BORAK
reiKlgai, réveille Tesprit, ranime laraémoire, échauffe rimagiiialion et fail jaillir la pensée ; il osl donc avantageux aux lymphatiques qui mènent une vie sédentaire, qui ont beaucoup d*embonpoint, comme à toutes les |)er5onnes qui sont dans un état d'atonie Tilijsique et d*apathie morale. Au contraire, 'usage habituel du café ferait beaucoup de mal aux jeunes gens , aux tempéraments sanguins et bilieux» aux femmes surtout à la fibre sèche et irritable, à Tesprit vif et brillant, k f imagination ardente; et si Ton en abuse, il occasionnera toutes sortes de maladies de nerfs, des éruptions quelquefois affreuses au visage, des céphalalgies, des hémorragies , des tremblements, Tinsomnie €l jusqu à Tapoplexie.
Que dirons-nous de son mélange avec le lait? Qu'il est peu d'estomacs, à notre con- Tiaissance, qui s'en accommodent, à moins <i'une habitude contractée dès l'enfance; lK)rs ce cas il produit h la longue, si ce n'est dès les premiers jours, l'atonie des Yoies digestives, des aigreurs, et le devoiement. Quelques médecins l'accusent de produire des flueurs blanches ; mais cela n'est pas bien prouvé : il 7 a tant de causes qui peuvent occasionner cette maladie, il y a tant de leucorrhoïques dans les pays où' l'on ne prend pas habituellement du café au lait.
Thé. Le thé, dont l'usage est si répandu en Angleterre, n'était guère employé en France qiie dans les cas d'indigestion ; aujourd'hui on en prend bien davantage, mais on le môlo ao lait qui lui enlève une partie de sa propriété excitante, et empêche par là qu'il soit nuisible à cei tains estomacs. Je fais cette observation, parce que si le thé sans mélange est une boisson stimulante à l'instar du café , s'il met de la gaieté dans les pensées et certain feu poétique dans l'imagination, s'il est utile aux individus qui sont obligés de s'exposer au froid humide, surtout en voyage, en prévenant les effets de l'humidité de l'air, et, quand on l'a supportée, en neutralisant ses conséquences l&cneuses par l'abondante transpiration qu'il produit en poussant à la peau, on ne peut disconvenir aussi que l'abus du thé donne lieu à des insomnies, h diverses maladies de nerfs, qui éclatent d'autant plus facilement que les personnes y seront prédisposées davantage par leur irritabilité nerveuse.
BOL, s. m., bolus^ de pûXo?, bouchée. — En matière médicale on appelle bol une masse plus molle et plus grosse qu'une pilule, ordinairement de forme olivaire pour qu'elle puisse être plus facilement avalée. Le bol est composé, comme la pilule, d'extraits de sirop, etc.
BORAX, s. m. —Les seules compositions de4)ore qui intéressent la médecine sont le sous-ooratL' de soude (proprement dit borax) et l'acide borique.
Le borax est donc le nom d'un sel alcalin qtti nous arrive tout brut de la Perse et de la Chine, et que les auteurs latins appelaient aiiciennement ehrysocoUa^ cbrysocolle. La uatnre de ce sel a été longtemps inconnue ;
on sait nujourdlini qu'il est comiX).sé d'un acide |)articulier qu'on appelle acide borique et de soude avec excès : voilà pourquoi les chimistes modernes le désignent sous le nom de borate sursaturé de soude. On le reconnaît en ce qu'il se présente sous forme de prismes hexaèdres comprimés, et termio(*s par des pyramides de trièdres incolores et translucides, d'une saveur styptique-alucinée, etc.
Le borate de soude a été reconnu par quelques anciens médecins comme fondant, comme ernménagogue et comme propre à accélérer l'accouchement, à favoriser la sortie de l'arrière-faix et l'écoulement des lochies. II est possible qu'il ait été utile dans ces sortes de cas, alors qu'il s'agissait du relâchement des parties, comme che2 les femmes affaiblies par le travail, la misère ou les privations, et pourtant je ne sache pas qu'on s'en serve encore. Du reste, comme dans la plupart des cas où il a été mis en usage pour provoquer les contractions de l'utérus; il était associé à d'autres médicaments, ive serait-ce pas plut6t les derniers (jui ont étâ efficaces? il est probable que si, puisque dans les remèdes auxquels on l'associait se trouvent le safran et les préparations martiales, le plus puissant des toniques; toujours est-il que toutes les fois qu'on voudra l'employer comme succédané du sei^e ergoté, il faut en donner un demi-gros jusqu'à u'i gros, en poudre, sous forme de bols.
Mais SI le borax est un médicament sur lequel on doive peu compter à l'intérieur, excepté comme astringent dans les diarrhées atonigues, il est un excellent résolutif de l'angine chronique, et nous l'avons employé nous-même avec beaucoup de succès dans ces cas ; il est non moins avantageux dans les aphtbes et autres inflammations de la bouche. Pour la maladie aphtheuse, il suHit d'en faire dissoudre un ou doux scrupules dans huit onces d'un véhicule approprié, ou encore de le mêler à du miel a la dose de un gros par once, pour obtenir un excelIeiJ styptique. Quand on veut l'employer de celte manière, on met une cuillerée à café de miel borate dans la bouche et on l'v laisse fondre, ou bien on le délaye dans l'eau et on eii rince la bouche.
Le borax parait convenir encore dans certaines maladies exanthématiques chroniques. Aussi Hufeland assure avoir fait disparaître des taches hépatiques, en les lavant avec une solution d'un gros de borax par une once et demie d'eau de roses ou de fleurs d'oranger. Biet l'employait, à l'hôpital Saint-Louis, comme succédané du sous-carbonate de soude, ou au moins dans des circonstances analogues, et se louait de son administration. G est surtout dans les formes sèches, dans les eczéma chroniques, et principalement dans certains lichens, ou enfin dans les éruptions accompagnées de démangeaisons très-vives, et en particulier dans le prurilo si rebelle des parties génitales, quil a. paru le plus salutaire. On doit remployer alors en lotions comme il a été dit, ou eu
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BOUCUE