ANIMISME
part aux cspéreoces qu*on on avait eonçues. C*es( parce que votre angustnre était de mauvaise qualité, objecte-t-on aux expéri'uientateurs qui ne réussissent pas. Comment prouver le oontraîret Donc, nous le répétons, le doute philosophique est permis.
Quoiqu'il en soit, rçne^usture qui, comme on «'accorde à le dire, tire son noni d'Angnslura, ville de TAmérique australe, d'où die a été transportée par les Espagnols à l'Ile de la Trinité, croît sur les rives de TOr^oque et sur la c6te de Paria, entre la Trinité et Curaçao, où elle a été découverte par> deHuniboldt et Bonpiand ; c'est-è-dire qu'après avoir vu cet arbre près de TOrénoque, Juelqucs mois après ils en observèrent la •ur rt le fruit dans la vallée de Santa-Fé, eotre Cumana et la nouvelle Barcelone. Mais. ^tt'ii ait été observé et étudié ici ou là, toujours est-il que toques les écorces répandues dao5 !e commerce, sous le nom d*aujgusture, fl^soDt point de la môfpe espèce, ce qui pourrait expliquer peut-être les résultats dllllérenis olitenus par les médecins qui ont tenté des essais avec cette substance. On doit ï M. Planche d*avoir appris à distinguer ees écorces entre elles, et de nous les avoir présentées sous trois espèces : la première ,• celle qui fait le sujet de cet article, ou le B(mplandia trifoliaia (angufture vraié^ est on peu convexe, plus large et plus épaisse qocTécorce de auinquina, et recouverte par up épiderrae blancMtre, inégal, parsemé d'aspérités t sa couleur est d'un brun fauve, n texture dure ^t ftrme ; réduite en poudre, elle a un aspect très-jaune ; quant à sa saveur, elle est très-amère et nauséabonde quand Técorce n*a pas vieilli. La seconde ^pèce, ou angutturt fine du commerce, est encore peu connue, quoique très-répandue. C'est celle-là <}ue M, Planche appelle fatuêe «mpuiiure, ou anguifure ferrugineuse : elle estr^coppi^ssable en ce que ses écorces sont, en général, roulées sur elles-mêmes, d'une couleur gris -jaunâtre à Tintérieur; quelques-unes ont répiderme enduit d*une matière qui a Tapparence de la rouille, et qui en possède quelques propriétés. La poudre de celte racipe a une odeur analogue à celle ^ Tipécacuapha, et une odeur qui se rapproche asse;s de celle de cette racine; elle est d'une amertume extrême. Quanta la troisième espèce, angusture plate ou communej •I est plus facile dé la confondre avec la vraie, quoique cependant 1^ couleur intérieure de ^0 écorce, tirant sur le roqge, puisse servir à les distinguer : en outre, son amertuqie fôt peu sensible, et sa poudre a upe teinte l^rticultère qui lui donne une très-grande analogie avec le quinquina gris; puis sa cassure est moins net^e et n^oins pésineuse. Di'- ^ns, pour en compléter l'histoire naturelle, que, nonobstant ces distinctions , Richard li aduet que deux espèces d'afîgasiures : la ^nie et là fausse, et que la première seule mérite que nous recherchions quelles sont les propriétés médicales dont elle jouit.
Nous avons dit que Wilkinson avait singubèrement exalté les propriétés fébrifuges dja
DlCTlONN. PB MiDBGIi^lt,
Tangusture; nous (goûterons qu'on no Va pas moins vantée contre la dyssenterie, et que le docteur Evar assure s'en être servi, ayec un avantage oui doit surprendre, pour la curation d'une nèvre adynamique compliquée d'éruptions pétécbiales et d'une hémorragie passive de la bouche. Mais, de même que le docteur Villa et Alibert Tont employée avec peu de succès, soit dans la fièvre tierce simple, dans la fièvre quotidienne rémittente; soit dans raOèction scorbutique et dans la diarrhée, ce ne serait guère qu'après une série d'observations nouvelles, très -concluantes, qu'on pourrait se prononcer définitivement, non pas sur son infériorité au quinquina, la chose est incontestable, mais sur le degré de confiance qu'on doit accorder à l'angusture, comme astringent, tonique et antipériodique.
Mode d'adminittralion. L'angusture se donne en poudre, à la dose do douze à quinze grains, trois ou quatre fois par jour, dans 'Ju vin blanc étendu d'eau. Wilkinson préférait Tinfusion suivante : Prenez une demi-oniso d'angusture pulvérisée, metteHa dans une Tivre d*eau bouillante, laisseHV pendant environ deu^ heures; filtrez. Ladfose est do deux h quatre cuillerées. Cette infusion devient plus agréable si l'on y ajoute une once de sirop d'écorce d'oranges amères, plus un gros de teinture de lavande par livre d'eap. En outre, une once d'angusture dans un litre d'alcool forme upe très-bonne teinture, qui s'administre à la dose d'une once dans huit onces d'eau.
Nous ne parlons nas de Télectuaire de Wilkinson, parce qu il fatigue l'estpmor, B\ serait dès lors plus nuisible qu'utile.
ANHELATION, s. f., anhelaiio, de anke^ lare^ respirer difiicilement. — Ca mot est syr nony me d'essouiOemen t.
ANIMISME, s. m.-* Les pby$ioU)gifit|3S ont plusieurs manières d'euliqu^r les pbi^ nomènes de la vie : les uns, las organici^o^, pensent que les lois ordinaires de }a phyoi* que, d0 la chimie et de la mécapique, suà}r sent pour sa rendre raison des fonctions orr {;aniques et du jeu vrai|i)ent étQpnant dP0 phénomènes vitaux, nombreux et variée, bu'on observe; Iqs autres, au .contraire, à 1 exenM>le de Stahl, rapportent à I'amb tous ^ les phénomènes de l'économie animale, Ip- * dépendante de la matière, elle ai^rait I9 droit, d'après eux, de lui donner des lois, de résister à certaines actions physiques e^ obirmiques, de présider, ep un rpot^ à toutes Ijus fonctions oiigauiaues et vitafes : ce sont Jes animistes, ou partisans de l'animisme..
Enfin, il est une troisième classe de m^ decins, tous docteurs de la Faculté de médecine de Montpellier, qui, indépendap^ent de I'amb, principe des facpllé^ in(ol{ecti^plles et affectives ^ l'homme, à4ine|tepi un^ a.utro puissance inconnqid, ayant les. mÊfpes caractères que I'^mb, qui préside & r9ierpip6 régulier des fonctions, et veiljp à ce que )es troubles dont elles sont l'ol^et cessent, de manière à ce que l'organisme p'pn soit pa4 aérieuçement ou trop profondément a^l^PM^