‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 48 sur 385 · A LP · texte numérisé non relu

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ordre des Passereaux. Ch. Bonaparte en fait le genre Alaudmœ.,àç,\dk famille des AlaucUdœ, des Passeres. Le genre des Alouettes de Cuvier {Alauda.,\Àn.) a pour caractères distinctifs : ongle du pouce droit, fort et bien plus long que les autres ; bec ordinairement droit, cylindrique, en forme d’alêne, sans échancrure; tête petite, garnie en dessus de plumes plus ou* moins érectiles ; queue de longueur moyenne, fourchue. Ce sont des oiseaux insectivores et granivores ; toutes les espèces nichent à terre ; la plupart chantent en volant et s’élèvent si haut que souvent on les perd de vue. On les trouve dans tous les pays de l’ancien continent. Presque tous les ornithologistes, Cuvier, Temminck, Vieillot, les divisent en trois groupes. Nous citerons dans chaque groupe les principales espèces : — groupe : Bec droit, médiocrement gros et pointu ; on y trouve : V Alouette commune. Alouette des champs {Alauda arvensis , Lin.), à plumage brun dessus, blanchâtre dessous, tacheté partout de brun plus foncé, les deux pennes externes de la queue blanches en dehors ; mesurée de l’extrémité du bec .au bout de la queue, elle a environ à 0™,18 de long,

et 0“,y5 d’envergure; le mâle est un peu plus brun que la femelle, il est pourvu d’une espèce de collier noir : une belle alouette pèse environ 60 à 65 grammes. On a signalé comme variétés de cette espèce : VAL blanche, la noire et Visabelle. C’est cette espèce, si répandue chez nous, qui peuple nos campagnes aux premiers jours du printemps; la femelle fait à terre un nid plat, peu profond , composé d’herbe , de petites pailles , de crin; elle y pond quatre ou cinq œufs, d’un fond grisâtre, tacheté de brun ; elle les couve quatorze ou quinze jours, et douze ou quinze après l’éclosion, les petits sont en état de se passer de ses soins : leur nourriture se compose de chrysalides, de vers, de chenilles, d’œufs de sauterelles, ce qui devrait bien engager les cultivateurs à les ménager et à en défendre la destruction par le dénichage et par la chasse qu’on leur fait avec tant d’acharnement ; on répond â cela qu’à l’âge adulte elles mangent différentes graines; mais elles sont loin, par ce léger dégât, de compenser le bien immense qu’elles ont fait dans les premiers temps de leur existence. Les alouettes s’élèvent très-bien en cage, et elles imitent très-facilement les chants qu’on veut leur apprendre ; elles deviennent aisément familières, au point de venir manger dans la main. L’alouette, qui ne peut percher à cause du prolongement de son ongle postérieur, marche avec grâce et agilité. En automne, ces oiseaux se rassemblent en grand nombre, et la plus grande partie émigre pour des contrées plus chaudes ; les autres se retirent dans les lieux abrités pour' passer l’hiver. L’alouette n’existe pas en Amérique, et chez nous le nombre paraît en diminuer; c’est un malheur que doivent déplorer les agriculteurs, et il est bien temps que les gouvernements avisent aux moyens d’empêcher la destruction des petits oiseaux. Considérées comme gibier, les alouettes portent le nom de Mauviettes. Le Cochevis ou AL hup-

pée {AL cristal a, Gm.), à peu près de même taille et de même plumage, a la tête garnie de plumes qui peuvent se relever en huppe; elle est moins commune que la précédente, moinssauvage, elle ne craint pas l’homme et se laisse facilement approcher, et pourtant elle ne peut vivre en esclavage; elle s’élève

Fig. 103. — Alouette huppée ou cochevis moinS haut que l’a- (1/4 de grand, natur.) Commune, et

reste moins de temps sans se poser ; son chant est doux et agréable. VAL des bois, Cujelier, Lulu {AL arborea, AL nemorosa, Gm.), a une petite huppe moins marquée; elle est plus petite et se distingue par un trait blanchâtre autour de la tête. Le mâle a une petite touffe pointue derrière chaque oreille. Elle habite en général le nord de l’Europe, on la trouve aussi en France; Vieillot fait deux espèces distinctes du Lidu et du Cujelier. VA. à hausse-col noir {AL alpestris, flava,etAl. sibir ica, Gm.), front, joue et gorge jaunes, tache noire en travers de la poitrine ; elle habite le nord des deux continents. — 2^ groupe : Bec si gros qu’on pourrait, sous ce rapport, les rapprocher des Moi-

neaux : la Calandre [AL calandra, Gm.), la plus grande espèce d’Europe, brune dessus, blanchâtre dessous, tache noirâtre sur la poitrine du mâle ; dans le midi de l’Europe. VAL de Tartarie [Al. tartarica et mutabilis et Tanagra sibirica, Gm. ), plumage noir, ondé en dessus, grisâtre, bec épais, brun à sa pointe et d’une couleur de corne, pieds noirs; elle passe l’été en Tartarie et s’égare quelquefois en Europe. — 3e groupe : Bec allongé, un peu comprimé et arqué : le Sirli {AL africana, Gm.), les parties supérieures variées de brun, de roux, de blanc, le dessous blanc taché de brun; le bec noir, longueur, 0™,(8 ; habite l’Afrique méridionale. V AL bifascialata, Ruppel.

La chasse aux alouettes peut se faire au fusil, et comme le départ de cet oiseau est vif, c’est un excellent exercice pour les personnes qui veulent apprendre à bien tirer ; du reste, elle est dédaignée par les chasseurs qu’elle ne dédommage pas assez du temps et delà fatigue qu’elle occasionne ; il n’en est pas de même de celle qui se fait au moyen de nappes (filets) avec le miroir, surtout lorsqu’on y joint les moquettes ou appelants; c’est-àdire des alouettes vivantes attachées par une ficelle à un piquet, et que l’on force à voltiger. Lorsque, avec les miroirs et les moquettes on a attiré les alouettes, quelquefois en grand nombre, dans l’espace compris entre deux nappes dressées à cet effet, on peut en très-peu de temps faire une chasse abondante. Le temps le plus propice est du commencement de septembre à la fin de novembre, le matin au soleil (voyez Mmoia, Nappes, Moquettes).

On chasse aussi l’alouette au traîneau, filet d’une dimension considérable, qui n’a pas moins d’une quinzaine de mètres sur 5 ou 6 : tendu au moyen de perches, il est traîné doucement sur la terre, dans un endroit où l’on a vu les alouettes se cantonner ; lorsqu’on en entend ou que l’on en voit quelques-unes s’élever, on laisse tomber le filet qui quelquefois prend toute la bande. Cette chasse se fait la nuit et peut être très-productive.

Los gluaux sont encore un moyen très-destructeur; lorsqu’on en place un grand nombre dans un espace restreint, et qu’à la tombé^e de la nuit, on rabat les alouettes vers cet espace, on peut en prendre en quantité (voyez Gluaux). V appeau dont on se sert pour faire venir les alouettes est un moyen accessoire très-utile et dont l’emploi produit de bons résultats (voyez Appeau).

Alouettes de mer (Zoologie), Pelidna, Cuv. ; Cinclus, Briss. — Sous-genre d' Oiseaux du grand genre Bécasse {Scolopax), famille des Longirostres, ordre des Echassiers de Cuvier. Ce ne sont, dit Cuvier, que de petites maubèches à bec un peu plus long que la tête. L’espèce connue , V Alouette de mer ou petite Maubèche {Tringa cinclus et Alpina, Gm.), de la grosseur de notre alouette commune, d’où lui vient son nom, blanche dessous et la poitrine tachée de gris en hiver, et en été fauve tacheté de noir, ne quitte point les rivages de la mer. Ce sont des oiseaux de passage dans plusieurs contrées de l’Europe ; assez communs pendant l’hiver en France et en Angleterre, où ils se réunissent souvent en troupes très-serrées ; ils font leur pêche de vers marins le long des rivages en courant; ils ne font point de nid et pondent sur le sable trois ou quatre œufs très-gros, relativement au volume de l’oiseau.

ALPACA (Zoologie). — Voyez Lama.

ALPÉE (Zoologie), Alpœus, Bonel. — Genre dOnsectes Coléoptères, Co.rahiques, Grandipalpes, voisin des Nébries et des Calosomes.

ALPHËE (Zoologie), Alpheus, Fabr. — Genre de Crustacés Décapodes macroures , section des Salicoques ; caractérisé par des antennes mitoyennes insérées au-dessus des latérales; les 4 pieds antérieurs terminés par une pince didactyle. On n’en connaît qu’un petit nombre d’espèces, toutes exotiques.

ALPHONSIN (Chirurgie). — Instrument de chirurgie, espèce de tire-balle, ainsi nommé du prénom de son inventeur, Alphonse Ferri, chirurgien du pape Paul III. Cet instrumeni se compose de trois branches élastiques renfermées dans une gaîne qui leur permet de s’écarter et de se rapprocher par leur extrémité libre comme un porte-crayon dans sa virole. Complètement oublié aujourd’hui, il est avantageusement remplacé par le tire-balle et les pinces à gaînes (voyez Tire-balle). F — n.

ALPHOS (Médecine), du grec alphos, blanc. — Les Grecs paraissent avoir désigné sous ce nom une espèce de dartre ou de lèpre à écailles blanches ; mais Willan a mieux précisé la signification de ce mot en l’appliquant à une variété de lèpre qu’il appelle lèpre alphoïde (voyez Lèpre).

ALPINIE (Botanique), Alpinia^ Lin. (en mémoire de

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