‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 5 sur 385 · DESSINATEURS ET GRAVEURS · texte numérisé non relu

DESSINATEURS ET GRAVEURS

Ingénieur civil. U- Rouyer.

Dessinateur du ministère de l’Agriculture, graveur de l’École des ponts et chaussées, de E. Wormser, l’École centrale, etc.

Dessinateur du ministère de l’Agriculture et de la Société impériale d’acclimatation.

Professeur de dessin au Conservatoire des arts et métiers.

PRÉFACE

Ce Dictionnaire est le troisième ouvrage de ce genre que nous offrons au public. Il vient compléter les deux premiers et procède de la même pensée, celle de mettre à la portée de tout le monde, sous une forme précise, les faits, les connaissances et les inventions par lesquels se manifeste l’activité humaine. Le Dictionnaire général de Biographie et d’’ Hisloire un répertoire des faits et gestes des hommes et des nations. Le Dictionnaire général des Lettres^ }les Beaux-arts et des Sciences morales et politiques présente une sorte d’inventaire des produits de l’activité humaine dans l’ordre moral ; un tableau des efforts de l’esprit humain pour con- ' naître le beau, le vrai, pour se connaître lui-même dans ses rapports avec ses semblables et avec Dieu son créateur. Enfin, le Dictionnaire général des Sciences théoriques et appliquées est le livre des conquêtes de l’activité humaine sur le monde matériel ; c’est un dénombrement des connaissances, découvertes et inventions nées de l’étude des propriétés de la matière brute ou vivante, et des forces qui l’agitent et la modifient. Les Sciences, à notre époque, ont vivement fixé l’attention publique par de nombreux et brillants progrès dans l’ordre théorique, par de mémorables créations dans l’ordre pratique. Aussi croyons-nous répondre à un besoin trèsgénéral en réunissantici, sous une forme succincte et dans un langage aussi rapproché que possible de celui des gens du monde, les principes fondamentaux, les faits les plus incontestables elles applications diverses des sciences mathématiques, physiques, chimiques, naturelles, médicales et agricoles. Cette tâche offrait de nombreuses difficultés pour la délimitation même d’un si vaste sujet ; pour le choix des renseignements à donner à nos lecteurs, à qui nous ne devions et ne pouvions tout donner; pour l’expression de tant d’idées étrangères au langage habituel, que nous nous sommes efforcés de rendre, sans avoir recours au langage spécial que chaque science a dû adopter. Nous avons fait appel au concours de collaborateurs exercés par la pratique de l’enseignement ou par l’habitude des publications destinées à vulgariser la science. Nous avons recherché aussi l’assistance d’hommes spécialement initiés, par l’exercice même de leur profession, à un ordre particulier de connaissances technologiques.

En procédant ainsi, nous espérons avoir assuré à notre travail des garanties de précision, d’exactitude, et l’avoir mis en harmonie avec le langage et les habitudes d’esprit de l’immense majorité du public. Mais cette collaboration multiple pouvait avoir un inconvénient, c’était de rompre la liaison indispensable entre les divers articles se rapportant à une même science. La tâche des directeurs a été de rendre à cet ouvrage l’unité qui aurait pu lui manquer, et dont ils avaient eu soin d’arrêter les bases entre eux en se mettant à l’œuvre. Pas un article n’a pris place dans les colonnes du livre, sans avoir passé ligne à ligne sous les yeux de l’un des deux directeurs et souvent de tous les deux. Chacun d’eux a cru en outre nécessaire, pour harmoniser les diverses parties d’une même science, de rédiger personnellement un certain nombre d’articles qui sont demeurés sans signature parce qu’ils sont réellement l’œuvre delà direction.

Dans la partie des Sciences mathématiques et physiques^ confiée spécialement à M. Privat- Deschanel, il se présentait un embarras particulier, celui du choix à faire dans un ensemble aussi vaste. Après de- mûres réflexions on s’est décidé à passer sous silence quelques-uns des points qui constituent, à proprement parler, l’enseignement classique. Nous avons pensé que le public n’avait point à chercher dans un dictionnaire les bases mêmes de son instruction

PRÉFACE

scientifique, mais bien plutôt des renseigtiements divers sur chacune des sciences en particulier. En se plaçant à ce point de vue, on a dû nécessairement sacrifier Tunité logique de l’exposition, qu’on recherche avec raison dans les traités spéciaux, à l’unité du but qui est de fournir à chacun, à un moment donné, quelques indications précises, de nature à satisfaire son esprit ou à faciliter ses lectures. Ainsi quelques-unes des opérations ordinaires de l’arithmétique et de l’algèbre ont été en partie omises ou traitées très-brièvement, tandis que d’autres, comme la division arithmétique, la numération, les logarithmes, ont reçu des développements assez étendus.

Le même principe nous a guidés dans l’exposition dus hautes parties des mathématiques et de leurs applications. Nous n’avons pas renoncé à en parler, et nous avons suivi dans les articles qui s’y rapportent, le langage et la notation scientifiques. Il est en effet impossible de songer à donner une idée quelconque du calcul différentiel, du calcul intégral, du calcul des variations, etc., aux personnes qui sont dépourvues de toute instruction mathématique ; mais il peut être utile de faire connaître le but de ces branches des mathématiques et leur utilité à ceux qui, ayant déjà une certaine instruction scientifique, sont en mesure de saisir l’esprit de ces méthodes de calcul et le principe de leurs immenses applications. Nous avons même fait des efforts pour que quelques-uns de nos articles pussent renseigner utilement les professeurs désireux de se procurer rapidement quelque indication sur des points qui exigeraient quelquefois d’assez longues recherches.

En ce qui touche aux Sciences physiques et mécaniques^ notre tâche, quoique fort étendue, était toutefois un peu plus simple ; il s’agissait ici de faire connaître à nos lecteurs l’ensemble des découvertes et des machines qui ont, depuis cinquante ans, si profondément modifié notre état social. Nous avons appelé à notre aide les hommes spéciaux, nous nous sommes entourés des documents les plus récents et les plus exacts, et nous nous sommes efforcés de les classer et de les exposer le plus clairement possible.

M. Ad. Focillona spécialement donné ses soins aux articles concernant les Sciences naturelles^ médicales et agricoles. Il a reçu, dans cette tâche assez lourde, un utile concours deM. le docteur Focillon, son père, qui, depuis plus de quarante années, exerce la médecine à Paris. Il a paru nécessaire, pour plusieurs de ces sciences, d’arrêter certaines règles dont l’indication peut être utile aux lecteurs.

En ce qui concerne les Sciences naturelles^ il était indispensable d’adopter pour l’indication des divers groupes des classifications un même guide dans chaque science. Le dernier ouvrage d’ensemble publié sur le classement des animaux, et généralement accepté par les naturalistes de tous pays, étant la 2® édition du Règne animal de notre illustre G-. Cuvier, il a servi de guide pour tous les articles relatifs aux espèces, genres, familles et autres groupes d’animaux. On a pris soin néanmoins d’indiquer toutes les modifications à cette méthode que l’assentiment de la plupart des zoologistes semble avoir consacrées depuis trente ans. Pour la classification des plantes, on a adopté les groupes établis par M. le professeur Ad. Brongniart dans le jardin de l’École de Botanique de Paris, au Muséum d’Histoire naturelle, et consignés par lui dans son Enumération des genres de plantes cultivées au Muséum. d’Bistoire naturelle de Paris. La méthode suivie par M. le professeur Delafosse, dans ses cours à la Faculté des Sciences et au Muséum d’Histoire naturelle, a été reproduite en général dans les articles de Minéralogie. Enfin, en Géologie, on a cru devoir se conformer aux divisions que M. le professeur Alcide d’Orbigny a adoptées, d’après les travaux des géologues modernes les plus célèbres, dans son Cours élémentaire de Paléontologie et de Géologie.

Dans les Sciences médicales., on a dû se souvenir sans cesse que notre Dictionnaire., destiné aux hommes du monde, aux jeunes gens des deux sexes aussi bien qu’aux jeunes étudiants, ne devait renfermer que des renseignements extrêmement sommaires sur le traitement médical ou chirurgical des maladies ; qu’il devait contenir surtout des conseils utiles d’hygiéne et de médecine pratique de chaque jour, une indication exacte des premiers soins que chacun peut être appelé à donner jusqu’à l’arrivée du médecin. Nous nous sommes surtout fait une loi sévère d’écarter absolument de notre livre tout ce qui pouvait blesser l’œil ou l’oreille d’une jeune personne ; nous avons voulu avant tout qu’il pût, sans inconvénients, être laissé sur la table de la famille et sous la main de tous ses membres, et pénétrer dans toutes les maisons d’éducation sans y apporter autre chose que des éléments d’instruction.

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