PLOMB
fusible à 333<>.
3 parties.
INT DK FUSION de l’alliage.
Ce dernier fut découvert par Newton,
Alliage polychrome. — Découvert par Biberel à la fin du siècle dqrnier, oublié, puis récemment réintroduit dans l’industrie sous le nom qu’il porte aujourd’hui, cet alliage est formé de G parties d’étain et 1 de fer; il est appliqué avec quelque succès à l’étamage des ustensiles de cuivre. Comme il est moins fusible que l’étain, il peut s’y appliquer en couche plus épaisse que ce dernier métal.
Alliage Budi. — Composé de 89 parties d’étain, 6 de nickel, 6 de fer, cet alliage a la propriété d’adhérer môme à la fonte quand elle est brute. M. D.
Alliage (Règle d’) (Arithmétique). — Opération ayant pour but de déterminer le poids ou le titre des lingots qu’il faut employer pour obtenir un lingot éé alliage de poids et de titre déterminés, ou bien encore de faire connaître le titre du lingot obtenu en fondant ensemble des lingots de poids et de titre connus.
l®' exemple. — Soit à trouver le titre de l’alliage qu’il faut joindre à un lingot d’argent de 320 gr. au titre de 0,898 pour obtenir un lingot d’argent de 600 gr. au titre de 0,924. Le troisième lingot doit contenir 500 X 0,924 = 4G2 gr. d’argent pur ; or le premier en apporte 320 X 0,898 = 287®‘‘,3G; par conséquent le deuxième doit en avoir 462 — 287,36 = 174,04, et comme son poids total est 600 — 320 = 180 gr., son titre s’obtiendra en divisant 174,64 par 180, ce qui donne 0,970.
2® exemple. — On fond ensemble trois lingots d’or, le premier pesant 86 gr. au titre de 0,700; le deuxième 130 gr., au titre de 0,850; le troisième 46 gr. au titre de 0,920; on demande le titre de l’alliage résultant. Le lingot total pèsera 260 gr. et contiendra un poids d’or puj* marqué par 85X 0,700-1- 130 X0,850-1-45 X0,920=: 21 1,4 ; son titre sera donc — 0,813.
ALLIGATOR (Zoologie)^ du portugais lagarto.^ lacerta des Latins. — Sous-genre de Reptiles Sauriens du genre Crocodile^ connus aussi sous le nom de Caimans^ que les nègres de Guinée donnent au crocodile. Il est caractérisé par un museau large, obtus, tandis qu’il est oblong et déprimé dans le crocodile, grêle et très-allongé dans le gavial ; les dents inégales en grandeur et en volume ; celles de la mâchoire inférieure dirigées en dedans ; les quatrièmes d’en bas sont reçues dans des trous et non dans des échancrures de la mâchoire supérieure, comme cela a lieu dans le gavial et le crocodile; pieds demi-palmés sans dentelures. On ne les a encore rencontrés que dans les grands fleuves de l’Amérique méridionale; ils atteignent jusqu’à 5 ou 6 mètres de long. Comme les crocodiles, dont ils ont les formes générales, ils marchent assez vite en droite ligne, et ne se retournent qu’avec une certaine difficulté ; mais ils nagent avec la rapidité d’une flèche. Autrefois les alligators étaient très-communs; refoulés aujourd’hui dans les forêts du centre par la culture des provinces littorales, leur nombre diminue de jour en jour. Les gens du pays les chassent à coups de fusil, et en mangent souvent la chair, malgré son goût de musc prononcé, Les nègres attribuent des vertus merveilleuses à la graisse de caïman employée en frictions contre les douleurs rhumatismales. Les espèces les plus communes, sont ; VAIL ou Caïman à lunettes [Crocod. sclerops. Schn.), ainsi nommé d’une sorte d’arête transversale qui réunit en avant les bords des orbites : c’est l’espèce la plus commune à la Guyane et au Brésil. On y trouve aussi VAU, amuseau de brochet [Crocod. lucius., Cuv.), ainsi nommé à cause de la forme de son museau ; il se distingue aussi par quatre plaques principales sur la nuque ; on le trouve dans le midi de l’Amérique septentrionale; il s’enfonce dans la vase et tombe en léthargie dans les grands froids. On peut citer encore VAU. à paupières osseuses [Crocod. palpebrosus., Cuv.).
ALLOGHROITE (Minéralogie), du grec allas., différent, Qlchroa, couleur. — Variété de grenat compacted’ un gris verdâtre, découverte par d’Andrada, dans une mine de fer de la Norwége, près de Drammen (voyez Grenat),
ALLONGE (Médecine vétérinaire). — Mode de claudication ou boiterie du cheval, causée par une distension des muscles ou des ligaments des membres postérieurs ; l’animal tire alors la jambe comme si elle s’allongeait. Le repos, des lotions émollientes, puis légèrement toniques, sont les moyens ordinaires qu’on emploie pour remédier aux allonges.
ALLOPATHIE (Médecine). — Voyez Homoeopathie.
ALLOUGHIER, Alouche, Alisier blanc [Cratœgus Aria., Linné) (Botanique). -— Espèce d’alisier dont le bois très-dur convient particulièrement pour faire les alluchons des roues d’engrenage et les vis de pressoir. Son nom dérive de ce premier usage.
ALLOXANE (Chimie), G'H2Az208-f- 2HO.— Substance
ALL
ALL
qui cristallise en octaèdres volumineux troncfués au sommet, et appartenant au système prismatique rhomboïdal oblique; son odeur a quelque chose de repoussant; sa saveur est salée; elle est soluble dans l’eau, tache la peau en violet et rougit le tournesol; par l’ébullition prolongée avec les alcalis, elle se transforme en urée et acide mésoxalique.
CSH2Az20B 4- 2(KO,HO) = AzH3,HO,C2AzO -f C608,2K0.
Allüxaiie. Urée. Mésoxalate de
potasse.
Par les corps réducteurs tels que l’hydrogène sulfuré, le protochlorure d’étain, l’hydrogène naissant, elle passe à l’état d’alloxantine.
2(C8H2Az208) + 2H = C16H4Az4014 + 2HO.
Alloxane. Alloxantine.
Pour l’obtenir on ajoute peu à peu de petites quantités d’acide urique desséché dans l’acide azotique de 1,41 de densité; une effervescence assez vive se manifeste; on la modère en refroidissant le vase dans lequel se produit la réaction; les cristaux se forment, car la liqueur se prend en masse et se purifie par de nouvelles cristallisations dans l’eau. Si l’action de l’acide azotique devenait trop énergique, il se produirait de l’acide parabasique C6H2Az20«.
RÉACTION
C10H2Az4O^2HO + 4(Az05,H0) =
Acide urique.
C8H2Az208,2HO + 2(C02) + 6(AzQ2) + 4(HO).
Alloxane.
L’alloxane a été découverte et étudiée par MM. J. Liebig et Wœhler. B.
ALLUGHON (Mécanique). — Dents en bois dont on garnit l’une des deux roues dentées qui engrènent l’une avec l’autre et qui ne font pas corps avec la roue. Elles out pour objet de donner plus de douceur aux engreîiaged, et leur indépendance de la roue facilite les réparations. Les alluchons sont faits en bois dur (cormier, charme, merisier sauvage, acacia, etc.), implanté debout dans la couronne de la roue afin de leur donner plus de résistance (voyez Engrenages).
ALLUMETTES chimiques (Arts chimiques). — Allumettes garnies à l’une de leurs extrémités d’une matière dont le phosphore forme la base, et qui prend feu par simple frottement sur un corps sec et dur. Ces allumettes ont presque entièrement fait disparaître les procédés plus ou moins ingénieux antérieurement employés pour se procurer du feu.
Pour préparer ces allumettes, on prend de petits blocs de bois ordinairement de tremble, de 0“,06 à 0“,û8 de hauteur dans le sens des fibres ; l’ouvrier, armé d’un long couteau fixé à la table sur laquelle il opère par l’extrémité opposée au manche, fend chaque bloc presque jusqu’à son extrémité d’abord en petites lames de 0”,002 à 0“,003 d’épaisseur, puis il fait de nouvelles sections dans une direction perpendiculaire à la première, de manière à obtenir ces petits prismes qui se tiennent encore par une de leurs extrémités, mais qui séparés formeront les allumettes. Les blocs de bois ainsi divisés sont portés dans une étuve chauffée par-dessous ; ils s’y sèchent, et en même temps la portion du bois qui est en contact avec la sole du four se contractant plus que les autres par la dessiccation, les allumettes se séparent en forme d’éventail par leur extrémité libre : de cette manière cette extrémité peut sans empâtement être garnie de la préparation qui lui donnera la propriété do s’enflammer. Les allumettes sont alors soufrées par immersion dans un bain de soufre fondu, puis garnies de l’une des deux préparations suivantes, que l’on fait à chaud, au bain-marie, pour la pâte à la colle, et à froid pour la pâte à la gomme.
Pâte à la colle. Pâte à la gomme.
Phosphore
Colle-forte ..
Sable fin . .
Ocre rouge
Vermillon on brun
Bleu de Prusse
Le sable fin, la colle ou gomme et la matière colorante
sont incorporées avant le phosphore. La pâte bien battue en émulsion est étendue à l’aide d’une règle sur une table de fonte que l’on maintient à une température de 30" au moyen d’un bain-marie placé au-dessous. Les allumettes sont trempées dans cette pâte par leur extrémité soufrée, puis séchées d’abord à l’air, et ensuite dans une étuve chauffée régulièrement par une circulation de vapeur ou d’eau chaude.
L’introduction du chlorate de potasse dans la pâte phosphorée la rend explosive et d’un emploi désagréable ; le nitrate de potasse la fait fuser seulement. Les formules ci-dessus donnent des allumettes qui s’enflamment sans bruit et qui sont généralement préférées.
Allumettes sans soufre. — On a essayé avec assez de succès de supprimer le soufre des allumettes à cause de l’odeur désagréable qu’il répand en brûlant. L’extrémité des baguettes de bois doit alors être desséchée jusqu’à les faire roussir sur une plaque en fonte fortement chauffée, puis ensuite trempée dans un bain très-peu profond à'acide stéariqw^. Elles sont phosphorées à la manière ordinaire ; seulement la pâte doit contenir du nitre qui rend plus vive la combustion du phosphore; 4 ou 5 ouvriers en se partageant le travail peuvent fabriquer de 4 à 6 000 allumettes par heure. Un rabot imaginé par M. Pelletier pour diviser les bois a permis de porter ce nombre à 60 000.
Allumettes-bougies. — Elles ont l’avantage de pouvoir durer quelques minutes et sont garnies d’une pâte phosphorée semblable à la précédente. Le corps de l’allumette se prépare d’ailleurs au moyen de brins de coton non tordus qui, se déroulant d’un cylindre et maintenus écartés par un peigne, viennent passer dans un bain de cire ou d’acide stéarique fondu, puis dans une filière qui régularise la couche de cire, et enfin sont coupés de longueur au moyen d’un couteau mécanique.
Les allumettes phosphoriques doivent être l’objet d’une très-grande attention dans les familles ; outre que pendant les chaleurs de l’été elles prennent feu très-facilement et peuvent alors occasionner de très-graves accidents, il suffit qu’une ou deux allumettes soient en contact avec les aliments ou même avec l’intérieur des vases qui servent à les préparer, pour qu’il en résulte des empoisonnements dont tous les efforts de l’art ne peuvent pas toujours parvenir à conjurer les effets. Aussi a-ton fait depuis quelques années de nombreuses tentatives pour remplacer dans les allumettes chimiques le phosphore ordinaire par le phosphore rouge ou phosphore amorphe (voyez Phosphore).
Allumettes au phosphore rouge (allumettes hygiéniques desûreté). — La pâte de ces allumettes est formée par un mélange de soufre et de chlorate de potasse, qui ne saurait s’enflammer par la friction, et qui est d’ailleurs totalement dépourvu de propriétés vénéneuses. Le phosphore rouge est étendu sur un papier collé à la boîte, sur lequel seul les allumettes peuvent prendre feu, par suite de l’affinité du soufre et du phosphore. M. D.
ALLURES (Hippiatrique). — Voyez Hippologie.
ALLUVION (Géologie), du latin alluere, baigner. — On donne ce nom à des dépôts irréguliers, dus sans doute à d’immenses courants, à de grandes inondations subites et passagères, ou à des transports lents et incessants opérés par les eaux courantes. Une catastrophe violente et prolongée a remué avec une force gigantesque les matières que, pour cette raison, on a désignées sous le nom de terrains de transport; ce sont des graviers, des sables, du limon, souvent des cailloux roulés et même des blocs de rochers, qu’on nomme blocs erratiques (voyez ces mots), que les eaux ont ainsi déposés. On distingue deux époques dans ces terrains : les alluvions anciennes ou diluviennes^ et les alluvions modernes ou terrains post-diluviens. Les alluvions anciennes, situées au-dessus des terrains tertiaires les plus récents, souvent bien au-dessus des eaux de l’époque actuelle et sur des plateaux oû elles ne peuvent se répandre, couvrent nos continents et se composent de débris tirés des rochers de la contrée. On les observe sur les plateaux, sur les pentes des montagnes, partout en un mot ; ils semblent attester une submersion générale, qui a rappelé la tradition du déluge, et a fait donner à ces dépôts le nom de diluvium. Cependant cotte catastrophe ne peut être le déluge de la Bible, dont l’homme a été témoin et victime, et que celui des géologues a dû précéder, puisqu’on ne trouve aucun ossement humain dans ces alluvions. C’est dans ces immenses dépôts qu’on rencontre les ossements fossiles d’animaux inconnus aujourd’hui (voyez Fossiles). Quelquefois ces transports ont pénétré dans des
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fentes, des cavernes, où ils ont charrié et accumulé des masses de débris animaux, et ont constitué les cavernes h ossements et les brèches osseuses (voyez Brèches). Les alluvions modernes, produites par nos cours d’eau, par les lacs, les mers, etc., ont pour caractère essentiel de renfermer des débris de l’homme et de son industrie, des ossements d’animaux domestiques, et en général des êtres qui vivent près de nous. Ce sont des calcaires, des sables,, des cailloux roulés; des dépôts salins, des tourbières, etc. ; enfin un des phénomènes les plus importants de cette époque, c’est la formation du sol arable.
ALMA GESTE, par abréviation de l’arabe lakrir-al-megesti^ œuvre par excellence. — Nom du plus ancien traité d’astronomie qui nous soit parvenu ; il fut composé par Ptolémée, vers l’an i40 de Jésus-Christ, à Alexandrie. Cet ouvrage contient un recueil précieux d’observations anciennes, et en particulier de celles d’Hipparque, le plus grand astronome de l’antiquité. Outre l’exposition d’un système du monde connu sous le nom de système de Ptoléme'e^ et suivant lequel la terre est immobile au centre de l’univers, on y trouve les éléments de la trigonométrie, la théorie des éclipses, un catalogue d’étoiles, etc. (voyez Astronomie).
ALMANACH. — Table qui contient l’ordre des jours, des semaines, des mois, des fêtes, pour une année. On y joint ordinairement les phases de la lune, et quelquefois les heures du lever et du coucher du soleil, de la lune, et des principales planètes visibles, etc. Le plus scientifique des almanachs publiés en France est V Annuaire du bureau des longitudes. Il contient les renseignements les plus usuels extraits de la Connaissance des temps, recueil beaucoup plus complet qui paraît deux ou trois ans à l’avance, et sert de base à tous les almanachs pour le calcul du calendrier.
ALOÈS (Botanique, matière médicale), du grec «/od, nom de la plante. — Genre de la famille des Liliacées., dont les feuilles charnues renferment des vaisseaux remplis d’un suc amer qui, desséché , constitue Valoës officinale. Ce suc, dont le mode d’extraction n’est pas bien connu, provient surtout de VA. succotrin qui croît particulièrement dans l’île de Socotora (c’est le meilleur), del’^. ordinaire et ielM. des Indes .,Xo\x& originaires des Indes. On trouve dans le commerce trois principales espèces d’aloès : l’.4. succotrin, VA. hépatique et VA. caballin. 1° WA. succorrin, le plus employé en médecine, est en fragments brun rougeâtre, demi-transparents, à surface luisante, comme vernie, à odeur aromatique agréable ; il se ramollit sous les doigts; pulvérisé, sa poudre est d’un jaune doré; sa saveur est très-amère ; peu soluble dans l’eau froide, il se dissout dans l’eau bouillante et dans l’alcool. 2° WA. hépatique a une couleur rougeâtre moins foncée que le précédent ; sa cassure est terne et presque opaque ; son odeur est moins agréable, sa saveur plus amère. 3° WA. caballin est presque noir, a une odeur désagréable et renferme beaucoup de corps étrangers; son nom vient de ce que i’on a prétendu qu’il était très-employé dans la médecine vétérinaire, ce que nient les médecins vétérinaires, alléguant avec raison qu’il est à peu près inerte. L’aloès est un* purgatif très-employé en médecine ; il forme la base de presque toutes les pilules purgatives, et son action sur le gros intestin est remarquable : ainsi, à la dose de 0®*’, 1 0 à 0s*',50, il purge très-bien ; et son action lente, sept, huit, dix heures après son ingestion, permet de le prendre au moment du repas ; par suite de cette action spéciale sur le gros intestin, on l’a employé, à petites doses répétées pendant quelque temps, pour rappeler des hémorrhoïdes supprimées, ou pour les déterminer dans les cas de congestion cérébrale ; on l’a conseillé aussi avec succès pour activer l’éruption des règles ; dans ce cas on Ta associé avec avantage aux ferrugineux. Quelques médecins l’ont encore employé contre les vers.
A l’extérieur, Taloès en poudre ou en teinture est quelquefois prescrit pour aviver des ulcères atoniques ou des trajets fistuleux : il entre également dans certains collyres. Il fait la base de plusieurs élixirs : ainsi V Élixir de Garus, VÉl. de Paracelse, VÉl. sacré, VÉl. de longue vie, etc.
Caractères du genre : feuilles radicales, épaisses, charnues, à bords dentés et piquants, se réunissant à la base, d’où s’élève un épi de fleurs rouges; la corolle raonopétale tubulée est plus ou moins divisée, et porte 6 étamines hypogynes ; ovaire supérieur trilobé, capsule oblongue à trois loges, remplies de semences membraneuses sur les bords. F — n.
Aloès fBois d’) (Botanique). — Voyez Aquii.aire.
ALOINÉES (Botanique). — Tribu de la famille des
Liliacées, établie par le professeur Linck en prenant pour types les genres Aloès et Yucca.
ALOPÉCIE (Médecine), du grec alôpex, renard, parce que cet animal est sujet à une espèce de gale qui fait tomber ses poils. — Par analogie, on a donné le nom éi alopécie 4 la chute des cheveux et des poils; elle est accidentelle ou sénile ; partielle ou totale. W alopécie diffère de la calvitie (voyez ce mot) en ce que, dans cette dernière, la perte des cheveux est définitive. Les causes de l’alopécie peuvent être, différentes affections de la peau, les maladies syphilitiques, l’usage des cosmétiques irritants, les convalescences des maladies graves et de longue durée, etc. Le traitement doit donc être basé sur ces différentes causes et réclame les conseils du médecin ; en général il faudra raser la tête, faire des lotions émollientes s’il y a de l’inflammation, puis légèrement stimulantes, résolutives. La pommade dite de Dupuytren a souvent réussi dans ces derniers cas ; en voici la formule : moelle de bœuf, 250 grammes; acétate de plomb cristallisé, 4 grammes ; baume noir du Pérou, 8 grammes ; alcool à 21", 30 grammes; teinture de cantharides, ts'‘,25 ; teinture de girofle et de cannelle, de chacune 15 gouttes ; mêlez. Tous les soirs on enduit le cuir chevelu avec cette pommade (gros comme une noisette). F — n.
ALOPECüRUS (Botanique), du grec alôpex, renard, et oura, queue. — Nom latin du genre Vulpin.
ALOSE, Alosa, Cm. (Zoologie). — Sous-genre de Poissons du genre Hareng, famille des Clupes, ordre des Malacoptérygiens abdominaux : distingué des Harengs proprement dits par une échancrure au milieu de la mâchoire supérieure. Les principales espèces sont :
Alose (!’) proprement dite (C/wj9ea alosa. Lin.). Poisson bien connu sur nos marchés et recherché pour la délicatesse de sa chair, peut-être un peu grasse et lourde, et dont les anciens faisaient peu de cas, si l’on en croit le poète Ausone. Beaucoup plus grande et plus épaisse que le hareng, auquel elle ressemble, elle atteint un mètre de longueur; elle habite les mers, près de l’embouchure des rivières, qu’elle remonte au printemps à une trèsgrande hauteur. On en a pêché dans la Seine jusqu’à Provins. C’est dans la Loire qu’on en trouve le plus en France; mais celles de Seine sont renommées. L’alose se distingue des autres espèces par l’absence de dents sensibles et par une tache noire derrière les ouïes : elle se nourrit de vers, d’insectes aquatiques, de petits poissons. On la pêche surtout au traïuail ; elle meurt aussitôt qu’elle est hors de l’eau. La Finte {Clup. finta, Guv.), plus allongée que Falose, a des dents aux deux mâchoires, cinq ou six taches noires sur les flancs. On la retrouve jusque dans le Nil. Sa chair est peu délicate.
ALOUATE, Buff. (Zoologie), Aloiiatte, Guv. ; Myeetes, Ilig. ; Singe hurleur {Stentor, Geoffroy Saint-Hilaire). — Sous-genre du genre Sapajou {Règne animal de Cuvier) ; groupe de singes du nouveau monde ; comme ces derniers, il a 4 mâchelières de plus que les autres, 36 dents en tout; mais il a la queue prenante des Sapajous; ses caractères spécifiques sont : une tête pyramidale, un visage très-oblique, un angle facial de 30°, et surtout un renflement excessif de l’os hyoïde formant un tambour osseux dont la saillie est très-apparen\e à l’extérieur entre les deux branches de la mâchoire inférieure qui remonte très-haut : il communique avec le larynx, et donne à sa voix un volume énorme et une force effroyable, tellement que les premiers voyageurs qui l’ont entendu dans les profondeurs des forêts de l’Amérique et au milieu du silence des nuits, en ont éprouvé une frayeur inexprimable. Les principales espèces sont : VAL proprement dit {Stentor seniculus, Geoff.), qui a environ 0“,65 de hauteur ; il habite le Brésil et la Guyane, où il est connu sous le nom de singe rouge] VAl. ourson {St. ursinus, Geoft.), d’un roux doré, différant peu du précédent; VAl. à queue fauve {St. flavicaudatus , Geoff.), d’un brun noir avec strie jaune de chaque côté de la queue.
ALOUETTE, Alauda (Zoologie). — Cet oiseau, ce chantre des airs, ce musicien des champs, comme on l’a appelé, n’a pas besoin d’une longue définition ; tout le monde le connaît. Dès les premiers beaux jours, à peine l’aurore commence-t-elle à poindre, que l’alouette s’élève dans les airs d’un vol presque perpendiculaire ; son chant d’allégresse retentit dans la campagne, augmentant de force à mesure qu’elle s’élève et ne s’arrêtant que lorsqu’elle est redescendue sur terre ; c’est le matin et le soir qu’elle se fait entendre ; elle se tait dans les temps couverts et au milieu du jour ; du reste, elle chante pendant toute la belle saison. Dansla méthode du Règne animal, V Alouette forme un genre dans la grande famille des Conirostres,
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