‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 8 sur 385 · GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

GÉNÉRAL

ABAISSEMENT (Médecine). — Voyez Cataracte.

ABAISSEMENT des équations. — Voyez Équations.

ABAISSEURS (Muscles) (Anatomie). — On donne ce nom aux muscles qui concourent à l’abaissement d’une partie quelconque du corps : tels sont Yabaisseur du globe de Vœil ou droit inférieur de l’œil ; Yabaisseur de l’aile du nez ou myrtiforme; etc. D’autres muscles, sans porter le nom d’abaisseurs, le mériteraient par leurs fonctions : ainsi, les muscles dentelé et triangulaire du sternum concourent à abaisser les côtes; l’épaule est abaissée par le petit pectoraf le sous-clavier^ le grand dentelé (voyez Muscles.)

ABAJOUES (Zoologie) signifie peut-être au bas des joues. — Plusieurs espèces d’animaux mammifères, se nourrissant d’ailleurs de matières végétales, portent, dans l’épaisseur des chairs de chaque joue, une poche membraneuse nommée abajoue., où ils mettent en réserve des fruits, des grains ou des fragments de racines grossièrement divisés par quelques coups de dents. Ce sont surtout les Singes de Vancien continent (genres Guenons, Macaques, Cynocéphales, Mandrills de G. Cuvier) qui possèdent ces sortes de garde-manger naturels ; sans cesse en mouvement au milieu des branches des arbres, ils saisissent à la hâte et font passer dans leurs abajoues les aliments qu’ils rencontrent, pour les mâcher à loisir lorsque ces réservoirs sont remplis de façon à fournir un repas suffisant. Les Hamsters., les Spermophiles, parmi les Rongeurs, rapportent à leur terrier dans leurs abajoues les grains qu’ils emmagasinent pour subsister pendant l’hiver. D’autres rongeurs, les Géomys ou Pseudostomes, ont des abajoues qui s’ouvrent à l’extérieur sur chaque côté de la face. Et. Geoffroy Saint-Hilaire a décrit dans un genre de chauves-souris, les Nyctères, une sorte d’abajoue (}ui semble conformée de manière à permettre que l’air extérieur a^^piré par la bouche pénètre sous la peau du corps très-peu adhérente aux chairs.

^ABANO (Médecine, Eaux minérales). — Petite ville d’Italie à 8 kilomètres de Padoue, célèbre par ses eaux thermales (82" centigr.) iodo-bromurées. Cette station, déjà en grande réputation à l’époque romaine, est renommée contre les maladies de la peau, contre les aflFections rhumatismales et scrofuleuses. On emploie les eaux et surtout les boues d’Abano sous la forme de bains et en applications sur les parties malades. Les sources sont «•nombreuses, mais la principale est celle de Monte Ortone.

ABAQUE (compteur : du grec abax, table, tableau). — Petite machine à calculer employée, dans les écoles primaires et dans les salles d’asile, pour apprendre aux enfants les premiers principes de la formation des nombres.

Cette petite machine est composée d’un cadre de bois D’oy^z la figure 1), dans l’intérieur duquel sont tendues horizontalement 8 ou 10 tringles passant chacune au travers de 10 boules de bois qui peuvent glisser librement sur elles. Les boules de la première tringle re- 1

présentent les unités, celles de la seconde les dizaines, et ainsi de suite. Pour écrire un nombre, on commence par incliner rg,ppareil de manière à faire glisser toutes les boules vers la gauche, par exemple, puis on reporte sur la droite et sur chaque tringle autant de boules qu’il y a d’unités de l’ordre auquel correspond la tringle. C’est ainsi que se trouve représenté sur notre gravure le nombre 7 34 1 682.

On peut, à l’aide de cet appareil, effectuer très-vite les opérations fondamentales de l’arithmétique, surtout les additions.

L’abaque, usité en France dans les salles d’asile et quelques écoles primaires sous le nom de boulier compteur, est encore très -commun en Russie où presque toutes les classes de la société l’emploient à leurs calculs journaliers.

Au moyen âge on appelait abacus ou table de Pythagore des tableaux graphiques formés de colonnes verticales dans lesquelles on inscrivait les chiffres d’après leur valeur relative . Plus tard on a étendu le nom de table de Pythagore à diverses tables de calculs, et notamment à la table de multiplication.

Les anciens désignaient aussi sous le nom ér abaque, des tables, recouvertes de sable fin ou de poussière, sur lesquelles ils exécutaient leurs opérations ou traçaient leurs figures de géométrie.

Dans les temps modernes, on a donné par extension le même nom à divers tableaux servant à faciliter les calculs ; on doit en particulier à M. Léon Lalanne, un abaque ou compteur universel, table à double entrée qui fournit immédiatement et à simple vue le produit et le quotient de deux nombres, leurs carrés, leurs racines carrées, la circonférence et la surface d’un cercle, etc. Dans les applications industrielles où les calculs n’ont pas besoin d’atteindre à un grand degré de précision, l’usage d’un abaque peut être avantageux par l’économie de temps qu’il procure. M. D.

ABATAGE des bois (Sylviculture). — Cette opération se

Fig. 1. — Boulier compteur.

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