GI
i])*a démontré que la guérison des maladies cbroniqiies les plus graves n'étail ni entravée ni retardée par là.
c On peut en dire autant des ttiés choisis, qui agissent si violemment sur les nerfs. Un tné très-léger, et dont on ne boit que peu , une seule fois par jour, ne nuit presque pas au traitement cies maladies chroniques chez Jes personnes âgées qui, depuis leur enfance, ont l'habitude d'abuser de cette liqueur et de la prendre très-forte.
«Le médecin homœopathiste agirademème à l'égard du vin. Il pourra le permettre aux personnes atteintes de maladies chroniques qui ont dépassé l'Age de quarante ans, ont conlraclé oès leur jeunesse l'habitude d'en boire tous les jours, et ne présentent aucun symptôme d'affection du bas-ventre. Pourvu qu'elles se restreignent à n'en boire que le quart ou la sixième partie de la quantité qu'elles consomment ordinairement, le vin n'apporte pas d'obstacle à leur guérison. Wais si l'on peut les déterminer à étendre cette petite quantité de vin d'une proportion égale d'eau, en supposant que leurs forces ne souffrent pas trop de là, on a fait tout oe qui était nécessaire. Les sujets fort âgés qui ont l'habitude du vin depuis l'enfance peuvent boire leur ration climinuée sans eau; il n'en résulte aucun inconvénient. L'interdiction absolue du vin aurait pour effet chez eux de faire fléchir les forces sur-lechamp, d'empêcher la cure, et môme de mettre la vie en danger. Du vin trempé de beaucoup d'eau, environ dans la proportion d'un à cinq ou six, peut être permis pour boisson ordinaire à toutes les personnes qui sont atteintes de maladies chroniques.
« Il est indispensable, dans le traitement des maladies chroniques, de renoncer à l'habitude de reau-de«*vie. Mais le médecin a besoin d'autant de circonspection pour affaiblir cette habitude que de persévérance pour y réussir. Lorsque la suppression totale de l'eau-de^'Vie nuit sensiolement aux forces, on la remplace par une petite quantité de bon vin pendant un laps de temps plus ou moins long, suivant les circonstances.
« Le médecin ne doit pas s'exposer, par une pédanterie déplacée, è faire tourner en ridicule le plus grand avantage que le traitement bomœopathique des maladies en général et des affections chroniques en particulier ait sur tous les autres modes possibles <ie curation : celui de ménager les forces du malade, afin quelles puissent se relever d'elles-mêmes pendant chaque traitement qui diminue la tnaladie.
« L'usage de la bière est une chose qui mérite de graves réflexions. Les raffinements que les brasseurs ont apportés dans ces derniers temps à leur art en aioutaut diverses substances végétales à la décoction de malt, ont pour but non de préserver la bière dp
(i) Il faudrait alors ((ue le mulade eût des causes bien légères de ctiagrin ou de trislesse, qu'on put par conséquent se l)orner à le traiter cfune affection Uior;ile par les remèdes antipboriques appropries au
Facidification, mais principalement de la rendre plus agréable au goût et plus enivrante, sans égard è l'influence fâcheuse qu'exercent sur la santé ces funestes additions, dont la police chercherait en vain les traces. Le médecin consciencieux ne peut donc pas permettre à son malade de boire tout ce qui porte le nom de bière, d'autant plus qu'a celles même qui sont dépourvues d'amertume on ajoute fort souvent des substances narcotiques , pour leur procurer la faculté inébriante, que tant de gens y ^(^cherchent.
« Une tristesse continuelle, des soucis cuisants exaspérant nécessairement les maladies quelles quelles soient, le médecin se fait toujours un devoir et un plaisir d'égayer, autant que possibb, l'esprit de son malade, et de le garantir de l'ennui; à plus forte raison encore, son devoir est de faire tout ce qui dépend de lui, tout ce que son influence peut produire, sur le sujet même, ou sur ceux qui l'entourent, pour éloigner les sujets d'aflliction et de chagrin. C'est là, ce lioi: être là le but principal de ses soins et de ^n philanlropie.
« Mais si la situation du malade sur ce point est sans remède, s'il n'a pas assez de philosophie, de religion ou d'empire sur soimême pour se soumettre avec résignalioii aux décrets de la Providence, s'il s'abandonne sans frein à la tristesse, au chagrin, sans qu'il soit au pouvoir du médecin d'écarter d'une manière durable cette cause destructive de la vie, la plus énergique de toutes, on agit avec prudence en s'abslenant de traiter la maladie chronique (1) et abandonnant le malade à son sort, parce que le traitement le mieux dirigé, avec les remèdes les plus appropriés aux souffrances physiques, ne peut absolument rien chez un malade en proie à des chagrins continuels, dont les ressorts de la vie sont à chaque instant détruits par les atteintes profondes que son moral reçoit. Il est absurae de continuer la plus belle de toutes les constructions, lorsque les fondements sont minés chaque jour, quoique peu à peu et graduellement, par le
choc des vagues. »
Voilà comment s'exprimeHahnemanrc està-dire que, d'après l'inventeur de la médecine homœoçatique , toute maladie, nous croyons devoir le répéter, consiste dans un changement invisible opéré dans l'inlérieur du corps, et en une somme de symptuni^^ susceptibles de frapper nos sens. A léiat aigu, cette série d'opérations de la force vitale, par lesquelles la maladie est constituée, dénotent que cette force est sortie de sou rhylhme normal pour mettre fin, dans \^i^ temps variable si l'on veut, mais toujours de médiocre durée, aux troubles que) aiie.tion produit. C^est pourquoi, quand 1 apr!;j; cation de la médecine hoinœopatique a t'
reste de sa maladie clironiquc : circorislance ^ ^ laquelle la guérison est noa-seuleinenl po*-^' • mais même assc^i souvent facile à obtenir.
HOHflEOPÂTfflE
HOMœOPATHIE
bien faite, la somme dos symptômes dont od veut se débarrasser, quelques malins et douloureux qu'ils soient, se dissipe en peu d'heures si la maladie est récente, disent les homœopathes ; et en un petit nombre de jours si elle aate déjà d'un temps éloigné. Cette prolongation de Ja maladie dépend de ce que, imperceptibles au début, certaines affectioos, à cause de la marche chronique qu'elles ont adoptée, éloignent peu à peu l'orga- Disme de l'état de santé et finissent par le détruire, sans être arrêtées dans leur développement, par la force vitale, qui estimpuissaote à les éteindre par elle-même. Il faut dooc, dans tous les cas, et dans l'état chrobi((ue surtout, j'insiste sur ce point, que la puissance curative des médicaments soit loodée sur la propriété qu'ils ont de faire uare des symptômes semblables à ceux de b maladie et surpassent en force cette derrière, afin qu'il y ait déplacement de la maladie naturelle par la maladie artificielle, qui disparaît ensuite è son tour. Voici comment on a prétendu que les choses se passent.
Dans le traitement homœopathique, l'affeclion médicinale l'emporte, parce qu'elle est analogue et un peu plus intense : la puissance morbifique naturelle précédemment distante, et qui n'était qu'une force sans matière^ a donc cessé par-la d'exister, tandis que la maladie médicinale qui l'a remplacée, étant de nature à ce que la force vitale triomphe bientôt d'elle, s'éteint aussi de son cdf^ laissant dans son état primitif d'intégrité et de santé l'être ou la substance qui anime et conserve le corps. Telle est, en effet, l'exiguité des doses homœopathiques, que l'organisme n'a pas besoin de déployer contre la maladie médicinale une réaction supérieure à celle qui est nécessaire pour élever l'état présent au degré habituel ae la sanl^, c'est-à-dire pour rétablir celte dernière.
On concevra sans peine qu'il ne soit pas wesoin que l'organisme réagisse fortement contre la maladie médicinale légère qui est due à des doses homœopathiques exiguës, lorsqu'on saura que le docteur Shminecko, jP^^decin allemand, a établi, par des calculs Mits avec une patience admirable, et dont il « donné le tableau, que la quantité de liquide qu'il faudrait pour la vingt-quatrième *inution seulement, comprendrait cent fois •ulanl d'espace qu'occupe la création tout JDlière, c'esl-à-dire tout le système planéwre, la voie lactée et les étoiles fixes. Com- »»ien en faudrait-il pour arriver à la trentième dilution !
Cependant, chose étonnante, et que nous devons reconnaître, le globule administré "OQiœopathiquement produit des effets phyîioloçiques plus ou moins marqués ; il agi^- 2*1 oonc sur l'organisme? Erreur, car celte reacljon vitale qu'on a observée était, comme ijous l'avons déjà dit, le résultat de l'action • de 1 imagination du malade, et Ta preuve c'est que les effets physiologiques dont il s'agit ^ oyaient rien de constant, ils n'étaient jaluais scmblalilcs pour un même individu ou
une même substance, et souvent ils avaient, un effet nuisible pour le malade. Reste que. voulant démontrer cet effet de l'imagination dans les prétendues cures homœopathiqueF,. M. Andral fit administrer, à des malades pla-. ces dans son service à l'hôpital, des globules. de simple* mie de pain, et on observa des effets aussi marques par ce moyen que parles globules véritables. Revenons aux théories homœopathiques, pour parler de celleque Hahneman a adoptée pour expliquer le& maladies chroniques.
Toutes les maladies chroniques qu'on abandonne à elles-mêmes, loin de disparaître, vaincues qu'elles seraient par la force vitale, croissent et s'aggravent jusqu'à la mort. Pourquoi? parce qu'elles ont pour cause des miasmes chroniques stables qui leur permettent d'agrandir continuellement le cercle de leur existence parasite dans l'économie humaine. Quels sont ces miasmes?
La syphilis^ la sycose et la galty qui est la source de l'exanthème psonque.
En conséquence, toutes les affections chroniques qui figurent sous cent noms différents dans la pathologie ordinaire, recon* naissent pour véritable et unique source, la galcy la plus ancienne, la plus généralement répandue, la plus f&cheuse des trois, ou bien, par exception, la syphilis, et plus rarement encore la sycose. Ces maladies sommeillent à l'intérieur, et restent à l'état latent jusqu'à ce que leur existence se décèle par les caractères d'une maladie évidente. Partout l'espèce humaine, à quelques exceptions près, est peuplée de galeux, peu de sujets échappant a la contagion psoriaue. Et cela devait être, puisque ce miasme, le plus contagieux de tous, se communique avec une telle facilité, quen passant d'un malade à un autre, pour lui tdter le pouls, un méde^ cin Vinocule souvent à plusieurs personnes
sans le savoir Et ainsi des autres causes
do contagion 1 1
Imbu de ce système, Hahneman a-t-il cherché un préservatif? non; a-t-il tenté, par des moyens divers, à étouffer le miasme pendant qu'il sommeille ? pas davantage : il préfère attendre que la maladie éclate. La guérit-il ? L'histoire est là pour nous dire qu'en Russie, à Naples, en France, etr., Texpérience a répondu négativement. J'aurais voulu citer les faits, mais l'espace me manque. Je ne saurais cependant passer sous silence, et c'est par là aue je termine, celui qui a été rapporlé par le Bulletin de théra^ peutique : il offre l'exemple le plus curieux des mystifications homœopathiques, et a eu un retentissement qu'il méritait bien. Voici ce fait ;
Un pharqiacien devienne, renommé par la bonté de ses préparations homœopathiques, reçoit une commande considérable : soit distraction , soit malice , son premier élève» chargé de faire l'envoi, expédia des bottes renfermant des globules de sucre de lait sans aucune préparation médicamenteuse.
Qu'on juge du desespoir de notre pharma*
mi