BOI'GIE
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pommade mêlé à de l'aiooge dans les proportions d*un demi-gros de borate par ouco île graisse.
Quant à Tacide borique ou boracique, sel sédatif d^Huraberg, il a été proposé comme uo excellent antispasmodique, et propre, par cODséouenty h calmer les douleurs nerveuses. 0*1 a Lien parlé aussi de ses propriétés rafraîchissantes, mais sans cloute qu*il n*a pas juslIGé les espérances qu'on avait fondées Mir son administration, puisqu'il est complètement abandonné.
BOHBORYGMES, s. m., borborygmus, de ^9f^pv7|«o%y murmure. — On donne ce nom au bruit que font les gaz intestinaux en se déplaçant dans le tube qui les renferme. Ce bruit est quelquefois très-intense chez lés personnes nerveuses, mais bien portantes,
sorloQt (juand elles sont à jeun, il est l'indice
(lu besoin de prendre quelque nourriture : (^jis certaines maladies il précède habituelleroei.i les évacuations alvines.
BOUCHE, s. f., osj 9TÔfAa. — Ce mot signifie tantôt Torifice extérieur de la cavité qui renferme les dents, la langue, etc.» et lintôt cette cavité elle-même.
La bouche, prise dans son acception la plus étendue, c*esl-à-dire dans le langage anatomico-pathologique, est la portion cephalique ou faciale du tube digestif; elle comprend cette cavité dont tout le monde connaît la situation, bornée en arrière par le voile du palais, espèce de cloison mobile, molle, lar^e et quadrilatère, dont le bord inférieur libre et flottant, au-dessous de la base de la langue, présente à sa partie 100^ enne un appendice conique plus ou moins long [la luette] et offre à ses extrémités les piliers du voile du palais , entre lesquels sont logés les amygdales. Ses autres parois sont formées en avant par les dents et les lèf res ; sur les parties latérales, par les joues, dans l'épaisseur desquelles rampent le conduit très-improprement nomme conduit de Stéoon, puisque Gauthier Nedman l'avait découvert avant lui en 1G55, et d'ailleurs I^rce que Stéuon n'avait pas distingué les conduits salivaires parolidiens du conduit des glandes maxillaires; reste que le con* duit de Slénon, puisqu'ainsi on le nomme, s'ouvre dans la bouche vis-à-vis de la deuiième dent molaire.
La paroi supérieure de la cavité buccale est formée par le maxillaire supérieur, et sa
Caroi inférieure par la langue. Une memraoe muqueuse en tapisse tout l'intérieur et forme par un petit repli en haut le frein de la lèvre supérieure; en bas celui de la lèrre inférieure, enfin au-dessous de la langue, le frein ou filet lingual. C'est à côté <lecelui-ei qu'on aperçoit l'orifice du conduit de Warthon, et tout à fait sous la langue les ëlaodes salivaires linguales, dont les conduits excréteurs multiples furent découverts, ^n 1679, par Âug. QuirinusRivin, professeur i Leipsick.
ièvret^ gencives tt dents. Les lèvres et les gi'itcives sont tellement visibles qu'il suffit ^ y jeter les yeux et de les considérer un
instant pour en connaître la forme, la situa* tion, la couleur et les rapports : quant aux dents, elles seront décrites à Turt. Dent . (Foy. ce mol).
Langue. La langue a cela de particulier qu'elle se compose, 1*" des muscles styloglosse, génio-glosse, hyo-gk>sse et lingual; 2" de papilles lenticulaires au nombre de neuf à quinze, disposées sur deux lignes qui se réunissent en forme de V, nu trou borgne, par des follicules muqueux dont les orifices excréteurs sont très-apparents; S*" de papilles fongiformes, en nombre indéter- . miné, offrant une tôle arrondie et soutenue ()ar un pédicule disséminé près des bords et de la pointe de la langue; 4* de papilles coniques très-nombreuses, occupant la plus Î;rande partie do la face supérieure de la angue, paraissant formées par l'épanouissement des filets du nerf lingual; des artérioles venant de la carotide exteriie, des rameaux palatins et des tonsillaires; Gr des ; veines, moins constantes, à la vérité, mais existant pourtant; telles les ranines, la linguale, la submentale, etc.; T de nerfs qui Kroviennent soit de la septième paire, de la ranche glosso- pharyngienne; soit de la huitième f.'aire, et de la branche linguale du nerf maxillaire inférieur.
La bouche, O/Onsidéréc dans son ensemble, fournit à l'observateur une foule de signes importants pour reconnaître les maladies; et par exemple : le nouveau-né qui a le trismus (Foy. Tétanos) ne peut plus desserrer les mâchoires, et il serait impossible à sa nourrice de les écarter pour lui faire prendre le mamelon.
L'enfant qui a des vers grince des dents, et ce erincement est souvent chez lui le présage de convulsions : les jeunes filles chlorotiques ont les lèvres très-p&ies, la bouche se dévie à droite ou à gauche dans la paralysie, etc.; la langue elle-même fournit des symptômes très - utiles à recueillir. Yoy. Langue.
La bouche peut être le siège de bien des maladies ; il en sera fait mentioa aux articles spéciaux.
BOUGIE, s. f., candellulaj cereola. — C'est le nom qu'on a donné h une tige droite, flexible, conique, très-lisse, arrondie à son extrémité la plus mince, que l'on introduit dans le canal deTurètre, soit pour le dilater mécaniquement, soit pour porter un caustique sur quelque point de sa. surface.
Les bougies diffèrent par la matière dont elles sont formées et par leur grosseur; quant à leur longueur, elle doit être la même, c'est-à-dire de dix à douze pouces. Celles dont on se sertie plus communément sont en gomme élastique (bougies ordinaireéi) et portent suivant leur grosseur les ri<" 1, 2, 3, fc,etc. , suivant qu'elles ont une ligne, une ligne un quart, une llgneet demie, etc., cliaque numéro en sus augmentant d*un quart de ligne. A défaut, on se sert de cordes a boyau, qm sont tout simplement les cordes dont on garnit les instruments de musique. Pour s'en servir, on amincit une de leurs oxtrérat-
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