HÉMOPTYSIE
diaue pas rantion du vomitif* mais exige qu arant de le prescrire on ait calmé Teffer- Tesceoce du sang par un demi-bain ou un bain entier tiède. Les purgatifs rafraichisjaaUf comme on les nomme (crème de tartre, tamarins, etc.]/ devront succéder aux éinétiques.
Enûn, contre Thémoptysie spasmodique^ on emploie, si le sujet est fort et la Quxion sanraine yéhémenle,une petite saignée au bras, les bols camphrés et nitrés (1 grain de camphre et 2 de nitre), de deux en deux heures, Textrait çommeux d*opiura ou de jusquîame , les boissons émoliientes et narcotiques édulcorées avec le sirop deMaloët, les laxatifs huileux, les fomentations narcotiques sur les parois de la poitrine, les sinapismes aux bras, les frictions sur le thorax née des liniments opiacés ; et quant aux crafiieiDenIs de sang spasmodiaues atoniques, ofl se comporte comme dans les héiuoptj'sies passives, mais on associe les narcotiques aux moyens que nous avons indiqués.
Sous le nom de sputation de sang, Hufe-> land traite d'une hémorragie de la bouche et du gosier [hemorragia oris et faucium^^ dans laquelle le sang vient sans que l'indi- Tidu tousse et renâcle, et coule dans la bouche, comme la salive, ordinairement mêlé arec cetie dernière ou avec des mucosités. CVst un accident assez commun, sans granité, qae les acides végétaux ou minéraux (vinaigre, citron, acide sulfurique) étendus (icau et TaluD guérissent. Si pourtant il te- Daii, comme on le remarque souvent, à la cachexie scorbutique ou à une fluxion par suppression du flux hémorrhoïdaire, il faudrait avoir égard à Tune ou à l'autre de ces circonstances pathologiques.
Hématéméêe (Vomissement de sang). De Tuèroe que les causés qui lèsent les fonctions organiques des poumons ou irritent cet organe , produisent Thémoptysie , de même toute cause irritante ou autre qui tend h phlogoser l'estomac ou à troubler ses fonctions, peut être suivie d'hématémèse. fille se déclare par une douleur profonde et quelquefois pongitive dans l'hypocondre {^suche, le refroidissement des extrémités, IJJ^s pieds et des mains surtout, un sentiment «anxiété dans l'estomac, de l'oppression, et, dans quelque cas, par la syncope, des éblouis- *«inents, des vertiges, le tintement des ^eilles, la pâleur et la décomposition de la '^ce, enfin le sang est vomi pur, ou mêlé à
^^ ia salive^ à de la bile ou à des mucosités.
. Sa quantité varie depuis quelques gorgées jusqu*à plusieurs livres ; il est rouge et rutdaot ou artériel ; noirâtre ou veineux ; et j«sse quelquefois en grumeaux par les seles, quoique pouvant être entraîné à l'état «tîuide : dans l'un et Fautre cas il se trouve ^elé aux excréments.
9^ accident, Thématémèse, qui se repro- ?titt ordinairement deux ou trois fois par jour et cela pendant plusieurs jours de suite, a cela de particulier, qu'il peut aussi revenir ^ une manière périodique. C'est alors surtout
que le malade rend par les selles du sang noir et coagulé. Dans les cas graves on remarque un ^aud accablement, le trouble des facultés intellectuelles; la petitesse et la fréquence du pouls, son intermittence, la syncope ex la mort.
L'hématémèse est donc toujours une maladie grave, et sa gravité s'accroît lorsqu'elle n'est point le résultat d'un flux menstruel ou du flux hémorrhoïdal supprimé; alors on doit soupçonner une inflammation de l'estomac ou la dégénérescence squirrheuse de ce viscère, cas également dangereux et que décèle ordinairement la réaction Gbrile
3ui se mêle aux autres symptômes. CepenantfComme cet accident peut se manifester par le simple fait d'une congestion sanguine sans phlegmasie stomacale ; comme il peut être occasionné aussi par un état vcrmineux, par des sangsues avalées en buvant à un ruisseau, par des évacuations trop énergiques, il ne faut pas trop se hâter de porter un pronostic fâcheux. Seulement on recherchera avec beaucoup de soin à découvrir la cause du vomissement, afin d'y porter remède. Dans tous les cas, l'usage des boissons froides et adoucissantes, glacées s'il y a irritation ; une glace au citron, la limonade glacée, le petit lait alumineux froid, etc., s*il y atonie ; tels sont les premie.s médicaments à mettre en usage. En même temps, on donne des émulsions huileuses, on fait des embrocations froides sur l'épigastre, on administre des lavements adoucissants, on place les extrémités dans l'eau chaude, des cataplasmes chauds narcotiques sur le bas-ventre, des sinapismes aux mollets, et l'on attend que le vomissement soit arrêté pour faire autre chose, le malade devant res-. ter calme et tranquille dans une position horizontale, loin du tumulte et de tout cq qui pourrait Timpressionner vivement.
Le vomissement calmé, on recherchera si rbémorragie est active ou passive, s'il y a pléthore habituelle ou acciaentelle ; si un état spasmodique joue un rôle plus ou moins décidé dans la production des vomissements, et le médecin agira d'après les indications que ces notions peuvent lui fournir. Du reste, en l'absence de tout signe de pléthore générale ou locale, l'ipécacuanha à la dose d un bui« tième de grain tous les quarts d'heure est un médicament très-utile. Il l'est aussi bien dans l'hématémèse que dans l'hémoptysie spèsmo^ dioue, et agit à l'instar de l'opium, de la jus-> (juiame,etc., qui, on le sait, conviennent par* iaitement.
Règle générale. 11 est indispensable, dans tous les cas d'hématémèse, de continuer pendant lon^emps le régime adoucissant conseillé primitivement au malade ; d'en-* (retenir la liberté du ventre par des purga^ tifs rafraîchissants, afln de débarrasser le tube digestif de tout le sang qui s'y est introduit par l'ouverture pylorique, et d'éviter toute émotion, tout écart de régime, une passion vive, une contrariété forte, d'une part, et le moindre aliment solide d'autre part, pouvant produire de nouveau la rup-
HEMOPTYSIE
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tiire des vaisseaux qui ont fourni le sang vomi, ou expulsé par les selles.
Méléna (vulgairement maladie noire). Gett« maladie est ainsi dénommée, parce que les malades rendent tout à "la fois, par le vomissement et par les selles, un sang noirâtre, ou bien aes matières semblables à du goudron, parfois aussi, brunes ou grisâtres.
Le méléna est une variété de Thématéraèse, dont il diffère pourtant, soit en ce qu'il est précédé de symptômes précurseurs, soit aussi parce que le sang hémorragique sort constamment par les voies intérieures. On conçoit dès lors que celte maladie fait courir beaucoup de dangers au malade, et que le danger est relatif à la quantité de sang rendu par le haut et par te bas, la faiblesse qui accompagne ces évacualions étant relative elle-même à la quantité (le liquide expulsé, et aussi à la répét^ition plus ou moins fréquente des évacuations, qui peuvent se continuer avec de fréquentes récidives, ou avoirune ou plusieurs semaines dMntermission.
La maladie noire, plus familière aux gens qui par leur profession ont le ventre nabituellemont comprimé (les cordonniers, par exemple), aux personnes qui ont éprouvé de longs et de violents chagrins concentrés, qui ont abusé jde spiritueux, d*aliments irritants, etc., se traite généralement de la môme manière que rhématémèse, et en particulier à l'aide des bains aromatiques tièdes, qui ont réussi dans des cas où la violence du vomissement interdisait l'emploi de tout moyen donné à l'intérieur. Et comme l'adynaroie ne tarde pas à se manifester, il faut nécessairement rendre les boissons légèrement toniques et astringentes.
£n toute circonstance, on aurait tort d'oublier que les vomissements de sang (héniatémèse ou méléna) ne doivent pas être supprimés trop brusquement par des astringents, de peur de déterminer une inflammation viscérale, grave dans son principe, et grave aussi par sa tendance à dégénérer en squirrhe.
Flux hémorrotdal, 11 est si souvent critique des fluxions et des congestions sanguines viscérales internes; il produit un tel état de calme et de bien-être chez ceux en qui il est habituel, qu'on ne doit point chercher à l'arrêter, nous dirons plus, à le troubler. Cependant, s'il devenait nuisible
frar son abondance ; s'il mettait la vie de 'individu en danger, par raffaiblissement qu'il produirait, oh alors t il convient de le modérer par les rafraîchissants et les légers astringents, intus el extra^ mais surtout administrés par le fondement.
Dans ce but, comme c'est principalement les individus qui mènent une vie oisive, qui font bonne chère, qui abusent des purgatifs, et parfois des aloétiques, pour se donner de l'appétit, etc., on devra insister beaucoup sur l'observation d'un régime convenable, f^aiis lequel on ne remédierait à rien; je dis plus, sans lequel on pourrait nuire au sujet.
car en arrêtant l'écoulement sanguin, on aurait à craindre alors les accidents que sa suppression, même naturelle, produit babi*tuellement.
Nous n'ajoutons plus qu'un mot : le flat hémorroïdal, étant pour l'homme ce qu*e$l la menstruation pour la femme, jusqu'à l*âge critique, et après cet âge, ce flux devenant pour elle une hémoiragie supplémentaire des mois, les mêmes règles hygiéniques et thérapeutiques doivent être obser* vécs tant pour le flux hémorroïdal que pour la Menstruation {Voy. ce mot).
Hématurie^ pissement de sang. — Toutes les fois qu'un individu pisse du sang, maladie assez rare, le médecin doit rechercher quelle est Torigine du flux. Il la découvrira par l'examen da liquide à sa sortie de Turotre; car le sang provient-il de )a muqueuse urétrale {hématurie urétrale) , il ne contient point d'urine? Vient-il oe la vessie {hematuria vesiealis) ? il est géoér • lement séparé de Furine, coagulé et dépost au fond du vase. En outre, son expulsn n est précédée de douleurs hypogastriques; tandis que lorsqu'il arrive des reins (hematuria renalis) le sang ei l'urine sont mêlés, et le liquide expulsé ressemble à de la bière brune ; en même temps le mMe accuse des douleurs dans la région lombaire.
Cette dernière espèce d'hématurie doit son origine, soit à la présence d'un calcul réual, soit à l'inflammation du rein, el plus communément à l'atonie ou relâchemeiU des vaisseaux de cet organe^ consécutif à Tusage des boissons- prises en trop grande abondance, des boissons diurétiques surtout (bière, thé) ;' sait à la secousse qui est imprimée aux. reins par le cahotera^'ul d*une voiture mal suspendue, ou d'uo cb&val qui a le trot dur ; soit, et à plus forte raison , aux excès vénériens. Elle peut élre également occasionnée par la sùi>i^ression d*une hémorragie habituelle, par des saburres gastriques, ou des vers, par un effort violent pour soulever un lourd fardeau, etc., toutes choses auxquelles on doit ayoir égard pour le traitement, attendu que les règles générales thérapeutiques se déduisent toujours de la connaissance des causes du flux hémorragique. Partant, on conçoit lacilement que nous ne posions pas d'autres indications curatives que celles que nous avons posées pour les autres hémorragies, et que nous disions que les agents thérapeutiques que nous avons opposés à ce\\es<\ sont également applicables a celles-là; inaliie donc d'en faire de nouveau TénumératioD.
Ajoutons cependant que, si rhématorie rénale reconnaissait paur cause la présence d'une inflammation ou d'un calcul, on ag'rait comme danstaNÊPBRiTBGAi.ccLEi^ (Voy. ce mot).
Dans l'hématurie vésicale qui, elle aas5i, peut être inflammatoire, calculeuse, elc (Voy. Cystite), on a à considérer, en ouirc. que cette sorte de pissement de sang nj"j* le i»lus souvent h un état hénwrwmi
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c'est-à-dire qu*il coQstitue une anomalie ,ies liéraorroïdes, ou, si l'on veut, un flux hi^morroïdal par laressie : s*il eu est ainsi, il doit être respecté. Mais, hors ce cas, le iraiteujeul de rhématurie vésicale ne diffère «as de celui des autres hémorragies; seulement le tout est de bien préciser les indications. . ,.,
H est cependant un traitement qui a été recommancfe en particulier contre les pisseffientsde sang rénaux ou vésicaux; il consiste i prendre tous les matins une cuillerée à bouche d'huile d'amande douce ou d'œilletle et à nettoyer la vessie du sang caillé, qui peut s'j être amassé, soit à l'aide des hijeclions, soil par l'usage iournalier des eaux minérales alcalines, à 1 intérieur, qui agissent également sur les reins.
Enfin, quand l'hématurieest urétrale,ellese gaérit par la com^pression et les injections; et
^ des caillots sont arrêtés dans le canal,
oc recourt aux bougies pour les repousser dans la vessie, d'où les injections les fout sortir.
Métrwrragie (hémorragie utérine). — L'étude des pertes de sang par l'utérus embrassant tout à la fois l'écoulement du sang mensuel ou phjsioloçique, et l'écoulement contre nature ou pathologique, nous avons Irailédansun même article (Voy. Menstrua- Tro^) de tout ce qui se rattache aux hémorragies utérines.
HiiioRRAGiES GCTATuÉES. 1* SuBUTs de sang. Les faits de cette nature sont fort rares ; cependant il a été recueilli des exemples assez nombreux, pour qu'on ait songé a en former une des espèces d*hémorragie, l'hé- Qorragie cutanée. •
Les caractères particuliers de cette hémorragie sont d'abord, 1° qu'elle peut se montrer à l'état physiologique, lorsqu'on s'est livré à de violents exercices du corps; c'est un fait qu^Homëre doit avoir observé, puisqu'il dil, à l'occasion du combat ou lutte 'Ulysse et d'Ajax : « Les vertèbres des combattants craquaient sous leurs doigts ; des ruisseaux de sueur coulaient de leur vaste ^hine ; des gouttes de sang s'échappaient <ie tout leur corps, et teignaient de pourpre ^t leurs muscles et leurs larges épaules; » ^^ 2* qu'elles accompagnent certaines maladies, les fièvres dites malignes, par exemple iHuxham). Mais que ce soit à l'état physiologique ou pathologique qu'on les ait observées, toujours est-il qu'on trouve des exem- '»^ remarquables de sueurs de sanç dans e Traité des maladies des voies urinaires <ie Chopart, et dans les Ephémérides des curieux de la nature, qu on lit A dans l'jbrac l'histoire d'un homme qui rendait Plosiisurs fois abondamment par la peau de ^ jambe, et autres parties du corps, du ^S qui sortait comme par transsudation Jljs pores de la peau; une seule fois, il s'en ^«ula une demi-palette : B dans Bichat, q^unefenome,à certaines époques, avait des ^^^^^l'squi ensanglantaient les drajis; C dans Aiibert, qu'une personne avait de véritables
sueurs do sang, etc. Donc le fait est bien constaté.
Ce qui ne l'est pas moins, c'est que ces sueurs, à l'état pathologique, sont le résultat de la liquéfaction du sang et du relâchement des exhalants de la peau, qui le laissent échapper. C'est pourquoi les réfrigérants cutanés, les astringents externes, ont une si grande efficacité. Ils peuvent, il est vrai, déterminer une maladie interne; mais mieux vaut courir celte chance, si la sueur de sang était essentielle, que de laisser Tindividu s'épuiser et périr par l^'écoulement sanguin. Du reste, celte reflexion nous est iburnie par l'histoire de ce postillon qui, ayant couru un bénéfice à.franc étrier de Rome à Montpellier, fut pris, dès son arrivée dans celle dernière ville, d'une sueur de sang très-abondanie. Rivière, qui fut appelé, le fit plonger dans un bain froid ; Théraorragie s'arrêta immédiatement, mais l'individu fut pris d'une fluxion de poitrine, que Rivière traita et guérit.
S" tf^mac^/iRose (maladie tachetée). 11 peut se faire qu'au lieu de transsuder à travers la peau, le sang se répande sur diverses parties du corps, et quelquefois sur la surface entière, sous forme de taches plus ou moins larges, d'un bleu foncé, et semblables à des pétéchies. Il peut se faire aussi qu'il survienne des vibices, avec hémorragie fréquente par le nez, les gencives, le palais et autres ré-
Sions du corps ; plus une grande faiblesse sans èvre.
Cette sorte d'hémorragie (que nous avons observée chez un enfant qui mourut do phthisie pulmonaire, et qui se montrait presque toutes les fois qu une épislaxis a laquelle cet enfant était fort sujet ne se renouvelait qu'à de très-grands intervalles), cette hémorragie, dis-je, annonce un état d'atonie et de dissolution du sanç, avec tendance à la putridité, et nécessite 1 emploi des antiseptiques, des restaurants, des toniques, des acides minéraux, des ferrugineux, etc.
Nous ne terminerons pas cet article des hémorragies cutanées, sans dire un mot de la prédisposition congéniale aux hémorragies en général, n'importe leur genre, disposition qui est telle, qu'il est impossible, je ne dirai pas de les guérir, mais d'empôcher qu'elles ne s'établissent quelquefois, au grand détriment des sujets. Voici quelques faits assez curieux pour qu'on me sache çré de les avoir racontés. On lit dans Bartholin l'histoire d'une jeune fille qui était sujette à des démangeaisons dans tout le corps, et qui, si elle se grattait n'importe où, au moment de la menstruatioui au lieu de déterminer une simple rougeur, elle occasionnait une hémorragie; le sang coulait goutte à goutte et quelquefois à plein jet.
Un fait plus curieux encore, c'est l'histoire d'une famille établie à Plymouth (Etats-Unis) depuis quatre-vingts ans, famille dont tous les membres avaient une prédisnositiou hémorragique telle, que toutes les fois
Hémorroïdes
hémorroïdes
ois
u'ils se sont fait la moindre égratîgnure» il est surveou une hémorragie qu'on n'arrêtait qu'avec une extrême difficulté. Bien plus, une saignée ayant été pratiquée à un des membres de cette famnle, on eut des difficultés immenses à arrêter le sang, et on n'y réussit que par Tadministration à l'intérieur du sulfate de soude. Notez que les filles n'avai«nt pas celte prédisposition.
Enfin, nous avons entendu raconter à un excellent praticien de Gette^ H. Vincent, qu'il avait donné des soins à une famille dont le père, la mère et les filles jouissaient d'une parfaite santé, mais dont les garçons, au nombre de quatre, avaient une prédisposition telle aux hémorragies, qu'un d'entre eux mourut à sept ans d'épis* taxis ; un second, après diverses hémorragies qu'ii avait éprouvées, s'étant par imprudence blejssé à la main avec un canif, mourut de la perte du sang qui s'échappa de la btessure; le troisième, qui déjà avait eu, lui aussi, plusieurs hémorragies, et beaucoup de taches à la peau, fut pris, à l'Age de quatorze ans, d'un mal de tête violent, de convulsions dans diverses parties du corps, etc. On se disposait à préserver la langue du choc des mâchoires i une contre l'autre, lorsque, par suite de l'ébranlement d'une dent canine, il survint une hémorragie dentaire, qui dura jusqu'à ce que le malade tomb&t eu syncope. Enfin, le quatrième était venu au monde avec la peau tachetée, et tout faisait craindre au docteur Vincent que ce malheureux enfant n'éprouvât le même sort que ses frères.
Hémerrafies supplémentaires et hétnorra" gie$ critiques. Le nom de ces dernières nous trace la ligne de conduite à tenir quand elles se manifestent; et celui de supplémentaires fait nécessairement supposer que leur apparition est avantageuse ou tout au moins sans danger. Touietois, comme cette hémorragie se lie presque toujours à une déviation menstruelle, nous verrons, article Meivstruatiosi, quelles considérations physiologiques et pratiques nous pouvons tirer de ces flux sanguins supplémentaires.
HEMORROÏDES, s. f., hemorrholdes, flux.
— Nous nommerons hémorroïdes les tumeurs formées à la marge de l'anus, ou dans l'intérieur du rectum, par ladilatation des veines hémorroïdales, les distinguant, comme on l'a fait, en externes et en internes^
Ce qui les caractérise, c'est leur forme tuberculeuse, arrondie, lisse, rénittente, d'un rouge violet, succédant quelquefois à de petits tubercules mous, vésiculeux, plus ou moins douloureux, isolés extérieurement sous forme de mamelons, ou formant à l'intérieur un bourrelet complet uniforme, non interrompu. Mais queisquesolent leur forme, leur siégeet leur sensibilité, les individus qui ont une prédisposition à la formation des tumeurs hémorroïdales , éprouvent d'abord un prurit et un chatouillement incommode à l'extrémité du rectum, ou dans son intérieur; bientôt ce prurit se change en une douleur piquante^ qui devient quelquefois insuppor-
table; la chaleur y est très-vivo et même brûlante, les bords de l'anus se tuméfieut plus ou moins, et paraissent rouges. A ces incommodités s'ajoutent de fréquents maui de reins, parfois des élaneemenis passagers dans le bas-ventre, et la constipation. Celle-ci est quelquefois si grande que les matières endurcies, marronnées dans le rectum, ne peuvent en sortir qu'à l'aide de la curette; ou si elles sont expulsées après de violcdU efforts, elles déterminent, par leur passage, un sentiment d'érosion et de déchirure à l'anus.
Ce qui prédispose le plus aux tumeurs hémorroïdales, ce sont, après l'hérédité, le tempérament bilieux avec disposition à la pléthore abdominale, un genre de vie sédentaire, 1 abus des aliments échau£Fants, et en panicth lier des viandes noires, des truffes, des mets salés et épicés, des boissons douées de qualités stimulantes (thé, café, etc.), les liqueurs fermentées (bière, cidre), réquitationproioQgée» l'usage des aIoéti(|ues pour tenir le veotre libre, etc. Aussi n est-ce guère que par un changement complet de régime quon peut espérer de les guérir. Notons, avant de faire l'en umération des mojeus curalifs qui ont été préconisés , que certains hémorroidaires sont sujets à des névralgies anales, qu'on peut regarder comme une complica* tion survenant dans toutes les maladies loo-
{;ues et graves de l'anus, mais plus suéciaement à l'occasion des récidives d'accès hémorroïdaux ; et si nous faisons cette observation, c'est que nous avons vu ces douleurs exister chez un individu bilioso-saof;uin avec im degré de violence extrême et ui procurer par moment des accès d'agitation de rage fiévreuse, qu'il était biendillicile de calmer ; aussi a-t-il passé quelques mois dans une inquiétude , un découragement et des souffrances inexprimables.
Pour remédier à tous ces tourmeuls divers, il faut avoir égard à deux circonstances qui sont relatives aux conditions dans les-
Îuelles se trouvent les tumeurs liémorroiaies. Sont-elles à Tétai de calme ? c*esl-àdire peu douloureuses au toucher, d'un bleu pâle, flétries, ridées, revenues sur elles-niômes comme un grain de raisin qu'on avide? un régime adoucissant, un léger exercice, l'attention de ne pas rester assis trop longtemps, se tenir le ventre libre, oindre iei boutons avec l'onguent populéum, le colcréame, etc«, suflisent communément pour calmer les démangeaisons et la douleur, et prévenir l'engorgement des tumeurs.
Sont-elles au contraire à l'étal dérectionf c^est-à-dire tuméfiées, durcies, réuitluilj'Sf avec douleur vive surtout au contact^ les moyens précités seraient insuilisants et i) fflJj leur associer un traitement plus actif* tiré des deux considérations suivantes, à savoir : si les hémorroïdes ont déjà flué une ou piu: sieurs fois, ou si elles n ont jamais fourni du sang, ce qu'on nomme hémorroïdes borgnes ou aveugles ; quand elles ont déji Q"^ et ne coulent plus, ni au moment qu'on va à la garde-robe, ni après que les matières oj»
HEMORROÏDES
HEPATITE
SM
été expulsées, il faut obtenir d'abord le dégurgement par Tapplicatioa de quelques sangsaes dans leur voisinage et par rem|)Ioi des bains de siège lièdes avec la décoction de cerfeuil ou de morelle. On recommande 60 outre la station debout, ou la position borizontale ; on pratique des frictions sur Tabdomen; on proscrit tout vêtement qui serre le ventre; on défend les excès véné* rieDS, les excitants de toute espèce, etc., etc. Mais quand les hémorroïdes ont toujours été aveugles ou qu'elles se forment pour la jiremière fois, l'indication principale est de faire cesser la pléthore abdominale, en écartant les causes aue nous avons signalées coiBme pouvant favoriser celle-ci, en rendant la circulation du système veineux de la Teiae-[>orte plus active, et en entretenant ta r^ttlarité et la facilité des selles.
Les meilleurs moyens pour remplir ces (leox dernières conditions curatives sont les itiDdants, et entre autres, l'extrait de chiendent, de pissenlit, le tartre tartarisé et le soufre. Celui-ci , auquel on a attribué des propriétés spécifiques sur les tumeurs héiDorroidales , jouit réellement d'unç bien grande eiDcacité. 11 est surtout utile quand on l'associe à la crème de tartre dans les proportions suivantes :
Pr. : Crème de tartre, 30 grammes ; fleurs de soufre, 1& grammes. F. une poudre. Eu prendre une cuillerée à café une ou deux fois par jour |)endant quelques jours, de manière è obtenir journellement une ou deux selles molles.
U est nécessaire de revenir à ce mélange quand la constipation revient, ou bien on emploie les huileux, également conseillés comme reiftchaut.
Reste le traitement local des hémorroïdes. Indépendamment de l'onguent populéum dont nous avons déjà parlé, on trouve dans le beurre frais, le suif, les cataplasmes de carotteripéeoudepulpede pomme cuite dans (ta vin rouge, les vapeurs d eau chaude, etc., des calmants aussi utiles qu'eiBcaces contre les boulons hémorroïdaux en général ; mais lorsque ces4)Outons proviennent de Tatonie ou reUchemeut des extrémités veineuses du fectum, les lavements d'eau froide, les ép^thèmes froids, les applications de vin aromatique, d'eau-de-vie pure camphrée, les lotions avec les eaux ferrugineuses ou sulfureuses, et à l'intérieur, les martiaux, le quinquina et le régime restaurant, doivent être préférés à tous les autres moyens.
Nous avons signalé les douleurs nerveuses qui se joignent comme complication aux tutueurs hémorroïdaires; comment les guérit- ^>n? Par les lavements et les douches ascendantes froides ; par l'usage de pilules imposées avec l'extrait thébaïque, la poudre de valériane et le sous-carbonate de fer; Cr les onctions anales avec la |)ommade de lladone ; par des suppositoires faits avec de l'écorce ae cacao et enduits de cette pomi^e ; par les lavements narcotiques, etc.
. Quand le traitement médical le mieux dingé n'a pu guérir ou du moins pallier les
maux que les hémorroïdes font endurer, faut-il, comme l'ont proposé les chirurgiens, exciser, comprimer, cautériser, lier les tumeurs, lorsqu'elles sont parvenues à un tel degré de développement, qu'elles nuisent à la défécation, à fa marche, à la station assise ? ( Frank en a vu de la grosseur d'un œuf d'oie ; Ledran, du volume d*une poire suspendue à son pédicule ; Montègre, d'aussi grosses que le poing.) Pour los tumeurs pédiculées et d'un çros volume, je ne dis pas que l'excision ne doive être tentée, mais en général nous croyons qu'on ne doit se décider à opérer la tumeur hémorroïdaire, par n'importe quel proc^édé, uu'avecla plus grande réserve, et attendre à la dernière extrémité , c'est-à-dire quand ona épuisé tous les moyens internes et locaux qui ont été proposés. Dans leur énumération nous avons oublié la compression méthodique des tumeurs douloureuses prolongée pendant une demi-heure; les onctions avec l'onguent linaire simple ou uni à de Thuile de jusquiame blanche. Seul, cet onguent a joui d une popuinrité méritée, mais il est bien plus actif quand on le mêle ainsi qu'il vient d'être dit, et par égales portions, è l'huile de jusquiame. J'y ai joint avec avantage le laudanum de Rousseau, comme dans la formule ci-après :
Pr. : d'onguent luiaire, 30 grammes ; d'huile de jusquiame, 30 grammes ; Laudanum de Rousseau, 1 gramme.
M. exactement.
Quelquefois je prescris l'onguent populéum au lieu de l'onguent linaire, associé comme lui, et dans les mêmes proportions, à l'huile de jusqiiiame et au laudanum.
UÉPATALGIË, s. f., {irecp-âXyoç, doulcur au foie. Voy. Colique hépatique.
HÉPATITE, s. f., hepatUis, à'inup, foie.— On désigne sous ce nom l'mQammation du parenchyme du foie , caractérisée par une sorte de pesanteur douloureuse ou une véritat>le douleur dans Thypocondre droit, tautât brûlante, tantôt lancinante, et s'irradiant jusque dans l'épauledroite et vers le sternum, augmentant par l'inspiration. Cette douleur existe avec ou sans toux et impossibilité de se coucher sur le côté droit ou sur le côté gauche, suivant le siège de l'intlammation ; c està-dire que toutes les fois que le foie est enflammé dans sa surface et le côté convexe, ou pourrait croire à une véritable pleurésie (tant les symptômes sont identiques ), n'était la douleur sympathique de Tépaule droite; tandis que quand ceA le côté concave du foie qui est enflammé, il se mêle aux symptômes phlogisiiques un sentiment de pesanteur que le malade accuse sous les fausses côtes di*oites, la teinte jaunâtre des yeux, et quelquefois un véritable ictère, 1 amertume de la bouche, des vomissementâ» de bile, le hoquet, les urines safranées, l'impossibilité de se coucher sur le côté gauche, la fièvre. Dans l'un et l'autre cas, si l'on examine l'hypocondre droit, on le trouve gonflé, douloureux à la pression et chaud.
Les causes de Thépatite sont toutes celles de rLNFLAMBf ATiON cu général {Yoy* ce mot),