‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 157 sur 209 · PUIS · texte numérisé non relu

PUIS

PLETHORE

bibe les compresses, et en doonant ur^e potion opiûcée au malade, à moins qu*on ne ur^fère lui administrer l'extrait d*optum ou la morphine en pilules.

S*afpt-il d*un instrument piquant, la plaie a-t-elle donné peu de sang, la douleur est-elle aîKuë et lancinante, la règle yeut qu'on incise la plaie de haut en bas ou de aroite à gauche, suivant la direction des fibres musculaires, dos vaisseaux sanguins et des nerfs; mais comme cette opération, toute simple qu'elle est, n*est pas sans danger pour les personnes qui n'ont pas des contiaissances anatomiques suffisantes, nul ne doit la tenter, le médecin seul étant apte è la pratiquer.

C'est comme dans les plaies pénétrantes ^e la poitrine, les personnes qui donnent les premiers soins au blessé ne doivent se

[>réoccuper que d'empêcher le libre accès de 'air dans la cavité du thorax, et si une artère intercostale étant ouverte, le sang s'épanchait flans la poitrine, il y aurait lieu alors à introduire le doigt dans Tintérieur do la plaie$ «fin de comprimer la vaisseau et de forquer en môme temps une espèce de bouchon qui i)innècherait 1 air d'entrer. Bu reste, les premières indications à remplir, dansiez cas de |)iaie pénétrante de poitrine, sont si varia- Ues, eu égard à la forme de Viqstrumçnt, k ^A grosseur, etc.| qu'il est impossible de po- ^er des règles fixes è ce sujet.

A plus forte raison no le ferons^nous pas pour les plaies d'armes à feu : leur traite* jineot varie selon que le projectile a traversé 4e8 obairs ou est resté dans le membre, au'il y a pénétré seul ou qu'il y a entraîne un morceau de ohemise, de drap, la bourre du iusil; que dansson treget dans la partie bles^ 6ée«il a rencontré un os, dans lequel il s'est {ogé ou qu'U a cassé, une artère qu'il a divisée, des nerfs qu'il a déchirés ^ aussi ne donnerai-ge qu'on seul conseil aux gens du monde, celui d'appliquer immédiatement sur 4a plaie des compresses ou des cataplasmes résolutifs. A l'ambulance du baaar Bonne* Nouvelle, où nous étions lors des malbeute^ises et regrettables journées de juin, no-* Ire premier soin, h tous, élèves et docteurs qui étions attachés à cet hospice improvisé, a tqnstammentété de prévenir l'inttamipation kïeaie d'abord, à la modérer ensuite, et à combattre les accidents que nous n'avions pu prévenir. V^f cette conduit^ nous avons «ibtenu des succès éolatapts, remarquaUes : nous n'avons pas perdu un ieut blessa. ^

Restent tes phies fttites par les anipiau3^. Quand leurs morsures oe sont pas. vent* nieuses, il fkut lea rapporter à la élasse des nlaiês p^r instrument pjquant, et s'^opposer n ee que l'engorgemept inflammatoire se manifeste : ce qu'on obtient asse^ aoi^vent par l'application des topiques résolutif^. Ma^â si les morsures, au contrai re^, sont venimeuses, alors le premier soin k qonnor^ c'est d'appliquer une ventouse sur la hlôssure même, (iqn d'attirer au dehors le sang imprégné de virus, etde la cautériser çnsuite/On se cora-

porte d'ailleurs comme dans le cas de morsure par des animaux enragés.

Nous n'avons pas encore darlé des plaies par arrachement, parce qu'elles forment iift« espèce h part, nul instrument tranchant, piquant ou contondant ne les déterminant. Et pourtant il est indispensable que nous nous Y arrôlions pour faire observer que, malgré les désordres énormes qui les accompagnent, il est rare qu'il se manifeste une hémorragie consécutive inquiétante , les vaisseaai sanguins, fortement tiraillés, fermant d'eai* mêmes leurs orifices, si je puis ainsi dire,

§ar la rétraction de leurs bords ; aussi faurait-il bien se garder, dans le principe de l'accident, d'employer des émollients ou des relâchants sur la plaie, l'astfiction dos tissus étant nécessaire. Lee applications froi* des et résolutives conviennent encore daiw 4e cas.

Somme toute, réunir !a plaie par première intention, la recouvrir pour empêcher l'ac-^ ces de l'air, appliquer par-dessus des corn* presses ou des cataplasmes avec l'eau Irèsiroide ou placée, rendue ou non plus ac« tive par l'addition de suffisante quantité dV Cétatede plomb liquide ou d'eau-de-rie cam* phrée; comprimer les vaisseaux pour arrêter l'hémorragie; laudaniser les cataplasmes ou l'eau dés lotions pour calmer la aouleur, mettre les parties divisées dans le reUche* ment, débrider la partie dans les plaies par piqûre lorsque l'épanchement est très^oosidérable, et que la tension des parties engorgées est excessivement douloureuse ; appliquer des ventouses sur les plaies empoitonnées et les cautériser, ete. Voilà les soins k donner au blessé en attendant l'avis da médecin.

PLÉTHORE, s. f., pMhora, ou %h^ Féplétion. — « H se dit d'une surabondance dd sang dans le système circttlatoire sanguin (pléthore générale), ou dans une partie de ce système (pléthore locale), qui entraine une sorte d'épai&sissement ou de gène dans les mouvements généraux ou organiques, avec une diminution notable de la sensibilité.

Certains praticiens fort estimés avaient cru devoir faire de la pléthore un état de maladiOf oubliant sans dout^, quand ils agissaient ainsi, que celte surabondance de sang, générale ou locale, qui la constitue, n est ri-

Joureusem^qt qu'un état voisin de la tnalaioi imis ne la constitue pas ; qu'elle indique, chez le plétboriquet une très-gr^'i^ aispositiun aux alTeotiQOS inflammatoires, ^(béniquea, ^ des mouvements fluxionnaires qi^ sang aur dilTérenls points, à des congestions qrgainiques , etc,^ et pas ^vatlag^ P'est pourquoi nous préférons^ çoasidérei la i^^thor^ çQipinB prédisposant à certaines

^ çpn^reij4i:e -- .. ^« ^»^,^ — ^ ^ .

premier ç^s,. ^e, faice cesser s'il est possioie cette prédisposition, due le plu$ souteot au trop bon étai des forces digeslives ci nutritives, qui, au milieu d'une santé florissante, founnssent çt retiennent toutes ic^

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PLETHORE

PLCTRE

uardctttes nutritives ({Ui peuTent se trouver dans les alioieiils dont le suiet se nourrit. Aussi est-oepar la diète, un régime purement végétalf des boissons aqueuses et beaucoup d'exercice qu*.on la détruit, rien ne favorisant daîantage la surabondance du sang que l'i- Daclivitéf Toisiveté et la paresse chez les individus d'un vigoureux appétit.

Nous préférons recourir au régime, préfé* rablement aux évacuations sanguines, pour diminuer la pléthore, parce que la dépletion des vaisseaux augmentant l'activité des facultés disestives du système absorbant, il en résuite que le sang est immédiatement réparé et qu après vin^t-quatre heures le sujet est aussi sanguin qu'auparavant :

aussi a-t-on dit avec quelaue fondement, que, chez certains, la répétition trop fré«^ queute de la saignée dispose & la pléthore , et a-t-on blAmé l'usage de se faire saigner à des époques régulières, et assez rapprochées, pour prévenir cet état constitutionnel.

Dans l'état morbide, soit que le malade ait le tempérament pléthorique, soit qu'ily ait

Eléthore accidentelle par suppression d une émorragie habituelle, l'état pléthorique devient toujours une source d'indication qui, lor8q[ue la pléthore est générale fet alors la réaction pbiogistique est communément très* déreloppee à moins d'oppression des forces), invite le praticien à l'emploi plus ou moins répété de la saignée ; tandis que si la plé«

'îlleouloc ■ lorragie et

sanguine et l'organe

lade le parf recipims de cette fluxion, on conçoit qu'il devient utile dans ce cas d'appliquer les sangsues ou les ventouses scarifiées aussi près que possible du lieu par où le sans sécoufait habituellement. Ainsi, quand Ta pléthore est une simple disposition aoi maladies, il faut la dissiper, ou diminuer la masse et la richesse du sang, par un régime convenable; quand au contraire cause i^ maladies, elle leur est en quelque sorte QtHciéêy si l'on peut ainsi parler, on la corn- ^i par des moyens appropriés.

11 esi encore une pléthore dont on parle |M)u et qui cependant mérite toute notre attention au point de vue pratique ; c'est la plé* Ihoie dite raréfaeUvej parce que le sang étant en effervescence, ou comme on dit vuN gairement, en ébuUition,il se dilate, et par le bit do eet^e dilatation, il y a défaut de pro* Partions eotre le contenu et le contenant. U en débofde donc par des hémorragies in* («^es ou externes. Eh bien, dans les cas de cettQ nature (}U*on traite généralement par ^ ^igXkéQ qui aottlage pour un instant, mais 4ui est suivie d*un affaiblissement considérable, mieux vaut donner des boissons ra-* fraîchissantes et des bains qui eahneol Tef-lervescenoe du sang sans affaiblir. L'utilité de ces moyens ae tire de l'analone de ce qui se passe ^uaod le eliocolat ou m café, par nemple, sont sur lefeu. Au moment del'ébul* Htion « le liquide en se raréfiant s'extravase au dehors^ son pas parce qu'il y a défaut i^ rapport ealre k) cboeolal et lo poêlon <Jans

lequel on le Ml bouillir, mais paroe que i« liquide prend plus de place. Que iait««n alors 7 diminue-t-on la quantité du liquide t Au contraire, on y ajoute de l'eau froide^ on en abaisse la température, et le liquide, quoi**

S n'en plus grande masse , ne déborde plus. >r, pareille chose doit arriver et arrive dans la pléthore raréfactive, c'est-è-dire que les rafraîchissants externes et internes, lei bains tièdes surtout, en modérant les mouve^ ments trop impétueux du sang, arrêtent Thé' morragie. C'est du moins ce qui nous es^ arrivé bien des fois, et entre autres dansun cas d'hémoptysie que nous avons traité avec succès à Diffne, sans tirer une çoutté de sang, au granof étonnement des aspirants au grade d'officier de santé et de pharmacien, camarades du malade, candidat venu lui-même pour passer ses examens devant le jury médical.

A quoi reconnait<-on que la pléthore est raréfactive ? A la fréquence et a la tension très-élastique de l'artère qui lorsau'on Tex-

filore cède sous le doi^t avec souplesse, et à ^habitué du sujet, qui pariîcipe tout ^ la fois des tempéraments sanguin et nerveux.

PLEURÉSIE, s. f. , de «Xt^, plèvre, in^ flammation de la plèvre, ou de Tenveloppe séreuse du poumon. — Elle existe quelquefois seule, mais s'unit le plus souvent à la phlegmasiedu parenchyme pulmonaire. Koy. Pneumonie.

PLEURODYNIE» s. L.pleurodynia, vulgairement point de eoté.'—On donne également ce nom à la pleurésie et à la pneumonie, mais nous croyons qu'il vaut mieux l'appliquer spécialement à la pleurodynie qui consiste dans l'inflammation eatarrhale ou rhumatismale des muscles intercastaux.

Ce qui prouve son caractère rhumatismal ou catarrnal, c'est que la douleur change souvent de place, qn elle augmente par une forte aspiration, par la toux, quand on meut le bras correspondant au c^té douloureux et souvent aussi par les mouvements du corps. Ces phénomènes il est vrai se rencon* trent également dans la nleurésie; mais quand la plèvre costale est enflammée, il y a épan« chement pleural et matité du son rendu par le thorax, puis la douleur est plus profonde et s'accompagne de fièvre; ce qui n'a pas. lieu dans la phtogose musculaire des parois thoradques.

La pleurodynie étant, par sa nature, une affection eatarrhale ou rhumatismale, elle doit être produite par les mêmes causes, et guérie par les mêmes moyens qui sont appropriés auCA.TAmBHB et au RHeviriSME ( woy. ces mots).

PLEUR(VPNEUMONiE, inOanmation simultanée du poumon et de son enveloppe.

Voy Pubobconib.

PLEVRE, s. f., pUura, de nïê^y les côtes. — C'est ainsi qu'on nomme une membrane séreuse comparée à un sac sans ouverture, qui enveloppe les poumons et, en se réAéchissaot, ast en rapport avec les parois internes de la poitrine qu'elle tapisse.

La plèvre prend différents noms suivaut

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les parties avec lesquelles elle est en rap> port ; ainsi on noame plèvre pulmonaire la portion membraneuse qui embrasse le pou* aon dont elle forme en quelque sorte le tégument propre ; et on donne celui de plè-' yre co$iaU à la portion qui recouvre les par^ ties internes ae la cavité thoracique. Et) comme il j a une plèvre pour chaque poumon, il résulte de leur adossement ce q[u*on appelle les mediaetins antérieur et postérieur.

PLIQUE, s. f., p/tca, trichoma^ ainsi nom* mée, parce qu'elle est caractérisée par l'entrelacement, rentortillement et l'agglomération des cheveux. — Elle est endémique en Pologne, en Lithuanie et dans quelques au-' très contrées du Nord.

Alibert, à qui tous les auteurs ont recours quand il s*agit de la plique, et auquel je dois recourir moi-même ne l'ayant jamais vue; Alibert, dis-je, en admet trois espèces, à chacune desquelles se rdtt.achent quelques variétés qui la modifioit, si l'on veut, mais n'en changent pas la nature, savoir :

1* La Plique multiforme, plica eaput Medusm^ dans laquelle les cheveux ou les poils se mêlent et s'agglutinent par mèches séparées, plus ou moins grosses, plus ou moins longues, plus ou moins flexueuses, ce qui les fait ressembler à des cordes et les a fait corn-

fmrer à des serpents. Cette espèce comprend a plique en lanières et celle cnf;rt7/e9.

M* La Plique a queue ou solitaire, plica longieauda. Dans celle-ci, les cheveux ou les poils ne se divisent point en mèches distinctes et nombreuses, mais se réunissent pour acquérir un allongement excessif qui la fait ressembler à une queue de cheval. Les variétés de la plique à queue sont : la plique solitaire laiérale^ la plique à queue pktforme: celle à queue fuleiforme^ et enfin celle en moitue.

3* La Plique en masse, plica ce$pitosa. Plique dans laquelle les cheveux ou les poils se mélentt se collent et s'agglomèrent ensemble, sans jamais se séparer, au point de n'offrir aux regards de l'observateur, qu'une masse informe plus ou moins volumineuse, qui surcharf^e la tête d'un poids énorme.

On peut indiquer comme variété de la plique en masse, la plique mUri forme ei la plique globuleuse.

Symptomaioloaie. Réunissant dans un< même tableau les différentes espèces de plique dont il vient d'être question, nous dirons : leur invasion commence ordinairement par un abattement universel, un en- Sourdissement dans tous les membres : des ouleurs vagues se font d'abord ressentir dans les articulations des pieds et des mains, gagnent ensuite les omoplates, l'épine du dos, et s'étendent bientôt à la région postérieure du cou et de la tète. Le soir, il se manifeste un accès fébrile qui se prolonge très-avant dans la nuit, et se termine par nne sueur visqueuse, gluante et excessivement fétide. Le matin le pouls est naturel ; il y a une sorte de rémission dans les svmp- ^ tomes que ie viens d'indiquer.

Aux douleurs arthritiques qui constituent

PUQCE

presque toujours le début de celle affectioo, viennent se joindre des mouvements con* vulsifs dans les muscles, des soubresauts dans les tendons, un tintement d'oreilles pénible, une céphalalgie atroce que le malade cherche vainement à calmer par des médicaments sédatifs- ou narcotiques; des vertiges, une pesanteur autour des orbites, des picotements, et une sensation très-iocommode de resserrement dans la partie postérieure du cuir chevelu.

Bientôt un phénomène externe, surprenant pour le physiologiste observateur, se déclare. Les cneveux se môlent, s'entortillent, s'agglutinent, se séparent en faisceaux; on les voit s'arranger en petites cordes tournées en spirale, en sorte que la tète parait environnée d'un amas de couleuvres effrayantes qui rappellent l'image affreuse d*ane gorgone. On en voit aiissi s'allonger comme des queues traînantes, qui atteignent les jarrets, et quelquefois pendent jusqu'à terre; on les voit enfin se hérisser comme les poils d une bète fauve, ou comme les soies qui se dressent le long du cou des pourceaux; enfin, il arrive quelquefois que les cheveui s*entas9ent en globes ou en masses informes, qui deviennent de lourds fardeaux |)oar ceux qui les portent. Les poux fourmillent au milieu de ces touffes viUeuses, et se multiplient avec une promptitude^ qu'on ne peut exprimer. A la base de ces touffes on voit une grande quantité d'écaillés furfuracées.

La plique n'attaque pas seulement le cuir c-icvelu; elle se manifeste aussi dans les autres parties du corps humain qui sont pourvues de poils. Le virus trichomatiaue s'introduit souvent jusque dans les ongles des mains et des piecis , particulièrement chez les individus qui sont chauves. L'analogie de structure de ces organes avec les cheveux explique facilement cette dégéuérescence hideuse; tantôt ils prennent ud accnoissement prodigieux, tantôt ils s épaississent et offrent beaucoup d'aspérités au toucher; ils deviennent jaunâtres, K vidas, noirs comme la corne d'un bouc, ou quelquefois môme ils sont crochus comme la griffe des quadruples carnassiers. On observe, du reste, que l'altération des ongles n'arrive que longtemps après l'altération des cheveux et des poils.

Toutes ces déformations physiques et extérieures, que nous venons de signaler, sont causées et entretenues par la sécrétion ex« traordinairemcnt abondante qui suinte des parties couvertes de v^losités et qnf constitue la plique proprement dite** Cette excrition, qui atuue surtout vers la tôte, ne s'échappe pas uniquement des pores de la peau du cr&ne, mais encore des cheveux euxmêmes, ainsi que l'ont constaté des observations microscopiques. On a vu en effet. que les extrémités des canaux capillaires exhalaient une espèce de vapeur gai se déposait et se condensait ensuite oans ieors interstices. Si 1p dépôt qui s'en fait dans les cheveux est si copieux que ceux-ci ne puissent le contenir, abrs ils se rompent d»fl«

PLIQl'E

leur milieu* el la matière s*ëcouIe au dehors en très-^ande quantité; elle exhale me odeur tut aeneriSf qui est Irès-repous- «aote. Cette odeur a beaucoup de rapport arec celle de la graisse rancie; il est irai <|u*elle Tarie dans quelques circonstances. M. le docteur Nigkouski a vu, chez une jeune demoiselle, une plique des aisselles qui était très-aromatique et qui répandait le parfum de Tambre.

Jusqu'ici je n*ai retracé» dit Alibert, que les accidents ordinaires de la plique; mais cette maladie acquiert souvent le plus grand degré d'intensité; elle revêt une multitude de physionomies, et, dès lors, le caractère de ses symptômes paratt entièrement subor^ donné a la direction que prend la matière trichomatique dans l'économie animale. Faitelle son irruption vers rora;ano cérébral , des accès épileptiques se déclarent. Souvent les malades sont foudroyés par l'apoplexie; quelquefois ils sont en proie à des transports maniaques. Stabel cite l'exemple d'une femme qui avait éprouvé une violente frénésie avec UDe fièvre aiguë, une aliénation marquée de l'esprit et un délire furieux. Ces désordres ne cessèrent que lorsque les cheveux com^ mencèrent à se pliquer.

Si la métastase s'opère vers le système respiratoire, elle détermine l'asthme, lliydrotborax, les crachements de sang, la phthisie pulmonaire, le catarrhe suffocant ; les palpitations suivent les atteintes du système cir-culatoire. Enfin, quand le virus de la plique affecte l'estomac, les intestins et les autres viscères con tenus dans la cavité abdominale, on voit arriver le flux dyssentérique, la diarrhée, les coliques, l'hypocondrie, la mélancolie, etc. ; la faculté digestive est pervertie. On a vu survenir, chez certains individus, noD*seulement un penchant irrésistible pour les boissons spiritueuses, mais aussi des goûts bizarres, dépravés » en un mot , de vrais pteo. On a vu naître l'inflammatiou ou l'ulcération du foie, etc. Quant aux femmes, la menstruation est troublée ou interrompue, et communément elle ne reprend son cours régulier et périodique que lorsquç la plique vient se manifester à la tète.

Stabel a particulièrement observé que les effets du virus trichomatique diffèrent suivant les systèmes organiques dans lesquels |l pénètre en premier lieu. C'est ainsi que, lorsqu'il s'introduit dans le système lymphatique, il donne naissance a des engorge* ments glanduleux, très-rebelles aux moyens coratifs. H se forme des nodosités et des tubercules dans les articulations , des squirrhes, etc.; la peau se décolore et acquiert uoe couleur terreuse. Il n'est pas très-rare de voir cette maladie produire la carie des os, pénétrer même jusqu'à la moelle de ces parties, qu'elle rend friables.

Quelquefois la plique se déclare sans aucun Rident précurseur et sans la moindre sensation douloureuse; tantôt elle se forme lentement et successivement, tantôt elle se mnnifeste avec une rapidité inconcevable; l'événement le plus léger suffit quelquefois

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