ANTIMOINE
vécSfPuis ingérées de nouveau, par )a même [>er$onne ou par un autre membre de la famille, ce qui les a fait appeler p»/u/es perpétuelles.
2° Le iulfure dTantimoine^ corps solide d*un gris bleuâtre, très-cassant, cristallisé en ai-
(;uilles de formes diverses, ce qui lui a valu es dénominations d'antimoine striée étoile\ aiguillé f spéculuire, chatoyant ^ etc. It entre dans )a tisane su^oritique de Fetz, assez réputée pour que nous en donnions la formule.
Prenez: de salsepareille deux onces; de racine de squine une once; de sulfure d*antiuioiue quatre onces; de colle de poisson, d'écorce de buis, d'écorce de lierre, de chaiiue une once et demie; d'eau commune douze livres. Mêlez-les ensemble après avoir enfermé l'antimoine dans un nouet de linge un peu lAche, et faites bouillir jusqu'à ce que le liquide soit réduit de moitié par l'évaporation; coulez, laissez reposer, décantez, et flûtes dissoudre dans la colature; muriate de mercure suroxygéné, trois grains.
Celte tisane est employée dans les maladies vénériennes, à la dose d'une pinte par jour.
En outrée, le sulfure d'antimoine sert à la |>i'éparation du soufre doré d antimoine, du CKOCus raetallorum, du beurre d'antimoine, du kermès minéral et de la poudre d*Algarollu
3" VafUimoine diàphorétique^ qui, lorsqu'il n*est {tas lavé, constitue le fondant de Kotrou : celui-ci dilTère de Yantimoine diapho^ relique lavé^ en ce que ce dernier s'obtient en délayant dans de l'eau chaude les trois parties de nitrate de (totasse et «la partie d'antimoine pur qui ont servi à former le premier; de telle sorte que, par suite de la dissolution de ces sels, l'oxyde d'antimoine se préci|>ite au fond du vase, où on le trouve sous forme d'une ^loudre blanche, indissoluble et presaue insipide : eh bien, c'est cette ^tortion lavée et sécnée avec soin qui constitue l'antimoine diapborétique lave.
4* LeJcermis minéral (hydro-sulfate d'antimoine , sous-hydro-suliate d'antimoine hydraté), qui fut tnès en vogue au commencement du xviir siècle, sous ie nom de poudra dei, Chartreux, parce que, dit-on« un moine de cet ordre l'employait avec un grand succès dans les maladies aiguës de la poitrine. Glauber, qui l'avait découvert, en Qt un secret.
5" Le tartratt d'atUimoine et de potasse (émétique, tartre émétique^ tartre stibié), dont nous devons la découverte k Adrien Miasycht (1G31J.
' 6* Ëntin le beurr^ d'antimoine (chlorure d'antimoine) qui forme un caustique des plus énergiques. On l'applique sur une plaie vénérienne, pour empêcher les résultats consécutifs à l'inoculation du virus. Un mot sur les propriétés médicamenteuses des préparations antimoniales en général.
Toutes'les préparations antimoniales, quelles qu'elles soient généralement, possèdent une popriété irritante ^ d'autant plus active qu'elles sont plus solubles : ainsi.
Vémétique, appliqué sur la peau, sur les meaybranes muqueuses de l'œil, du nez, ti% la bouche, des parties génitales, déternnne une -inflammation spéciale et dune grande
Î gravité. Porté dans l'intérieur de l'estoinac,il 'irrite et sollicite ûes vomissements plus ou moins abond/ints, suivis quelquefois de selles et de sueurs; il aurait donc la propriété de poussera la peau. Mais, attendu que la sueur arrive aussi (juand un vomitif non an* timonial est administré, OR a voulu attribuer généralement è la secousse produite par les efforts du vomissement et a la détente qui s'opère ensuite, la diaphorèse qui s'établit. Je crois qu'on se trompe; car si, comme on le dit pour les préparations antimoniales, celle qui est le plus facilement absorbée est la plus active, il devra donc en résulter eue l'émétique, qui fait plus sArement et plus fortement vomir, fera aussi plus abondamment suer.
Voici, du reste, un fait qui semblerait
Erouver que l'émétique agit comme sudorique. Une dame ayant un embarras gastrique se décida à prendre deux grains d éniétique ; je l'avais prescrit dans quatre verres d'eau tiède, à prendre h un quart d'h' ure de distance l'un de l'autre. Quand la malade eut avalé le quatrième verre, elte s'endormit. La garde était fort embarrassée; j'arrive, et cotnme madame avait peu dormi la nuit, je dis : Laissez-la tranquille; il est probable que les envies de vomir ou les vomissemeuts vont la réveiller; alors vous lui donnerez à boire de l'eau tiède pure, ainsi que cela a été convenu. Pensant donc que madame allait s'éveiller d'un instant à I autre, je m'assieds : une demi-heure se passe, toujours même calme et sommeil panait ; point d'évacuation. Je devins curieux de savoir comment les choses se passeraient, et par prudence je restai auprès de la malade. Après une autre demi-heure d'attente, la sueur commença à perler au front, bientôt le visage en fut couvert, elle devint générale : enlin madame ouvre les yeux en disant : Ah mon Dieu, je suis toute trempée! Quelle heure est-il? et l'émétiçiue que je n'ai pas encore vomi? est-ce qu'il ne va pas m'empoisonuer si je ne bois point? Je la rassurai : l>ref, madame mouilla deux chemises, et le lendemain elle allait bien : l'embarras gastrique lui-môme était dissipé, sans évacuation, ni par le haut, ni par le bas... Mais en voilà assez de ces co'isidérations ; arrivons h d'aii- Ires qui sont non moins connues, et, partant, non moins contestées : je veux parler do celles relatives à l'emploi du tartre stibié à haute dose.
Les médecins étaient dans l'habitude d'administrer ie tartre stibié comme voruitif, comme vomi-purgatif, comme diapborétique, etc. ; et ne l'employaient toujours qu'à trèsfaible dose, craigoaiut qu'il n'irritât, gu'ij n'enflammai violemmenile tube digestif, si on ne l'administrait pas fracia dosi, lorsque, au très-grand étonnement du monde savant et du vulgaire, Rasori, professeur de clinique à Milan, publia, sur l'action de l'éméli-
ANTIHOINB
ANTINOEKfi
queà haule dose, des travaux qui, nécessairement, devaient avoir un très-grand relentîssement. En effet, avec les idées qu'on s'était faites sur Taction de réinélimie, comment o'aurait-on pas été étonné de lire les proposilions suivantes : Dans certaines maladies, 1 émétique à haute dose amène une prompte cessation des accidents inflammatoMTes : ce uié<iicament n'est supporté que dans certaines roDditionsde Tonjanisme, c'esf-è-dire quand la maladie est sthènirpic, ou, si Ton veut, ûwmi il existe une dialhêse de itimulus (c'est ainsi qu'il s'exprime], cet état sthénique de la maladie établissant dans Torginisme, ou faisant supposer existant dans celui-ci une tolérance telle que le médicament sera nécessairement supporté. En d'aul«5 termes, Basori déclara et chercha à accréditer qu'il fallait être malade d'une cerlafne manière pour supporter les hautes doses des préparations antimoniales. Nous n avons pas à discuter si Kasori s'est trompé quant è ce dernier chef, si la tolérance s'établit chez les gens débilités et dans les affections qui ne sont pas sthéniques ; si la tolérance s*étBb1it d'autant mieux que la diète est plus rigoureusement observée, comme le prétend M. Trousseau ; ce que nous avons à rechercher, c'est si vraiment l'émétique è haute dose guérit comme contre-stimulant on différemment. Nous avons vu souvent Belpech administrer l'émétique k bauta dose, et nous n'avons presque jamais constaté qu'il ait été complètement toléré; c'est-à-dire qu'il a toujours déterminé des évacuations par le haut ou par le bas, très-abondantes, et souvent par les deux voies h la fois ; dès lors, nous ne serions pas éloigné de dire avec Dance, M. Chonel et bien d'autres, que ouand il purge et fait vomir, il n'agit pas aifféremment que les autres évacuants, et qu'il est sans action lorsqu'il est parfaitement to« léré ; ce que nous avons encore observé. Prenez garde que je ne dis pas que l'émétique à haute dose ne guérit point ; je sais que Laeniiec employait habituellement la méthode Rasorienne à TbApital de la Charité à Paris, et qu'il lui donne la préférence sur la métbotle aotiphlogistiuue pure, déclarant exp essément que si 1 émétique à haute dose n*a d'autres avantages, dans la plupart des ras de |)éripneatnonie, par exemple, que de faire tomber rapidement l'orgasme inflammatoT6 (et c'en est un réel), à l'instar des dé- |ilétions sanguines, il a sur elles celui de voir la maladie se terminer sans nouveaux orages, silôiqueTorgasme est tombé; tandis que, dans les cas les plus heureux, les saignées font disparaître, pour quelques heures seulement, des symptômes inflammatoires qui reparaissent ensuite avec une nouvelle intensité» Nous voulons admettre ees faits sans discussion, mais nousdeoianderoos encore si c'est par la révulsion ou la dérivation que réméligne détermine, gu'il amène la résolution de l'inflammation. Voyez du reste ce que dit Broussais à ce smet : il annoi>ee avoir donné rémétique à haute dose, et qu'il est habituellement survenu des évacua-
tions; qu'une gastro-entérite a été substitMé»* à une maladie inflammatoire de |K)itrine, et que les individus ou ont guéri de la maladie Secondaire par des soins bien ménagés, ou softt morts de ses suites. Reste que le tartre stibié à haute dose a été employé dans bien dos cas, et principalement dans les maladies de poitrine, le rhumatisme articulaire, dans l'hydrocéphalie, l'apoplexie, etc., et qu'on lui attribue les succès obtenus. Je l'accorde volontiers, pourvu qu'on m'accorde que c'est à titre d'évacuant qu'il guérit; et en cela Je suis d'accord, je le répète, avec Dance, H. Ghomel et bien cTautrcs, parmi lesquels nous rangeons M. Trousseau.
Qu'entend-on par administrer l'émétique h haute dose? C'est d'en donner de h grains jusqu'à demi-gros, dans les 2% heures, dans de I eau distillée et sucrée, m6me aromatisée, dont on fait prendre une cuillerée toutes les heures, s'il n'y a pas de vomissement ou de diarrhée, et de deux en deux heures dans le cas contraire. Rasori l'a porté è demi-once. Oetpech n'en donnait communément que % grains. Nous reviendrons sur sa?i mode d administration.
Oryde blanc d*^antimoine, (Test, parmi les médicaments antimoniaux, un de ceux qui agissent avec le moins de violence ; aussi estce un de ceux avec lesquels on a expérimenté. Ses propriétés étant communes à celles des autres antimoniaux, ses effets ont dû être k peu près les mêmes, et ce doit être aussi dans les mêmes cas qu'on le prescrit.
Kermès minéral. II est d'un usage assez .fréquent, et employé avec avantage comme coutre-stimul'int. Pour nous, ((ui ne l'avons jamais administré qu à petite dose, h dose vomitive surtout chez les enfants, dans raslhma aigu, la coqueluche^ en un mot toutes les fois qu il fallait les faire vomir, et (^ui avons ob*tenu des guérisons assez rapides , nous n'avons pas songé à en élever la dose, et nous nous nornons à enregistrer ses propriétés contre-stimulantes d'après l'assertion d'au.trui. Nous ferons donc les mêmes réserves quQ pour l'émétique à haute dose*.
Reste qfictlà règle générale à suivre, dans la prescnption des antimoniaux, consiste : dès que la pneumonie est constatée et que l'on a pratiquée une saignée , à prescrire une poiion stibiée, dont la dose varie en raison de l'âge du malade, du composé antinjonial et de Ta constitution médicale. Ainsi l'éméti-
3ue esl administré, avon&-oous dit, à la dose e 1 à âS grains dans la journée : l'antimoini» métallique, à celle de 10 à fiO grains ; le kermès à celle de i& à 45 ; l'oxyde d'antimoinev à la dose de 15 grains à 60 ou 75. Toutes les préftaralions insolubles doivent être données dans un loch blanc, ou dans un mélange de gomme adragant^suflisamment éteudu et élaboré. Pour les enfants, on peut les administrer en poudre, mêlées à du sucre ou à du miel, et déposées ainsi sur la langue.
Quant h l'émétique à haute dose , on ou donne d'abord une cuillerée à bouche, et moins, s*il s'agit d'un enfant ; dose qu'on ré-
ANTiTATIMC
ANXifiTS
vèlB une heure après^ s'il ne survient ni coliques» ni évacualions violentes par )e baut (Kl pà€ le bas } dans le «as eoatraire oti éloigne de \AiÊ$ eti plds Id dose jusque ce que M tolérance s'établisse i et alors on raûs- Mi^^nie t*ro|>ortionne11ement k riniensité de l'inflauiuiatiun et de ta réaction génémie qu'ère procure^
Dès que la fièvre a cessé* W fiiut réduire la qua4itite de médiclimcnt administrée» et cela gratluelleinent jusqu'à la convalescence.
LViniettdement complet des symptômes morbides et k cessation de la douleur ne doiteni pas faire renoncer immédiatement et tout à coup à ruaasoile te préperatioo an-* timoniaie dont le malade iait usage i au con* irairoi il iaut la coutinuerten se conformant k la règli^ ^le nous venons de poser^-à savoir id*eii diminuer progressivement la quantité administrée : c'est le moyen d*emp6cber ifs rechutes ou les recrudescenoéSy et une cliose iddispensable dans le traitement des lUaladies pdr les antimoniaux. On a^ de al^^me dans les autres maladies pyrétidues.
Le tcirtre stibié^ à la dose de un k deux grainSf détermine le vomissement (F^y. V^ niitiFh employa eji frictions sur ki peau« uni )i de raxOngc, 31 donne lieu k une éruptiou de lx)utons , qui est fort utile dans le traitclilëul de la coqueluche (Voy. ce mol), de la Saslrile chronique, etc. Quand on veut agir ))tus vile, on saupoudre un emplâtre de cl* ^ùë avec un gros d'émétique , et on rapplique sur la jtartle que Ton veut rultéûer. C6 n'est guère que chez les individus peu irritables que cet emplâtre est supporté.
ANTIPATHIE, s. f., anitpaïhin ou àneme- Sfffa, tle iK»rt-fmfc;, Opposé ^ Talfcction. Sentiment d'aversion inuépendant de toute ré^ lletioni on, pour parler plus clairement, tle i*épugn.ince organique et vitale» sans la par* tfcipation du moral. Rien de plus curieut pour Tobservateur que les ftiils qui établissent reiisténce de ces antipathies; rien de Vhis nécessaire k rechercher dans Certains CAS de maladie ; rien qui mérite plus d*être respecté, puisqu'on pourrait déterminer des accidents ^graves si on voulait les vainibne, «t qu'on no remédierait point aui maux qu'aies produisent i^i On fie tas connaissait tias* Eiqiliquions notue pensée par des et- «a«pk>s : nous ne lus }>rendroAS que parmi les faits d'antipathies or^niques, ayant traité, dans notre DkiionnairB des i'assîoita, des aniîpalMes morales.
Oa trouve, dans un ouvrage de Sennert, qu'une dame ayant reçu une blessure k la oui^se, en confia la guérison k un cbirutigîen 4lef tUagequiavajtrhabîtudede mettre du miel <laua tous ses tojiiques. Vn d'entre eui M afn }4iqué sur la plaie ; bientél elle se gftto, se coulait de aMeté,1«i gMgrène É'y mît; néanmoins tm conliount toujours l*eiiiploi do tt^piqfue* EnflAf comme la pfaie allait toujours en empi* «"tuii l'aidée vint au chirurgien de suspendre t ^emploi du topique s aussitôt la blessure of- Irit un meilleur aspect, et elle guérit par d'autres moyens. Mais pourquoi ce topique gAtait-ti la plaie ? Parce qife, ainsi que Tobserve
Sennert, cette femme tfbhofrait le nnel. Id le goût moral n'était pas en jeu, mais le goût Vital j antii>atbique, s'insurgea*
Autres faits. Je ïes elle k cause de leur singularité, i. C* Scaliger raconte rhistoired'un jeune garçon qui entendait la cornemuse atec plaisir» c^est-k-dire comme tout le monde en général, mais il éprouvait aussitôt un besoin insurmontable de rendre ses urines.
Quelques personnes qjii savaient cela, voulant lui jouer un mauvais tour, prirent leurs pré^ cautions pour l'empêcher de sortir d'uu salon où la société était réunie, et furent jouer de la cornemuse. Ce pauvre jeuDebommef malgré des efforts inouïs pour s'en empêcher, Urina si abondamment, que sa culotte en fui toute mouillée^
i.-J. Bousseau dit avoir connu une dame de Paris, qui ne pouvait entendre le son de la musique sans éprouver un rh-e convulsif; et Tissot parle d'un homme une la niusi*
2ue faisait vomir; cependant 1 un et lautro l»rouvaient un véritable plaisir k l'entendre. Ori ces faits ne pouvant être exptiquésque par une antipathie organique et vilale,il est né' cessaire de s'informer, soit quand on s^occupe <les causes des maladiest soit auand on reut en régler le traitomenti «'il n existerait pti quelque antipathie.
ANTIPULOGJSTIQUE, a<y. pris subst., k^ «Tc^My»! oofitre ce qui brûle* ou l'excès de calorique. — Cette dénomination comprend tuut moyen thérapeutique propre k abaisser la lempâ*aturedu corps, alors qu'elle est aug^ medtée par la fièvre, 1 inOaramation, etc. : tels aonft les déplétions sanguines^ les bains, les boissons rafraichisaantes^ etc.
ANtlPSORigUES. -- On Bonime ainsi les remèdes précottîsés contre la gale.
ANTl»^ORBUTIQD£S, s. m. A^j.ffrissubst.
^^ Ce sont des luédicamenta quioat la propriété de s'opposer eu développement de la dyserasie scorbutique, ou do guérir lo âcorbut. Us appartiennent presque tous k la famille des crucifères. Vo§. Scorbut»
ANTISEPTIQUES, s. m. adj. pns snbsà.
io,wi « 0^étniç^ coutna la putréfaction;. — Us iflédecius appellent antiseptiques, les médica* raents etfipioyés contre les ûèvres dites putri* dea,oaqui sont remarquables par la tendance
2 u'Ont les humeurs k la dissolution putréictive. Ces médicamen te appartiennent donc à la classe des amers, des toniques, etc.
AJiTISPASMOOIQUES , a. m. acy. pris Mbsl. — On désigne 30U9 œ nom les remèdes qu'on croit propres k cabner les spasmes ou cODtractîoasBpasmodiques des libres mus* cttlaires. Et conmie ces spasmes résuUeat d'une foule rts causes ( de l'inllammation, do la laibieaae «ou d'un état nerveux esseotiel)^ il en résulte que les médicaments les plus opposés, c*es(-<Mire les alTaiblissants ei les toniques, etc., agissent essentiellement comme antÎ8pasmodiqi»es.
ANtJAlS% Vay. RÈrexTloïi d'taiivE* ANXIÉTÉ, s. f., amarietaa. -^ Etat de unlaise général, très-pénible, avec resaerreuicnt k Je région préoordiale <r<épigastre), etc., et un besmn coottouel do dian^ de plaça.
APIIOM£
AlilTIffi:
AORTE, s. f., aùriùy de «t/BTii, tsisseau. — Cest le nom doraië par Aristote, et qu'elle
Crte eoeore, h l'artère principale du corps main. Elle natt de la base au rentricule 5x\Ae du corar, et se dirigeant d*abord en ut et à droite, puis en bas et h gauche, «Hé ferme une courbure aj^pelée crosit de Taorte qui se termine au nireau de la deuiième vertèbre dorsale ; ensuite elle descend le long delà partie latérale gauche du corps des rertèbres, arrire dans rabdomen en traversant Touverture diaphragmarique, ei li, sous le nom d'aorte descendante, après ftToir fourni diverses branches, elle se termine en se bifurquant au niveau d(f la quatrième ou cinquième vertèbre lombaire^
APBPSIEy 8. f., opepsia ou iarrlja^ Virf^Cy
sans coetioii ou digestion, et mieux indigKtion. — Nous préférons an mot apepsie Hui de dyspepsie (Foy. ce mot), plus généralement adoplé aujourdliui, parce qu'il eiprime mieux le phénomène dont on veut parler.
APÉRITIF, a<Q., aperiihnSf aptriens^ de aptrire^ ouvrir. — En matière médicale, ou a|)pelle apéritifs certains sels et quelques ▼égélaux que les anciens croyaient être propres h ouvrir les voies biliaires et urinoires : de ce nombre sont le sel de iiitre» la terre foli^ de tartre, l'asperge, l'oseille, le persil, le cerfeuil, le sirop des cinq racines, etc.» ^ui ont effectivement des propriétés laxatires ou diurétioues.Trop vantés jadis, on les dédaigne peut-être trop aujourd'hui, leur efficacité «étant incontestable dans bien des cas.
APHONIE, s. f., apftofiîaou itr^tuy ft ^^w^, sans voix, extinction de la voix; celle-ci est si basse, à cause de la faiblesse extrême des sons vocaux, que ces sons môme, quand ils peuvent être articulés, ne sont pas entendus. Quelques médecms , qui ne ae piquent PK de rigorisme, ont cru pouvoir consiiiérer comme synonymes l'aphonie et le Riulisme; c'est manquer d'exactitude, car Ton consisie dans une in&rmité incurable avec faculté de produire quelques sons voraox, e'est-à^ire des cris très*distincts; tandis que l'autre, tantôt maladie essentielle, Untôt, et plus communément, maladie syraplooiatique d'une autre maladie, est le plus souvent guérissable. Occupons^nous de l'apboaia proprement dite*
l^s causes sont, i* le relAchement extrême des oondcs vocales qui n'émettent plus aucun son, comme on le remarque, b la suite de la compression, de la section, de la ligature, ou de la paralysie des nerfs rétnirrenls ou laryngés inférieurs ; ou bien après certaines ingestions oérébrales, pendant une éruption exanthématiqoe laborieuse, après la oppression complète des menstrues ou de toute antre hémorrhagie habituelle, d*une nitastase goutteuse ou autre, dos ulcérations au larynx , etc. On l'observe encore ^^ la chlorose parvenue au plus haut ^egré,dans certains cas de vers intestinaux, 1^ utoxde gorge, après la trachéotomie, et,
k rétat sympathique, dans certains cas d eu^ gofgemeiit des testicules.
Notis ne dirons pas comment on doit combattre l'aphonie symntomatiqne, chaque maladie dans laquelle l'extinction de voix se manifieste ayant un traitement spécial que Taiiparition de ce symptônie ne change pasr; mais nous ferons celte observation bien simple, que les moyens préconisés contre In paralysie en général (Koy. ce mot), conviennent parfaitement contre l'aphonie essentielle, et que ces moyens doivent être spécialement dirigés sur le devant du cou ou de la gorge. Et quant k l'aphonie métastatique, un attractif sur le siège primitif du mal, les purgatife et autres révulsifs, suftisent ordinairement pour la dissiper.
APHR0M8IAQUE , adj., aphrodisioeut , uf^itrmyAçy de «^poSim, Vénus, déesse de la volupté. — Aphrodisiaque se dit surtout des aliments etdes boissons, et aussi de certains médicaments qui norfent l'homme aux plaisirs de l'amour. On a accordé la propriété aphrodisiaque k certains poissons, el on s'est fondé, pour établir cette opinion, sur la féeondiié qu'on remarque généralement dans les ports de mer et sur les plages maritimes ; on y a joint les viandes salées et fumées, les truffes, les épices, etc, les boissons alcooliques, et parmi les médicaments, le musc, Tambre gris, et spécialement les cantharides et le phosphore {^oy, ces mots). Sans chercher k discuter la confiance que l'on doit accorder è la vertu aphrodisiaque de ces substances alimentaires ou médicamenteuses, nous constaterons néanmoins que toute stimulation produite par certains mets sur le tube ^stro-intestinal, et qui se communiquera directement ou indirectement aux organes sexuels, doit éveiller chez rhomme les désirs de la chair ; tout comme les excitations organiques locales, déterminées par telle ou telle préparation médicamenteuse excitante.
APHTHK, s. f^ aphtha ou «fOcc, de «irrfsif, enflammer. — Les aphthes sont de petites nicérations artiticielles , blanches, rondes, qui ont le plus ordinairement la forme et In grosseur d un grain de millet, et qui tantôt spongieuses, tantôt lardacées et ressemblant i <ies champignons, se manifestent dans la bouche, la gorge, et quelquefois môme dans une étendue phis considérable, c'està-dire dans le canal intestinal jusqu'à l*anus. Les nosographes et les auteurs spéciaux ont beaucoup disserté sur la symptomatologie 4e ces petits ulcères et sur leurs caractères; nous ne les suivrons pas dans leurs dissertations scientifiques, nous bornant k ce
Ju'il est essentiel et important de connaître ans cette affection.
Très-commune dans l'enfiance, surtout ehez le nouveau-né, quoique pouvant se manifester chez les adultes, la maladie aphtheuse éclate bientôt chez l'enfant oui vient de naître, s'il ne rend pas son méconiuui, si on lui donne trop tôt oe la bouillie ou uue alimentation trop épaisse, très-chaude, qui lui procure des indigestions et l'embarras
Iss
APilTlIE
APHTRE
4gi
|(a$triç[ùe ; chez celui dont on a riiabitudé de couvrir la tôte fiendant l6 sommeil} de tenir trop enfoui dans le lit de sa mère ; qtl*on éxDose au refroidissement» ou (}u'on tient enfermé dan^ un air non renouvelé ; tout tomme chez les adultes qui habitent uh pays malsain : de là sa grande fréquence chez left habitants des pays marécageux, durant une Saison chaude et pluvieuse.
Généralement on la méconnaît pendant toute la période d'incubation, les symptômes de cette période éiant communs, en générai, à toutes les maladies é^uplivr's de ia peau; n»}anmoins on doit en soupçonner l'existence, du moment où Ton sait qu'une épidémie a.phtheuse règne dans les lieux où se trouve reniant, et toute incertitude cesse, quand à la soif, à Tagitation des muscles du visage et des .lèvres, h la difficulté de respirer^ à la faiblesse du pouls, à la prostration des forces, il rassoupissement profond au*on avait déjà remarque, .s*£gotito une coloration rougevermeil de Tintérieur de la bouche» où Von voit apparaître immédiatement de petites tésiculeis transfmrenles, blanchâtres ou d'un gris perlé. Dès le jour même de leur apparitioni ou au plu^ tal*d le lendemain, il se forme autour ou au-dessus d'elles Un bour- «lelet gris ou blanc, dur à sa base, qui leur donne Taspect de petites pustules. Ce carao* idre pustuleux se développe encore mieux lé deuxième ou le troisième jouri parce que les vésicules ont $revé et que, le liquide transparent qu'elles contenaient s'étant échappé, il ne reste plus que de petits ulcères plus ou moins douloureux, superficiels, et séparés les uns des autres par des intervalles qui ne sont ni rouges ni enflam-
Gés; c'est pourquoi la chaleur y est modérée, déglutition faci'e, et l'enfant prend ajsé« nient le sein. Alors aussi le sommeil est presque naturel» et s'il y a dinrrhée, elle est légère : bientôt les aphtbes, qui s'étaient montrées plus nombreuses, plus foncées en eouteuPi jaunissent un peu^ s'e&foliont par pellicules et se dissipent entièrement. Ces phénomènes de desquamation ou de la dernière période, ne signifient pas que la hialadie est terminéct puisque sa durée n'a rien de fixe, (depuis douse, vinçt-<]uatre heuresf jusqu'à sept^ neuf et même dix jours), de nouvelles ulcérations se formant querqueiois dans un autre points à mesure que les anciennes se cicatrisent ou que leur exfoliation s^opèrc;
Malheiireusement, les ulcérations aph^ theuses ne sont pas toiyours discrètes et bé- Dignes (isolées plus du moins les unes des autres); elles sont parfois confluentes et gangréneusesi et on en découvre partout, aux lèvres, aux gebcives, à la langue, à l'inté^ rieur des joues, au fond de la çorge...)Jus«* qu'à l'anus : quand elles s'exiolient» c'est pour faire place à des ulcérations plus fâcheuses encore. Dans ce cas, la bouche de l'enfant est brûlante, ses lèvres ne s'appliquent que diflicilement sur le sein de sa tiourrice^qui s'excorie lui-roèiue quelquefois; la déglutition est très-gônée, les boissons
adoucissantes données en petite qttahliié et avec précaution ne paf viennent à l'estomac qu'avec difiicultë; le dévoieroent est eontinuci, leà matièr&s verdâtres, et les rou-
?eurs à ranus d'un rouge très-vif. KxcessieméntfaibJOi très-assoupif .ayant lesyeox ébattus et pous^iint des cris laneuissants, le malheiireiîx enfant a toui l'injérieur de la bouche et de la gorge tapissé d*une cmiehrte épaisse, blanchâtre et ^mblable à du lait coagulé. Cette couiîhe jaunit ensuite et forme une escarre qui, en tom(Mtnt, laisse toir des ulcères gangreneux, d'uh roUge brun^ Alors l'insomnie succède à l'assoupissement, le petit malade est dans une agitation continuelle, son ventre est tendu^ ses selles acres et verdâtres, continuelles; aussi voit-on souvent des excoriations gangreneuses succéder aux rougeurs de ranus : il souiïre horriblement. Bref, les aphtbes occupent-elles Id gorge, elles donnent lieu à tous lessymptômes de l'angine couenneuse ; pénètrent-elles dans la trachée-artère, elles occasionnent une toux d'irritation ; envahissent-elles le pharvut et l'estomac, elles déterminei^ont une douleiir ëpigastrique, des nausées, le vomissement, le hoquet i corrodent-^Ues la muqueuse intestinale* on observe alors des diarrhées, des dyssenteries avec expulsion des aphthes deaséchées t si la maladie s'aggrave, il se nia^ tiifeste des accidents soporeux et la mort les suit.
Traileméni.ll varie suivant que les aphthes sont discrètes ou conOuentesiSimples ou compliquées d'adynamie ; mais, avant toute chose* il doit être préservatif. Ainsi , quand une épidémie d'aphthes règne dans une localité, on doit lotionner souvent la bouche des enfants, ou, au moindre symptôme, froUer les surfaces alt^^rces a^ec du sucre IrèsTinemenl pulvérisée Employés dès le début, et unis aux doux laxatifs, ces moyens suflisent ordinairement; sinon, on frictionne l'intérieur de la bouche avec un eramme de borax uni à 15 grammes de miel rosat» et autant de sirop de mûres. Si ces moyens échouent, et que l'enfant ne soit pas encore sevré» on le change de nourrice; el s'il ne tette plus, ou s'il a été allaité artificiellement, on lui donne très^fréquemment de leau sacrée ou de l'eau de riz ; ou le lait des animaux coupé avec deux tiers de petit^lait préparé sans acides, et édulcoré avec un sirop; en môme temps, on étuve les parties ulcérées, cinq à six fois psr jour, avec un pinceau de charpie ou un petit linge trempé dans une décoction d'orge (une livre), avec addition de miel rosat (une once) et quelques gouttes (quinze) d'aeide sulfurique. 8i les aphthes sont coottuentes et l'en^ iant faible, on soutient ses forces avec dii bouillon de veau ou de poulet, et on loi administre) deux ou trois fois par jour, six à huit grains de magnésif", mêlés à sahoisson. Mais quand, malgré ce treitenu^nti les aphtbes passent à l'état chronique : faire vomir immédiatement le malade, le purger, lui faire respirer un air pur et user de gargarisines émollients(éroollionts, entendons-nous bien), en voilà tout autant qu*il en faut «luelque-
MS
AMlHJlSffi