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long; il a la peau rude et de petites épines au bord des pectorales. Le Squatina aculeata^ Dumér., porte le long du dos une rangée de fortes épines.
ANGÉIOGRAPHIE, Angiographie (Anatomie), du grec angéion^ vaisseau, et graphê, description. — Voyez An-
GÉIOLOGIE.
ANGÉIOLOGIE, Angiologie (Anatom:e), du grec angèion^ vaisseau, et logos ^ discours, description des vaisseaux. — Partie de l’anatomie qui a pour but la connaissance des organes de la circulation ; elle comprend : I « l’étude du cœwr, ou centre d’impulsion du sang ; 2° celle des artères o\x artériologie : ce sont les vaisseaux qui portent le sang dans toutes les parties du corps ; 3» celle des veines ou phlébologie : les veines rapportent le sang de toutes les parties du corps dans le cœur; 4° celle des vaisseaux lympjhatiques ou angiohydrologie^ qui charrient de la lymphe ou du chyle, et aboutissent au système veineux, dont ils peuvent être considérés comme une dépendance (voyez Cœur, Artères, Veines,Lymphatiqles [ FnmeaMa:]).
ANGÉLICÉES (Botanique). — Tribu de plantes adoptée par Endlicher dans la famille des Ombellifères, Caractères : fruit comprimé à bords dilatés, ailé; carpelles à 5 côtes, dont 3 dorsales filiformes ou ailées et 2 latérales plus larges que celles-ci, toujours ailées, graines un peu convexes sur la face dorsale et planes sur la face antérieure. Genres principaux : Livèche {Leuisticum^ Koch), Angélique {Angelica^ Hoffm.), Archangélique {Archangelica^ Holfm.). G — s.
ANGÉLIQUE (Botanique), Angelica^ Hoffm., dérivé (l’angelus^ par allusion à son odeur très-agréable et à ses propriétés médicinales. On nommait aussi dans le même sens cette plante Herbe du Saint-Esprit. — Genre de plantes de la lamille des Ombellifères^ tribu des Angélicées^ comprenant des herbes à feuilles bipennatiséquées, à fleurs blanches disposées en ombelles terminales, munies quelquefois d’un involucre à folioles peu nombreuses et d’un involucelle toujours polyphylle. Le fruit est entouré de 2 ailes de chaque côté, les carpelles sont à 5 côtes , dont 3 dorsales filiformes saillantes, et 2 latérales dilatées en ailes membraneuses plus ou moins larges. Les principales espèces sont : V Angélique Razouls [A. Razoulsii, Gouan), dédiée à Razouls, qui trouva cette plante dans les Pyrénées. C’est une herbe vivace , légèrement pubcscente , dont les fleurs blanches s’épanouissent de juin en août. L’4. des montag?ies {A. montana^ Schlotth.), que l’on trouve dans les Alpes, s’élève à peu près à 0"‘,ê() , comme la précédente. Elle se distingue par ses feuilles à segments, acuminées, glabres et bordées de fines dentelures mucronées. L’A. sauvage {A. sylvesfris^ Lin. Imperatoria^ DC.) présente des tiges souvent hautes de 2 mètres. Elle vient en Espagne ; on lui a reconnu, dans la tannerie, des propriétés analogues à celle de l’écorce de chêne. On extrait aussi de ses feuilles une teinture jaune. L’A. luisante (A. lucida^ Lin.) originaire du Canada. Ses tiges sont glabres et ses feuilles à segments égaux, incisés et dentelés. Enfin, deux autres espèces qui croissent dans les Pyrénées: i’A. pyrenœa^ Spreng., Jeseli, Lin., et VA. scabre (A. scabra^ Petit; Selmum scabrum^ La Peyr.). L’une est élevée de 0“,75 et ne présente guère que des feuilles radicales; l’autre dépasse à peine (i“,i5; ses pétales sont garnis de poils glanduleux, rudes. L’A. officinale., qui appartenait autrefois à ce genre, constitue aujourd’hui, d’après Hofiinann, le genre Archangélique (voyez ce mot). G — s.
Angélique (Petite); — Nom vulgaire du Boucage à feuilles d’angélique., Égopode des goutteux., Herbe à Gérard {Ægopodium podagrnria., Lin.).
Angélique épineuse. — C’est VAralie épineuse {Araliu spinosa).
Angélique de Bordeaux. — Nom d’une poire à cuire et à compote ; elle est un peu fondante à sa parfaite maturité, et a une eau douce et sucrée ; elle mûrit en janvier et février,
ANGIECTASIE (Médecine), du grec angeion., vaisseau , et ektasis., extension, dilatation. — Le docteur Grœfe, de Berlin, a désigné sous ce nom toutes les dilatations morbides des vaisseaux.
ANGINE (Médecine), du latin angere, et du grec ancheïn., suffoquer. — C’est à proprement parler le mal de gorge., qu’il soit grave ou léger. Ce mot est synonyme é’esquinancie., qui n’est plus guère usité : en un mot, Vangine est une inflammation qui a son siège dans les organes de la déglutition ou dans ceux de la respiration.
F A. gutturale ou des organes de la déglutition. — Elle peut affecter l’isthme du gosier, le voile du palais,
les piliers du voile, les amygdales, la luette, i’œsophagf^^ ensemble ou séparément ; alors, dans ce dernier cas, on MïiQ A. tonsillaire {voyez Amygdalite) phanjngée, œsophagienne., etc. Quels que soient la nature et le siège de l’angine, elle reconnaît pour causes principales le froid, l’humidité, la suppression d’une sueur, les boissons froides lorsqu’on a chaud, les grands efforts de voix, la scarlatine, que l’angine accompagne toujours, etc. La maladie débute par du frisson, de la fièvre ; il y a gonflement dans quelques points du gosier, rougeur' chaleur, douleur surtout pendant la déglutition, etc. Le traitement consiste principalement dans les saignées, les sangsues, les boissons douces, tièdes, les bains de pieds, le repos, la diète ; des gargarismes, si les mouvements qu’ils nécessitent ne déterminent pas de douleurs : dans certains cas, les vomitifs ont rendu de grands services.
2" A . des organes respiratoires. — Elle affecte le larynx., la trachée-artère ou les bronches., ensemble ou séparément. Dans le premier cas la voix est très-altérée, la région du larynx e.st douloureuse ; cette douleur, du reste, s’étend et descend si l’inflammation gagne la trachée et les bronches. Dans tous les cas l’angine des voies respiratoires est caractérisée par la gêne de la respiration, qui devient sifflante, douloureuse et très-difficile (voyez plus loin Angine de poitrine).
Angine couenneme.. Croup. — Quel que soit son siège, l’angine peut affecter une autre forme beaucoup plus grave; c’est celle qui a la propriété de produire des couches membraneuses morbides, auxquelles on a donné le nom de fausses membranes dans les voies respiratoires, elle constitue le croup (voyez ce mot); lorsqu’elle occupe les amygdales, les piliers, le pharynx, c’est l’A. couenneuse ; dans ce cas, quelques points blanchâtres paraissent d’abord, le plus souvent sur les amygdales^ puis ils s’étendent peu à peu et tapissent bientôt tout le fond de la gorge. Quelquefois cette fausse membrane est jaunâtre, devient plus ou moins brune, lardacée, épaisse, les lambeaux qui s’en détachent offrent l’apparence d’escarres gangréneuses, ce qui avait fait donner à cette variété le nom d’/l. gangréneuse maligne., mal de gorge gangréneux ; mais ce n’est évidemment qu’une nuance plus prononcée de la maladie. Le traitement de ces différentes variétés consiste à diminuer l’inflammation par les antiphlogistiques (saignées, sangsues), les dérivatifs (sinapismes, vésicatoires), à cautériser les fausses membranes et à les faire évacuer par les vomitifs répétés autant qu’il est nécessaire.
L’A. œdémateuse., œdème de la glotte., sera décrite au mot Glotte.
L’A. de poitrine., décrite par plusieurs auteurs comme une affection spasmodique, a été considérée avec pins de raison par Selle, par Reil et par d’autres comme une inflammation intense des canaux respiratoires, et surtout des bronches, caractérisée par les symptômes suivants : douleurs lancinantes dans la poitrine, pouls dur, toux douloureuse, respiration difficile, crachats sanguinolents, voix aigre semblant s’échapper d’un tube d’airain, imminence de suffocation, etc. Le pronostic d’une semblable maladie est très-grave. Le traitement doit être le même que celui de l’angine franchement inflammatoire. F. — N.
ANGIOLEUCITE (Médecine), du grec angeion, vaisseau, leucon , blanc, et la terminaison ite. — C’est l’inflammation des vaisseaux lymphatiques; les symp tômes de cette maladie sont la trace d’une traînée rouge, bosselée, irrégulière, sur le trajet de ces vais • seaux, l’augmentation de leur volume, etc. Elle est souvent déterminée par des piqûres de mauvaise nature, des écorchures, des contusions. Le traitement consiste dans le repos, les bains, les cataplasmes, quelquefois des sangsues.
ANGIOSPERMIE (Botanique), du grec angeion, vase, réceptacle, et sperma, semence. — Deuxième ordre de la quatoi zième classe [didynamie] dans le système de Linné. Il comprend les plantes à étamines didynames et graines renfermées dans une capsule. C’est l’opposé du premier ordre, qui comprend des plantes â graines que Linné considéra comme étant nues. De Jussieu en a fait sa famille des Labiées. Principaux genres : Acanthe, Euphraise, Mélampyre , Lantana, Scrofulaire, Digitale, Muflier, Biqnone.
ANGIOTÉNIQUE (Fièvre) (Médecine). — Pinei appelle ainsi la fièvre dite inflammatoire par quelques pathologistes; il la considère comme une irritation du système vasculaire sanguin (voyez Fièvre).
ANGLAISER (Hippiatrique). — Mode qu paraît nous
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6nir des Aiigluis, 6t qui consiste à couper les muscles baisseurs de la queue d’un cheval ; les muscles releveurs e trouvant sans antagonistes, celle-ci reste dans une osition horizontale. Cette pratique, qui n’est pas sans anger a été suivie quelquefois de la maladie des os occygiens et d’autres accidents consécutifs • d ailleurs me croupe rentrée ou avalée^ comme on l’appelle, avec me queue qui se redresse artificiellement n’offre rien de
racieux à l’œil. , , ,
angle (Géométrie). — Ecartement de deux lignes qui e coupent. Ces lignes s’appellent càUs de l’angle ; leur )oint de rencontre en est le sommet. L’angle est rectilone, quand ses côtés sont droits; il est curviligne^ quand ,es côtés sont courbes ; mixtiligne., quand l’un des côtés «t droit et l’autre courbe.
Un angle est ordinairement désigné par une lettre ilacée en son sommet, et, lorsqu’il pourrait y avoir linsi confusion, on y ajoute deux lettres placées sur les :ôtés en énonçant la lettre du sommet entre ces deux lernières. Deux angles sont dits égaux., lorsque, super- )osés l’un à l’autre, leurs deux côtés peuvent coïncider îxactement. On nomme, suivant les degrés d’écartement le lcui*s côtés •
Angles droits, — Les angles formés par l’intersection
Fig. 141. — Angles droits.
Fig. 142. — Angles complémentaire et supplémentaire.
Fig. 143.
Angle dièdre.
le deux lignes perpendiculaires l’une à l’autre. Tous les ingles droits sont égaux [fig. 141) ;
Angle aigu. — Un angle moins ouvert qu’un droit CED, fig. 142);
Angle obtus. — Un angle plus ouvert qu’un droit CEA. fg. 142).
Angles complémentaires. — Deux angles dont la somme égale un droit (CED et CEE, fig. 142).
Angles supplémentaires. — Deux angles dont la somme est égale à deux droits \CED et CEA, même fi - 5ure).
Angle dièdre [fig. 143). — Portion indéfinie d’espace comprise entre deux plans qui se coupent suivant une ligne appelée arête. Les deux plans sont les faces de l’angle. Un angle dièdre se. mesure par l’angle plan formé par les deux perpendiculaires élevées en un môme point quelconque de l’arête dans les deux pians.
Angle trièdre, polyèdre, solide. — Portion indéfinie d’espace comprise entre trois ou plusieurs plans qui se coupent en un même point appelé sommet. Chacun des angles plans formés par ces intersections s’appelle face de l’angle, he.% angles solides se mesurent par les angles de toutes leurs faces, par les angles dièdres qu’elles font entre elles, ou finalement par la portion comprise entre les faces de la surface d’une sphère dont le centre serait au sommet de l’angle.
Angle de contingence. — Angle infiniment petit formé par deux éléments infiniment voisins d’une courbe considérée comme un polygone d’une infinité de côtés (voyez Infinitésimal, Infiniment petits).
Angle limite. — L’angle d’incidence le plus grand
sous lequel un rayon de lumière puisse rencontrer une surface transparente sans cesser de la traverser. Cet angle est de 41° 48' pour le verre (voyez Réfraction).
Si donc nous prenons un prisme de verre ABC {fig. 143) dont l’un des angles soit droit et les deux autres de 45°, que nous lumineux sur une des faces
Fiï. 144.— Réflexion totale.
fissions tomber un rayon
de l’angle droit perpendiculairement à cette surface, ce rayon la traversera sans déviation, tombera sur la surface opposée AC, sous un angle de 45» supérieur à V angle limite; il ne pourra la traverser et sera réfléchi en totalité., en sorte que cette surface fera l’office d’un miroir parfait. Pour l’eau, l’angle limite est de 48“; aussi est-il impossible de voir des objets qui, sous l’eau, sont dans une direction telle, que les rayons qui iraient de ces objets à l’œil fussent inclinés de plus de 4 8» sur la verticale. Le mirage est dù à un phénomène de réflexion totale produit par la môme cause (voyez Mirage).
Table des angles-ltinltes de diverses substances avec leur Indice de réfraction.