AMMONIAQUE
combien il importe de prendre en très-grande cfinsidérntion la suppresion des hémoria- ^\es habituelles, quand on doit tirer du sang. A plus forte raison, faut-il, dans les amauroses symptomatiques, remonter à la cause prochaine, Taffection principale méritant plus particulièrement, et presque exclusivement, rattention du praticien.
AMBULANT, adj., ambulans, de ambulare, voyager.— Il se dit de toute maladie qui quitte spontanément son siège, pour reparaître ailleurs. C'est le propre de certains érysipèles, du rhumatisme, des dartres, etc.
AMENDEMENT, s. m., amelioratio : changement en mieux ou amélioration plus ou moins remarquable dans Fétat d*un malade.
AMÉNORRHÉE. Foy. Menstruation.
AMERS, s. f., amara. — On applique généralement cette dénomination à une classe de médicaments remarquables par leur amertume, et qui agissent à la manière des toniques. Yoy. Tonique.
AMIDON*» s. m., amylum^ «^v^*;.— L amidon du commerce n*est autre chose que la Une fleur de froment. On peut bien Textraire des semences de plusieurs céréales, des çraines, des tiges, et mAmedes racines do plusieurs autres plantes, mais on ne le fait
r. L*amidoa rafraîchit et resserre, aussi prescrit-on en lavement dans certaines diarrhées. 11 est très-avantageux en poudre sèche contre Tinflammation érythémateuse qui se manifeste après les lésions traumatiques, ou dans les excoriations de la peau rhez les personnes très-brasses. Dans ce cas, il sufiit ae tenir la partie constamment recouverte d'amidon, pour que la rougeur sc^ dissipe ou que Texcorialion se cicatrise.
AMMONIAQUE, s. f., ammoniaca. ~ C'est le nom qu'on a donné à un corps gazeux qui lait la base du $el ammoniac^ sel ainsi désigné lui-même, parce qu'il était préparé jadis dans la Lybie, près du temple de Jupiter Amnon : âpôc veut dire sable, et ce pays est, en effet, très-abondant en sable. C'est en faisant absorber au gjaz ammoniac i^OO parties d*eaa« qu'on obtient V ammoniaque liquide (alcali volatil fluor ^ esprit de sel ammonicu:)^ qu'il est facile de reconnaître aux caractères suivants : elle est incolore, transparente, et agit sur le sirop de violettes comme le gaz ammoniac, dont elle offre l'odeur vive et pénétrante, insupportable, ainsi que la saveur caustique, piquante et corrosivo. Son action sur r^nomie animale est telle, lorsqu'elle 64 concentrée, que, môme en petite quantité, elle tue en enflammant les tissus et en excitant le système nerveux : il convient donc de bannir Je la thérapeutique médicale son administration à l'intérieur. Toutefois, nous devons le dire, étendu dans une grande quantité «ie téhicule, mélangé à certains corps gras, Talcali volatil peut devenir, dans des mains exercées, un médicament précieux dans une foule de cas. Avant de les indiquer, nous nous hâtons de dire, à tout événement, que leau vinaigrée est le meilleur contre-poison de ïammoniaque.
Nous avons posé que KalcaU volatil» à l'intérieur, pouvait être utile lorsqu'il est étendu dans un véhicule convenable; commeui le devient-il? En agissant comme tous les stimulants diffusiWes, c'est-à-dire en réveillaDt l'exciWi/t^^ du système nerveux, et en poussant à la peau, ce qui favorise la diaphorèse ou l'établissement de sueurs plus ou moins, abondantes.
Mérite-t-il la réputation populaire qu'il a
imposant toujours au vulgaire, qui pourrait être victime de sa crédulité et de sa confiance dans les assertions d'un botaniste si célèbre ; et je réponds parla négative. Pourauoi? parce que Fontana, un des toxicologues les plus logiques, un des expérimentateurs les plus habiles, a démontré combien il est puéril de croire que l'ammoniaque prévient Tempoisonnemônt par morsure d'animaux venimeux; plusieurs autres observateurs ayant constaté, d'ailleurs, que la morsure de la plupart de ces animaux, et de la vipère elle-même, ne causent presque |amaîs la mort. Néanmoins, et quoiqu'il soit bien établi auereau de Luce (mélange d'ammoniaque et d'huile rectifiée de succin) n'est point un spécifique des plaies venimeuses ; connaissant l'influence du moral sur le physique, nous «royons qu'il ne serait pas prudent de désillusionner le blessé qui aurait en elle beaucoup de confiance, et de se refuser è lui donner une boisson dans laquelle elle entre. Je dis plus : il est constant que 6, 8, 10 ou 13 gouttes d'ammoniaaue administrées dans une tasse de liquide cnaudet sucré, sont un sudorifique assuré, qu'il n'y en a pas même de plus énergique. Des lors, dans la supposition où le venin de l'animal, en pénétrant dans le sang, déterminerait des accidents, pourquoi, en supposant qu'ils ne soient i^as mortels, ne pas recourir h un remède Çfui peut en abréger la durée? A ce propos, je déclarerai avoir entendu M. Orfila raconter, relativement à refficacité de l'ammoniaque dans le traitement de la morsure des animaux venimeux, qu'il l'avait donnée comme sudorifique, et avoir été témoin de choses incroyables à ce sujet, et par exemple : « En 1816, dit-il, étant en Espagne, un moine fut mordu à la lèvre par un insecte presaue imperceptible: en dix minutes le corps de cet individu était gros comme un tonneau : je lui donnai Kammoniaque, il sua abondamment, et, en deux heures, le gonflement avait disparu, i^ C'est un exemple à imiter.
Mais si rammoniaqu<eest un diaphorétique si puissant, elle doit être utile dans les rhumatismes, la goutte , les affections catarrhales, les syphilis anciennes et invétérées ? C'est en efl^t ce que l'on a constaté. Ou a mêmeétéplus loin, et comme on sait qu'elle agit en déterminant une excitation ioterue qui est suivie d'une réaction générale, avec un mouvement d'expansion de^ humeurs du centre à la cii-conférence, on a utilisé cette propriété dans certam&cas de maladies sxan^
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