‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 107 sur 209 · HOUBLON · texte numérisé non relu

HOUBLON

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cienà son retour 1 toutes les bottes vont lui revenir ; il est infailliblement perdu de réputation; les môdicaments n^ay^nt aucune vertu, il y aura de sinistres catastrophes 1 Enfin il était prêt è dévoiler Taffreuse vérité, lorsque, mieui avisé, il garde le silence, dé* cidé à attendre et à affronter Torage. Mais qui Taurait cru? c*est qu'il n'y eut jamais en Allemagne de médicaments homœopathiques qui aient produit des miracles plus grands

Î|ueceui4à: de tous côtés on adressa des ëlicitations è notre pharmacien ! seulement q[uelques médecins homœopathes, très-rigoristes, trouvèrent que certaines substances étaient beaucoup trop actives !

N y eût-îl que'ce fait seul de bien constaté, qu'il suffirait pour dessiller les yeux aux moins clairroyants, et les amener à partager notre manière d'interpréter les guérisons homœopathiques.

HOQUET, s. m., singultus^ Ivyfihç ou XO7.— Contraction spasmodique et subite de Testomac et du diaphragme, consistant dans une inspiration convulsive et prompte , suivie d'un son rauque, non articulé. Le bruit du hoquet est quelquefois si fort, qu'on l'entend des pièces attenantes à la chambre du malade. Ce symptôme de maladie, provoqué ordinairement d*une manière périodique, par des causes légères , peut se montrer, même pendant l'état de santé la plus parfaite, à l'occasion d'une inspiration accidentellement interceptée par une cause quelconque, pendant le repas, pour avoir mangé trop précipitamment, et des morceaux mal mâchés, et enfin, dans le premier acte de la digestion, par l'effet de la contraction de l'estomac sur jes aliments. Il se prolonge quelquefois fort longtemps, et nous l'avons vu fatiguer beaucoup les personnes qui en étaient affectées. Et comme, indépendamment des causes que nous avons déjà énumérées, le hoquet peut tenir è une surcharge de l'estomac, à des acidités accumulées dans les premières voies, ou à un refroidissement, surtout chez les petits enfants, il est bon que nous soyons prévenus de ces circonstances, afin d'aviser aux moyens de le faire cesser, quand il devient fatigant et inquiétant par sa répétition fréquente. Disons aussi que dd à un s()asme permanent de l'estomac et du diaphragme, il peut durer alors des heures entières ou môme plusieurs jours, et devenir fâcheux. Il annonce du danger, dans les fièvres graves et dans les inflammations viscérales.

Plusieurs moyens ont été proposés pour arrêter le hoquet spasmodique accidentel. Ainsi l'on a conseille de boire lentement et pendant longtemps, et même de laisser fondre un morceau de sucre dans la bouche; de faire une inspiration très-longue et soutenue, de courir un instant, de se distraire, de se mordre fortement le petit doigt, une sensation douloureuse, quelle qu'en soit la nature, agissant efficacement; dans le môme but, on conseille de faire un fort pinçon, n'importe à quelle partie de la peau ; d'effrayer la personne par un bruit violent et inattendu» de lui faire prendre une prise de

tabac, réternument provoqué ou 5[K)utané ayant rompu, quelquefois avec avantage, le spasme fixé sur le ventricule et la cloison diaphragmatique. Si le hoquet ne s arrête pas, on peut, à l'imitation de Valsalva, faire des fomentations sur l'abdomen, et principalement à l'épigastre, avec du lait chaud, ou oindre le bas du sternum avec de la th^*riaque. Nous avons calmé un hoquet dépendant d'une vive sensibilité de 1 *estomac, qui durait depuis près d'une heure , en faisant boire très-lentement au malade un verre d'eau fraîche sucrée et fortement aromatisée avec l'eau distillée de fleurs d'oranger; c'est, du reste, le remède que Ton conseille pour les enfants qui se trouvent dans ce cas.

On conçoit que nous ne parlons pas du hoquetsymptomatiquedes acidités ou des saburres stomacales ; car celui-là demande è éire traité par les évacuants : ni du hoquet périodique sans fièvre, qui cède à l'administration du quinquina : ni du hoquet nerveut, qui réclame remploi de la jasquiame , du musc, des frictions opiacées sur l'épigastre. des cataplasmes narcotiques, des synapismes au creux de l'estomac, des ventouses sèches, et surtout du bain chaud : ni du hoquet symptomatique d'une inflammation viscérale, qui veut être combattu par lesantiphlogistiques, etc., la nature du mal d(jnnant l'iuuication du remède; mais bien du hoquet accidentch qui éclate spontanément et se prolonge trop longtemps. Sans gravité dans certains cas, il annonce un danger pkis ou moins grand dans d'autres, suivant la maladie durant laquelle il se montre et Tépoque de sa manifestation.

HOUBLON, s. m,, humulus lupulus^phrila de la diœcie pentandrie, L. ; de la famille des orties, J,,qui croît partout en France, et principalement dans les localités humides.— Jouissant de propriétés dépuratives trèsmanifestes, le houblon est généralement et journellement conseillé soitdansles maladies chroniques, exanthématiques de la peau, comme aussi dans la cachexie scrofuleuso, qu'elle se manifeste sous forme de rachitis, ou de carreau, etc.; soit encore lorsqu'on veut

tonifier les voies digestives, alors qu'elles ont été affaiblies par une cause quelconque, et que les digestions se font mal. Dans tous lescasjessommités de houblon administrées en décoction à la dose de 8, 16, 32 grainuics et au delà (2 à fc onces), dans un litre d eau bouillante , fournissent une boisson trèsavantageuse. ,

HOUX, s. m., ilex, genre de végétaux «1'^ la tétrandrie tétragvnie, L, de la fanaille de^ nerprun. — Une selïle espèce est employer en France dans l'usage médical, cesl '«^ houx commun, t7cj:o//ut/b/mm, L., dont y feuilles sont amères, et conséquemmenli^ putées toniques et fébrifuges.

C*est surtout è Durande et à Rousseau qu^ le houx doit cette réputation. Après des expériences répétées avec une persévérance digue d'éloges, ce dernier a ét^ amené à considérer les feuilles de houx comme uare-

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mèJe aussi efficace <;ue le quinquina dans le Irailemeul des fièvres intermittentes. Malheureusement pour le remède, les essais l>oslérieurs qu'a tentéèM. Chomel, par voie expérimentale, n'ont pas eu des résultats aussi positifs ; que dis-je , les résultats ont été absolument négatifs. Mais que nous im- ]K)rle, D'avons-nous pas le quinquina et ses préparations?

HUILES, s. f. — On donne ce nom à des corps do natures diverses, gras, onctueux, inflamoiables pour Ja plupart, liquides, et dont la couleur varie ; on les a divisées en deux grandes classes, savoir : !• les huiles fixes ou crasses, qui réunissent en très-grand nombre les propriétés qu'on rencontre communéiBcnt dans les corps huileux; 2° les hui- Ifs folatiUs ou essentielles, vulgairement es-

On pourrait établir encore une autre division des huiles en deux espèces : dans l'une i<^ rangeraient les huiles qui sont nalurellemeiit médicamenteuses, et dans l'autre celles qui ne le deviennent que par les modiQlâlions qu'on leur fait subir; c'est-à-dire <Iue,Tuleur action dissolvante sur d'autres corps, on rend certaines huiles médicamenteases, en les faisant agir par infusion ou par décoction sur différentes substances végétales : exemple, les huiles de belladone, ^ojusquiame, de lis, de rose, etc.

Nous allons faire connaître la manière de |)roeédcrpourobtenirla plupartdeces huiles : les prenant indistinctement par ordre al|>habôlique ; pour la commodité du lecteur. Nous ajouterons, à chaque mode de préparation quelques mots suy les propriétés médicaliienleuses de l'huile naturelle ou préparée.

Buile d'amande douce. C'est principalei^enl les amandes amères qui sont employées à la fabrication de Thuile d'amande TOce, les amandes douces étant destinées à paraître sur nos tables sous formes de frian- 'TOs très-appétissantes et fort recherchées. Pour obtenir l'huile des amandes amères, on attend qu'elles soient complètement sèches Ijourles cueillir, et après les avoir dépouillées Jeteur coque, on les secoue fortement dans ^A^ *^^'^» pour que la poussière jaune qui aaoère à la surface s'en détache : puis on

es pulvérise grossièrement, on enveloppe •a poudre dans des sacs de toile ou de crin, flue Ton met sous presse. Par une forte pres- ^'on, on obtient une huile qu'il ne faut î-oini chauffer, parce que la chaleur la fe- ^3it rancir, et lui ôterait par conséquent ses Npriétés. C'est par le mémo procédé, soit '^'t en passant, qu'on obtient les huiles de "fusettes, de noix,- de lin, de chanvre, etc., 5^1 ne servent guère qu'aux usages domestiques. D ^

L'huile d'amande douce est légèrement Pttrgative, et convient aux enfants en bas p que Ton veut évacuer : mêlée par par- J^s égales à l'eau distillée de menthe et au '^P^^e limons, elle forme une potion faiî^ -^ assez efficace chez les jeunes en-

nisqui ont des vers pendant la dentition, et i^e Ion craindrait par conséquent d'irri-

ter en leur donnant les mercuriaux ou des remèdes analogues. Dans les péritonites inflammatoires avec constipation, ieme suis bien trouvé, pour lâcher le ventre^ d'administrer d'heure en heure une cuillerée à bouche de ce mélange, en substituant toutefois l'eau de fleurs d'oranger à l'eau de menthe.

Huile animale de Dippel. C'est une huile empyreuraalique, très-volatile, se rapprochant par conséquent des huiles essentielles, et que Ton obtient en distillant à feu nu, soit des muscles, soit de la peau, soit des cheveux, etc. Elle n'est pas contenue dans ces substances, mais elle s'y forme par l'action du feu qui combine l'hydrogène de ces matières è l'oxygène et au carbone : elle est presque toujours combinée avec une certaine quantité d'ammoniaaue.

On a longtemps préconisé celtehuilecomme un spéciGque de plusieurs maladies; mais après avoir été prônée par les Boerhaave, les Hoffmann, les Juncker, etc., elle a été complètement abandonnée, quoique l'expérience ail constaté son efScacitédansplusieursmaladies nerveuses, et notamment dans l'épilepsie. Alibert,qui s'est livréàl'hôpitalSaint-Louisàdes essais afin de constater ses vertus médicamenteuses, a cru voir, dans une circonstance, les accès d'épilepsie diminuer d'intensité et devenir moins fréquents, faisant observer que ce n'est que dans l'épilepsie sympathique qu'elle doit être administrée, et qu'elle n'a eu un succès complet, dans les cas traités par Rouelle, que lorsqu'on en forçait la dose. Alibert a expérimenté encore avec l'huile animale de Dippel sur plusieurs dartres, et n'a obteuu de bons effets de ce remède que dans le traitement de la dartre rongeante scrofuleuse. Malheureusement , son odeur est si fétide et si repoussante, qu'on n'est guère encouragé à en user.

Pure, on la prend ordinairement à la dose de 30, 40 et 60 gouttes ; on peut môme arriver jusqu'à 72, quand on veut obtenir de grands effets. Quelques praticiens ont recommandé, pour en augmenter l'énergie, de la mélanger avec l'essence de térébenthine : on donne ce mélange à la dose de b grammes.

Huile de crotontiglium. Voy. Crotonti-

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Huile d'épurge^ ou huile d'euphorbia latyris. C'est une huile que l'on obtient pnr expressiondes graines de Tépurge ou grande ésule. Les paysans l'emploient quelquefois pour se purger.

Conseillées par Dioscoride comme purgatives, administrées à ce titre par Rufus qui en donnait 7 ou 8, et môme jusqu'à 10, les baies d'épurge, utilisées par les habitants des campagnes, seraient restées sans doute dans le domaine de la matière médicale, si d'autres médecins, plus timides, ne les a vaitnit considérées comme un poison très-dangereux. Son emploi fut donc abandonné aux médicastres et aux empiriques. Cependant, de 1820 à 1825, Barbier d'AuAens,en France, le docteur d'ËlTaqua à Milan, Italie, expérimentant avec rhuile d'ésule, il a été éta-

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bli par ces nouvelles expériences qiie celle substance peut être rangée parmi les purgatifs les plus efGcaceset les plus doux, qu'elle ne produit ni vomissements, ni coliques, ni ténesme, et que dans les cas de dysenterie dépendant d*une plegmasie intestinale, elle purge avec le même avantage que la pulpe de tamarin : elle tire du reste une grande partie de SBs avantages de la confiance du malade et de la rapidité de ses effets purgatifs, (jui ne le cèdent en rien à Thuile de crotontigliam. Il est même quelques médecins qui prétendent qu'elle doit lui être préférée,

i)uisqu'aucun effet désagréable n'est attaché i son action, et qu'elle ne détermine aucun symptôme d'irritation.

Qu'on ne croie pas qu'il y ait de l'exagération dans ces conclusions, car M. Caventou ayant donné, d'après le docteur Franck de Parme, quelques détails sur les propriétés purgatives de Thuile d'Eupliorbia latyris, qui est aussi drastique, à dose convenable, que l'huile de crotontigiium, déclare qu'étant inodore et presque sans saveur, on peut la faire prendre sous toutes sortes do formes, c'est-à-dire en tablettes, en pilules, ce qui est très-commode pour les enfants; ajoutant que ce n'est qu'alors qu'elle est rance et vieille, Qu'elle cause des coliques.

La dose de l'huile d'épurge est de deux ou trois gouttes dans des pastilles de chocolat: chez les sujets adultes très-irritables, on en donne huit gouttes dans une émulsion contenant du suc de citron ou du sirop d'écorces d'oranges. Chez les sujets robustes, enfin, on peut en donner de dis à quinze gouttes et davantage, dans un véhicule approprié.

Éuile de jusquiame. Pour l'obtenir, on incise ou on pile les feuilles fraîches de la plante, et on les fait cuire dans de l'huile, jusqu'à ce que toute l'humidité soit à peu

Eres évaporée, et que l'huile ait pris une elle couleur verte. On prépare de la môme manière les huiles de fre//aaone, des feuilles de pavots, ou de celles de tabac, etc.

Huile de lis. Celle-ci s'obtient de même que les huiles de camomille, d'hypericum, de rose, etc., par la simple macération de ces plantes dans l'huile, maintenue à une douce température, en observant de renouveler plusieurs fois les pétales de lis dans lamême huile et d'exprimer fortement les anciennes feuilles, après chaque infusion.

Huile de pétrole ou de Gabian. Voy. Pétrole.

Huile de ricin. Elle s'obtient par l'expression des semences du ricin commun, que l'on réduit en poudre après les avoir dépouillées de leur enveloppe et de leur germe. Quand elle est bien préparée, elle doit être presque sans couleur, avoir une saveur douce, mais qui développe bientôt après un peu d'âcreté.

Quoique connue depuis bientôt un siècle (1767 environ), quoique mieux appréciée dix ans plus tard, et depuis lurs de plus en plus répandue, l'huile de ricin, à cause de son Acrelé d'abord, de son action purgative fort

inégale ensuite, et enfin parce qu'elle donne lieu à de violentes coliques, à des vomissements , n'est pas aulant employée peut-être qu'elle le mériterait. Quant à moi , j'ai fort souvent éprouvé delà part des malades une très^grande répugnance à la leur faire accepter, quoique je la leur fisse prendre, soit en émulsion dans un jaune d œuf, convenablement aromatisé avec l'eau de menthe et de fleurs d'oranger ; soit dans du bouillon aux herbes ou du bouillon de viande très-chaud; soit d'après la formule du professeur Lallemand, qui consiste à mêler parties égales (une once) d'huile de ricin et de sirop de fleurs de pêcher, qu'on prend en une fùis le matin à jeun. On aurait tort, cependant, de renoncer complètement à son usage, les cas où elle ne pur^e pas convenablement et ceux où elle produit des superpurgations étant plutôt le résultat de conditions or^aniaues spéciales, que le fait du plus ou moins a activité de l'huile. Ce qui me fait avancer celle opinion, c'est que la dose ordinaire de riiuile de ricin, pour un adulte, est ordinairement d'une once et demie è deux onces ; et cependant administrée j ournell ement par M. Dubois aux nouvelles accouchées qui ne veulent pas nourrir, à la dose d'une demi-once seulement, nousl'avons vue presque toujours donner lieu à des évacuations convenables. C'est un fait qui nous a frappé d'abord, et dont nous avons tenu compte.

Pour les enfants en bas &ge, la dose est do quatre grammes; de seize grammes après la première enfance : de trente-deux grammes pour les adolescents.

Huile de foie de morue. |-a manière de préparer cette huile est fort simple. Après avoir ouvert les morues et en avoir enlevé le foie, ou le iette dans de grandes cuves exposées à l'ardeur du soleil. 11 s'en écoule alurs une huile limpide, peu odorante, très-recherchée dans le commerce, et qui n'a aucune vertu médicinale. Mais bientôt un commencement de putréfaction s'empare de ces foies, et il s'en sépare une nouvelle quantité d'huile, brune et transparente, qui a une saveur de poisson, et détermine une sensation âpre dans le fond de la gorge , quaml on l'avale : celle-ci , qui constitue la deuxième qualité d'huile de foie de morue des commerçants, commence à avoir quelques propriétés médicamenteuses. Mais ce n'est guère que la troisième fjualité d'huile, c'està-dire celle qui provient de l'ébullitioii, dans des marmites de fonte, de tous les foies déjà putréfiés, qui jouit réellement d'une activité assez énergique : aussi l'emploie-t-on exclusivement à toutes les autres. Celle-ci est brune, peu transparente , et exhale une odeur de [)oissoi^désagréable et empyrcuraatique.

D'un usage répandu de temps immémorial parmi les peuples du nord de l'Eurone, Anglais , Hollandais, Westphaliens, Allemands, etc., contre le traitement du rhumatisme et du rachitis , les médecins n'avaient pas encore eu l'idée d'en faire usage, lorsque Pcrccvai et Darvcy rendirent puliliq^t-'S

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DUMORIS&IE

ks expériences qu'ils avaient (entées dans les hôpitaux , et dont la plupart avaient été couronnées de succès. Néanmoins les médecius se préoccupèrent si peu de leurs essais, que, sans Scheuck de Siegen, qui , en 1822, publia dans le journal d'Hufeland une série dobservations sur refficacitéderhuiledefoia (Jcmorue contre les affections rhumatismales, il est à croire que ce médicament ne serait |K)iot parvenu à obtenir la vogue dont il jouit. Hais une fois Timpulsion donnée, les faits se sont multipliés, et l'huile de foie de tuorue a, comme tous les médicaments nou- Teaui, subi la loi commune, c'est-à-dire qu'où en a beaucoup exagéré les propriélés.

A vrai dire, et tout en faisant la part de Venlhousiasme de certains médecins, Tacluuiie ce médicament est évidente dans l'af- Him scrofuleuse en général, et pour arrî'ier le développement du rachitis en partiluiier.

L*est-elle également contre le rhumatisme? Les faits qu'on rapporte sont trop opposés pour que nous puissions nous pronoucer sur ce point : d'ailleurs c'est une qu> stion sur laquelle les praticiens ne nous semblent pas Atre d'accord.

11 en est de même de son action dans la phtbisie pulmonaire. Probablement que dans la première période, dans la période de crudité de la scrofulose, l'huile de foie de morue peut être d'une grande utilité pour enlayerlamarchedudéveloppemenidesécrouel- 1 s, et prévenir leur inflammation et la fonte suppurative aai en est la suite; mais dans la troisième et acrnière période, rien ne m'autorise à proclamer ses avantages, les phthisiques à qui j'en ai fait prendre et vu prendre ayant succombé.

Somme toute, l'huile de foie de morue mérite d'occuper une place dans la matière mé- (iicale, et nous devons en indiquer le mode ^'administration et les précautions à prendre pour en masquer 1 odeur et la saveur. Veut-on en rendre l'ingestion moins repoussante , le malade doit se boucher le nez pendant qu'il avale le médicament. Veut-il éviter les éructations désagréables, il prend un petit ^erre de cognac, de rhum ou de toute autre iiqueur ; et si c'est un enfant, on lui donne yue cuillerée 5 bouche ou à café, suivant 'ûge» d'anisette, de curaçao, etc. £n gardant ^ans la bouche avant de l'avaler, cl en gargarisant un instant la liqueur, on corrige beaucoup aussi le goût de J'huile. La dose en est de deux, trois, quatre cuillerées h bouche par jour pour un adulte; on donne le môme nombre de cuillerées à café aux enfants. On a Jîxédesix onces jusgu'à dix à vingt livres (il y a de la marge) la quantilé nécessaire pour la guérison. N'oublions pas que rien ne s'oppose à ce que l'huile de morue soit donuéeen émulsion dans du sirop d'orgcât, ou uu loch blanc.

Umla esteniielles ou essences. Se présentaul les unes et les autres à l'état liquide ^"i l'état concret; plus légères ou plus pesâtes que l'eau, elles varient par leur cou-

leur et la nature de leur odeur qui pour toutes est plus ou moins pénétrante, mais qui a un arôme particulier pour chacune d'elles : il en est de même de leur saveur qui, généralement acre, piquante, chaude, laisse un goût spécial dans la bouche, selon la substance dont elle a été extraite. Pu reste, elles se congèlent quelquefois par le froid, sont très-inflammables, se volatilisent à une tem-

Eérature égale, et môme inférieure à l'eau ouillante, et sont plus ou moins solubles et altérables à l'air et à la lumière; elles exigent donc beaucoup de soins pour leur conservation.

Quant aux propriétés médicamenteuses des huiles essentielles, elles sont les mômes que le corps dont elles portent le nom ; ainsi, par exemple, l'huile d'anis est stimulante et agit contre les flaluosités, l'huile de citron est rafraîchissante, l'huile de rue est emraénagogue, etc. ; et généralement on eu ajoute quelques gouttes à la poudre ou à 1 extrait dont on se sert pour augmenter leur activité. C'est là l'usage des huiles essentielles en médecine.

HUMORISME et Humoristes, s. m. — On appelle humoristes, les médecins de l'école Galénique qui^ à l'exemple de Galien leur maître et leur chef, adoptant en entier les idées d'Hippocrate relatives à la prédominance et àl'altération des humeurs surles solides dans l'organisme vivant, comme cause de maladies, ont vu dans celte surabondance et cette dégénérescence des q<uatre humeurs connues, la cause prochaine de toutes les affections morbides.

Il est évident pour celui qui observe sans passion les phénomènes organiques et pathologiques que la plupart des causes morbides font éclore dans l'économie animale , Sue, dans bien des cas, et principalement ans les maladies virulentes spécifiques, l'affection se communique et se propage par la voie humorale, et qu'on ne la guérit qu'en purifiant le sang, c est-à- dire l'humeur qui fournit les matériaux aux diverses sécrétions par lesquelles le principe morbifique» le virus, est entraîné au dehors. Cela a lieu principalement aussi dans des maladies cachectiques ( Yoy. ce mot ) , qui toutes ont pour cause prochaine une altération spécifique humorale, reconnaissable à des signes particuliers à chacune d'elles. Et d'ailleurs, n'en serait-il pas ainsi, qu'il faudrait encore admettre cette prédominance, cette altération humorale , comme cause éloignée ou prochaine des états morbides divers , puisque la distinction des tempéraments, d'une part, est fondée sur la prédominance du sang, ou du système biliaire, ou des sucs muqueux sur lus autres humeurs; et d'autre part, que, dans la pratique, il faut avoir é^ard a ces prédominances, pour établir le diagnostic et le traitement des maladies. Et, par exemple, dans les maladies anémi(iues, où la sérosité prédomine sur les globules rouges du sang, on ne parvient à guCrir cette foule de maux qui proviennent de l'anpauviibscmeul de ce lijjuide, que si on rétabli

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