‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 5 sur 209 · FIN DE LA PRÉFACE · texte numérisé non relu

FIN DE LA PRÉFACE

>'. B. Pour faciliter les recherches à nos lecteurs, nous avons place à la fin du Diclionnaire une lahlt alpliabétiqLe des articles sur lesquels notre attention s*est arrôice.

DE

Mumi nmm.

ABATTEMENT, s. m., virium defectio.-- En pathologie, les mots abattement f accable-mentf épuisement^ affaissement^ anéantisse^ ment , sigijifienl : tout changement notable survenu dans les forces vitales oui sont tombées, abattement: opprimées^ accablement: épuisées, épuisement ^ affaissement^ anéantissement. On a donc considéré comme synonymesdes conditions individuelles bien différentes entre elles, et par eiemple, Voppression ou Tenchalnement des forces, avec la prostration des forces ou leur épuisement. Quant à nous qui voulons éviter une faute pareille, et pour qui rabattement et Taccablement ne sont également qu*une sorte de perversion des forces, occasionnée soit par une cause physique, la fatigue, soit par une cause morale, le chagrin , qne les distractions et une bonne nouvelle dissipent ou que le repos du corps détruit , nous ne nous arrêterons point à toutes ces distinctions , sans importance

r>ratique, nous réserv8.nt de faire connaître à 'article ADYNAiiiB(Foy. ce mot), en auoi l'oppression et la prostration des forces diffèrent. ABCÈS, s. m., abcessuSf d^abscederCy s*éloi-. gner, s*écarter. — Les Grecs se sont ser>is du mot dnrimQfM OU mtôotocvic, parce que, suivant Ualien, les parties contenantes, auparavant contiguës, se trouvent déOnitivement séparées par le pus, qui s'y creuse un foyer. L'abcès consiste donc, en général, dans une collection purulente qui est la suite ou le résultat d'une autre maladie, ou, si Ton veut, un des symptômes ou la terminaison de cette maladie ; et suivant que l'inflammation préalable qui le produit a son siège dans ta partie même où Tabcès s'est formé, on l'appelle abcès idiopathique, pour le dislin^er de celui qui se montre dans un point éloigné du siège de l'inflammation, qu'on nomme a6cè«' par conaestionj ainsi appelé parce que partant du lieu enflammé, où il est formé, le pus entraîné par son propre poids chemine dans le tissu cellulaire avec leauel il se trouve en contact, et gagnant de procne en proche la partie la plus déclive, où il s'accumule, forme alors une tumeur plus ou moins volumineuse suivant fabondance de la suppuration.

Ayant dit que l'abcès prend le nom d'ab-

cès idiopathique , toutes les fois qu'il se ma- * uifeste le où l'inflammation préalable a soa siège, nous devons tgouter, pour ne pas manquer d'exactitude, que sa dénomination change suivant certaines circonstances rela— tives au siège de l'abcès lui-même, k sa marche, etc. Ainsi il prend le nom d*épanchemeni pumJent quand le pus s'accumule dans l'abdomen ; celui d'finpyeme, lorsque le pus s'amasso dans la cavité des plèvres; celui de ro— mique^ s'il a son foyer dans la substance même du poumon, et enfin celui de bubon^ s'il se forme dans les glandes lymphatiques de l'aine, de l'aisselle^ etc., pendant le cours de la peste ou après l'infection syphilitique. De même, ou appelle abcès vhlegmoneux ou chauds ceux qui , succédant à une inflamma* tion aiguë, marchent rapidement vers leur solution et ont la même acuité, qu'ils soient superficiels ou sous-cutanés ^ profonds ou sousaponevrotiques : tandis que l'on a réservé la dénomination d'abcès froide pour celui qui ne se montre qu^à la suite d'une phlegmasie chronique, c'est-à-dire d'une inflammation qui n'arrive que lentement et pour ainsi dire o'une manière insensible à la période de suppuration. Mais qu ils marchent rapidement ou au contraire très-lentement vers leur terminaison, les abcès de toute espèce, l'abcès [>ar congestion excepté, ont dans leur déveoppement trois périodes distinctes : celle dite d'accroissement, pendant laquelle on n'observe à l'extérieur qu'une sorte d'engorgement plus ou moins résistant, un empAlement qui ne permet pas de sentir encore exactement la présence du pus; celle d'état, qui commence lorsque la tumeur, visible par la saillie qu'elle forme, fait sentir par une pression alternativement exercée sur deux points opposés de sa surface ; la sensation d un liquide qui ondule sous les doigts; ce liquide c'est le pus, et on dit alors que l'abcès est mûr ; enfin, la période de terminaison, pendant laquelle, pour peu qu'il soit abondant et les parois de l'abcès amincies, le pus s'ouvre de lui* même une issue, si on ne 1 a déià fait à l'aide de l'instrument tranchant ou du caustiuue. Pour traiter convenablement les abcès il la ut distinguer s'ils sont idiopathiques , syiiipto-

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