AUN
température, '12° ; diurétiques et laxatives, on les emploie contre les affections des organes digestifs, le catarrhe vésical, etc.
AUDITIF, Audition (Anatomie, physiologie). — Pour ce qui concerne ces mots, voyez Oatiu.E, Ouïe.
AUGETS. — Compartiments ménagés sur le pourtour des roues hydrauliques^ dites roues à augets (voyez Roues hydrauliques. Roue a augets).
AUGIE (Botanique), Auyia^ Loureiro, du grec auge, éclat, à cause du brillant vernis pi oduit par cet arbre. — Genre de plantes rapporté avec doute à la famille des Tcrébinihacées. L’augie de la Chine {A. sinensis, Lour. ), la seule espèce connue, est un arbre de dimension moyenne. Ses fleurs sont grandes, en panicules lâches. D’après Loureiro, le véritable vernis de la Chine serait le produit résineux de cet arbre. G — s.
AUGITE (Minéralogie), du grec augê^ éclat. — On désigne sous ce nom les variétés noires du genre Pyroxène^ toujours à poussière brune, dont le clivage rhomboïdal est plus apparent, et qui se trouvent plus particulièrement dans les laves anciennes et modernes, dans les basaltes, rarement dans les roches trachytiques ; la composition en est généralement altérée, mais les caractères cristallographiques sont les mêmes, si ce n’est que ordinairement les formes sont plus simples.
AULNE (Botanique), Alnus, Tourn., ancien nom français de I’Aune (voyez ce mot).
AULOPES (Zoologie), Aulopus^ Cuv. — Sous-genre de Poissons ma/acopiérygiens abdominaux , famille des Salmones ; ils ont les nageoires ventrales presque sous les pectorales, douze rayons aux branchies ; la Méditerranée en fournit une espèce, VA. fdamentcux [Salmo filamentosus., Blok.), qui est d’un rouge violet sur le dos, avec le ventre d’un blanc argenté (voyez Saumo\).
AULUS (Médecine, Eaux minérales). — Village de France, arrondissement et à ?5 kilomètres de Saint-Girons à 10 S. de Massat (Ariége) et 6 kilomètres N. delà frontière d’Espagne. Eau minérale sulfatée calcique; température, ■20° centigr.; un peu laxative; employée contre l’atonie de l’estomac et des intestins : elle se rapproche des eaux de Contrexeville.
AUMALE (Médecine, Eaux minérales). — Ville du département de la Seine-Inférieure qui possède trois sources d’eau minérale ferrugineuse bicarbonatée.
AUNATRE (Botanique). — Nom vulgaire du genre Alnaster., démembré du genre Aune [Alnus] et établi par M. Spach, famille des Bétulacées. Ce sont des arbrisseaux qui tiennent le milieu entre les Aunes et les Bouleaux, dont ils se distinguent par les caractères suivants : Chatons mâles sortant de bourgeons latéraux et terminaux, ayant 2 à 3 fleurs à l’aisselle de chacune de leurs écailles ; calice formé de folioles, à la base de chacune d’elles s’attache une étamine ; chatons femelles disposés en grappes latérales, sortant de bourgeons latéraux. — Floraison ayant lieu au printemps lorsque les feuilles poussent. IdAunâtre vert (A. viridis., Spach ; Alnus viridis., DG.) est un arbrisseau des Alpes. Ses branches ont une écorce d’un brun foncé, ses rameaux sont grisâtres et ses feuilles d’un vert foncé en dessus et pâle en dessous. G — s.
AUNE (Botanique), Tourn., dérivé d’un mot cel-
tique qui veut dire bord de rivière. Cet arbre croît dans les vallons au bord des eaux. — Genre d’arbres de la famille des Bétulacées., dont les espèces sont presque toutes propres aux parties tempérées de l’hémisphère boréal. VA. grisâtre [A. mcowa, Willd. ) s’élève quelquefois jusqu’à G mètres. Son écorce, longtemps d’un gris argenté et luisante, finit par brunir irrégulièrement. Il habite le nord de l’Europe et peut endurer les plus grands froids. Le bois de cette espèce est susceptible d’être travaillé. 11 fournit aussi un excellent combustible qui rend de grands services dans les montagnes du Nord. L’aune grisâtre croît très-rapidement. En cinq ans, dit-on, il peut acquérir une hauteur de 5 mètres et un diamètre de 0‘",I0 à 0“>,12 à sa base. VA. glutineux [A. glutinosn^ Gærtn. ; Betula alnus. Lin.', appelé aussi A. commun Fer/zc, est l’espèce la plus importante du genre [fig. 233). C’est un arbre qui peut atteindre de grandes dimensions. Il est en général touffu et conique. Son écorce est d’un vert-olive foncé sur les tiges jeunes et sur les branches, elle devient d’un brun foncé sur les vieux troncs; ses feuilles sont ovales, arrondies ou echancrées au sommet, plus ou moins visqueuses et d’un vert lustré sur les deux faces Ses graines sont très petites et très-légères. L’aune glutineux liabite toute l’Europe, mais ne s’avance pas autant dans le Nord que l’aune grisâtre. Il croît aussi en
Sibérie, en Orient, voire dans l’Afrique septentrionale Le bois de cette espèce présente une couleur blanc verdâtre. Il donne un des meilleurs combustibles pour le chauffage des appartements. D’après M. Th. Hartig, il produit à poids égal une chaleur é (uivalente à celle que donne le bois de hêtre. Il a en outre l’avantage sur ce dernier de fumer et de pétiller moins ; il se conserve très-longtemps dans l’eau. Les pilotis de Venise sont, dit-on, faits de ce bois. Il s’imprègne très-bien de matières
Fig. 233. — Aune commun {betula alnus) avec chatons de fleurs et fruits.
noires, ce qui le rend utile dans certaines branches de l’industrie et surtout dans l’ébénisterie. Son écorce renferme du tannin en grande quantité ; on s’en sert quelquefois en guise de noix de galle. Elle a passé pour être douée de propriétés très-fé^brifuges et digne ainsi de remplacer le quinquina ; mais elle est rejetée de la médecine actuelle. Ces arbres ont des feuilles tombantes, à bourgeons pédiculés n’ayant pour toute enveloppe que 2 ou 3 écailles. Leurs fleurs sont monoïques, en chatons ; les mâles ont un calice quadripartite et 4 étamines opposées à ses lobes ; les femelles sont réduites à un ovaire biloculaire et biovulé, surmonté de deux longs stigmates grêles ; le fruit est un strobile ovoïde consistant en nucules ligneuses pourvues d’une aile.
M. Spach, dans la deuxième série, t. XV, des Ann. des sciences natur., a donné un très-bon travail sur les Aunes. G — s.
Aune (Métrologie),du latin ulna, bras étendu , ancienne unité de longueur appliquée au mesurage des étoffes. — Elle variait d’une province à l’autre. L’aune de Paris avait 3 pieds 7 pouces 10 lignes 5/6 et équivalait à 1“,1884. h aunes équivalaient donc approximativement à G mètres. Pour former la transition de l’aricienne aune au mètre, l’arrêté du 28 mars 18 1 2 portait que l’on pourrait employer provisoirement pour les étoffes une mesure de i“,20 app l 'e aune usuelle.
L’unité de mesure correspondante à l’aune porte dans les divers États de l’Europe les noms vare, brasse, canne, palme, yard. Elle varie de 0“,5i , valeur qu’elle a dans la Dalmatie, à 2“,0016, longueur de l’aune romaine.
Nous donnons dans le tableau suivant la valeur en mètres d’un certain nombre d’aunes et de fractions d’aune de Pains.