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chambre nuptiale, devaient être faits en bois d’aubépine. ^ a floraison d’un pied d’aubépine au cimetière des Sairts-Innocents, le 26 août 167 lendemain du massacre de la Saint-Bai thélemy, fut diversement interprétée. La superstition y attribua une foule de causes ayant rapport à l’événement de l’époque. Il n’y a pas longtemps encore, les prysans étaient convaincus que l’aubépine gémissait pendant la nuit du Vendredi saint. On prétendait aussi que la suave odeur de cet arbuste hâtait la putréfaction du poisson. Toujours est-il que le nom de ce Joli arbrisseau se lie à tout ce qu’il y a de gracieux ; il nous rappelle les beaux jours du printemps, le parfum des fleurs, le chant des oiseaux, et surtout celui du rossignol, qui le choisit souvent pour y faire son nid. On cultive fréquemment dans les jardins des variétés et sous-variétés de l’aubépine, qui dili'èrent entre elles par la forme des feuilles, leur panachure et la couleur des fleurs. Les aubépines à fleurs roses ou pourpres, et quelquefois doubles, sont très-jolies. La variété oxyacanthoïde {Cratœgus oxyacantha obtaratn^ DG.; C. oxyacardhoïdes^T\\m\\.)^ qui croît communément aux environs de Paris, diffère du type par ses feuilles à lobes assez larges et ses calices glabres. L’aubépine s’élève à peu près jusqu’à 5 ou G mètres. Elle donne des fleurs le plus ordinairement blanches, très-odorantes, et d’un joli effet dans les buissons. Les baies rouges et ovales de cet arbuste ont une saveur douce; elles sont astringentes et nourrissantes; on en obtient une liqueur spiritueuse par la fermentation. Ces fruits ont été quelquefois recommandés contre la dy-ssenterie. L’aubépine forme de bonnes clôtures et se soumet très-bien, par la taille, aux formes qu’on veut lui donner. Son bois est un assez bon combustible. On l’emploie souvent pour les ouvrages de tour.^ G — s.

AUBERGINE (Botanique). — Variété d’ujfe espèce de liJorelle {Solntmm^ Lin.) appartenant à la famille des Solanées. C’est la Mo)-elie mélongène (S. melongeno^ Lin., mot altéré du nom arabe de la plante), variété aubergine {Esculentwn ou Solanum esculentum^ Dunal). On lui donne encore le nom de Méringeanne , Mélanzanc, Maye?me. Elle se distingue par ses tiges, ses feuilles et ses calices plus ou moins épineux et ses pé-

Fi^. 232. — Aubergine (morelle mélongène).

doncules solitaires fertiles. Son fruit est une grosse baie allongée variant du violet au rouge, du blanc au jaune, et constituant ainsi plusieurs sous-variétés d’aubergine. Celle-ci est cultivée en Europe pour ce fruit qui donne un aliment très-agréable, que l’un prépare de diflérentes manières. On ne doit employer ces baies

que lorsqu’elles sont parfaitement mûres, sans quoi clics pourraient incommoder par leur âcreté et à cause de la so/anvte (voyez ce mot) qu’elles contiennent en assez grande quantité. La Morelle ruélongène, plante à œuf ou poule qui pond [Solanum ovigerum^ Dunal), est une autre variété dont le fruit ressemble tout à fait à un œuf'de poule. G — s.

AUBES. — Palettes dont on garnit le pourtour des roues In/drauhgues^ dites / oues à aubes (voyez ces mots),

AUBE-\IGNE (Botanique), du latin alba vifis^ vigne blanche. — C’est un des noms vulgaires de la ClémalUe des haies [ClemaHs vitalba^ Lin.) (voyez Clématite).

AUBIER (Botanique), nom francisé A'alburnum ayant pour primitif a/ÔM.?, blanc. — Jeune bois, ordinairement blanc, qui se trouve immédiatement sous l’écorce et qui recouvre le bois parfait des arbres dicotylédonés. Il est imprégné de sucs liquides auxquels il est perméable ; il est plus tendre que le cœur du bois ou bois parfait, et se distingue parfaitement de celui-ci qui présente une teinte plus foncée. Ainsi, dans le palissandre, l’acajou, l’ébène, le boîS parfait extrêmement coloré tranche sur l’aubier encore blanc. Dans les arbres de nos climats, le changement est moins brusque. Le peuplier et le saule, par exemple, offrent leur bois parfait sans coloration ; la transition de celui-ci à l’aubier qui le recouvre est donc à peine sensible. Mais ce dernier est plus poreux ; en un mot, il est imparfait. L’aubier est destiné à se changer en bois parfait avec le temps. Chaque année en produit une couche que l’on peut vérifier par la section horizontale d’un arbre. On voit ainsi des lignes concentriques qui servent à calculer l’âge du végétal. Ces couches sont d’une épaisseur fort inégale. Dans les arbres à bois tendre qui croissent avec rapidité, elles sont plus larges, tandis que dans les bois durs, qui ne se développent que lentement, l’épaisseur est beaucoup moins prononcée. Cette épaisseur, du reste, varie dans le même arbre, sui- | vaut les circonstances oû il s’est trouvé placé. Les inégalités que l’on peut remarquer dans la section dont I

nous venons de parler, dépendent aussi des saisons pen- j

dant lesquelles le développement s’est plus ou moins J

bien effectué. Dans les arbres qui croissent très-lentement, j quelques espèces des régions polaires, par exemple, les j

lignes concentriques sont très-peu visibles. Nous venons de j

dire que l’accroissement de chaque zone s’achevait dans le \

courant de l’année. Arrivée à ce point, elle forme une sorte ^

de limite à laquelle viendra s’ajouter la zone de l’année |

suivante. A mesure que les organes élémentaires vieil- {

lissent, la proportion des liquides dont ils étaient remplis 1

dans leur jeune âge diminue aux dépens de la formation |

des solides ; alors les parois de chaque organe s’épaissis- i

sent à cause des matières qui se durcissent sous l’influence de l’évaporation des liquides, et par l’addition i

des couches qui s’emboîtent les unes dans les auti es. On (

explique ainsi la formation du ligneux des plantes. L’au- i

hier a aussi la faculté de perdre ou d’absorber très-faci- i

lement l’humidité. Il pourrit facilement lorsqu’on a en- i

levé l’écorce qui le protège. Celle-ci est, au contraire, peu i

hygrométrique.' C’est une des causes qui font sortir par i

les fissures de l’écorce les gommes et les résines secré- .t

tées intérieurement dans le corps ligneux. G — s.

AUBIFOIN (Botanique). — L’un des noms vulgaires i du Bleuet (voyez ce mot).

AUBIN (Hippiatrique). — On donne ce nom à une al- ï lure vicieuse d’un cheval, dans laquelle les membres antérieurs exécutent les mouvements du galop, tandis que les postérieurs font ceux du trot. C’est toujours un signe s de faiblesse, d’usure ou de grande fatigue; le cheval, 6 après avoir enlevé le devant du corps, n’a plus la force de ' faire exécuter la détente des membres postérieurs pour rejeter le corps en avant (voyez Hippologie).

AUGUBA (Botanique), Aucuba^ Thunb., nom japonais ; de cette plante. — Genre de la famille des Cornées. Caractères : fleurs dioïques ; calice à 4 dents; corolle à r 4 pétales ovales d’un pourpre vineux ; les mâles ont 4 éta- ; mines alternes avec les pétales ; les femelles, un ovaire adhérent au calice, à 4 facettes au sommet; fruit monosperme, charnu, L’A. du Japon {A. Ja})orneo, Thunb.) est un arbrisseau de 2 mètres. Ses feuilles toujours vertes sont lisses et panachées de jaune. Cotte espèce, qui | décore agréablement les bosquets, donne en mai et juin f de petites fleurs brunes. Les Japonais croient que cet • arbrisseau, dont les panachures sont souvent d’un jaune très- vif, contient de l’or. G s.

AUDINAC (Médecine, Eaux minérales), village de France, arrondissement et à 10 kilomètres deSaint-Girons ’ (Ariége). — Eaux sulfatées calciques et ferrugineuses,

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