ANGLES
limiies.
Chromate de plomb
Diamant
Soufre
Zii’con
Grenat
Spinelle
Saphir
• Rubis
Topaze
Flint
Crown
Quartz
Alun
Eau (liquide)
Angle visuel ou optique. — Angle formé par deux lignes droites allant du centre de l’œil aux deux extrémités d’un objet. Nous jugeons de la grandeur d’un objet d’après sa distance présumée et l’étendue occupée par son image sur la rétine ; or, celle-ci dépend de l’angle visuel de l’objet, lequel angle est toujours déterminé. Toute erreur dans l’évaluation de la distance en entraînera donc une correspondante dans l’évaluation de la grandeur, ou réciproquement.
Angle de polarisation maxima. — Angle d’incidence correspondant au maximum de polarisation de la lumière par réflexion (voyez Polarisation).
Angles (Instruments pour mesurer les) (Astronomie, Géodésie). — Presque toutes les recherches de géodésieet d’astronomie conduisent à mesurer des angles. Les anciens employaient à cet effet un limbe ou cercle gradué muni de deux règles ou alidades (voy. ce mot), mobiles autour du centre du cercle, et portant à leurs extrémités deux petites plaques dites pinnules percées de deux fentes parallèles. Si l’on se place au sommet de l’angle à mesurer, et qu’on vise l’un des objets à travers les deux pinnules d’une alidade, la direction du rayon visuel mené à cet objet se trouve fixée. Avec la seconde alidade on visera de môme l’autre objet. L’angle compris entre les deux alidades se mesure sur le limbe. Tel est le principe du graphomètre.
Les instruments employés en astronomie sont tout à fait analogues, mais ils donnent une jrJus grande précision, parce que les alidades y sont remplacées par des lunettes munies de deux fils croisés à angle droit au foyer de l’objectif. Viser un point, c’est placer son image à la croisée des fils; le rayon visuel coïncide alors avec l’axe optique de la lunette, c’est-à-dire avec la droite qui va de la croisée des fils au centre de l’objectif.
Comme exemple de ce genre d’instruments, nous citerons le théodolite, le cercle répétiteur (voyez l’article Répétiteur).
La direction de deux rayons visuels étant fixée, il reste à apprécier sur le limbe l'angle qu’ils font entre eux. Or, à moins de donner au limbe des dimensions extraordinaires, ce qui aurait de graves inconvénients, on ne peut y tracer les secondes. Sur un cercle de 0“,45 de diamètre, par exemple, 'un degré occupe un arc de 0“,0039, une minute un arc de 0“,fl0065 et une seconde un arc de 0“,000001. On ne pourra le diviser réellement que de 5 en 6 minutes, encore faudrat-il une loupe pour lire les divisions. Afin d’apprécier les arcs plus petits, on emploie un verniera {fig. 146), au
ANG
ANG
Fig. H5. — Vernier circulaire.
moyen duquel on pourra obtenir la 100* partie des divisions tracées, ce qui fera — = — = 3'^ Un cercle
ainsi construit dominera donc les angles à 3" près.
En employant un cercle de dimension plus grande, on peut arriver à mesurer les angles à 1" près; mais c’est là une limite extrême, difficile à atteindre; on le concevra très-bien si l’on remarque que l’angle de \" est celui sous lequel on voit une longueur de 0"*,1, à la distance de 22 kilomètres.
Cependant, si l’angle est très-petit, comme celui que sous - tendent les étoiles doubles, en employant des procédés particuliers, on peut atteindre à une approximation de 1/10 de seconde. C’est l’objet du micromètre.
Le micromètre à fils parallèles, qui sert à déterminer le diamètre apparent du soleil ou des planètes, consiste dans un réticule placé au foyer de l’objectif et formé de deux fils parallèles dont l’un est fixe et l’autre mobile au moyen d’une vis. On amène les deux fils à être tangents à l’image circulaire qui se forme au foyer. La vis est graduée de manière à connaître, pour chacune de ses positions, le diamètre apparent de l’objet. Il suffit pour cela d’observer, à une grande distance, des objets connus, tels que des cercles blancs placés sur un fond noir. Le rapport de leur diamètre à la distance fournit immédiatement le diamètre apparent, et l’on peut ainsi former une table de correspondance entre ces diamètres apparents et le nombre des tours de la vis. L’épaisseur des fils limite le degré d’approximation qu’on peut obtenir dans les mesures de ce genre. Aussi emploie-t-on des fils très-fins, fils d’araignée ou de platine : ces derniers ont l’avantage de n’être ni combustibles ni hygrométriques.
Le micromètre lui-même peut remplacer avec grand
avantage le vernier dans la mesure des angles. Lorsqu’une division ne tombe pas exactement sur la croisée de la lunette micrométrique ( ftg, 1 4 6) , on déplace cette croisée au moyen d’une vis dont la tête est graduée, jusqu’à ce que la coïncidence ait lieu. L’angle dont la vis a tourné indique la fraction de division dont la croisée était éloignée de la division sur laquelle on a amené la coïncidence.
La figure 147 peut donner une idée de la valeur d’un angle de 1".
Fig. 146. — Micromètre.
Fig. 147. — Angle de 1®.
Angle horaire. — Angle formé par deux plans menés par l’axe du monde (voyez Coordonnées).
Angle facial (Anatomie, Physiologie). — Angle qu’on suppose résulter de la rencontre de deux lignes, l’une horizontale, qui passerait à la hauteur du conduit auditif externe et de l’épine du maxillaire supérieur, et l’autre approchant plus ou moins de la perpendiculaire, passant par le point le plus saillant du front et l’épine nommée ci-dessus. Camper a prétendu mesurer la capacité du crâne d’après l’angle formé par la rencontre de ces deux lignes; quoique cette assertion ne puisse pas être considérée comme exacte, d’une manière absolue, en raison de la saillie plus ou moins considérable des éminences désignées et de la proéminence possible des mâchoires, il faut reconnaître pourtant qu’il jT a là quelque chose de généralement vrai, et que plus cet angle est ouvert, plus il y a chance d’avoir un grand développement de la masse encéphalique, et par suite de l’intelligence. Ainsi l’angle facial des Européens mesure de 8n" à S.S"; il est de 75" dans la race mongole; de 7ü" chez les nègres; le Jupiter olympien et l’Apollon du Belvédère dépassent 90". Au
contraire, si l’on examine les singes, on trouve une dégradation progressive depuis l’orang-outang, G5", jusqu’aux derniers représentants du genre où l’angle n’a que 30". A mesure qu’on descend dans l’échelle animale, l’angle facial devient de plus en plus aigu ; ainsi il est de 25" à 30» chez le chien ; de 24° à 25» chez le mouton \ de II» chez le cheval, etc.
ANGORA (Zoologie). — On a donné ce nom à une variété d’animaux de genres différents, originaires à' Angora en Anatolie ; ce sont le Chat, le Lapin et la Chèvre (voyez ces mots). Ils sont remarquables par l’extrême finesse et la blancheur de leur poil.
ANGREG (Botanique), Angrœcum, Dupetit-Thouars, mot formé du nom indien Angurek, que portent plusieurs espèces. — Genre de plantes de la famille des Orchidées, qui croissent sur d’autres plantes sans en tirer leur substance, tribu des Vandées. Il comprend des plantes épiphytes caulescentes. U A. ivoire (A. ehurneum, Dupetit-Thouars) présente la hampe axillaire terminée par 8 à 12 grandes fleurs dirigées du même côté. Leur labelle est d’un joli blanc d’ivoire. Cette espèce croît dans les. parties chaudes de l’Afrique, à Maurice, à Bourbon, etc. VA. à queue {A. caudatum, Lindl.), originaire de Sierra-Leone, est très-original par ses fleurs pendantes, verdâtres, avec le labelle blanc et l’éperon roussâtre, bilobé au sommet et atteignant souvent plus de 0“,25 de longueur. G — s.
ANGUILLE (Zoologie), Murœna, Lin. — Grand genre de Poissons malaco'ptérggiens apodes, caractérisé par des opercules petits, entourés par les rayons, branchies abritées par la peau qui enveloppe ces parties et ne s’ouvre que fort en arrière par une espèce de tuyau : disposition qui explique comment ces poissons peuvent demeurer assez longtemps hors de l’eau sans périr. Les anguilles ont le corps long et grêle : leur peau grasse et épaisse ne permet de bien voir les écailles que lorsqu’elle est desséchée. Ce genre a été subdivisé en un grand nombre de sous-genres, dont les principaux sont ; Les Anguilles subdivisées encore en Anguilles proprement dites et Anguilles vraies; les Congres, les Ophisures, les Murènes proprement dites, etc.
Anguilles communes, An^juilla murœna. Lin. — Sousdivision des anguilles vraies ; ces poissons bien connus, aux formes longues, grêles, effilées, qui nagent avec une grande rapidité, qui peuplent en si grande quantité et indistinctement les eaux douces, saumâtres, salées, de tous nos cours d’eau, des lacs, des étangs, du littoral delà mer et de l’embouchure des rivières, sont recherchés sur nos tables pour la délicatesse de leur chair. Déjà, chez les Romains, les anguilles étalent estimées à l’égal des fameuses murènes ; on les élevait avec tous les soins imaginables dans des viviers spéciaux, où elles étaient même apprivoisées comme des animaux domestiques. Chez les Sybarites, dit-on, les pêcheurs d’anguilles étaient exempts de toute contribution.
Pendant le jour, les anguilles se tiennent au fond des eaux, dans la vase où elles s’enfoncent, et dans des trous qu’elles se pratiquent elles-mêmes, et dans lesquels on en rencontre souvent plusieurs ensemble ; mais pendant la nuit, surtout si le temps est sombre, s’il est tombé de la pluie, souvent elles sortent de l’eau et s’éloignent jusqu’à des distances assez considérables, trente ou quarante pas. Les anguilles sont très-voraces; elles mangent des | frais de poissons, des petits poissons, des larves, des vers, etc. On dit même qu’elles attaquent de petits qua- | drupèdes et des oiseaux aquatiques; mais, à leur tour, ■ elles sont dévorées par les loutres, certains oiseaux aquatiques, les gros poissons voraces. Dans tous les cas, il ( faut éviter d’en mettre dans une pièce d’eau qu’on vou- il dra repeupler de petits poissons. j
Il est à peu près avéré aujourd’hui que la reproduc- 1 tion des anguilles s’opère dans la mer, près de l’embou- i chure des rivières ; au printemps, les jeunes s’avancent ; en troupes serrées et profondes dans les cours d’eau,, i qu’elles remontent jusque près de leurs sources, en se divisant en colonnes de moins en moins nombreuses à ^ mesure qu’elles rencontrent des affluents : près des bords^ | de la mer, lorsque la migration commence, ce sont des i myriades de petits vers blancs transparents qui encom- j brent les petits ruisseaux, les prairies inondées, et qui, [ sous le nom de montée, se pêchent en quantités prodi- | gieuses ; mais bientôt on n’apperçoit plus rien, parce que Jj les petites anguilles prennent rapidement la couleur grise i d aWd, puis brune de leur âge adulte, et qu’elles échap- f pent aux regards. Ce poisson croît avec une grande len- i|} teur et peut vivre, dit-on, plus d’un siècle.
ANG
ANH
L’anguille est dépourvue de nageoire ventrale, et^pres- [ue de pectorale ; les dorsale, caudale et anale se réuiissent pour former une espèce de rame qui constitue la [ueue. Ses deux mâchoires et la partie antérieure du )alais sont garnies de plusieurs rangs de petites dents.
L’anguille commune dont il vient d’être question ap- )artient au genre Anguille [Anguilla^ Thunberg, Mu- 'œna, Block), qui se sous-divise en Anguilles proprement iites et Anguilles vraies; c’est dans ces dernières que se rouve notre anguille commune ; les pêcheurs y distinguent quatre variétés, que les auteurs confondent sous le lom de Murœna anguilla, Lin., et qu’ils appellent A. jerniaux, c'est probablement la plus commune, A . long )ec, A. plat bec, A. pimpernaux.
ANGÜILLIFORMES (Zoologie), du IdAin anguilla, anguille, forma, forme. — Famille qui forme à elle seule l’ordre des Malacopfe'rygiens apodes, quatrième de la dasse des Poissons. Elle a pour caractères : forme alongée, peau épaisse et molle, souvent gluante, qui laisse ï peine voir de très-petites écailles; peu d’arêtes, pas de lageoires ventrales, pas de cæcums; presque toujours .me vessie natatoire, souvent de formes singulières. Cette ^^mille se compose des genres Anguille, Saccopharynx, Gijmnote , Gymnarchus , Leptocéphale , Donzelle et Équille (voyez ces mots), dont quelques-uns se subdivisent en plusieurs sous-genres.
ANGÜILLULE (Zoologie). — Le célèbre micrographe Shrenberg a réuni sons ce nom plusieurs vers extrême nent petits, confondus par les anciens naturalistes avec es Vibrions. Les espèces les plus connues sont : celles lu vinaigre [A. aceti) ; celles de la colle {A. ylutinis), qui dvent dans la colle de pâte, surtout dans celle qui, preslue desséchée, se roule en écailles; celles du blé niellé A. tritici), qui remplacent la fécule dans les grains de )lé où elles sont entassées sous forme de fibrilles sèches, lassantes. Cette espèce a donné lieu à de grandes conroverses, à cause de la propriété que lui assignent laplu- )art des auteurs de pouvoir se dessécher sans périr, et :ela à plusieurs reprises, et de revenir à la vie lorslu’elles sont humectées; peut-être faut-il attendre de louvelles expériences plus décisives pour fixer ce point itigieux. Enfin, l’on trouve des anguillules dans la terre lumide, dans les eaux stagnantes, dans les moisissures lui se forment à la surface du sol ; quant à celles qui îxisteraient dans l’intérieur du corps des lombrics, des ihenilles, des insectes, il faut sans doute y voir des Fi~ aires (voyez ce mot).
ANGEIS (Zoologie) , mot latin, synonyme de servent. — Linné, qui a introduit ce nom dans la science, ;n avait formé un genre qu’il avait placé un des derliers dans la classe des Reptiles. Dans la méthode du ^ègne animal, les Anguis constituent la première faufile de l’ordre des Ophidiens ou Serpents ; ce sont les reptiles à corps allongé, cylindrique, dépourvus de nembies apparents, mais dont l’organisation se rapproche beaucoup de celle des lézapds ; les dents sont petites, lombreuses; la langue libre, courte; les yeux petits, nunis de trois paupières; un poumon de moitié plus ^rand que l’autre. Cette famille entrait toute entière lans le genre Orvet [Anguis, Lin.) (voyez ce mot).
ii'tNGUSTURE (Botanique médicale). — On donne ce lom à deux écorces très-différentes surtout par leurs pro- Driétés : Y Angusture vraie et la fausse Angusture, qu’il îst très-important de distinguer, parce que la première îst un médicament précieux, tandis que la seconde est in poison violent. La vraie Angusture est l’écorce du Somplandia trifoliata de Wildenow, Galipea cuspada, arbre de la famille des Diosmées , voisine des Ru- ;acées, tribu des Cusparie'es, laquelle est caractérisée tar un calice campanulé, 6 pétales, 5 à fi étamines, 3vaire à 5 loges. Cet arbre, très-élevé, a une écorce grisâtre, des fleurs blanches en grappes dressées. La /raie angusture est en plaques roulées de 0“,I5 à ( “,'20 ;ur 0‘",0U3 ou 0“,0ü4 d’épaisseur, minces vers les bords ; ’ecouverte de son épiderme, l’écorce est intérieurement i’un jaune fauve, d’une cassure compacte, résineuse; sa saveur est amère, aromatique, un peu âcre. Cette icorce a été vantée comme fébrifuge par plusieurs méde- :ins; et les naturels du pays où on la récolte la regarlent comme supérieure au quinquina dans le traitement les fièvres intermittentes; cependant, si l’on en croit M. Bretonneau de Tours, elle serait tout à fait inerte ; la vérité pourrait bien être entre ces deux assertions si contradictoires. Elle a été préconisée aussi contre la dyssenterie. Apportée en Angleterre vers la fin du siècle dernier, elle était très-employée comme fébrifuge, lorsque
tout à coup elle produisit des empoisonnements : on reconnut alors qu’elle était mélangée avec une autre écorce nommée depuis fausse angusture ; on crut d’abord qu’elle provenait du Brucea antidyssenierica ou ferruginosa . d’où est venu le nom de brucine, donné à tort à l’alcali végétal qu’elle renferme ; enfin on sait aujourd’hui pour les travaux de MM. Batka d’une part et Christison de l’autre que c’est l’écorce du Strychnos nux vomica. Quoi qu’il en soit, la fausse angusture est plus épaisse, plus rugueuse à sa surface, d’une couleur plus foncée que la vraie, et, de plus, ses bords sont taillés à pic, et jamais en biseau; l’acide nitrique [caractère essentiel) la colore en rouge à cause de la brucine qu’elle contient, ce qui n’a jamais lieu avec la vraie angusture. F. — N.
ANHÉLATION (Physiologie, Médecine), du latin anhelare, haleter, respirer avec peine, essoufflement. Elle est synonyme de Dyspnée. — V anhélation, qui est caractérisée par une respiration courte et fréquente, est naturellement la suite d’une course rapide ou de mouvements violents ; mais elle est souvent un symptôme important dans un grand nombre de maladies, et particulièrement dans celles des organes contenus dans la poitrine : ainsi dans Y asthme, les maladies du cœur, Y hydrothorax , etc.
ANHÉMASE épizootique (Médecine vétérinaire), du grec aima, sang, et « privatif. — Maladie des trèsjeunes mulets, observée et ainsi nommée par Gellé dans le département des Deux-Sèvres, où elle fit périr un grand nombre de ces animaux. Elle s’annonçait par l’abattement, la prostration; l’animal restait couché sur sa litière; le pouls était petit, accéléré, la respiration fréquente, le ventre douloureux ; les excréments étaient durs et noirs. Cette affection, presque toujours mortelle, durait de G à 24 heures. A l’autopsie , on trouvait le sang rose pâle, séreux, dépourvu de fibrine ; les poumons étaient pâles, et blafards.
ANHINGA (Zoologie), Plotus, Lin. — Nom donné chez les naturels du Brésil à un oiseau dont on a formé un genre de l’ordre des Palmipèdes : ils ont le col allongé, avec
Fig. 148. — Anhinga.
une petite tête, un bec droit, grêle et pointu, à bords denticulés ; la face et le dessous du bec nus ; les ailes longues et obtuses, la queue grande et large, les pieds gros et courts, qui ne leur permettent qu’une marche pénible; ils ont, du reste, un vol élevé et perchent sur les arbres, où ils nichent. Leur nourriture se compose de poissons, et, comme fis plongent admirablement, ils les atteignent à une assez grande profondeur. Leur grosseur n’excède pas celle du canard, mais leur cou est plus long. Quoiqu’on ait cité plusieurs espèces d’anhinga, il paraît établi qu’on n’en connaît qu’une seule, 1’^. melanogaster, dont quelques variétés existent à la Guyane, à Cayenne, au Sénégal, etc.
ANHYDRE (Chimie), de a négatif, et udor, eau, qui est sans eau. — Terme employé pour distinguer certaines substances privées d’eau de ces mômes substances unies en proportions variables avec l’eau. On dit acide ou sel anhydre par opposition à sel ou acide hydraté.
ANHYDRIDES Chimie). — On désigne sous ce nom les acides anhydres. Ils se divisent en deux classes, selon qu’ils proviennent d’acides hydratés bibasiques ou d acides monobasiques. Les acides anhydres de la première
ANI
ANI
catégorie sont depuis longtemps connus ; on les obtient en soumettant à l’action d’un déshydratant, ou simplement à l’action de la chaleur, l’acide hydraté correspondant; ainsi l’acide lactique :