C.l'^H602 = C12H6 + 2(CO
Benzine.
L’hydrogène uni au radical benzoïle peut être remplacé, par voie de substitution, par plusieurs corps simples et par quelque radicaux.
Au contact de l’air : Cl^H802H + 20 = C14H603, HO
Ac. benzoïque hydraté.
Par le chlore ; 2C1 = Ct^HaO^Cl + HCl
Chlorure de benzoïle.
Par faction modérée de l'acide azotique fumant :
CUH802H -f Az08,H0 = C14H8(Az04)02 + 2HO Hydrure de nitro-benzoïle.
On obtient l’essence d’amandes amères soit en distillant de l’eau au contact des feuilles de laurier-cerise, soit en laissant macérer dans l’eau les tourteaux d’amandes amères d’où l’huile a été déjà extraite par la pression, et procédant ensuite à la distillation de cette espèce do bouillie. Le liquide distillé est agité avec la chaux et le protochlorure de fer, puis distillé sur la chaux vive. L’essence ne préexiste pas dans les amandes amères ; en
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présence de Teau s’opère une véritable fermentation ; l’amygdaline est dédoublée sous l’influence de la synaptase jouant le rôle de ferment (voyez Fermentation).
Par sa composition et ses propriétés on peut considérer l’essence d’amandes amères comme une aldéhyde (voyez Aldéhydes). B.
Amande de terre (Botanique). — C’est le Souchet comestible (voyez ce mot).
AMANDIER (Botanique), Amygdo,lns^ Lin., du grec amygdalê^ amande. — Famille des Rosacées^ type de la sous-famille des Amygdalées^ ayant pour caractères : calice urcéolé à 5 divisions, 5 pétales insérés à la gorge du calice, IS à 30 étamines insérées avec les pétales, à .filets filiformes distincts, ovaire sessi le uniloculaire contenant deux ovules collatéraux pendants, style terminal, stigmate presque pelté, drupe coriace, fibreuse ou charnue., à noyau rugueux, comme percé de trous, contenant une'seule graine. Ce genre se divise en deux sections : la première comprend les Amandiers proprement dits, caractérisés par leur drupe coriace, fibreuse, pubescente, velue, non sucrée ; la seconde, les Pêchers^ qui s’en distinguent par leur drupe charnue, succulente, veloutée ou glabre (voyez Pêcher). Parmi les premiers, le plus connu est VA. commun [A. comwîwn?,?, Lin.), arbre de 5 à 6 mètres de hauteur, à feuilles oblongues, lancéolées, dentelées, aiguës, à fleurs axillaires, solitaires, au calice campanulé, de couleur blanche ou rosée, et s’épanouissant dès les premiers beaux jours, ce qui les expose très-souvent à être gelés ; il réussit bien dans les terres légères, sablonneuses. Originaire du Levant, de l’ancienne Grèce, de la Barbarie, d’autres disent de l’Asie, il s’est acclimaté dans le midi de la France, où il fut introduit en 1548. L’amandier commun nous donne deux variétés principales, l’une à amandes amères {A. amara, J.), dont la graine contient de l’acide cyanhydrique ; l’autre à amandes douces {A. dulcis^ Bauh.), qui produit celles qu’on emploie en si grande quantité en pharmacie, dans la confiserie, etc. -, elles produisent l’huile si connue sous le nom iV huile d'amandes douces; on en fait aussi la pâte d’amandes douces ou amères. Le bois d’amandier est dur, bien coloré et susceptible de recevoir un beau poli ; il est recherché par les ébénistes et les tourneurs. Cet arbre produit une gomme qu’on peut employer à défaut de la gomme arabique. L’amandier se multiplie très-bien de semis, mais pour avoir de plus beaux fruits, il est mieux de le grefler, soit sur lui -même, soit sur prunier; on greffe très-souvent sur lui le pêcher, l’abricotier, etc.
Amandier, Amygdalus (Arboriculture). — Ce genre, de la famille des Rosacées, fournit à la culture trois espèces principales. Les deux premières employées pour l’ornement des jardins, la troisième, la plus importante, cultivée comme arbre fruitier.
Amandier nain ou de Géorgie {A. nana, Lin.), originaire d’Asie. — Bel arbrisseau de 1“,50 de hauteur. Fleurs d’un beau rose qui s’épanouissent au printemps. Il en existe une variété à fleurs doubles. On la multiplie au moyen de noyaux, de drageons et de la greffe en écusson.
Amandier satiné ou du Levant {A. argentea^ Lam. ; A. onerifalis^ Ait.). — Petit arbre à branches étalées; feuilles argentées sur leurs deux faces ; fleurs roses s’épanouissant au printemps.
Amandier commun {A. communiSylÀn.), — Originaire de l’Asie et du nord de l’Afrique, cette espèce a une importance assez grande pour les régions où elle prospère, notamment en Espagne, en Algérie, en Italie, en Sicile et dans le midi de la France.
Variétés. — Les diverses variétés de l’amandier commun sont partagées en deux groupes : celles à fruits amers, celles à fruits doux. Les meilleures variétés de ces deux groupes sont les suivantes, rangées d’après leur époque de floraison.
Amandier à fruits doux. — A la dame, princesse, matheron, à trochets, grosse verte, petite verte.
Amandier à fruits amers. — On ne connaît que cette seule variété, cultivée de préférence dans les localités exposées à la maraude.
Climat et sol. — La floraison de l’amandier a lieu dès le mois de février, aussi appartient-il au climat du Midi. On le voit suivre la culture de la vigne jusqu’à sa dernière limite vers le nord ; mais là sa fructification est presque toujours détruite par les gelées tardives. C’est seulement sous le climat de l’olivier que ses produits sont abondants et constants.
L’amandier préfère les sols légers et profonds et un
peu calcaires. Il redoute les terrains siliceux purs et les sols compactes et humides dans lesquels il devient gommeux.
Multiplication. — Les diverses variétés d’amandier sont multipliées au moyen de la greffe en écusson (voyez ce mot). On se sert, comme sujet, de jeunes amandiers à fruits amers obtenus au moyen des semis. On forme d’abord la tige de ces sujets, puis on pose la greffe vers le sommet au commencement de septembre.
Culture. — L’amandier est presque toujours cultivé dans les vergers sous forme d’arbre à haute tige. On donne à la tête de 1 arbre la forme d’un vase ou gobelet. Les arbres doivent être placés à environ 10 mètres les uns des autres. La tête des amandiers étant constituée, il convient de la soumettre tous les deux ans, en novembre, à une sorte de taille qui consiste à supprimer complètement tous les rameaux gourmands, surtout dans l’intérieur de la tête de l’arbre, à raccourcir le prolongement des branches principales et à enlever le bois sec, ainsi que les branches languissantes. Il sera également utile, lorsqu’il commencera à vieillir, de le rajeunir en coupant la moitié de la longueur des branches principales. On lui appliquera en môme temps une fumure abondante. Pendant l’été, on supprimera les bourgeons surabondants. Ce rajeunissement pourra être répété plusieurs fois pendant la vie de l’arbre.
L’amandier est aussi cultivé dans le jardin fruitier, mais seulement en dehors de sa région naturelle et pour avoir des amandes vertes. Dans ce cas, on le place en espalier et on lui applique tous les soins indiqués pour \q pêcher (voyez ce mot). A. Du Br.
AMANITE (Botanique), Amanita., Fries, du grec Amanos, montagne de la Gilicie où ce champignon croissait en abondance. — Genre de champignons de la tribu des Hyménomycètes. Démembré des Agarics par Haller, il y est conservé par Fries et M. Léveillé. L’amanite est renfermé pendant son jeune âge dans un volva qui persiste à la base du pédicule. Son chapeau est le plus souvent couvert de verrues, débris du volva : lames rayonnantes, nombreuses , libres , serrées; pédicule allongé, nu ou muni d’un anneau. Deux espèces principales sont utiles à distinguer en ce sens que l’une est extrêmement dangereuse et l’autre comestible. Ce sont les Amanite oronge {A. aurantiaca, Pers.) et A. fausse oronge [A. muscaritty Pers.). La première, très-bonne à manger, a le volva complet, le chapeau lisse, sans verrues ni enduit visqueux, strié sur les bords, les feuillets jaunes et le pédicule jaune, lisse ; la seconde, vénéneuse, a le volva incomplet, le chapeau un peu visqueux, non strié, les feuillets blancs et le pédicule de môme couleur, un peu écailleux. Toutes deux présentent à leur chapeau une belle couleur orangée. G — s.
AMARANTACÉES (Botanique). — Famille de plantes voisine des Chénopodées et rangée par M. A. Brongniart dans sa classe des Caryophyllinéeft. Elle est placée entre les Barellées et les Nyctaginées dans la classification de De Candolle. Caractères : herbes ou sousarbrisseaux à feuilles simples non stipulées; fleurs à calice de 3 à 5 sépales, soudés ou libres, persistants; corolle nulle; 5 étamines hypogynes opposées aux sépales ; ovaire uniloculaire; fruit ordinairement membraneux s’ouvrant circulairement par un opercule. Les Amarantacées se divisent en plusieurs tribus et sous-tribus qui diffèrent spécialement par la nature du fruit et des anthères. Elles habitent en général les régions tropicales et abondent en Amérique et dans la Nouvelle-Hollande. On y distingue les genres ('élosie, AmarantCy Gomphrène, etc. (voyez ces mots). Ouvrages monographiques Willdenow, Historia Amarantorumy Turici (Zurich), 1790. — Jussieu, Observations sur la famille des AmarantucéeSy Paris, 1803. — Martius, Vertrag zur kenntniss der Amarantaceen. Bonnæ, i825. G — s.
AMARANTE (Botanique), AmarantuSyHoovn.yAvL grec amarantoSy qui ne se flétrit pas, parce que les fleurs d’amarante ont la faculté de conserver leur éclat lors môme qu’elles sont sèches. — Genre de plantes, type de la famille des AmarantacéeSy comprenant des hiTbes à feuilles alternes, à très-petites fleurs pourpres ou vertes, polygames ou monoïques, accompagnées chacune de trois bractées et disposées d’ordinaire en panicules ou en épis composés. Ces plantes sont presque toutes exotiques. L’Europe n’en possède qu’un très petit nombre. Il est beaucoup question de l’amarante dans les écrits des anciens ; mais on ne sait à quelle espèce rapporter ce qui en est dit. On voit dans Homère que les Thessaliens étaient couronnés d’amarante aux funérailles d’Achille. Générale-
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ment considérée comme un symbole d’immortalité, on la consacrait aux morts. Elle était portée en signe de deuil et plantée autour des tombeaux (voyez Gowphrène). Les poètes l’ont souvent employée comme allégorie; et nous voyons dans une ode adressée par Malherbe à Henri IV :
Ta louange, dans mes vers
D’amarante couronnée,
N'aura sa fin terminée
Qu’en celle de l’univers.
Les espèces cultivées po^^i* l’ornement des jardins sont : VA. tricolore {A. tricolo)\ Lin.), plante annuelle donnant de juin en septembre des fleurs vertes ou pourprées réunies en glomérule; elle est originaire des Indes orientales. VA. paniculée {A. paniculatus., Moq.) est également annuelle ; elle s’élève souvent à plus d’un mètre ; ses fleurs, d’un vert teinté de rouge plus ou moins sanguin, s’épanouissent à la fin de l’été. Elle est d’un très-joli effet, ainsi que ses variétés diversement colorées. VA. gracieuse [A. speciosus^ Sims) est aussi une très-jolie espèce venant du Népaul et donnant à la même époque des fleurs d’un be.au rouge pourpré. Il y a aussi VA. à queue, Queue de renard [A. caudatus., Lin.), appelée ainsi à cause de son épi terminal, qui est iYhs,Aon»QiÛQ\\xQ\i\\V A.mélancolique{A.melancholicus, Lin.), dont le feuillage et les fleurs présentent un aspect assez triste. Murray a remarqué que ses feuilles, d’un vert rougeâtre très-sombre, deviennent du rouge le plus vif en les mettant dans l’eau chaude. Les autres espèces des climats tempérés sont insignifiantes, si ce n’est qu’on les mange sous forme d’épinards dans certains pays et spécialement en Italie. Quelques autres amarantes de jardins, telles que celle dite Amarante crête de coq., etc., se rapportent au genre Celosia (voyez ce mot). Caractères du genre Amarante : sépales ordinairement au nombre de 6 quelquefois 3, glabres, égaux, dressés; 5 ou 3 étamines distinctes ; ovaire à une loge ; styles courts ou nuis ; stigmates 2 ou 3 subulés, filiformes, étalés. Fruit utriculaire ovale, terminé par deux ou trois petits becs ; il est plus ou moins enveloppé par le calice, indéhiscent ou s’ouvrant transversalement, et ne contient qu’une seule graine. G — s.
AMARANTINE (Botanique). — Voyez Gomphp.ène. AMARYLLIDE (Botanique) , Amaryllis., Lin., nom poétique et mythologique, du grec amarussô, je brille. — Genre type de la famille des Amaryllidées. Les amaryllis sont, en général, originaires de l’Amérique tropicale. On en trouve aussi au Cap de Bonne-Espérance, et plus rarement dans l’Inde. Ce genre, qui ne comprend pas moins d’une quarantaine d’espèces cultivées comme plantes d’ornement, a nécessité des divisions en sous-genres. Nous ne citerons que les principales espèces. V Amaryllide de Virginie {A. Atamasco, Lin.), dont la hampe s’élève quelquefois à 0®,30, donne en mai et juin de grandes fleurs blanches, à tube beaucoup plus court que le limbe. Elle peut supporter la pleine terre. VA. blanche [A. candida, Lindl.) présente une fleur blanche qui ne s’étale qu’à l’ombre. Elle est extrêmement abondante à Buénos-Ayres, sur les rives de la Plata, qui présentent un aspect ravissant de blancheur à l’époque où toutes ces fleurs s’épanouissent. Non-seulement elle est de pleine terre, mais elle peut supporter des froids rigoureux. VA. magnifique (^4. formosissima, Lin.), rapportée du Mexique en 1693, est une magnifique espèce. On lui donne souvent le nom de Lis Saint- Jacques, Croix de Saint-Jacques. Sa fleur est grande et colorée d’un superbe rouge carmin velouté, qui donne des reflets au soleil et que l’on croirait parsemé de poudre d’or. Elle croît aussi dans l’Amérique méridionale et à Sainte-Hélène. VA. bel ladonne {A. belladonna, Lin.) et VA. agréable {A. blanda, Ker) donnent de belles fleurs roses et sont originaires du cap de Bonne-Espérance. VA. deGuernesey{A. sarniensis, Lin.) présente une ombelle de huit à dix fleurs d’un beau rouge-cerise; elle fleurit de septembre en octobre. Cette plante, originaire du Japon, s’était naturalisée à Guernesey, à la suite d’un naufrage que fit en 1GS9, sur les côtes de cette île, un navire qui rapportait du Japon une grande quantité d’oignons de cette amaryllide. Elle reçut ainsi le nom de sa nouvelle patrie. Les espèces suivantes méritent aussi d’être citées : V Amaryllide brillante (A.«w//cn ,Ker), du Brésil, avec des fleurs penchées, rouges, traversées de veines d’un rouge plus foncé; 1’^. royale [A. reginæ, Lin.), originaire de l’Amérique méridionale, et donnant de mai en Juillet des fleurs d’un brillant rouge écarlate ; enfin VA. à bulbilles {A. bulbulosa), qui vient du Brésil et de Biiénos-Ayrcs. Caractères : bulbe tuniqué; hampe
munie d’une spathe de laquelle sortent une ou plusieurs fleurs à périanthe légèrement tubulé, et dont le limbe est partagé en 6 lobes recourbés ; étamines insérées à la gorge des divisions du périanthe, à filets libres et à anthères versatiles ; ovaire à 3 loges multiovulées, surmonté d’un style grêle allongé et d’un stigmate à loges recourbées ; le fruit est une capsule membraneuse contenant des graines globuleuses ou comprimées, bordées ou ailées, quelquefois devenues solitaires par avortement ; dans ce cas, elles sont charnues et ressemblent à une baie. Herbert a donné une classification des nombreuses variétés et hybrides de cette espèce dans sa belle Monographie de la famille des Amaryllidées. G — s.
AMARYLLIDÉES ou Amaryllidacées (Botanique). — Famille de plantes Monocolylédones établie par Robert Brown avec la section à ovaire infère de la famille des Narcisses de Jussieu. Elle comprend des plantes ordinairement bulbeuses, à feuilles linéaires ou lancéolées formant une gaîne à leur base. Les fleurs renfermées pendant leur jeunesse dans de grandes bractées ont le périanthe supère composé de trois sépales et de trois pétales tous colorés. Les étamines sont insérées sur un disque épigyne ou sur le périanthe ; l’ovaire est infère^ à 3 loges renfermant des ovules nombreux attachés en deux rangées à l’angle interne. Le fruit est une capsule s’ouvrant en 3 valves renfermant de nombreuses graines quelquefois ailées et présentant un embryon cylindrique situé dans l’axe de l’albumen et plus court que celui-ci. Les amaryllidées se rencontrent spécialement dans les régions les plus chaudes du globe, surtout dans l’Amérique méridionale. Elles sont abondantes au cap de Bonne- Éspérance. Quelques espèces appartenant aux genres Narcisse, Perce-neige et Leucojurn croissent spontanément en Europe. Les amaryllidées fournissent un grand nombre d’espèces à l’horticulture. Elles sont précieuses comme plantes d’ornement. Genres principaux : Narcisse [Narcissus., Lin.) ; Panerais [Pancratium, Lin.) ; Hémanthe (Hœmanthus, Lin.); Amaryllide {Amaryllis, Lin. ) ; Nivéole {Leucojurn, Lin.) ; Perce-neige {Galanthus, Lin.); Alstrémère [Alstrœmeria., Lin.); Agave {Agave, Lin.; F ouro'oy a, Vent.).
M. Herbert a donné une Monographie très-estiraée de cette famille. On trouve aussi dans les Liliacées de Redouté et de De Gandolle de nombreu.ses figures d’amaryllidées. G — s.
AMATHIE (Zoologie). — Genre de Crustacés décapodes brachyures, établi par M. Polydore Roux, faisant partie de la tribu des Triangulaires de Cuvier, et très-voisin des Pises; ce sont les Péricères de Cuvier. La seule espèce connue,!’^, rissoana de Roux, est longue de 0“,04 avec deux pointes en avant qui forment plus du tiers de sa longueur ; sa carapace est armée de longues pointes ou épines aiguës; ses pattes sont grêles, sans épines ; on la trouve dans les ports de Toulon et de Marseille.
AMAUROSE (Médecine), du grec amaurôsis, obscurcissement, appelée aussi goutte sereine, cataracte noire. — C’est une diminution ou une perte complète de la vue, déterminée par la paralysie du nerf optique ou de la rétine ; elle peut être essentielle, c’est-à-dire provenir d’une maladie du nerf optique môme ou de la rétine ; elle peut être symptomatique, c’est-à-dire avoir sa cause dans une maladie de l’encéphale ou dans une affection éloignée dont elle serait un symptôme, comme dans l’albuminurie, par e.xemple; enfin elle est sympathique quand elle dépend de la lésion d’un organe éloigné, comme dans certains embarras gastriques, etc. Elle complique souvent d’une manière fâcheuse la cataracte (voyez ce mot). Les causes principales de cette maladie sont, en première ligne, les travaux assidus sur des objets brillants; les lectures habituelles à une lumière vive, l’exposition prolongée aux rayons du soleil; puis les chagrins prolongés, les excès de tous genres, l’ivresse répétée, la pléthore sanguine, la suppression des sueurs, d’un émonctoire, d’une hémorrhagie habituelle, la rétrocession d’un exanthème, de la teigne, des dartres, de la goutte; l’hystérie, l’épilepsie, l’apoplexie, les hémorrhagies trop abondantes, l’albuminurie, l’embarras gastrique; les violences sur le globe de l’œil, les maladies organiques de l’encéphale, etc. Le nombre et la diversité de ces causes prouveraient, au besoin, que les principales résident dans l’organe lui-même ou dans le cerveau et dans les. prédispositions organiques : quoi qu'il en soit, la maladie peut se déclarer subitement ou ne venir que lentement; elle peut être complète ou incomplète, permanente ou périodique ; lorsqu’elle n’est pas compliquée de cataracte, elle se présente sans aucune altération apparente