‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 48 sur 209 · BOURRACHE · texte numérisé non relu

BOURRACHE

BOUrON

liée ou non aa degré de faim qu'on dprouYe. Cette névrose, qui est ie plus souvent sjrmploiiMitiqae de la grossesse, de la présence des vers dans te tube digestif, de certaines fiè.rres d*aecès, de l'hystérie, peut dé- Kudre aas8i<l*uDe surexcitation nerveuse de stomac : de \k les vomissements qui surfieoneot quand les malades satisfont eulièremeot le besoin impérieux quMls éprouvent de se gorger d^aliroents; c'est pourquoi il est todispeasable de remonter à la cause oui Ta l»roduite (Koy.VERS, Hystérie); et si elle est essentieUe, on la combat par les rafraîcliis- «snts ou les toniques, selon qu'elle est avec sarexcitation de l'estomac sans atonie de ce viscère, oa saivant que la faiblesse de ce viscère s'allie à la faiblesse générale de la consti- Uilioa.

On assoeie aux uns ou aux autres les antispasmodiques calmants ou stimulants, selon Toneou l'autre des conditions physiques dans /dfifaelles se trouTera l'individu. Yoy. Nebncx(Al<il).

BOURDONNEMENT D'OREILLES, homtaf, bruit ijue font certains insectes et prineipalemeot les bourdons quand ils volent. — Ce bourdonnement est illusoire chez certains individus qui l'éprouvent, et dans certain cas il est l'indice d'un mouvement flaxionnaire du sang vers le cerveau : on Tobserve aussi dans le commencement d'une syncope ou d'une attaque de nerfs, et principalement durant l'agonie, tout comme dans certaines maladies de l'oreille (l'inflammation, l'accumulation du cérumen, un corps étranger, un insecte), mais alors il s'accom* pagne d'une douleur plus ou moins vive, ce qui n'a point lieu dans les autres cas. 11 en est de même quand la trompe d'Eustaehe est engorgée ou complètement oblitérée. Enfin, il peut être lié à une modification particulière du nerf acoustique, avoir une netteté et une persistance remarquables, et constituer, en un mot, les hallucinations du sens de l'ouïe.

Symptomatique, le bourdonnement se guérit en eombattant sa cause occasionnelle ; essentiel , on le traite comme une névrose. Voy, Elément nerveux.

BOURRACHE, s. f., borago officinalis. — Plante de la pentandrie monogynie, L., famille des borraginées, J., qnotï rencontre dans toute l'Europe australe, et dont la réputation est populaire dans nos provinces méridionales, ou on la trouve dans les champs et les jardins.

Elle est très-reconnaissable à ses feuilles ovales, oblongues, hérissées de poils durs * et piquants ; à ses fleurs solitaires ou en corymfaie, de couleur bleue ; à sa tige anguleuse et cannelée, pareillement recouverte de p(His aigus. Son odeur est faible et sa lATenr herbacée.

Avec le bouillon blanc, la bourrache fait partie des quatre fleurs pectorales, et ne s'emploie guère qne dans les rhumes. C'est habituellement en infusion qu'on l'administre mais alors il faut que cette infusion soit légère.

BOUTON D'ALEP, s. m., spyrophlicifo endenUca. — Cette ouiladie par^i ôtre particulière à quelques villes oe la Syrie (Alep, Bagdad , Bassora), où elle est si commune que dans les lieux publics, dans les marchés et sur les grandes routes, on rencontre à chaque pas des personnes plus ou moins défigurées par cette pustule redoutable. Là elle n'épargne ni hommes, ni femmes, ni enfants ; les riches dans leurs palais, les pauvres dans leurs chaumières, tout le monde paye le tribut fatal. Les étrangers qui voyagent dans ces pays n'en sont point exeupts, et on dirait qu'û suffit d'avoir respiré l'air de ces funestes contrées pour en contracter le germe et pour devenir désormais susceptible de la voir éclore en soi partout où l'on va, souvent même après un long espace de temps, après plusieurs années.

11 débute ordinairement par l'apparition d'^un petit point rosé qui s'élève et devient plus rouge à mesure qu'il fait des progrès. Après quelques jours d'inertie et d!indolence, ce point devient un peu douloureux à la pression. Bientôt commence une sup-

Imratioo qui, s'effectuant à l'air libre, donne ieu à la formation d'une croûte humide, semblable à une coquille par ses bords, et laissant jaillir par ses crevasses une hu*meur encore assez limpide, mab qui tache ^ le Imge d'un jaune insensiblement caracté- ' risé. vers ie sixième mois, toute cette croûte tombe d'elle-même, et découvre une plaie purulente autant que fétide ; elle se recompose assez facilement sous la même forme, et laisse toujours échapper, par les bords seulement, la sécrétion périodique de l'ulcère, qui alors a acquis toute sa force. On peut compter jusqu'à cinq ou six chutes de croûtes, qui s'opèrent à peu près de trois semaines en trois semaines. Le pus n'est jaune que quand l'inflammation est très-aotive ; dans le cas contraire il est grisfttre. Il faut quelquefois plus d'une demi-année pour accomplir cette période ; ensuite le bouton décline graduellement jusqu'à une entière guérison, qu'aucun moyen thérapeutique ne saurait hÂter.

La pustule ayant terminé sa révolution, la peau se nettoie ; mais elle demeure déprimée et rouge , puis elle pftlit et reprend sa couleur normale. Quant à la cicatrice, elle est couverte de rugosités et traversée de quelques lignes proéminentes qui font paraître la peau comme gauffrée.

Nulle partie du corps n'est à l'abri de la pustule d'Alep ; mais plus le sitee qu'elle occupe est cbamu et humide, plus il acquiert d'étendue. Lorsqu'elle attaque l'œil il est rare que cet organe puisse être conservé.

Le bouton d'Alep met ordinairement une année à parcourir ses périodes ; mais quan4i il se complique d'un vice scrophuleux déjà existant , Iorsqu*il se manifeste chez des individus lymphatiques, ou des sujets faibles , il dépasse souvent ce terme : quoi qu'il en soit, il a une sorte de ressemblance avec les exanthèmes ; il ne récidive c;uère.

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