‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 103 sur 209 · HECTIQUE · texte numérisé non relu

HECTIQUE

Nous ne parions pas des petites promenades que la femme en travail fait dans sa chambre et qui hAlent le travail» ce sujet

ayant été déjà traité article ÀGCOUCHnENT {Ypy. cet article).

HALLUCINATION, s. f . , hMucitwtio , tkaUucinare^ se tromper. — Nom donné h certAJoes aberrations ae la vision dans lesquelles les objets ne sont point représentés comme ils doivent Tètre (Boerhaave), et

a'on a étendu plus tard, soit aux lésions

es organes des sens» soit du cerveau luimême, caractérisées par un égarement de la faculté de juger (Sauvage ). Pour nous, nous ippellerons les premières de ces erreurs des seos, viciations de la vision (Foy. Sens, Sen- Sinoifs), et nommerons les dernières, vésa* nies de Tintelligence, réservant le nom d*balkioation pour les visions ou sensations fantastiques imaginaires, provenant d'une f^iusse perception communiau<$e car Torgane au cer- TeAu,et vice versa. Ce qui nous a décidé à considérerainsileserreursdcà sens et de Tin- (elligeoce, rhallucination, c'est qu'elles sont très - commuDCS, ces erreurs, cbez les aliénés qui voient et entendent, ou le croient du moins, puisqu'ils n'ont pas la raison, un être qui leur appjaratt, une voix qui leur parle, etc., aberration des sens qui peut également se produire chez les sujets sains d ailleurs, mais dont le cerveau sera fluxionni par le sang, ou sympathiquement affecté. Expliquons notre pensée.

En 1828, j'ai publié dans la Uevue médicale , I. IV, un Mémoire sur les hallucinations du mns de la vue, dans lequel i'ai établi par des faits assez nombreux, la plupart obser- Tés par moi-même, que la cause prochaine des hallucinations de la vue consiste dans une névrose, dont nous avons placé le siéçe dans la sensibilité vicieusement exaltée ofe la cinquième paire de nerfs, ou, si l'on veut, de la branche ophthaJmiçiue de cette cinquième paire, cette exaltation provenant, soit d'un état anormal de Tmil, soit d^une congestion cérébrale qui agit également sur le même nerf, soit d'une Kirte commotion morale, soit enGn du consensus qui existe entre les sens et les organes digestifs. Ce oui nous a conduit à préciser ainsi le siège des hallucinations, c'est quH rhallucinée dont parie Mareellus Donatus était aveugle par paraijsie des nerfs* optiques, et que néanmoins, an wir, pendant le crépuscule, jam incidente 9ole, elle dit apercevoir une grande clarté semblable à celle du soleil levant. On fit ferjuor les volets, et la sensation persista au milieu des ténèbres : cette femme disait même distinguer les ombres des objets extérieurs. £n outre Taieu) maternel de Bonnet, et Mme C... dont j'ai recueilli moi-même l'ob- ^rvation, jouissaient de toute l'intégrité de leurs facultés intellectuelles, et cependant ds avaient des visions fantastiques » etc.

l^ar quoi les hallucinations sont-elles occasionnées? nous l'avons déjà dit : V par un uiouvement fluxionnaire du sang sur rencé-

phalo ; et la preuve, ce sont, d'une part, les Iiallucinations ({u^éprouvent tes individus au moment d'avoir une épistaxis, une syncope , l'apoplexie ; te fait déjà cité de Mme. C... né-> miplegique depuis quelques jours seulement, par hémorragie cérébrale ; le cas du savant Tschirnausen»qui, au milieu de ses méditations, voyait des étincelles brillantes voltiger autour de lui, pendant la nuit, etc. ; 2^ par un ébranlement du cerveau ou une forte commotion morale; c*est là du moins ce qui est arrivé à M"*C... et à M. D... (V obs.de notre Mémoire), qui, poursuivi étant enfant parles misérables qui conduisirent son père à réchafaud en 93, resta frappé, pour le reste de ses jours, d'une hallucination dans laquelle il voyait les meurtriers se dirigeant vers le lieu où on l'avait caché : ces hallucinations n'avaient lieu qu'alors qu'il était livré à ses réflexions, et cessaient lorsqull était distrait de ses pensées par n'importe quoi^ une petite tape* sur son épaule donnée par son valet de chambre, par exemple ; 3* une affection vermineuse : les faits sont trop nombreux* pour qu'il soit nécessaire d'en citer quelques-uns.

On conçoit, d'après ce qui précède, combien le traitement des hallucinations du seus^ de la vue doit être simple et facile, traitement anti-fluxionnaire de l'encéphale par le repos de l'intelligence , la saignée chez les

f;ens vigoureux, les sangsues chez ceux qui e sont moins, les bains, les laxatifs, etc. ; traitement antispasmodique, lorsqu'il n'y a ni fluxion cérébrale, ni état vermineux ; iraitendent par les vermifuges, lorsqu'on soupçonne la présence des vers dans le tube intestinal ; voilà tout ce c[u'il y a à tenter pour la guérison des hallucinés.

Disons enfin, que dans un cas de fièvre

Jernicieuse, délirante, avec hallucination de i vue pendant l'accès, la vision fantastique disparaît avec la fièvre, par l'adoûnistration du sulfate de quinine^

Ce que nous avons dil des Iiallucinations du sens de la vue, au point de vue de leur étiologie, de leur cause prochaine et de leur traitement, peut se dire également des autres hallucinatioois des sens, ce qui nous dispensera d'entrer dans d'autres détails su£ ce suieK

HAUT-MAL. Yoy. £pilbpsib.

HECTIQUE, adj., hecticus, — Les anciens appelaient fièvre hectique, une fièvre lente, continue,. qui accompagne la fin des maladies organiques, et peut aussi, du moins ils le croyaient, devenir idiopathique. Depuis la publication des travaux de Piyol de Ca^ très sur l'inflammation chronique des viscères ; celle du traité des fiegmasies chroniques de Broussais, etc. ,etc., on a reconnu que la chaleur incessante de la peau^ la s4^

hoii

irEMATOSE

HEMORRAGIE

cheressc et ramaigrissement qui se manifestent pendant la durée de la fièvre hectique, sont les résultats d'une phlegmasie latente ou cachée, dont il faut rechercher le siège, ou bien d'un chagrin concentré,'violent, profond, qu'il serait bon de découvrir, ou encore d'un ébranlement nerveux que les gens vicieux se procurent par des joiussances secrètes goûtées dans la solitude, et qui épuisent la sève de la vie, etc. C'est pourquoi, lorsqu'un individu dépérit, miné par la fièvre lente hectique, il faut soigneusement en rechercher la cause et la combattre.

HELMINTOCORTON. Yoy. Mousse de Corse,

HÉUATÉMÈSE. Voy. Hémorragie.

HÉMATOSE, s. f., Aemaf osû, dVIfAx, génit., «ttt«T»c, sang, sanguification. — On peut définir l'hématose : la conversion du sang veineux, contenu dans la portion droite du cœur, en sang artériel , h Paide de l'oxygène do l'air atmosphérique, absorption qui s'opère dans le système capillaire veineux des poumons. Voy. Respiration.

C'est une chose si généralement admise aujourd'hui que l'hématose , qu'il serait superflu d'insister sur ce point. Seulement nous nous demanderons comment cette métamorphose s'opère-t-ellc? Le mécanismeeu est bien simple quand on connaît déjà la manière dont se fait la respiration. On sait qu'à chaque inspiration, l'air atmosphérique pénètre dans les poumons aux lieux les plus profonds de ses vésicules terminales ; là il se trouve en contact avec le sang qui y a été lancé par le ventricule droit du cœur, dans les artères pulmonaires, et de celles-ci dans le svslème capillaire artériel veineux ré- ])anau avec abondance dans le tissu des poumons. Eh bien , dans ce contact, l'air so dépouille d'une partie de son oxygène au profit du sang, et il en résulte la conversion dont il s'agit, c'est-à-dire le changement du sane veineux, impropre à la vie, en sang artériel ou aliment vital.

Mais pour que cette fonction s'opère convenablement , il faut plusieurs conditions organiques et vitales, et par exemple : qu'il y ait , 1* intégrité parfaite et plus ou moins complète de 1 appareil respiratoire ; 2* bonne

aualité de l'air atmosphérique ; 3* intégrité es nerfs qui se distribuent aux poumons , aux bronches et au larytix, comme le prouvent, du reste, quant à la troisième condition (celle de l'intégritédes nerfs), les expériences deDupuytren, Provençal, Dumas, Bro- (lie et autres, dont l'exposition nous entraînerait trop loin. Reste que, après avoir servi à la nutcition de toutes les parties qui composent le corps vivant; après avoir fourni aux organes les matériaux des sécrétions, le sang diminue de quantité, perd ses qualités, devient impropre aux usages qu il vient de remplir ; mais le chjrle se mêlant au sang ▼eineux dans le ventricule droit, et puis l'air atmosphérique rendant à ce sang ses propriétés primitives, non-seulement il ne diminue pas de quantité, mais il acquiert de nouveau, je le répète, par l'hématose, toutes ses

propriétés. D*où l'indispensable nécessité (!o cette fonction.

HÉMATURIE. Yoy. Hémobbaoib.

HÉMÉRALOPIE. Voy. Vision.

HËMICRANIE. Yoy. Migraine.

HÉMIPLÉGIE. Yoy. Paralysie.

HÉMOPTYSIE. Yoy. Hémorragie.

HÉMORRAGIE, s. f., hemorragia^ ou «cfioûfayw^ de «iu0e, f ijyvup , sang , je fomps, effusion de sang par rupture des vaisseaui sanguins ou par simple exhalation. — Les

Sertes de sang qui sont le résultat d'une uxion sanguine active sur un point quelconque de l'organisme , oti de la simple exhalation de ce liquide au dehors (car c'est de ces sortes d'hémorraçies seulement que nous nous occupons), ont été Tobjet de bien des divisions aruîtraires, qui bien cerlainement ne remplissent pas le but qu'on s'était proposé, ces divisions n'embrassant pas la totalité des cas, ou réunissant dans une même classe et confondant dans une même espèce les flux de sang de natures diverses , et au contraire, séparant ceux qui tiennent à une même cause. Cependant, comme les règles pratiques que nous avons à établir pour le traitement des hémorragies en général, doivent, reposant sur une classification aussi exacte que possible , rendre les diiBcnllés moins grandes f>t simplifier les méthodes euratives, nous allons donner celte que nous avons adoptée depuis longtemps d^ns notre enseignement , et qui nous paraît être la moins défectueuse de toutes celles qui nous sont connues.

Nous reconnaissons qu'il y a :

V Des hémorragies actives ou sthéniques, qui sont ou phlogistiques, ou nerveuses, et auxquelles appartiennent : comme première espèce, l'hémorragie par fluxion générale, de M. Lordat, hémorragie qui marche avec tout le cortège de l'élément mflammatoire, dont elle est un symptôme ou auquel elle sert de crise; comme deuxiètne espèce, l'hémorragie par fluxion locale, qui se manifeste, par exemple, chez les personnes fortement constituées et qui ont des pertes de sane sans fièvre forte, et même sans aucune fièvre; comme troisième espèce, l'hémorragie par compression ou survenant sans maladie, chez les individus qui, par profession, les tailleurs, par exemple, prennent une position dans laquelle leurs poumons sont habituellement comprimés; comme quatrième espèce, les hémorragies par f xparwiow, ou qui s'établissent par un mouvement périftnquç analogue au mouvement d'expansion qui s'opère au moment de l'éruption des exanthèmes cutanés ; et enfin, comme cm?i«^* et dernière espèce, l'hémorragie spasmomque qui se montre chez les personnes ner veuses dont les forces sont bien conse^ vées. , j

2* Des hémorragies passives ou «^^j'^r ' ques : elles comprennent, premièremrnh 'J^ hémorragies adynamiques ou par défaut résistance vitale ; secondement, les ^*^.°*^?:„| g\es spasmodico-atoniques, ou se mw^ chez les personnes nerveuses, débilitées- ,

HEUORRAOIC

BEMOPTTSIE

d-Des hémorragies stmftomatiqubs dont Teiistence ne saurait être niée, puisaue Baillotr, fiarthez, Sloll , etc., ent vu des nélûoptjsies, par eieœple, que les movens directs ne guérissaient pas, et que les évacuants éfflétiques dissipaient : on cite aussi certaines fièvres tierces , quartes ou autres, dont un des symptômes de l'accès était une hémorragie. Dans )*apyreiie , le malade ne perdait pas une goutte de sang : les accès guéris par le quinquina , le flux de sang ne paraissait plus.

4* Des hémorragies supplémentaires; elles le sont tantôt phvsiologiquement, et tantôt pathologiquement.

S'Ëofin, des hémorragies CRrriQUES,

Quelles considérations peut-on tirer d'une dissiflcation pareille? Les voici : Que les causes qui prédisposent à l'élément inflamisitoire prédisposent également aux hémorragies actives: que l'inflammation d'un organe, sans produire une réaction générale , j<eut devenir un centre de fluiion et le siège (1 une exhalation sanguine , et que celle-ci peut s^établir chez les personnes nerveuses, iiiôme sans inflammation viscérale ni fièvre; qu'enfin, dans nuelque cas , l'hémorragie peut être la conséquence de la position habituelle du corps. Or, les conséquences de ces considérations, c'est que, dans tous ces cas , on [leut et on doit tirer du sang plus ou moins, d'après les règles établies ( Voy. Force, IrriAMiATioN), et en tels lieux préférablement à tels autres, en suivant pour cela la méthode dite des fluxions. Voy. Saignée.

Au contraire, dans les hémorragies pomîM, qui seront préparées, favorisées et entretenues par la faiblesse, tirer du sang , ce serait une faute grave, je dirai presque un crime; car c'est dans ces sortes de cas que les restaurants en aliments et en boissons , les martiaux, les toniques, etc., font merveille, alors surtout qu'on leur associe les antispasmodiques, chez les sujets éminemment nerveux.

Quant aux hémorragies symptomatiquei , du moment où nous les avons signalées , c*est mettre chacun en garde contre l'erreur du diagnostic et sur la nature du flux de sang, du moment où il y a une constitution médicaledominante.*yoy.Co?«STiTUTioNiiÉDicALE.

Enfin, il n'est pas jusqu'aux hémorraijies physiologiquemeui et pathologiqueoient iuppUmentaires , et les hémorragies crt^'^tt^i, qui n aient également leur portée M:ientifique et pratique. Faisons lapplication de ces principes aux différentes sortes d'hémorrhagie externe connues.

Epiitaxisj ou hémorragie nasale. C'est une <l^s plus communes tant en santé qu'en maladie; et, comme dans ce dernier cas, elle cierce une influence salutaire sur la solution desétatsinflammatoireSfde l'encéphalite, etc., «>n est dans l'habitude de la respecter et ^éme de la favoriser, attendant que la perte ^e sang menace de devenir dangereuse et tuortelle pour s'attacher à l'arrêter. Au contraire , dans les épistaxis atoniques qui se mauifesteut chez les jeunes personnes qui ont

fe sang appauvri, on doit, sitdt ^e ce liquide commence à s'échapper des narines, en modérer ou en arrêter, s'il se peut, Fécoulement. Hors ces dernières circonstances, comme il peut survenir des accidents graves ( la cécité, des surdités, l'inflammation cérébrale ), si on se hftte trop d'arrêter le sang, la rèsie veut qu'on attende que la quantité exhaiéo soit très-considérable, que la face pâlisse, que le pouls devienne petit et intermittent, (]u'il y ait des défaillances, pour que l'art intervienne ; il le fera efficacement k l'aide des bains de pieds chauds, des manuluves, de la position horizontale du corps, de l'eau froide jetée sur le front ou introduite dans les narines; des injections acidulés astringentes, alumineuses, des ventouses sèches entre les épaules, d'un grand sinapisme placé au même endroit, de la compression des nari^ nés, moyens qui suffisent ordinairement.

Dans le trajet ulssoire à Clermont-Ferrand, r.ous avons arrêté instantanément une hémorragie inquiétante, chez un jeune garçon de quatorze ans, en lui insufflant dans les narines,' à l'aide d'un tuyau de plume, de la

f;omme arabique en poudre, et comprimant e nez immédiatement après l'insufflation : le ralanhia en poudre conviendrait peut-être mieux encore. On peut user, pour dernière ressourceydu tamponnement des narines avec des bourdonnets de charpie imbibéi d'une dissolution d'alun.

Enfin, nous avons trouvé dans Hufeland, l'indication qu'il don»ie d'un moyen fort singulier, que nous indiquons nous-même sur l'autorité de cet éminent praticien: c'est de faire mâcher un morceau de papier gris au malade, mastication qui arrête auelquefois promptement le sang. Ce médecin conseille en outre Tapplication de linges froids sur les parties génitales. Cela me rappelle que dans le midi on a l'habitude pour arrêter Tépistaxis de mettre un corps froid en contact avec la peau du dos ou dV placer un mouchoir trempé dans Teau froide. N'oublions pas que, quand on soupçonné un état spasmodique, les antispasmodiques, les demi-nains peuvent êtreutilement eniployés ; tout comme les vermifuges le deviennent, lorsque l'épistaxis est symptomatique d'un état vermineux, ce qui arrive fréquemment chez les jeunes sujets.

HÉMOPTYSIE, ou hémorragie pulrnihnaire. — Elle consiste dans un crachement de sang arec toux ou action de renâcler^ seul caractère, dit Hufeland, auquel on puisse reconnaître que le liquide vient des poumons ou de la partie supérieure de la trachée artère. Une circonstance qu'il ne faut point perdre de vue, c'est que fort souvent le sang, descendant du nez par les narines postérieures, est rejeté par le crachement et pourrait en imposer relativement au siège par lequel il s'exhale. Reste que le crachement du sang chez les jeunes gens et les adultes, chez les personnes qui ont la poitrine mal conformée, mais qui sont très-fortes d'ailleurs, est généralement précédé par un léger refroidissement des pieds et des mains, i^r uu

HtMOPTTSlE

HEMOPTYSIE

sentiment d^horripilation» de la dyspnée, de la loui, une sensation de bouillonnement de chaleur et quelquefois d*une véritable douleur dans la poitrine : que le sang qui s*en éeiiappe par Texpectoration est vermeil»

écuraeux, en plus ou moins grande quantité» ce qui ne laisse pas que d'impressionner fortement le malade. C'est pourquoi ses traits s*altèrent, quoique son pouls reste généralement assez fort. En conséquence, comme ce sont généralement les mômes causes qui produisent la pneumonie qui provoquent aussi rhémoptvsie chez les individus qui y sont prédisposés ( Voy. Pneumonie ), on mesurera le danger bien plus aux altérations organiques dont le poumon est le siège qu'à la quantité de sang perdue, ce liquide se réparant avec la plus grande facilité chez les personnes vigoureuses. El la preuve, c'est que nous avons soigné, il y a quelques années, une jeune QUe de vinst-trois ans qui, vers le troisième jour d'une hémoptysie active, rendit pendant la nuit, et sans en être sensiblement affaiblie, plus de quatre litres de sang liquide et plein une cuvette de caillots: elle guérit par les antiphlo^istiques : nous ferons remarquer qu'il y avait chez elle suppression des menstrues depuis deux mois.

Le traitement de l'hémoptysie varie selon certaines circonstances, c est-à-dire suivant les conditions individuelles; ainsi, dans tous les cas où l'on doit arrêter le crachement du sang, il faut prescrire, avant tout, le repos absolu de l'organe qui fournit le flux hémorragique, et obtenir le calme de l'esprit et du cœur, l'immobilité la plus complète. Ces précautions prises, le malade assis sur son séant et débarrassé de tout vêtement qui pourrait le gêner, on rafraîchit l'air de sa chambre, on lui donne des boissons fraîches, on lui administre un clystère s'il est constipé, et si l'hémorragie est active, on ouvre la veine du bras, pour en tirer une quantité de sang proportionnée à la constitution du sujet.

A ce propos, nous ferons remarquer qu'il vaut mieux attendre que l'hémorragie se soit arrêtée et employer ensuite la phlébotomie, afin d'en prévenir le retour, plutôt que d'enlever le sang pendant que le malaJe l'expectore. C'est du moins un conseil qu'a donné, dans son Essai sur la musique,le célèbre compositeur Grélry, qui, attaqué par intervalles d'une hémoptysie contractée d'abord par des efforts de chant, et fomentée ensuite parle travail de la composition, recommandait de ne se Point faire saigner sans nécessité pendant hémorragie : il déclarait avoir rejeté quelquefois six à huit palettes de sang en diverses attaques, et il rapportait que tout finissait Ear se calmer, en gardant alors une position orizontale, un régime sévère, et en buvant une décoction de graine de lin édulcorée avec du sirop d'orgeat.

Un autre moven fort efficace, dit-on, pour arrêter le crachement de san^, lorsqu'il est peu considérable (nous l'indiquons a cause de sa simplicité) , consiste à prendre dans la bouche une cuillerée à café de sel marin

pulvérisé, et à boire ensuite de Teau peu à peu. En cas de besoin, on répète cette opé-ration tous les Quarts d'heure. Je ne sacbp pas jusqu'à quel point ce sel est utile, mais ce que j aflirme»c est avoir arrêté l'hémoptysie avec le nitrate de potasse associé à la conserve de roses (k> grammes de nitre sur 180 grammes de conserve} ; nous affirmons également que les pédiluves , les jambes tenues pendantes hors du lit, les cataplasmes froids sur la poitrine» sont souveol utiles.

Avant de passer outre, nous reviendrons sur les déptétions sanguines, afin de faire remarquer qu'il est d'observation, et cela n'ayaii pas échappé à Hippocrate, que les individus qui ont àes hémorragies nasales dans l'enfance éprouvent des hémoptysies dans l'âge adulte, et qu'ils sont délivrés des unes et des autres par rapparition du flux hdmor' roidah Eh bien, cette vigilance do la nature dans les bémorraçies qu'elle produit, dirige le praticien dans Te choix du lieu où l'un doit pratiauer la saignée ; ce qui explique comment Pujol de Castres a, par l'application des sangsues à l'anus en nombre suffisant et à des périodes plus ou moins éloignées, pu tarir la source de certaines hémoptysies habituelles et fait cesser les embarras phlogistiques qui leur donnaient naissance. Ces sortes de saignées paraissaient alors changer la maladie de poitrine en simple flux hémorrhoïdal, et l'art en cela imitait la nature qui préserve les hémorroh daires de l'hémoptysie et de la phthisie. Inutile d'ajouter que s'il y a suppression menstruelle, les sangues seront posées aux parties sexuelles.

Quand l'hémoptysie est passive^ il faut s'empresser d*empioyer le. froid sous touics les termes (air froid, boissons froides, cala-

1>la$mes glacés sur la poitrine), puis le petit ait alumine.

Pr. lait de vache... une livre et demie.

Alun cru... deux gros. — Faites bouillir et passez le petit lait.

Ajoutez :ae sirop de cannelle... une once. — En prendre une demi-tasse toutes los heures ou toutes les deux heures.

J'ai employé ce moj^en avec non moins de succès que la décoction d'une once de racine de ratanhia sucrée et acidulée avec du vinaigre jusqu'à agréable acidité. ^« quinquina, le sel marin, comme il a été uit ci-dessus, le cachou, convicomeot également.

Lorsque, pendant une constitution ^^' lieuse, il se manifeste des hémoptysies qu^ nous appellerons gastriques^ si tes symp^^ mes de saburre sont très-manifestes, le vomitif est le plus paissant de tous les anii- j hémoptyslaues. On choisira de P?^^fî]f"?

ripécacuamia^qui» irritant moins que i éi»^ tique, agit plus doucement sur les P^^' mons* . .

Sous cette constitution médicale, il « ^ pas rare que, chez les bilioso-sanguins, l ti^ nioptysie soit due à un état de Plétbobç HAnÉF ACTIVE (Voy. ce mot) : cela ne couir^"^'

5il

HÉtfOPTISIË

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