‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 40 sur 209 · AUDITION · texte numérisé non relu

AUDITION

ATRABILE, s. f., olrofrtfcf, oa x^M idlMtm^ bile noire. — Les galénistes enieridaieni oar ce mot une humeur noire et épaisse qu ils supposdient sécrétée par le pancréas et les capsules surrénales, que pour cette raison ils ont nommées atrabilaires. Cette humeur n'existe point, et tout ce qui eu a été dit peut s*appiiquer à la bile qui, dans certaines maladies des viscères abdominaux, prend une couleur plus foncée et presque Dolre. Ce n*est pas tout : comme on supposait encore que cette humeur avait une grande influence sur la production de l'hypocondriCt (le la mélancolie et de quelques autres aflections tristes de Tâme, on dor\na aux individus qui se trouvaient dans cet état le nom iïairabilaires ; on a été même jusqu'à admettre un tempérament atrabilaire, distinct du tempérament bilieux. {Voy. Tbmpé* RAMENT.) Aujourd'hui il n'est pas plus question de cette espèce de tempérament que de l'atrahile

ATROPHIE, s. f.t airophiay ou i-T^of4,sans nourriture, absence de nutrition. — L'atrophie est le plus haut degré de l'amaigrissement ou marasme, appliquée à la décomposition incessante des parties vivantes : c est un état opposé à l'HYPSKTAoraiB {Voy. ce mol).

AUDITION, s. f., audUiOf de audtre, entendra. — C'est la sensation par laquelle les sons sont communiqués à 1 oreille qui les perçoit. Pour comprendre le mécanisme de cette fonction, nous devons l'étudier sous plusieurs points de vue, et d'abord dans l'élude de l'appareil où elle s'accomplit.

Généralement les anatomistes divisent Tappareil auditif en trois parties principales, qu ils distinguent, 1* en oreille externe, à cause de sa position extérieure; 3° en oreille moyenne ; 3* enfin en oreille interne, parce qu elle est située plus profondément. Disons quelques mots de chacune d'elles.

A. OrMle externe. Elle se compose du pavillon et du conduit auditif. Le premier, Îp'on appelle communément l'oreille, est orme d un cartilaj^e qui a la même forme que lui ; de trois ligaments qui le fixent sur les parties latérales de la tôle ; de quelques muscles qui tirent leur nom des éminences qui leur donnent naissance, d'un prolongement de la peau, de glandes sébacées, de vaisseaux et de nerfs. Il a la forme d'un ovale, dont le çraud diamètre est de haut en bas, terminé inférieurement par le lobule, partie charnue à laquelle s'attachent les boucles que les dames portent pour ornement. Sur cet ovale, on aperçoit, en arrière, l'hélix, un peu plus en avant l'anthélix, le tragus, et, autour de la conque, l'anti-tragus. Ces éminences, séparées par la rainure de l'hélix, par la fosse naviculaire et la conque, donnent naissance à cinq petits muscles (^u'on distingue en grand et petit muscle de 1 hélix, en muscles tragus et anti-tragus, et transverse. On leur attribue la propriété de iaire mouvoir les différentes parties de l'oreille externe ; mais ces mouvements doivent être très-faibles.

QuAnt au conduit auditif, il ost situé de I^ conque à la membrane du iyoïpan, et $< porte do dehors en dedans, de derrière ei devant ; sa longueur est de dix à douze li

Sues ; sa largeur est plus considérable aui eux extrémités qu'à son milieu. Il n'a riec de particulier dans sa structure, si ce n*es qu'il se compose d*une partie osseuse qu appartient au temporal, (Tun cartilage qui t la forme du conduit auditif, d*une niera brane minée renfermant les glandes ce rumineuses, qui exhalent une humeur qui continuellemeni versée, entretient la sou plesse des parties internes du conduit, et entraînent au dehors les corps ambiants.

B. OreilU moyenne. Elle est formée, 1* \)iV la membrane du tympan qui, de forme l peu près circulaire et tendue au fond du conduit auditif externe, sépare celui*ci dt^ la caisse du tambour ; 2* par la caisse du tympan : comprise dans l'épaisseur du rocher, au côté interne du conduit auditif eiterne, et au cAté externe du labyrinthe, elle présente des ouvertures et des éminences qui ont des usages particuliers. Ainsi on voit, à sa partie interne, la fenêtre ovale formée par l'étrier, et la fenêtre ronde, qu^une membrane mince ferme, séparées Tune de l'autre par le promontoire.

Sa circonférence préseii^te, du haut eu bas, la pyramide qui loge le muscle de l'étrier ; et en arrière, l'entrée des cellules mastoïdiennes; un peu en avant, ia scissure de Glaser; au-dessus, la trompe d'Eustache et le bec de cuiller. On trouve encore dans la caisse les quatre osselets de i*ouïe et leur petit musclé.

C. Oreille interne. Elle n'est autre chose que le labyrinthe. Les anatomistes nomment ainsi Tensemble des cavités flexueuses qui forment cette partie de l'appareil auditif, c'est-à-dire qu ils comprennent sous celte dénomination le limaçon, les canaux demicirculaires et le vestibule.

L'appareil auditif reçoit ses artères de la brancne stylo-mastoïdienne, qui vient de l'auriculaire postérieur et de la temporale; ses veines se dégorgent dans le golfe de la veine jugulaire, et dans les sinus latéraux ; ses nerfs font partie de la septième paire; c'est-à-dire que la portion molle de l'acoustique, à cause de ses usages, appartient a cette paire de nerfs. I

Fonctions de ^oreille. On n*est pas bien d'accord sur les usages de chacune des parties composant l'organe de l'ouïe. Cepen- j dant, on est fondé à penser que l'oreille eïterne réunit et ramasse les sons, aGn quds passent dans un intervalle plus étroit (ce que îbnt les cornets acoustiques), qu'ils arrivent en nombre suffisant à la membrane du tym- |)an pour l'impressionner et l'ébranler, fj^t ébranlement se communiquant à roreilie moyenne , les osselets de l'ouïe en soin ébranlés à leur tour, et les vibrations sonores retentissent partout où l'air est mis en mouvement. Par suite de cet ébranlemem de Fair intérieur qui se communiaue h « paroi interne de la caisse, aux membnn^^^

ftS

AGmilON

AVSCULTATIOft

(le la fenêtre ronde et de la fenètro ovale, la iiérilyœphe, qui remplit le labyrinthe, est à son tour agitée; elle entre en vibration à la manière des liquides, et ébranle immédiateloent les extrémités du nerf acousti({ue, qui P»t à nu dans le . limaçon, et médiatement les cslrémités du môme nerf dans le vesti«* bula; cnQn, par le moyen de la septième [«ire, les ondes sonores sont transmises au rerfcao, qui, si Thomme est attentif, nerçoit la sensalioQ. 11 faut donc, pour ({ue la sensation 8*opère : la libre pénétration de l'air [^ le conduit auditif eiterne ; un degré de iDollesse, de tension et d'élasticité convena-* ble de la membrane du tympan ; la liberté des mouvements des osselets de Touïe ; la libre circulation de l'air extérieur dans l'omile iaterne par la trompe d*Eustacbe; Tin* téghté du nen acoustiçiue et de certains Û* leudela cinquième paire, etc.

ifaJDtenant que nous connaissons le méranisme de l'audition, nous nous demanderons si l'appareil extérieur, placé au-devant do nerf auditif» est le seul qui puisse lui transmettre les sons. U parait aue non» puisque Esser a expérimenté que les ondes . sonores, en frappant la surface externe du CFâiie, principalement l'occiput, alors que le conduit auditif est exactement bouché, par- Tiennent encore au nerf de la septième paire, et que cette faeulté disparaît lorsque les ondes sonores ne peuvent ébranler la téf^ou occipitale recouverte avec un drap de lame. Or, que ce soii par le nerf facial ou par tout antre nerf que se transmettent au cerveau les Yîbrations qui agissent sur les parois solides du erine (Sehaw et Tréviranus), il n'en est pas moina vrai que si un corps sonoret une montre» par exemple» est appliquée contre une partie solide du crftne» pendant qu'où se boucbe les oreilles avec l'extrémité des doigts, le bruit des mouvements sera parfaitement entendu.

L'ouïe, considérée patfaologiquement, est sujette à plusieurs viciations qu'il est bon de oonnattre» et par exemple :

1* il peut j avoir un défaut d*harmouie entre les deux oreilles, et alors l'individu entend deux sons. Tel était cet bommB dont pie Sauvage, qui entendait deux flûtes à (unisson quand il jouait de cet instrument. i^lui que cite Bartbez les entendait à Toctave Tune de l'autre.) Sauvage guérit cet in- (iividunardes évacuants, qui rétablirent sans doute l'équilibre des forces dans les deux ^^nes, qu'une congestion sur Tun d'eux «▼flit rompu.

^ La sensibilité de l'ouïe peut être tellement exaltée, que les sons les plus doux A>ot beaucoup souffrir : tel on a vu le frère dAlbiaus, cbez qui l'orçane auditif était dins un tel état a'exaltation de sensibilité» 4u msitAt que les sons les plus suaves» les l>lus liarmonieux» quelque faibles qu'ils fusl^tit, arrivaient à son oreille, il en souffrait u^riblement. Ne pouvant se soustraire k t^te ioOuence des sons» il maigrit considémemeut et succomba.

3* Par un vice organique opposé^ il est d(es

individus qui ont Tome si dure, qu'ils n'entendent la voix d'une personne qui parle haut qu'alors qu'elles sont placées au milieu du bruit : ainsi, celui-ci entend fort bien quand un tambour bat à côté de lui; celuilà, lorsqu'il est dans une voiture qui roule sur le pavé. Nous avons causé avec une vieille dame sourde, qui était très-bien à la conversation, et la soutenait tout le temps quelamusique militaire exécutait un morceau» mais qui était obligée de cesser sa causerie avec ses voisins, dans les intervalles d'un morceau à un autre. Chez elle, il y avait probablement faiblesse extrême» semi-paralysie du nerf, ou immobilité par sécheresse ae la membrane du tympan » de la périlymphe, etc.; et ce n*était qu'alors que les parties étaient fortement ébranlées» que les ondes sonores, qui portaient les sons vocaux au nerf acoustique, pouvaient être perçues.

k^ Par un vice de l'audition qu'on n'est pas encore parvenu à expliquer, il eft dos individus qui ont l'ouïe tellement fausse qu'ils ne chantent jamais juste; ce qui est une bien ftcheuse organisation pour celui c^ui aspire à la réputation de chanteur. Ces faits sont si communs, qu*il est bien peu de gens qui n*en aient observé quelques-uns ; aussi n'en parlerons-nous pas ; mais ce que nous dirons, parce que cette histoire est fort singulière» c'est que Itard, sous le titre d'iinomalie aeauêiique^ raconte qu'un acteur, toutes les fois qu'il chantait dans le haut» éprouvait dans les oreilles ui^e sensation confuse de sons, qui le faisait continuellement détonner: un instrument joué près de lui produisait le même effet : par le repos de l'organe, quel-

aues sangsues» des lotions froides sur la tête, obtint la guérison de cette infirmité.

Nous n'insisterons pas davantage sur les enomalies de l'audition» les maladies de l'oreille qui portent le désordre dans cette fonction devant être chacune l'objet d'un article spécial ; mais nous ferons remarquer que l'organe auditif est susceptible d'acquérir, par i'oxercice, une très-grande perfectibilité, ce qui se remarque surtout chez les aveugles. Ainsi^ indépendament de Saunder-» son qui, devenu aveugle» exerça tellement ses autres sens, qu'il mesurait la grandeur d'un appartement par Tinlensité au bruit qu'il faisait en frappant du pied sur le parquet ; on cite Schonber^er de Weide» qui avait l'ouïe si juste et si exercée» qu'il suffisait de lui indiquer» en frappant, l'endroit où étaient les quilles» ou le point de mire d'une cible» pour qu'il lançÂt sa boule, ou tirât si adroitement, que souvent il atteignait le but.

AUNëE. Yoy. Enula eampana.

AUSCULTATION» s. f.» auscuUatio. de QuscuUare^ écouter. Ce nom a été donné au procédé qu'on emploie pour explorer» à l'aide deToreilIe» soit les maladies qui ont leur sié^^e dans la poitrine» soit l'état de grossesse et de vitalité du foetus

L'emploi de l'auscultation n'a été connu . qu'en 1816. Je sais bien qu'on en a fait remonter l'origine à Uipnoerate» mais c'est inexact, attendu que le père .de la médecine

AI5SCULtATtÛK

AUSCULTATION

SIS

se a^rrait <le Ja Soccussiox (Voy, œ mot), et iKni de l'ausculCation propreraent dite. Nous laisserons donc toute 4a gloire de cette découverte à LaeuneCv son inventeur.

L*auscultation est médiate ou immédiate.

Elle est immédiate quand on applique direc^ tement Toreille sur un point quelconque du thorai ou du bas-ventre (en auscultant tou<^ jours plusieurs points), pour pouvoireomparer les différences de bruit que rendent les parties saines avec celui des parties qui ne le sont pas, et préciser la nature, retendue et Je siège du mal : elle est médiate, quand on interpose un instrument^ le stéthoscope, en-* tre Toreille et la cavité qu*on explore.

Qu'est-ce que le stéthoscope? C*est un cj^lindre de boiSt long de huit à douze pon-« ces, et de quinze k dix-huit lignes de eUamè^ tre. Ce cylindre, percé dans toute son étendue d'un trou rond, de neuf lignes de circonfé* rence, est ereusé eu entonnoir à une de ses extrémités, et cet entonnoir peut être rem-*

£li à volonté par u^ petit cdne du môme ois, nommé embout. L'embout se retire quand on veut étudier les phénomènes de la respiration; on le laisse en place pour Texa-^ Dien defs sons vocaux et de quelcfues maladies Uu cœur. On a l>eBucoup modifié cet instru-* ment dans sa forme, mais sans le rendre meilleur; ehaclm peut donc employer ce* lui qu'il trouvera plus commode, à moins ^u'on ne préfère se servir de Tauscultatioa immédiate, bien préférable dans Timmeose majorité des cas. Mais, quel que soit le nrooé* dé qu'on emploiey il faut, avant toutes choses» donner une position convenable au malade* Ainsi» veut-on explorer la partie antérieure du thorax ; la poitrine doit être découverte» le gilet de Oaneile ou la chemise, si on ne les blé pas, fortement tendua» afin d'éviter le bruit que le frottement des tissus peut pro* duire. Veut-on ausculter la partie postérieure de la poitrine, le dos ; le sujet étant assis sur sou séant» il doit pencher le tronc en avant, et croiser ses bras sur la poitrine : il porte Tun et Tautre sur sa tète» quand on veut écouter sous les aisselles, inutile de dire que» si on se sert de l'instrument» on doit éviter toute pression douloureuse; faire que l'oreille soit placée exactement vis-k-vis l'ouverture du cylindre» et qu'elle presse assez fortement sur le stéthoscope» pour que l*air extérieur ne puisse pas être mis en communication avec elle. Il faut aussi que la tète porte perpendiculairement sur Tin»irument, afin qu'il ne vacille pas» et que les <loigts qui le maintiennent soient complètement immobiles» pour éviter le frottement. Pour plus de sûreté on lâche l'instrument quand c'est possible; et on le peut toujours» quand on a le soin de garnir les vides qui se trouvent à la partie sur laquelle le cylindre doit porter» avec de la charpie, de la ouate ou tout autre corps mou.

Les précautions prises, voici ce que tious apprend Tauscultatiou. Si Ton ausoilte une poitrine saine» pendant l'inspiration et Texpiration (l'entrée et la sortie de l'air dans les IH^unioos)» on entend un murmure léger»

mais extrêmement distinct, qui indique h pénétration de l'air dans le tissu pulmonaire. Le murmure peut être comparé a celui d'iin soufflet dont la soupape ne ferait aucun bruit. 11 est d'autant plus sonore, que h respiration est plus fréquente, c'est-Vdire que le sujet est plus jeune. Aussi le bruit respiratoire est-il très^sonore» même bruyant chez les enfants : il semble chez eux que les cellules aériennes se dilatent dans toute leur ampleur.

Chez les adultes, au contraire, le bruit respiratoire varie beaucoup sous le rapport de l'intensité» c'est-à-dire gue, tandis qu*il a'entend à peine chez cdui-ci» quoiqu*il se porte bien, chez d'autres» au contraire, il est Daturellement assez bruyant; la différence de soDOiéilé tient donc aux idiosyncrasies. Cette soooréité Ta en a'affaiblissant chez les vieillards, mais cette règle n'est pas sans exception, puisque l'idiosyncrasie joue chez eux le même rôle que chez les adultes* Quoi qu'il en soit» on a donné le nom de bruit respiratoire puéril au murmure que la l'espiration fait entendre chez l'enfant, il cause de son intensité ; et f»ar opposition, celui de bruit respiratoire sétt/e» au murmure à peine perceptible de la respiration des vieillards.

Sn outre» quand la respiration est naturellei le bruit qu'elle donne est dit bruit d'expansion putmmmrif en raison des phénomènes qui coïncident avec lui» et respiration v/iittdaire^ en raison de son siège : ces deux mots sont synonymes. M. Piorry les réunit sous la même dénomination de souffle reifû rouircy et fait observer avec raison que ce souffle» ordinairement large» étendu, non circonscrit, est double» ou plutôt a Heu en deui temps» l'un d'inspiration plus fort» l'autre marqué ou d'expiration. Toutefois il peut se faire <iue, selon tes circonstances organiques, ce soit tantôt le premier et tantôt le second qui est plus prolongé.

J'ai dit que le bruit respiratoire varie selon les Âges ; nous devons ajouter qu'il est si intense depuis la naissance jusqu'à douze ans» qu'il peut être perçu par ceux même qui n'ont pas ou ont peu l'habitude de l'auscultation; il est d'ailleurs tellement caractér stique» que Laennec l'a appelé vutril, et H. Piorry respiration hypcrctsicumn. ft^ marquez, cependant, que cette règle n'est pas également applicable aux adultes, chez oui le bruit respiratoire est quelciuefots si faible, habituellement, qu'il faut ces inspirations profondes pour les saisir, et que mêoie parfois elles deviennent insaisissables, à moins

d'une bien grande habitude.

Autre remarque: le bruit respiratoire d ffèrc suivant le point que l'on ausaulte; ainsi. quand on écoute l'afr passant dans \m grosse bronche, par exemple» on entend alors un brait de souffle en quelque sorte simple. c'est-^-dire semblable è celui de l'air passant dans un tuyau : c'est le souffle bronchi^^ ou tubaire. Il est assez analogue au bruit qui se fait entendre quand on souffle dans les mains pour les chauffer; tandis que la

AUSCULTATION

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duuflle mtrtttoire, que nous savons ëire double, est assez semblable à "celui qui est produit quaud on yeut éteindre une bougée en |< soufflant. Lorsqu'on veut étudier le caractère spécial du souffle bronchique à l'état saio, il suffit de poser Poreille sur un sté-* ihoscope placé snr le cou; alors on entend tfés-bien le brait que produit Tair inspiré et l'air expiré.

Nous af ons dû établir les nuances direrses qae le bruit respiratoire produit dans réut sain, selon les 4ges, les idiosyncrasies, le lieu où on Texplore, etc., afin de poafoir mieui saisir les modifications que Tétat pailioiogique lui imprime, modifications ea« rdcténsitques qui ont chacune reçu un nom narticotier. Et, par exemple, le bruit des ItoDches peut-être exa{?éré, hyperbronchi'' fvc; il constitae alors la' respiration ^aOeritfttj<Je souffle caverneux des anleors : dans ceasle malade semble souffler dans roreille du zDédecin. Ce souffle indiqua; eià général. que, sous le point où le stéthoscope àe trouve placé, existe, à une profondeur variable, un lujau plus ou moins spacieux, par lequel passe Tair (U. Andral) ; ce tujAu c'est une ramiticalion bronchique dilatée. Is souffle ca* Terneui est plus sensibleencot^ quand, autour lie ce tuyau, le tîs^u pulmonaire est iikiuré, lubercuieat, hépatise, et s'il est porté au plus haut degré, alors le son qu'on entend* «'Si semblable h celui qUe nous produisons Mi soufflant dàn^ une bouteille; de là le nom de respiration amphorique qu'on lui a donné; Oq ne le perçoit que lorsque le malade res^ pire, et à ce moment on dirait que l'air pénètre dans une vaste amphore en terre solide, à parois résonnantes et h ^ouldt étroit. No-> loQs que H. Piorry â eatetidu Cette respira^ lion amphorique, mèide assè2 lïMirquée, cbes certains hommes à poitrine foi^e, a trachée^ altère Tûlumineuse, et dent le thorax était aasculté en avant, vef^ lés potf i its correspunlaot aux gros tuyaut broticAiiqoes : ce ne .^erait donc pas toujours le sipuè d'une dila-« Utiûu anormale ûes bronches.

Rerenaot au bruit respiratoire proppemen t dit, nous dirons qu'il n a pas la mèaie force dans tous les points, et que ceux où il est le l'Ius facilement perça cd sont, 1*: le creux de l'aisselle: 2* entre la clavicule et le bord iûieme au trappe; 3^ entre la clavicule et tesein ; ^ en arrière, entre la colonne vertéble el le bord interne de l'omoplate. C'est donc sur ces points que doivent porter les preoDières investigations de celui qui veut s'eiercer à la pratique de l'auscultatien; procédé avantageux sans doute, mais trèsuifidèle, \ cause des idiosyncrasies.

Ces réserves faites, du moment où nous <^nnaissons par leur nom les différents bruits respiratoires normaux, il nous sera facile <te définir les bruits anormaux et morbides. On les distingue, savoir t en 1* nt/e crépitnt m vésiculaire, parce quMI peut être <^niparé au bruit du oeurre bouillant, d'un P')umofi sain deaséché que l'on eomprimerait (Qlre les doigts, ou mieux encore, au bruit l^rtinlier du parabemin froissé, ou enfin à

dps grains de sel mie l'on projette sur des chaibons ardents. 11 se fait particulièretuetit entendre dans l'inspiration, et o'empéciie pas de distinguer le murmure respiratoire qui aeulement devient moins sensible dans certains endroits : c'est le râle du premier dc^ré de la pneumonie^ de - Thémoptysie, de Tapoplexie pulmonaire. Il a été divisé en crépuant hmnide et en crépitant see^ à grosses boites Ou à craquement^ parce qu'il est semblable au déplisaemeot d'une vessie sèche, qu'on obtient en l'insufflant et en en distendant les parois; on Tobserve dans l'emphysème înterlobolaire.

â"£n ràilemuqueux ou gargouillement : ce bruitde rftie est pareil h celui qui se fait entendre dans l'arrière^boucbe des agonisants au momiMElt de l'expiration. En général, il est le signe du catarrhe pulmonaire, qui toujours est Irès^bomé; on le trouve aussi circonscrit ea un ouplusieurs points, dans la phtbisie pulmonaire (M. Chomel). Inutile de faire remarquer que e'est en passant à travers les craehats, que l'air produit le rftle muq,ueux ; c'est pourqo6i il se suspend ou âuninue' naturellementaprès une expectoration abo\v* dante, pour reparaître bientôt dans le même point. Quand I air p^sse à tiavers des tuber* cules ramollis, c'est alors qu*il produit le gargouillement ; on le remarque principalement dans les broncbes.

3" En rAle aeftertf* $cc ou ronflant. U a .la ploagrande analogie avec le bruit que fait un homme qui dort profondément lorsqu'il ronfle, ou k celui qu on produit en irot4auî avec les doigts lea cordes d'une basse. Oa l'a encore comparé au roucoulement des tourterelles. Quelques praticiens pensent qu'il est déterminé par le passage de l'air. Suit dans quelque oslule pulmonaire, soit, dans quekitte tuyau bronchique dilaté.

4* En rAle sibilant ou sifflant, U est analogue au sifflement prolongé, grave ou aigu, que produit un courant d'air en passant par une fente étroite (Dance) ; au bruit des petits oiseaux, d'une pompe ; au cliquetis d'une soupape, et provient d'un obstacle imparfait, au passage Je rair,dans les petites ramiQca- 4ions bronchiques, fermées par des mucosités peu abondantes, mais visqueuses.

5* Enfin, en râle sec, caverneux. II consiste dans la sensation de bulles plus volumineuses et moins sèches, qui conservent assez d'égalité, mais qui ne sont pas aussi uniformément les mêmes que celles du rAle caverneux proprement dit. En outrt*, M. Piorry admet un ronchiês ir^s-large (synonyme de rAle caverneux) , qu'on constate lorsque la cavité pulmonaire contient tout à la fois de l'air et des liquides ; et, de plus, un ronchus large seulement, ayant les mêmes caractères. Ces deux espèces de ronchus sont secs ou humides^ selon les circonstances sus-mentionnées.

Autre bruit. L'auscultation porte quelquefois à l'oreille qui explore les poumons malades un bruit que 1 on a appelé tintement fnétaHique^ parce qu'il est semblable à celui qu'on obtient en laissant tomber une épin-

ra

AUSCULTATION

AVORTEIIENI

VjÎ

gle dans un vase d'airain ou en percutant iégèrement^arec un corps dur, sur une soucoupe en verre ou de métal. Ce bruit existe seul, ou s'accompagne du rdle méiallique. bien mieux désigne encore sous le nom de fré'missemeni argentin.

Le tintement métallique se développe principalement par la toux/ par l'éternuement, ou bien, si le malade est couché, lorsqu'il se place debout ; on entend alors par 1 auscultation le bruit que produirait une goutte d'eau tombantdansune carafe aux trois quarts vide. Ce qui a fait supposer qu'une goutte de liquide, étant retenue adhérente à la partie supérieure d'une cavité pulmonaire, s'en détache, et retombant dans les parties inférieures détermine le bruit sus-dénommé, par son choc avec le liquide qui se trouve au fond de cette cavité Lorsque son existence est constatée, on a recours à la suocussion, qui produit auelquefois des ondulations appréciables. Dans ce cas, il n'y a plus à douter de l'existence d'un foyer purulent.

Nous avons dit que la voix des individus, étudiée à l'aide de l'auscultation, devenait dans bien des cas un secours puissant de diagnostic des maladies ; quels sont les signes qu'elle fournit ? Nous les énumérerons après avoir établi d'abord que, si on ausculte la poitrine d'un individu sain, pendant qu'il parle, on entend ffénéralement sa voix résonner sous roreilie, dans toute l'étendue du thorax (c'est le frémissement vocal de H. Piorry); ce qui s'observe surtout chez les personnes dont la voix est naturellement grave et la poitrine large. Ce phénomène peut manquer entièrement, même chez un sujet parfaitement sain , à moins qu'on ne Fausculte vers le milieu du dos, entre la co* lonne vertébrale et les omoplates; c'est lir où se trouvent beaucoup de tuyaux bronchiques et où la résonnance est toujours plus facilement appréciable oue partout ailleurs. Voilà pour I état normal en général.

Dans les maladies, la voix est bronchique {bronchophonie)^ et dans ce cas la résonnance est plus distincte. Cependant on saisit trèsdifficilement les paroles que prononce le malade, ce qui tient à une espèce de bourdon* nement qui en altère beaucoup la pureté : on dirait que la voix est mal articulée, bourdonnante. Dans d'autres cas, il y a égopho^ nie. C'est une voix aiguë, saccadée, tremblante, qui ressemble beaucoup au bêlement d'une cnèvre ou à la voix d'une femme, dans la décrépitude. L'homme à la voix grave peut la produire, mais seulement avec le fausset (H. Collin]. Du reste, le mot égophonie doit être considéré comme un terme générique appliqué à des variétés nombreuses de la voix, puisque, en outre des caractères que nous lui avons assignés, Laennec la compare tantôt à la voix de polichinelle, aux sons d'un mirliton, et tantôt à un simple retentissement, plus remarquable là où est le mal ; et ce mal, c'est ordinairement un épanchenient. Par une bizarrerie assez singulière, IVgophoûie ne s'est manifestée chez quel-

ques malades que lorsqu'ils prononçaient le mot oui.

Enfin, dans lapeclorî/o^uiV, qu'on a divisée en parfaite et imparfaite, la voix du malade se lait entendre airectement et très-distinctement à l'oreille qui est appliquée au stéthoscope, alors que l'oreille libre n'entend rien du lout (pectoriloquie parfaite) ; tandis qu'au contraire les sons vocaux paraissent très-rapprochés de l'oreille qui ausculte, et y retentissent avec force, mais la voix n'y arrive pas complètement distincte, dans la pectoriloquie imparfaite. On a encore admis une pectoriloquie douteuse^ qui s'applique aux sons vocaux qui paraissent aigres, è la manière de la voix des ventriloques, et s'arrêtent au tube, qu'ils ne traversent pas.

De ces phénomènes fournis par la voix, le

1>remiér et le dernier, la brouchophonie et a pectoriloquie, se rapportent à des affeetions du parenchyme pulmonaire ; et Tégophonie à Vépanchement pleural.

Restent les phénomènes fournis par la toux. Us se bornent à la toux caverneuse, et au gargouillement, qui indiquent l'une et l'autre une excavation pulmonaire contenant un liouide puriforme.

Parlerons-nous de l'auscultation appliquée au système circulatoire? Non, car nous en avons dit quelques mots dans notre introduction, et, pour éviter les répétitions, nou^ préférons compléter les considérations oui concernent son étude, lorsque nous traiterons individuellement des maladies de ce système, et des signes que l'auscultatiou fournit.

A VORTEMENT, s. m., aborluê, de aftorîri; avorter, nattre avant le temps, c'est-à-dire avant d'avoir acquis assez de développement pour être viable. Dans le langage vulgaire, le mot fausse couche remplace celui d'avortement, il aurait même une acception bien plus étendue, puisqu'on dit généralement d'une femme grosse, qui a mis au monde un fotus qui s'est développé pendant près de huit mois et plus dans la matrice, et qui est mort parce qu'il était trèsfaible ou qu'il a souffert au passage, gue cette femme a fait une fausse couche. C'est , un vice de langage qu'on doit éviter, le mot avoriemeni ne s'appliquant qu'à l'expulsion du fœtus avant la fin du sixième mois de la I

f;r05isesse; et le mot accouchement prématurt mpliquant l'expulsion du fœtus avant ses neuf mois révolus.

L'avortement peut avoir lieu à toutes les époques de la gestation ; cependant il est piu3 fréquent dans les deux premiers mois, et se renouvelle facilement aux mêmes é^iO^

3ues dans les grossesses suivantes, quand é}\ les femmes ont fait une fausse couche pendant leur première grossesse; c'est pourquoi elles ont besoin d'user de beaucoup) do ménagements chaque fois qu'elles devien* nent enceintes , si elles veulent avoir la bonheur de porter leur fœtus jusqu'au terme lixé par la nature, pour qu^il puisse vivro hors du sein maternel.

Les causes de l'avortement sont assez nooi*

AVORtEMENt

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breuscs; mais, nous devons le dire, sans une prédisposition de la pari do la mère il est rare qu'elle avorte. Combien de femmes cou|iables qui ont essayé sans succès de tous les moyens aborlifs qui \eur étaient indiqués par des matrones amsi criininellcs qu elles l Néanmoins nous devons signaler les autres causes que Ton a mentionnées, et qui se rapportent toutes ou à Tétat de la temme ou à Tétat de Tœuf.

Parmi les causes qui sont propres à la femme qui a conçu, nous rangerons la pléthore, qui est très-manifeste , les premiers mois, chez les personnes sanguines et qui perdent habituellement beaucoup de sang par les règles; et, par contre, la constitution lymphatique, un étal de suractivité nerveuse, U faiblesse qui survient chez les femmes quise nourrissent mal, tout comme la mauvaise habitude où sont la plupart d'entre elles de porter des vêlements trop étroits, etc. Il n'est pas jusqu'à certaines Dïscrasîes |Toy. ce mol), et, par exemple , Taffection vénérienne , le vice scrofuleux , etc., qui, elles, aussi ne favorisent Tavorlement. N'oublions pas aussi de noter les courses rapides et trop longues, la danse, les cabots d'une >oUure malsuspendue, et tous les exercices qui exigent de grands efforts musculaires, les coups, Tes chutes, certaines affections morales, et surtout une violente frayeur, l'impression de certaines odeurs, l'emploi de la soignée, des émétiques, des purgatifs inopp rlonémenl administrés, toutes les maladies a^théoiques et en particulier le dévoiement ATec téitesme, à cause des efforts violents et M)uTent répétés pour aller è la selle, etc., etc. Et quant aux causes qui sont propres au f\Btus ou à ses dépendances, on a noté seulement l'apoplexie ou congestion placen* taire, et la faiblesse de l'embryon qui aurait été conçu par un père trop vieux ou trop jeune, par un individu épuisé par des jouis* tances trop souvent répétées, etc.

Quels sont les soins (jue le médecin doit donner à la femme qui avorte facilement ? hs sont de deux ordres: ou bien ils doivent tendre à prévenir Tavortement; ou, celui-ci uue fois décidé, il faut en hâter la termiuaison et combattre les accidents.

Le traitement préservatif de ravorîement consiste nécessairement à éloigner les causes qui le déterminent. S'agit-il d*un état (tiéthorique, il faut recourir à la saignée, qui est autant avantageuse à la femme qui a babiiuellement beaucoup de sang qu'elle est nuisible è celle qui n'est pas dans cotte conuiiion. S'agil-il, au contraire, de la faiblesse ^biluelle ue la constitution, du relâchement <ies tissus, les analeptiques, les toniques uiùme les ferrugineux, les bains salés, et dans Télé, les bains de mer, deviennent in^^ (Impensables* Ce môme régime convient é^lement à la femme nerveuse, hystérique, M elle est faible et délicate, tandis que, si elle a les forces assez bien conservées, on lui conseillera les bains tièdes, les aliments légers, quelques calmants. Les unes et les

DlCTJO.f IV. DK MÉOEClXh

autres se trouveront bien d'un exercice léger, jamais poussé jusqu'à la fatigue, des distractions agréables, et d'éviter tout ce c^ul pourrait devenir pour elles une cause davorlement.

Nous avons dit d^un exercice léger, et ce-

f tendant plusieurs accoucheurs sont dans ^habitude, quand déjà une femme a eu unu ou plusieurs fausses couches, de lui prescrire un repos absolp pendant un temps déterminé qui dépasse celui de la fausse cou* che précédente, ou durant tout le cours de la gestation. Nous ne désapprouvons pas ce mode de procéder, mais les cas de celte na-* ture sont exceptionnels, et en parlant de l'exercice, c'est une règle géiiêrale que nous posons.

Quant aux maladies syphilitiques, scro« phuleuses ou autres qui, existant pendant la grossesse, pourraient déterminer l'avorte-^ ment, on doit les détruire par des moyens appropriés. Voy. Syphilis, Scrofule, etc.

Et lorsque, malgré toutes les précautions prises chez la femme prédisposée aux fausses couches, ou accidentellement chez celles qui n'ont jamais avorté, les signes de l'a^ vertement sont manifestes, que doit faire le médecin ? Sitôt que l'hémorragie utérine se déclare, car c'est elle qui est le véritable si^ gne d'un avorlement prochain, le sang n'apparaissant à la vulve pendant la grossesse qu'alors que le placenta s'est décollé pat** tiellement ou en totalité ; sitôt, dis ic, que l'hémorragie se déclare, que des douleurs uc reins ou ventrales se manifestent, la femme doit garder un repos absolu, dans une posi* tion horizontale, être modérément couverte, sur un lit un peu dur ; boire des boissons froides et acidulés se soigner, en un mol, comme dans un cas ordinaire de perte uié^ rine, moins cependant les moyens locaux emplovés par les parties de la générationé Yoy. Menstruation. Ainsi, une potion astringente, les lavements laudanisés, la diète et dans quelques cas la saignée, peuvent parfaitement lui convenir.

Si pourtant tout devient inutile et que l'avortement ne puisse être évité, il s'opérera de deux manières : ou bien l'œuf, étant encore peu développé, sortira presque sans douleurs, entraîne en quelc[ue sorte par te sang, sous la forme d'un caillot, car il peut être entièrement enveloppé par le sang coagulé (ce qui peut devenir une cause d'erreur si on n'examine pas avec soin chaque caillot un peu gros qu aura rendu la femme) ; ou bien, I hémorragie et les douleurs persistant, l'œuf reste encore inexpulsé. Dans ce dernier cas, tant que la perte de sang n'est pas inquiétante, on laisse à la nature le soin de I expulsion du fœtus ; mais si les forces s'épuisent, que l'inertie de la matrice ne puisse opérer la dilatation du col, on on vient alors a l'emploi du seigle ergoté, et à celui des moyens opératoires que l'art obstétrical xnA entre les mains de Taccou^ cheur.

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BADIANE ou Anis étoile, s. m., illicitum anisatum, L. (polyandrie, polygynie, L., famille des magnoliers, J.J. — I/arbre qui le porte croit en Chine et au Japon. Ses capsules ou fruits sont multiloculaires , c*est4i-diro composés de huit capsules réunies en forme d*étoiles, comprimées, uniloculaires, oblongues, aiguës» etc. Leur odeur et leur saveur se rapprochent beaucoup de celle de Tanis vulgaire ou du fenouil, dont, au reste, il a les propriétés. ( Voy. Anis. ) On les administre Tun et Tautre en infusion théi* forme, qu'on rend plus ou moins active sui* vant que Testomac est plus ou moins faible,

Klua ou moins irritable, Tanis contenant une ulle essentielle qui est excitante.

BAIN, s. m., batneunij >ouT/9ov,|3a>»tny. — Immersion ou séjour plus ou moins prolongé du cor^^ ou d*une partie du corps dans un liquide : de là les expressions ae boin entier, demi-bain^ bain de siège, bain de

e' imbes, bain de pieds (pédiluves), bain do ras, bain de mains (manuluves), etc. On dit encore que le bain est simple quand il se compose d*eau pure, et que le bam est com' pose ou médicamenteux quand on y mêla certaines substances qui, en se dissolvant dans l'eau, lui donnent, suivant leur nature, des propriétés toutes particulières : les eau s minérales appartiennent à cette catégorie. EnQn on a, par extension, appliqué le nom de bain, soit à Timmersion aa corps dans Teau vaporisée (bain de vapeur), soit à Tappiication sur divers points de sa surface de diverses substances chaudes (bain de sable, de marc de raisin, de marc d*olives, etc.). Il n'est pas jusqu'à i'échauffement à une haute température du lieu où Ton place l'individu, ou de l'exposition de ce dernier à l'air libre après l'avoir dépouillé de ses vêtements, qui n ait aussi reçu le nom de bain (bain d'étuve, biin d'air). Disons quelques mots de^ propriétés de chacun de ces bains.

Le bain simple diffère, quant à ses propriétés hygiéniques et médicales, selon la température du liquide : ce qui Ta fait distinguer en bain tres-froid (de 0 à 10 degrés + 0 R.) ; froid (de 10 à 18 degrés) ; frais (de 18 à 20 desrés); tempéré (de 20 à 25 degrés); chaud (de 2S à 90 degrés) ; et tris-chaud (do 30 à 35 et 36 degrés et au-dessus; c'est le terme où les observateurs se sont arrêtés). Nous conserverons cette division, toute arbitraire qu'elle est, n'en trouvant pas de meilleure qui puisse lui être substituée.

Bain très-froid. Il est rare que les bains très-froids soient conseillés comme moyen hygiénique, et on les emploie peu comme moyen thérapeutique ; cependant, si on les répète à d*as$ez courts intervalles, en y restant très-peu la première fois et un peu plus à chaque nouveau bain, l'habitude les rend plus supportables, et alors ils agissent comme tonique; ce qui veut dire qu'ils peuvent

être utiles aux sujets peu irritables, à fibres lâches et mollasses et dont la constitution est caractérisée par l'inertie des fonctions. On leur préfère, et nous ne saurions le blAmer, le bain froid, qui, plu^ facilement supporté et ne donnant lieu qu'à une réaction modérée, fortifie, lui aussi, l'organisme en resserrant les tissus, les consolidant, pour ainsi dire, en empêchant les pertes occasionnées par une transpiration trop abondante, en augmentant ractivité du systènio digestif et, par conséquent, en facilitant la nutrition et la réparation corporelle. Mais comme ce bain et, à plus forte raison, le bain très-froid, peuvent, chez les individu» faibles et irritables, provoquer des congestions organiques internes, que la réaction consécutive ne dissipe pas toujours, il devra en résulter des bronchites, des pneumonies» des coliques, des diarrhées, quelquefois même des ccmvulsions, etc. ; mieux vaut donc que ces individus s'en abstieimenr que de s'exposer à de pareils accidents. On a moins à craindre ces accidents, de l'usage du bain frais, qui, même at>straetion faite de l'excitation avantageuse qu'on peut y ajouter par la natation, produit consécutivement un effet réellement fortihant. La preuve, c'est qu'en sortant de l'eau et lorsqu'on s'est séché et réchauffé, on se sent plus dispos, plus fort, plus libre et plus vigoureux, l'anpétit est meilleur, la digestion plus facile, bn deux mots, le bain frais tempère la chaleur du corps, calme la soif, fortifie les constitutions débiles, délicates et molles, détruit une foule de prédisposiUonsi et peut guérir certaines affebtions cbroniquestatoniques, par une espèce de fièvre artificielle qu il produit. De là son utilité dans les climats chauds et pendant l'été.

Bain tempéré. Placé comme intermédiaire entre le bam froid et le bain chaud, ce n'est guère que par l'effet habituel qu'il produit sur le corps vivant que le l>ain tendre mérite la qualification de débilitant ou de toni* que, car il peut être l'un ou l'autre. Diverses expériences ont convaincu, en effet, qu'après une grande fatigue et lorsque la chaleur du corps est plus élevée que celle de l'eau du bam, on est délassé, fortifié immédiatement ou peu de temps après l'avoir fms ; tandis que c'est tout le contraire si ie iquide est plus chaud que la chaleui nainrelie. Voyez l'individu qui est abattu par la fièvre ou par un état de surexcitation nerveuse, avant et après sa sortie d'un bain tempéré : il est infiniment mieux au physique et au moral. Et pourtant le bain tempère n'est guère employé que comme moyen de propreté. Il mérite à ce litre qu'on y recoure de temps en temps, afin d'empêcher que «* poussière, en se mêlant à la matière de la transpiration, forme sur la peau des concrétions qui, en bouchant les pores exha-

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