ANODIN
ANOSttlE
par ce^ troubles : ce soiil lesViTAtisTES {Voy, ce mot).
Après l'enseignement de ce système, qui a coiDmencé à Barthez, son inventeur, et (lue M. Lordat continue h expliquer aYOO éclat; après les écrits nombreoi et forts de dialectique qui ont été publiés à ce sujet ; eu un mot, après le retoatissement qu'a eu le vitalisme» nous ne comprenons pas que les auteurs moderaes puissent dire encore que l'animisme est appelé vttaltVme^ «ptritualUme^ suivant les nuances qu*on a éta- Mies. Us diOèrent essentiellement. ( Voy. mon Introduction au Dictionnaire des Pas« sions.)
ANiS, s. m.t pimpmetla anisum^ L. — On en distingue de deui espèces : Tanis vert, qui n'est guère employé que comme carmv^ natif, et pour marquer la saveur do certains médicaments; et Vanis étoile ou Badiane (Koy.ee mot).
ANKYLOBLAPHERON, s. m., ankaoblorpheron^ de «vxvl4r-|3>t)^oii, paupière resser-» rée. — C'est le nom qu'on a donné h l'union contre nature» du bord libre des paupières, soit entre elles, soit arec le globe de rœil.
ANKYLOSB, s. f., ankylo$i$f de ^vlor^ courbé. — Adhérence des surfaces articulaires entre elles, produite par la sécheresse de la synoviale et par la rigidité des parties qui enrironnent l'articulation, ce qui détermine l'immobilité des parties osseuses habituellement mobiles. Quand cette immobilité est complète, elle constitue l'ankylose vraie; mais s'il reste encore quelques mouvements obscurs dans rarticulation, c'est Tankylose fatutse. Comme celle-ci peut dégénérer en ankylose vraie, on doit tenter de prévenir ce résultat fAcheux, soit en combattant les causes qui l'ont amenée (l'inflammation, l'engorçement, etc., des parties qui constituent larticulation), soit en foisant exécuter, de temps en temps, des petits mouvements aux surfaces articulaires; mais, eh définitive» quand on craint de ne point réussir ou bien quand on désire que l'ankylose s'établisse» ce qui a lieu quelquefois, on doit donner au membre la disposition la plus convenable à ses usages.
ANNEAU, s. m., annului.'--Ce mot sert aux anatomistes pour désigner certaines ouvertures naturelles de forme drculaire ou ebrondes, que présentent les aponévroses du bas-ventre. Tels sont l'anneau crurai, situé sous l'arcade crurale; Tanneau inguinal^ situé dans l'aine; l'anneau ombilical ^ qui donne passage, chez le totus, au cordon ombilical. C'est par ces ouvertures que se forment les hernies. {Yoy. ce mot.)
ANODIN, s. m.f anodynns^ de à-ôlv«Q, sans douleur. — On a appelé médicaments mo^ dim^ ceux qui ont la propriété de calmer la douleur» c'esl-4i-d1re les calmants.
Nous voulons bien admettre cette sjjrnonymie, mais à la condition qu'on no U)rmera pas une classe de remèdes anodins ; la saignée étant le calmant de la douleur inflammatoire ; l'opium le calmant de la douleur spasmodique ou nerveuse ; le quinquina le
calmant de la douleur périodique, etc. Doue il ne serait pas logique de former une classe spéciale de médicaments sous le nom d'anodins.
ANOMAL, B, ad|., tmomalis ou dbo|ua«f, de »-ifttLUç, pas régulier, ou phit6t tout à fait hors de la règle. —C'est* une expression
Îu'on a adoptée pour désigner \uio maladio ont la marche est irrégulière» insolite, et en dehors des faits habituellement observés; ainsi, par exemple» une épidémie nouvelle, et cpii n'aurait point été onservée, coiistituerait une maladie anomale.
ANORMAL, adj., de oA-narma, hors règle.
— Ce terme est employé couiuie synonyme d'anomal» avec cette différence» qu'il s'applique k toutes les irrégularités ou désordres physiaues, intellectuels .ou moraux.
ANOREXIE, s. f., anorexia^ ou «vc/MSk, de a-ôpfeir» sans appétit, absence du désir de prendre des aliments. -— Quoique l'anorexie soit le plus souvent un symptôme d*embarras gastrique» de la chlorose, de certaines fièvres d'accès, etc.» elle n'en constitue fas moins une maladie à part» isolée» que Ton a classée parmi les névroses de la digestion, de nature asthéniqoe. L'anesthésie des nerfs de l'estomac en est la cause prochaine» et, si oa la méconnaît ou qu'on la néglige, elle peut exister longtemps» e'est-à-dire se prolonger au delà de plusieurs mois ou de plusieurs années» terme que je ne sais trop pourquoi on a assigné k sa durée» qui» selon nous» peut être indéfinie. Quoi 9U il en soit, une chose Qu'on ne doit pas ignorer quaiMl on rechercne les causes occasionnelles de l'anorexie » c'est qu'elle peut être ta suite des contentions fortes et assidues de l'esprit» de certaines émotions morales, des excès dans les plaisirs sexuels, etc.
Pour la combattre efTiçacement» et redon-* uer à l'estomac trop iaible le ton qui lui est nécessaire pour reprendre ses fonctions, ou, si l'on veut, pour le retirer de cette espèce de torpeur dans laquelle il se trouve, il suffit ordinairement d'obliger l'individu à changer sa manière de vivre» et d'unir à d'agréa- Eles distractions, à un doux exercice» un régime analeptique et l'usage des amers» des aromatiques» des martiaux» des toniques» etc. Les coquillages et les aliments de haut goût conviennent parfaitement
ANOSMIE, s. f.» anosmia ou ày«afiMià-o#fiii, sans odeuK", perte de l'odorat, diminution ou suppression de la faculté de percevoir les odeurs. — Cette infirmité, qui a pour synonyme Yagueuslie^ a été classée par quelques nosographes parmi les névroses» quoiqu'on sache bien qu'elle accompagne souvent le coryza» avec lequel elle se dissipe» et certninesulcérations syphilitiques k ]h racine du nez, qui» à mesure qu'elles se cicatrisent, permeUent à Tolfaction de se réveiller. H n'en est pas de même de l'anosmie des grands priseurs» chez qui la narcotisation des nerfs olfactifs est si profonde, qu'il n'est guère possible de la dissiper» et de certaines autres causes inconnues» mais qu'on attribue ^ >& paralysie des rameaux nerveux qui tapissent
ANmiienouEs
AKTUiqUŒ
ni
la mmbftne pituUairea tootelaU» ceMA incommûdiié est $i |ieu iiQportante, au*il es( bien rare que le médiioin soit 9jppe|é pour la guérir, m cependant de oombieo de pUî-^ sirs rmosoiie im priveKt-elie'pas ! C*c$t vr«i^ répondrons «DOiK ; mais si elle empêche de ssffourer le parfum das fleurs, de déguster les viitt &rm et délicats, elle nous affranchit de bien des désagréments, et çeja fait compensation* Mieux Taut donc, peut-être, lais-* lar rindiridu Aveo son infirmité » qui n*iDn est pas une.
Noos a? OQS dit d*uno manière absolue que b prîTatioode Fodorat, en empêchant la per-« npiiondes odeurs agréables, «mpècliailaussi» («r une heurause compensation* la perceplioQ des mauvaises^ Qiit« règle, nous devons le faire observa, n'est pas sans exception. EliParexemple^ ily avait a la faculté de MontpdW Ain étudiant en médecine qui n'avait /ia5 d*odorat; on croirait que cette circons- (aoce était fort avantageuse pour lui, auand il se trouvait dans les ^alU's de dissection ; erreur, car il éprouvait alors è l'eslgmai:^ cette sensation pénible et nauséeuis^ qu'éi- (irouveot fféaéralement lea personnes qut ont Todorat délicat.
ANTHELMINTRIQUES. •- Oa tes connaît plos particullÊmment sous \^ nom dç V^rui^ ne» (Tpy. ca mot).
ANTISIUX. Toy. G0AH9OII,
ANTHEOPOGRÀPHIE ou ANTHROPOLO- GIE, s. f. , onihropographw vel anthropolo^ (fis, de M^ver ^f9i\n ou ^^«f, description, discours, ou traite de l'homme. — C'est t'encembla des connaissymces Anatomiques, chi* tui()uas, pbjsioloj^iques et psjchologistes» qui se rapportent à l'homme et quiconsUtaeoliloate soa histoire physique et morale. (BuRlach^J ^
ANTIAPHRODISUQpESf s, m., «yri Â^^oiwm;, opposé aux plaisirs sexuels.— ^ Se dit des oédicaments qui , contrairement aux $utj$iaoees aphrodistaaues fKoy.ce mot} , ont
G or effet d'amortir les qésirs vénériens, camphre jouit évidemment de cette propriété, ainsi que les rafraîchissants, et tout ce qui est /capable de diminuer Ténergi^ d^ forces vitales. '
ANTIEMÊTIQUSS, ^. majic. subst., hni '•4T»H» opposé è rémétiquCi ou mieux aux vomissements. *- La médecine en possède uii très^grand nombre, et, par exemple, les tiuissons Aroides et glacées, acidulées ou nop arcç l'aeide citrique, Tacide sulfurique ou iulre ; la potion iantiémétiquis diB Rivière, ^lle de d^ Hapn, etc. Voici la formule de ces potions.
Vr 1. FoHùn de fiivUre.
. ?r. Carbonate de potasse, 1 gramme 2^ cenlig. (uo scrupule).
£au commune^ 90 ^ (trois onces).
Suc de limonsi 30 id. (une once).