de l’artère ophthalmique, branche de la carotide interne. Elle sort de l’orbite par la partie interne, remonte sur le front pour s’y distribuer.

Frontale ( Veine) ou Préparate. — Elle naît de toutes les parties du front, gagne le grand angle de l’œil et la racine du nez, où elle prend le nom d’an^rw/aîVe, reçoit les veines de l’aile du nez et descend obliquement sur la face où elle prend le nom de faciale.

FRONTAUX (Sinus). — On appelle ainsi deux cavités creusées dans l’épaisseur de l’os frontal, entre les deux lames de cet os au niveau des bosses nasales, au-devant de l’échancrure ethmoïdale. Une cloison mince et moyenne les sépare l’une de l’autre. Ils s’ouvrent dans les cellules antérieures de l’ethmoïde, et communiquent avec le méat moyen des fosses nasales. Ils contribuent à augmenter l’étendue de ces cavités. Dans certains animaux qui ont un odorat très-fin, comme le chien, ils prennent un développement considérable.

FROTTEMENT (Physique). — Si un corps repose sur une table et qu’on veuille le faire glisser sur cette table, on remarque qu’il faut vaincre une résistance appelée frottement. Il est naturel de penser que la cause du frottement réside dans ce fait, que les aspérités du corps et de la table s’enchevêtrent les unes dans les autres; moins le corps est rugueux, plus la table est polie, et moindre est le frottement. Les premières expériences précises sur la question sont dues à Amontons, qui les publia en 1699. Coulomb, en )781, donna les lois complètes du frottement. Il distingue le frottement au départ et le frottement pendant le mouvement, et énonce les lois suivantes.

Le frottement pendant le mouvement est :

1° Proportionnel à la pression qui s’exerce entre les deux corps qui frottent l’un sur l’autre;

2" Indépendant de l’étendue des surfaces en contact;

3® Indépendant de la vitesse du mouvement.

Le frottement au départ e>t de môme ;

Proportionnel â la pression ;

2* Indépendant de l’étendue des surfaces en contact.

FUO

Le frottement au départ est supérieur au frottement pendant le mouvement pour le.s corps compressibles; il lui est égal pour les corps très-durs. Pour trouver ces lois. Coulomb faisait glisseï’ une caisse A (/î^. 1303) sur deux madriers B. Une corde attachée à la caisse et passant sur la poulie C soutenait le plateau D contenant les poids destinés à déterminer le mouvement. En remplissant de poids la caisse D, on faisait varier la charge. Il observait le mouvement de la caisse qui était uniformément varié, ce qui prouvait que le frottement est indépendant de la vitesse. Il faisait varier la surface par laquelle la caisse s’appuyait, et recouvrait les madriers et le fond de la caisse de substances diverses.

Les méthodes employées pour étudier la nature du mouvement étaient fort imparfaites, ce qui engagea le général Morin à étudier de nouveau la question. Son appareil ne différait de celui de Coulomb, qu’en ce que la poulie G {fig. ICOi) portait latéralement un disque de cuivre recouvert de papier. En étudiant le mouvement de rotation de ce disque, il était facile d’en conclure le mouvement de translation du traîneau. Devant le disque est un mouve-

Fig* 1304. F, g. 1305.

ment d’horlogerîe faisant décrire un cercle à un pinceau imbibé d’encre de Chine. Si le disque O est immobile, le pinceau trace dessus le cercle ABC [fig. 13ü5), mais si le disque tourne en même temps, c’est-à-dire si le chariot A se déplaçant fait tourner la poulie C, la courbe décrite est ABC. M. Morin a pu, d’après cela, vérifier que le mouvement du traîneau était uniformément varié, et il a constaté l’exactitude de toutes les lois de Coulomb, De plus, il a cherché le coefficient de frottement dans différents cas. Le coefficient de frottement est le rapport constant dans chaque cas qui existe, d’après la première loi, entre la force de frottement et la pression du corps frottant sur le corps frotté. Nous donnons plus loin un tableau des principaux résultats.

D’après ce qui précède, le frottement est une cause de déperdition de travail, et, par suite, l’on doit dans toute machine éviter sa production autant que possible ; cependant MM. Beaumont et Mayer ont tenté une application industrielle de cette déperdition de force en s’appuyant sur ce fait, que tout frottement développe de la chaleur. Leur appareil consiste essentiellement en deux cônes concentriques, dont l’un est garni de tresses de chanvre ou de coton lubréfiées d’huile, et l’autre, en cuivre rouge, est en contact avec le liquide qu’il s’agit d’échaufler. Par des moyens particuliers, l’on peut régler la pression de l’un des cônes sur l’autre, et, selon les cas, c’est l’un ou l’autre qui est mobile. Cette idée d’utiliser la chaleur dégagée par le frottemeiu est fort ancienne, mais il a toujours fallu l'abandonner, parce que le travail mécanique qu’il faut développer pour produire par le frottement une quantité de chaleur notable est beaucoup trop considérable par rapport au résultat obtenu. Il faut joindre à cela que le développement de chaleur ne se produit que quand il y a usure sensible des pièces frottantes. Il y a donc lieu d’abandonner, au moins quant à présent, les travaux faits dans cette voie.

L’étude de la chaleur développée par lu frottement trouvera sa place à l’article Théorie mécanique de la

CHALEUR

Il arrive aussi quelquefois que l'on donne le nom de frottement à la résistance au roulement.

Fao

FRO

Tableau des valeurs du coefficient de frottement pendant le mouvement.

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