‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 49 sur 209 · BRONCHES · texte numérisé non relu

BRONCHES

BRULURE

t'i ne se montre qu'une fois comme la variole,

Aucan roojeii thérapeutique De bâtant la guérison de la pustule d*Âlep, on éprouve fo niijs grand embarras, dirons-nous avec Alibert, quand il s*agit de déterminer le traitement qu*il convient de faire subir au malade, rien n'ayant encore été découvert à oet égard. On doit donc, dans une matière si obscure, se borner à Texposition des faits, tout en faisant observer, a-vec le célèbre médecin en chef de Thôpital Saint-Louis, que l'application du nitrate d'argent, réitérée plusieurs fois, peut être avantageuse. Elle lui a parfaitement réussi chez un élève du cx)liége Henri IV, qui a été longtemps confié à ses soins.

BROME. — Corps simple découvert par Balard de Montpellier, en 1626, dans les eaux des marais salins; il reçut le nom qu'il porte (6/»iuo?, fétidité), àcau$e -de l'olieur forte et désagréable qu*il exhale : on l'a trouvé depuis dans toutes les salines du continent , oh il paraît exister à l'état de bromure de potassium.

Le brome par l'ensemble de ses propriétés se rapproche singulièrement du cnlore et de l'iode, de telle sorte que l'histoire de l'un, comme le fait observer M. Soubeiran, se calque sur celle des autres, si l'on tient compte d'ailleurs de la différence d'énergie chimique. Quoi qu'il en soit, le brome est un liquide d'un rouge noirâtre quand il est vu en masse, et d'un rouge hyacinthe quand on l'interpose en couches très-minces entre l'œil et la lumière. Sa saveur est des plus fortes.

Les propriétés énergiques du brome et son analogie avec l'iode ouvraient aux praticiens-une voie dans laquelle peu se sont engagés, et pourtant Ton a reconnu, par des expériences suivies, que son emploi dans le traitementde la maladie scrophuleuse était suivi des résultats les plus avantageux ; soit qu'on s'en servît en frictions sur les tumeurs scrophuleuses, soit qu'on en arrosât les cataplasmes dont ces tumeurs étaient recouvertes* Pourquoi cet abandon ? Parce que, nous l'avons dit, le brome a les mêmes propriétés que l'iode, et qu'on préfère s'en tenir à ce dernier.

Vd brome s'administre à l'intérieur soit en dissolution, à la dose d'une partie de brome |H)ur quarante parties d'eau distillée , solution dont on prend 5 à 6 gouttes dans un véhicule approprié (une cuillerée de sirop de guimauve), en augmentant graduellement la

auaotité de gouttes; soit en pilules, à la ose de 4 à 8 grains. Pour l'usage externe 00 fait une pommade avec un gros d'hydrobromate de potasse et une once et demie d'axonge. M. Magendie a proposé la formule suivante : — Pr : hydrohroniate de potasse, un gros ; brome liquide , de six à douze gouttes ; axonge une once. M.

BRONCHES, s. f. plur., bronchite, de jB^ôyxoc » trachée-artère. — C'est la trachée-artère qui en se bifurquant forme les bronchei. Celles-ci* en se divisant et se subdivi-

sant à l'inlini, se rendent k toutes les parties du poumon, où elles se terminent pa" de petites ampoules ou vésicules arrondies formant autant de petits culs^le-sac au'il y a de ramifications bronchiques. C'est dans ces ampoules que se passent les phénomènes de l'HÉaiATosE (Foy. ce mot ).

BRONCHITE. Voy. Catabrhe pulxo!«airr.

BRONCHOTOMIÈ, s. f., branchotomia, de Pfh/J^i TifAvuv , couper la trachée-artère. On aésigne sous le nom général de bronchotomie toute opération chirurgicale qui consiste à diviser la trachée ou le larynx pour donner à l'air une issue artificielle, ou extraire des corps étrangers. De là les noms de Laryngotomie et de Tracméotomib qu'on lui a substitués. Voy ces mots.

BRDCINE , s. f. — C'est le nom qu'on a donné à une subtance que l'on retire de la fausse angusture ; elle est d'une couleur d um blanc de nacre; cristallisée en prismes, d'une saveur amère, Acrp et légèrement styptique. Quoique moins énergique que la noix vomique dans la proportion d'un dixième, elle n'en a pas moins des propriétés toxiques quand on l'administre à des doses éle- . vécs, et dès lors on a dû lui préférer la noix vqmique, dont l'usage est plus répandu et mieux apprécié ( Yoy, 8trichnum ). Toutefois, si on voulait s'^n servir, il ne faudrait point oublier que sa dose doit être augmentée d'un dixième comparativement à la dose de la strichnine.

BRULURE, s. f., ustio. — On entend par brûlures une lésion du tissu cutané produite par un corps en iguition, lésion qui sera d'autant plus étendue et affectera d'autant plus profondément l'organisme vivant que la chaleur du corps brûlant sera plus élevée et son application plus prolongée. C'est ^wur-

3uoi on a admis plusieurs espèces ou degrés e brûlure : 1" celles dans lesquelles il ny a qu'érythème ou phlogose superficielle de la peau, sans formation de phlyctènes; 2" celle ou l'inflammation cutanée est accompagnée du décollement de lépiderme et de la formation de vésicules remplies de sérosité; 3** celles avec destruction du corps muqueux et d'une partie du corps papillaire de la peau; b** celles où le derme est désorgauisé en totalité jusqu'au tissu cellulaire sous-cutané; 5° celles où toutes les parties superficielles et les muscles, jusqu à une distance plus ou moins considérable des os, sont réduites en escarres ; 6" enfin celles où il y a carbonisation de la partie brûlée; ce qui constitue six degrés divers de brûlure.

Le traitement des brûlures au premier degré est fort simple. Il consiste à calmer la douleur et prévenir l'inflammation cutanée. On obtient Tun et l'autre effet en tenant pendant longtemps la partie brûlée dans de l'eau très-froide qu'on renouvelle; ou bien en la recouvrant de compresses trempées dans l'eau saturnisée simple, ou laudanisée si w douleur est vive ; l'eau alcoolisée ou élhérée, fcrréa ou alumineuse, etc., ou encore avec la puîpe de pommes de terre, l'amidon; e^^* Au deuxième degré, il faut attendre i»<>ur

URULURE

BRTœ^E

ouvrir tes pblyctènes que la douleur et Tin- (l,iiiiaiation se soient un peu calmées. Alors, siDS enlever la peau, ce qui occasionnerait des douleurs nouve'les par le contact de Tair jifecles chairs, on pratique av^c uneaiguille oa la pointe d*un bistouri, d*une lancette, une oa plusieurs piqûres à la partie la plus liéfliTe de Tampouie, opération qu'on renouvelle chaque fois que la vésicule se tmuTB remplie. En même temps on peut uitidre la partie brûlée avec un mélange dalbumioe et d*huile (deux parties de blanc ilœaf sur une partie d*huile).

Pour les brûlures au troisième et au qu.itrième degré, rien n*emp6che qu'on se serve eDCoredcs moyens précités; mais Tinflammalion, qui éclate nécessairement , exige qu'on leur substitue bientôt l'application du céntsimple ou opiacé, qu'on recouvre d'un calaplasine émoUient ou légèrement narcotiçDtf: le mucilage des pépins de coing, ou (/épines de Kn mêlées à une décoction de fruiljes de jusquiame, de morelle, etc.,. sont l'ieaces. Quand l'escarre est détachée , on iraile la plaie comme un ulcère simple. — roy.DLcàaB.

DaDsIe principe de ces deux derniers degrés de brûlure, tout comme dans le deuxième deçré, quand on a la maladresse d'enl^'Ter Tépiderme qui forme l'ampoule, en dé- {•oaillant le malade de ses vêtements, ce qu'il faut éviter avec beaucoup de soin ; dans Umis ces cas, dis-je, nous nous sommes trèsb:pn tmuvé de 1 application du coton cardé ({a'un heureux hasard a placé dans la thérapeutique chirurgicale, et que le docteur Andersen de Glascow a introduit le premier <ians le domaine de l'art. Pour s en servir d*après le procédé de ce praticien, il fout faire carder le coton et le disposer par c<)uches assez minces pour être transparen-r H. Y a4-il des vésicules ? on les évacue et (>o lave la partie avec de l'eau tiède, ou bien on la lotionne avec de l'alcool ou de l'huile de térébenthine, puis on place successivement plusieurs couches de coton qu'on maintient '^(fèrement par un bandage convenablement «iisposé. Ces dispositions faites, on prescrit i^repos le plus absolu et on laisse l'appareil ^ place le plus longtemps que possible, mal- ^éles plaintes du malade contre la mauvaise <;^eur qui s'exhale de ses plaies. Cependant, si I^Kieur est si fétide qu'elle en devienne in- 'vpporlable, si la suppuration est très- 'k)0(Jante, il faut enlever avec soin le coton Imprégné de nus et le remplacer par d'auires couches rratchement cardées ; ici le pré- ^/pte d'agir (utà^ ciid ttjucundiy ne saurait êire négligé.

Aux moyens locaux, oui conviennent parfaitement quand la brûlure ne produit q^ue l'**sefrels purement locaux, il faut associer ^ proDos certains moyens dont nous parlerons a l'occasion des brûlures des cinquième tlsiiièmedegrés, qui chez les personnes ner- '•'uses et irritables s'accompaçnent d'une ^•aclion fébrile plus ou moins intense d'af^'ï^ion, d'insomnie, de délire, de spasmes, ^ couvulsions, et, dans quelque cas, d'une

véritable prostration des forces ; c*est-à-dire que les malades, plongés dans un accable^ ment extrême, se refroidissent bien vite , leurs traits s'altèrent, une sueur froide générale s'établit, et la mort arrive. Pour In prévenir, on use des antiphlogistiques généraux, des potions opiacées, de la diète, d'un repos absolu, qui tous sont d'une nécessité rigoureuse chez les sujets forts et vigoureux : et en même temps on se hAte d'inciser profondément les escarres et de les .détacher avec soin ; puis on panse l'ulcère comme une plaie suppurante ordinaire , et dans les cas extrêmes on ampute le membre brûlé. Voilà les indications à remplir.

Il en reste encore une autre relativement à la formation des cicatrices : il faut faire en sorte qu'étant aussi étendues que la surface de la peau brûlée, elles ne gênent pas les mouvements, ce qu'on obtient en tenant les parties fléchies, si elles sont brûlées, dans le sens de la flexion et vice versa : ce n'est pas tout encore, on doit s'opposer par tous les moyens à l'occlusion des ouvertures naturelles h l'aide de mèches, de tantes, de canulles, d*éponges placées avec soin; et pour éviter la réunion des doigts dans les brûlures au quatrième degré, non seulement de tenir les parties écartées l'une de l'autre et étendues, mais encore d'agir directement sur eux par une compression plus ou moins forte, qui doit porter principalement sur le lieu.où se forme la cicatrice. Cette compression, Dupnytren l'exerçait h l'aide d'une petite compresse étroite et longue, appliquée par sa partie moyenne sur l'angle que forment les doigts, et dont il ramenait les chefs de bas en haut, l'un devant et l'autre derrière l'avantbras où il la ôxait^solidement.

BRYONE, s. t.brioniadioiea. La bryone fmonœcie syngén., L., famille des cucurbitacées, J.) est connue de nos paysans sous le nom de tiare/ du diable^ de vigne blanche^ de couleuvrée. Herbe grim-

Ïante, vivace, elle crott abondamment en rance; on la trouve le lonç des haies, autour des buissons, où elle s attache par ses vrilles, etc. Sa racine, qui est la seule partie employée en médecine, est charnue, succulente, fusiforme, souvent bifurquée, de la f;rosseur du bras et davantage, marquée de ignés transversales, d'une couleur blanc jaunâtre extérieurement, grisAtre à l'intérieur. Elle exhale, quand elle est récemment arrachée, une odeur vireuse, qu'elle perd en très-grande partie par la dessiccation ; sa saveur est acre, amère , nauséeuse. Elle est presque entièrement formée de fécule amylacée très~6ne et très-blanche , unie à un principe irritant qu'elle perd par la dessiccation et dont on peut priver tout à fait la racine soit au moyen de la torréfaction, foit par des lavages souvent réitérés.

M. Loiseleur Deslongchamps a placé la bryone sur le même rang que le jalap et en recommandait l'usage dans toutes les ma- Indiesqui réclament l'emploi des purgatîls. C'est à ce titre, du reste, qu'elle est devenue populaire.

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