AMMONIAQUE
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ihimaliques àoiïi Téruplion était difficile, empêchée par l'absence d'une réaction vitale suflisante contre le principe morbifiqiie, et aussi, dans quelques cas de dysménorrhée douloureuse, par atonie. M. Patin, qui a asse2 souvent réussi dans ces cas, et qui conseilledereraployeravec réserve, parcequ'elle
pourrait diminuer la quantité de Técouleraent, ose pourtant en prescrire de 50 a 70 GOUTTES divisées en deux doses, et mêlées à unverrede liquide sucré.aAussitôt, dit-il, que les douleurs, le malaise do Tépoque mensuelle se font sentir, on fait prendre une première dase d'ammoniaque, et une detni-, lieure après, on donne la seconde; si Ion éprouve quelque ressentiment des précédents symptômes, cette dose peut être augmentée, suivant Tinlensité de ceux-ci. » J'avoue que, malgré les assertions de M. Patin, je trouve ses doses d'ammoniague bien for^ tes, et que je préférerais administrer ce médicament par doses de dix gouttes tous les quarts d'heure, que d'en donner tout d'un coup, de 25 ^ 36 gouttes.
Enfin, et sans parler de l'emploi de l'ammoniaque contre l'ivresse, sujet que nous avons traité dans notre Dictionnaire des Passions, nous ferons observer que Pinel assure avoir prévenu des cas d'épilepsie, en faisant respirer la vapeur d'ammoniaque qui se dégage d'un flacon d'alcali volatil qu'on tient dans la main, en plaçant le flacon sous les narines du malade. 11 ne faudrait pas user ' trop facilement de ce moyen, qui n'est pas sans danger dans ces sortes de cas, ni s'en servir dans la syncope. 11 n'en est pas de même de certaines asphyxies : vu la^ propriété qu'a l'ammoniaque d'absorber l'acide carijonique, elle pourrait être avantageuse dans l'asphyxie par le charbon, tout comme on pourrait* profiter de son action excitante sur la muqueuse nasale, pour provoquer les premières inspirations dans l'asphyxie par submersion.
Somme toute, l'ammoniaaue est un médicament actif, énergique, dont, nous le répétons, une main habile peut tirer un trèsgrand parti.
Mais si elle est puissante à l'intérieur, Taroraoniaque Test bien plus encore à l'extérieur. Comme caustique, l'alcali volatil est préférable au fer rouge, parce qu'il pénètre |)lus avant, ce qui est inaispensable dans la morsure des chiens enrages, des animaux venimeux; au même titre, on a bientôt, avec l'ammoniaque, un vé.sicatoire extemporané ; comme stimulante, la vapeur d'ammoniaque est fort avantageuse dans les ophthalmies chroniques atoniques, qui ontbesoin d'être avivées ; toutefois il ne faudrait pas laisser trop longtemps le flacon sous l'œil, de pour d'irriter la muqueuse, de l'enflammer, au lieu simplement (le Vaviver. C'est pourquoi il vaudrait peut-être mieux se borner h eu mettre quelques gouttes dans un collyre» comme on l'a fait du reste avec succès. C'est même en les constatant, ces succès, et par analoKie, que Pringle a conseillé Tu-
sage de l'ammoniaque dans l'angine, à la dose d'un demi-gros à un gros, dans un gargarisme d'une livre, etc., etc.
Doses et mode d'administration de r ammoniaque. On donne l'ammoniaque, depuis S[uatre gouttes jusqu'à un demi-gros, quatre ois par jour. Alibert donnait dix à douze gouttes d'alcali volatil dans un verre d'une infusion de sureau, faisant remarquer que, vu la facilité avec laquelle il se volatilise, il ne doit être versé dans le véhicule quau moment de l'avaler.
Comme rubifiant , en mêlant parties égales d'ammoniaque et d'axonge , on obtient un vésicatoire très-actif: il devient bien plus puissant encore si l'on mêle deux parties d'ammoniaque à une parliede saindoux. La pommade dite de Gondret, que ce médecin a tant vantée comme caustique, et dont il assure s'être servi avec succès pour cautériser profondément la peau du crAne, dans les maladies chroniques du cerveau, les cataractes commençantes, Tamaurose, etc. , n'est guère autre chose; voici comment on la prépare.
Pr. : de suif, une partie ; d'axonge, une partie, et deux parties d'ammoniacjue è 22 degrés ; faites fondre le suif et l'axoiige dans un Bacon bouché à Témerià la chaleur du baipmarie, et quand ils sont en grande partie refroidis, ajoutez l'ammoniaque et boucliez le flacon : agitez-le vivement et plongez-le dans l'eau froide, afin que la pommade se solidifie.
On se sert, dans les maladies douloureuses et rhumatismales, de liniments composés avec : .
1" Pr. : parties égales d'alcooi campnre, de baume de Fioraventi, c'est-à^ire 2 ouces do
chaque ; .-
D ammoniaque liquide, demi-once. M.
Il est très-excitant.
2* Pr. : Alcool vulnéraire, 2 onces ;
Laudanum liquide de Sydenham, 2gros;
Ammoniaque, 1 gros. M.
11 est excitant et narcotique.
3' Pr. : huile d'olive, 2 onces... ;
Ammoniaque liquide..., 1 gros. M-
(C'est le Uniment ordinaire de Fuller, en y ajoutant comme lui 20 grains de camphre dissous dans une demi-once d'eau intriacaie.)
k- Enfin :Pr.: huile d'olive de camomille, ou de jusquiame, 2 onces ;
Camphre, li2 çros ;
Ammoniaque liquide, 1 gros. M.
Tous ces médicaments s'emploient en initions sur les parties affectées.
Sels ahmonucaux. L'ammoniaque en ppodoit plusieurs, à savoir l'acétate d ammoniaque dont nous avons déjà parlé {Yoy- acétates); le carbonate d ammoniaque, «^*. » corne de cerf, sel volatil d'Angleterre, (lui se vend dans de petits flacons qu'on fait respirer dans la syncope : il offre tous les dangers de l'ammoniaque quand on le a^^"^..^ rintérieur ; et le chlorydrate ou liydrocluorai^ d'ammoniaque, sel ammoniac, pon moins a
AMNESIE
AMLXETTE
l.Nft
tif que rammomaque proprement dite : c*e6t généralement ce sel qu'on «emploie» dissous dans l*eau, comme résolutif, dans les engorgements, dans les angines, etc.
AvMONiAQUB (jjfomme), s. f., gommum am" moniacum. La gomme ammoniaque est une gomme résine dont Torigine a\Ho «longtemps douteuse, mais qu'on sait positivement aujourd'hui, découler des incisions qui se pra* tiquent à un végétal du genre /erula,*de la &mille des ombelfifères, pentendrie djginie, L. Aussi Frowitz nomma-t-il Tammoniaque ferula ammoniacumf nom auquel y. Merat et Delens ont proposé de substituer celui de ferula ammonifera^ ainsi que l'avait déjà fait Lémer^.
Les caractères physiques sous lesquels se présente la gomme ammoniaque sont : un corps goaimo-résineux sous la Torme de larmes, d'un blanc tirant sur le jaune; sa sapeur est un peu &cre ; son odeur forte et dé- «ajO^able ; les larmes sont tantôt isolées et laolùt soudées ensemble par une masse résineuse : dans ce dernier cas, c'est la gomme en sorte des drog[uistes. .
légèrement stimulante quand on l'administre à l'intérieur à faibles doses (de 6 à 8 grains)) elle produit un sentiment de chaleur plus considérable sur l'estomac et une excitation générale; si on la donne à celle de 20 à 25 grains, et au-dessusde cette dose, elle devient purgative. Très-employée jadis comme résolutive , fondante, expectorante, on s'en sert peu aujourd'hui, quoique M. Cruveilher aitathrme en avoir retiré de bons effets dans certains cas de dyspnée, d'asthme, et que Laennec s'en soit servi dans les catarrhes secs, compliqués du spasme des rameaux bronchiques.
La gomme ammoniaque s'administre en général soit seule, à la dose de 10 à 30 grains ; sfjil en potion ou en pilules, quel'on prend plusieurs fois dans les vingt-quatre heures. Laennec la mêlait au savon amygdalin, à la dose de 8 à 2Jk grains par jour ; et on trouve dans le Codex, sous le titre de potion kicisive,la formule suivante. Pr.: d'infusion d'hysope... quatre onces ; — d'oxymel scillilique... une once; — de gomme ammoniaque,., douze grains. M. S. A.
La mixture anti-asthmatique de Brunner se compose de : Pr.: Gomme ammoniaque..., deux gros; eau d'hysope..., quatre onces; vins du Rhin..., deux onces. F. S. A,
AMNÉSIE, s. f., amnesia^ de a-ftyiiccc, sans mémoire. — C'est le plus souvent un symptôme d'une autre affection, et particulièrement des maladies de l'encéphale. Elle a cela de particulier, qu'elle peut être complète ou incomplète, qu'elle est passagère et momentanée ou durable. Dans les cas où elle est incomplète, elle offre des caractères singuliers par leur bizarrerie. Ainsi, l'un oublie les lettres de l'alphabet, l'autre la terminaison de certains mots; celui-ci oublie le mot tout entier» et un autre mot semble s'y substituer. Ainsi Broussonnet ne se rappelait jamais le mot fille, et chaque fois qu'il avait à l'i^DipIuyer, c'était le mot jument qui s'of-
frait à son esprit; c'est pourquoi uu jour qu'il demandait à un de ses amis des nouvelles de ses enfants, il lui dit ; Comment s^ portenttes juments? etc. Nous avons vu M. le professeur Lordat, après une maladie grave qui l'avait laissé amnestésique de certains mots, nous l'avons vu, dis-je, être forcé, en
Sjuelque sorte, de les réapprendre, et du reaire par conséquent son éducation ; heureusement pour la science et pour notre maître, qu'après des efforts inouïs et persévérants, son intelligence a repris toute sa netteté, toute son énergie.
AMNIOS, s. m., ammum ou w/iviov.— C'est la membrane interne des enveloppes du fœtus. Elle sécrète une humeur plus ou moins abondante, dans laquelle l'être créé se développe pendant sa vie fœtale ; de là le nom d'eau Y de l'amnlos qu'on adonné à ce liquide. Koy.OEuF.
AMPOULE, s. m., ampti/Za, cloche, phlyctène. —On désigne indifféremment par l'une dcces expressions, une petite tumeur remf>lie de!sérosité ; mais le mot ampoule est plus particulièrement consacré aux pustules aqueuses qui viennent aux pieds et aux mains, après une marche forcée ou de rudes travaux manuels.
AMPUTATION, s. f., amputatio, de amputare, retrancher, enlever. — C!est une opération chirurgicale, qui consiste à séparer pour toujours, au moyen de l'instrumeut tranchant, tout ou partie d'un organe, d'une extrémité, etc., afin de préserver Torçanisme de suites fâcheuses que les progrès du mal. peuvent lui imprimer, et sauver, s'il est possible, ou s'il en est temps encore , les joi\rs du malade.
AMULETTE, s. m., amuleium^ de amolirî, éloigner. — 11 consiste dans une figure, une image, un corps quelconque que l'on |x>rte sur soi, dans l'intention de se préserver d'un danger ou d'une maladie. Le plus singulier de tous ces amulettes, c'est Vabracaaabra^ aussi nous arrêterons-nous à en donner la forme. Ce mot devait être écrit sur autant de lignes qu'il y a de lettres, et conséquemment répjété autant de fois, mais avec la précaution ce supprimer la dernière lettre de chaque ligne, ae manière à former un triangle dont la base fût en haut {Voy. la figure ci-après). En portant cette inscription au cou, suspendue avec un fil de lin, on se guérissait ou on se préservait de la fièvre quarte {Serenus Sqmmonieus). Inutile de faire ressortir le ridicule d'une assertion pareille*
A6RACADARRA
ABRACADABK
ABHACADAB
ABHACADA
ABRACAD
ABRACA
ABRAC
ABKA