‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 51 sur 385 · AM A · texte numérisé non relu

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racines. Les alvéoles sont tapissées par un prolongement de la gencive, qui se continue dans la cavité de la dent; elles sont percées à leur fond de trous pour le passage des vaisseaux et des nerfs dentaires.

Alvéoles (Botanique). — On donne ce nom aux petites cavités du réceptacle où sont logées les semences de certaines fleurs, dans beaucoup de Composées par exemple : on dit alors que ces réceptacles sont alvéolés.

ALVIN ou Alevin (Économie rurale). — On donne ce nom à tous les petits poissons qui servent à repeupler les étangs.

ALYSIE (Zoologie), Alysia^ Lath. — Sous-genre 6!’ Insectes hyménoptères du genre Ichneumon. Une espèce, VA. mangeur (A. mandveator^ Fab.), se trouve aux environs de Paris; c’est un insecte noir avec les pieds fauves et des antennes un peu velues. On le trouve à terre au milieu des feuilles.

ALYSSE (Botanique), /l/y.wim?,Lin.,du green privatif, et lussa^ rage. On prétendait autrefois qu’une espèce d’alysse guérissait de la rage. — Genre de plantes de la famille des Crucifères.^ type de la tribu des Atyssinées^ à sépales connivents, pétales ouverts à leur partie supérieure , silicule orbiculaire ou elliptique ; cotylédons à radicule latérale. Lamarck a établi, aux dépens de ce genre linnéen, le genre Vesicaria., qui se distingue par sessilicules globuleuses. VA/ysse saxatile {Alyssum soxatiley Lin.) est cette plante si bien connue dans les jardins sous le nom de Corheitle d’or et quelquefois sous celui de Thlaspi jnune. Elle est basse, presque ligneuse, et forme une touffe hémisphérique. Au commencement du printemps, elle se couvre de fleurs d un beau jaune d’or qui lui ont valu son nom et qui décorent agréablement les parterres. Cette espèce est originaire de Candie. On la trouve aussi à l’état spontané dans les lieux arides ou pierreux de l’Autriche et de la Grèce. Plusieurs autres espèces d’Alysses servent aussi à l’ornement des jardins. WA.de montagne \ A. montannrn.^Wii\.) et VA. catycinateiA. calycinum., Lin.) croissent aux environs de Paris. L’une a les calices caducs, tandis que dans l’autre ils sont persistants. G — s.

ALYTE (Zoologie', Wagl, du grec

a privatif, et lutê qui délivre. — ReptUe batracien anoure, dont Wagler a formé un genre séparé des Crapauds; il en diflère par la conformation de sa langue, et surtout par l’existence de dents à la mâchoire supérieure et au palais, dents dont ces derniers sont tout à fait dépourvus, c’est le Crapaud accoucheur de Cuvier (voyez, pour les détails, le mot Crapaud).

AMADOU, Amadouvier (Botanique, Médecine), qu’on a fait dériver du latin ad manurn dulce, doux à la main. — C’est une substance molle, spongieuse, qu’on prépare avec la partie interne d’un champignon de la tribu des Hgrnénomycètes., genre Bolet., et connu sous le nom d’ Amadouvier {B. ungulatus]. On le trouve communément sur les arbres des grandes forêts, le chêne, le hêtre, le frêne, etc. Il acquiert quelquefois une grosseur considérable. On le distingue à son écorce noire, à son aspect intérieur ferrugineux, et à ses tubes très-petits; il est connu encore sous les noms à' Agaric de chêne ou de Bouta. L’amadou peut être employé à différents usages; à savoir: contre les hémorrhagies, la chirurgie y a recours pour arrêter les écoulements de sang ; en second lieu, on le dispose pour prendre feu avec le briquet; il a besoin pour cela de subir une préparation particulière : après avoir choisi les plus beaux morceaux du champignon, on ôte l’écorce pendant qu’ils sont encore frais, et on en sépare toute la partie tubuleuse, puis on coupe la chair par tranches minces, et on la bat avec un maillet, en la détirant et la mouillant de temps en temps ; ensuite on la fait sécher et on la bat de nouveau à sec : enfin on la frotte entre les mains jusqu’à ce qu’elle soit douce et moelleuse ; c’est dans cet état qu’on la livre au commerce pour les usages chirurgicaux. Lorsqu’on veut en faire une matière propre à allumer le feu, il faut, après cette première préparation, la faire tremper dans une dissolution de nitrate de potasse ; on la bat de nouveau, en l’impi égnant chaque fois du même liquide; on la foule soit avec les mains, soit avec un instrument préparé à cet effet; enfin on la fait bien sécher à l’air libre. F — n.

AMAIGRISSEMENT (Médecine). — On désigne sous ce nom l’état d’un homme ou d’un animal qui perd son embonpoint habituel, généralement ou partiellement. Il diffère de la maigreur (voyez ce mot) en ce que celle-ci est une suite de l’amaigri-sement ou un état permanent normal pour certains individus, et qui peut être parfai-

tement compatible avec l’état de santé ; l’amaigrissement général peut tenir à l’insuffisance de l’alimentation, aux fatigues, aux excès de tout genre, aux chagrins, aux progrès de l’àge ; il peut tenir aussi à l’usage de substances peu nourrissantes, indigestes, de mauvaise qualité; enfin au développement lent, caché d’une maladie interne que le médecin doit mettre tous ses soins à découvrir et à soigner à temps. Enfin l’amaigrissement partiel de quelque partie du corps, comme une jambe, un bras, etc., peut dépendre de la cessation des fonctions actives que remplissait cet organe, ou d’une maladie cachée ou apparente qui gêne sa nutrition. F — N.

AMALGAMATION. — Nom donné à l’un des procédés suivis pour séparer l’or et l’argent de quelques-uns de leurs minerais. Ce procédé repose sur la propriété qu’a le mercure de dissoudre ces deux métaux quand ils sont disséminés à l’état natif ou métallique, ou à l’état de chlorure dans la mine (voyez Mercure, Métallurgie, Or, Argent).

AMALGAME. — Nom générique donné aux alliages du mercure avec les autres métaux. Les alliages de mercure et d’argent, d’or ou de cuivre... sont appelés amalgames d’argent, d’or, de cuivre... Les amalgames sont tous décomposés par la chaleur et laissent volatiliser leur mercure. Plusieurs d’entre eux sont liquides à la température ordinaire. Les amalgames d’or et d’argent servent pour l’argenture et la dorure au mercure. L’amalgame d’étain est employé pour l’étamage des glaces ; l’amalgame de bismuth est employé aux mêmes usages pour les globes de verre. Le plombage des dents se fait souvent en France avec un amalgame d’argent et en Angleterre avec un amalgame de palladium.

AMAND (Saint-), (Eaux minérales). — Ville de France (Nord), à 12 kilomkres de Valenciennes et 190 N. de Paris, près de laquelle on trouve plusieurs sources d’eaux minérales sulfatées calciques. Température, 19». Elles contiennent un peu d’acide carbonique, en assez grande quantité des sulfates de chaux, de soude et de magnésie, un peu de carbonates de chaux et de magnésie, de chlorure de magnésie, etc.; elles sont administrées en boissons, mais on les emploie surtout en bains, et particulièrement à l’état de houes. C’est contre le rhumatisme et les altérations qui en sont la suite qu’on en a observé les meilleurs effets. Saint-Amand peut aussi être fréquenté avec succès par les malades affectés de paralysies générales, d’atrophies musculaires, etc. F.

AMANDE (Botanique). — Fruit de V amandier (voyez Fruit). C’est aussi une partie de la graine (V. ce mot).

Amandes amères (Essence d’) (Chimie). — C'est le type des essences oxygénées, ou si l’on veut des hydrures de radicaux non isolés. Sa formule est: C''’H'’0^ ou Cuhsq^H. Le corps radical hypothétique, a été

nommé ôenzoï/e, et, par suite, l’essence d’amandes amères, hydrure de benzoïle. — C’est un liquide incolore, ayant une forte odeur d’acide cyanhydrique, une saveur âcre, brûlant avec une flamme fuligineuse. Il bout à 180®, sa vapeur ne se décompose qu’à une haute température en présence d’un corps poreux ; elle se dédouble en benzine et en oxyde de carbone.

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