CATARACTE
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pression, des palpitations, en un mot une ^nde surexcitabilité nerveuse. Aussi n*estii pas rare de Toir les attaques se rrnouveler (K)ur les causes les plus légères, à co point i|u*elies peuvent se répéter plusieurs fois ilan^li même journée, quoique plus habituellement elles ne reparaissent que tous les )uBr5 ou tous les deux, trois, six ou huit jours.
Occasionnée par les causes prédisposantes A déterminantes qui donnent lieu aux malatiies nerveuses en général, la catalepsie ne récUoie d'autre traitement que celui qu*on a lirécooisé contre les autres névroses de la mèroe espèce. (Fo|^.EL^.ii£?iT nerveux.) Ainsi, «li^plétions sangumes, relâchants et calmants ()oar les uns ; toniques stimulants et antispasmodiques pour les autres, tels sont les noyens^Kirraî lesq^uels i\ faut savoir faire un rlyii\; bien entendu que si Ton soupçonnait (|ije la catalepsie fût occasionnée par des rers intestinaux, il faudrait s*empresser de recourir aux anthelminlhiqucs.
Quant au régime, il devra être débilitant pour les uns et fortifiant [)0ur les autres, rooime, du reste, nous le répétons, dans tuute maladie nerveuse.
CATAPLASME, s. m., caiaplasma^ xorâs)«Tvin, appliquer dessus. — Médicament ayant la consistance d*une bouillie épaisse, destiné à être appliqué extérieurement. Les cataplasmes se composent avec des farines, lies fécules, des pulpes végétales, etc., et ont (les noms divers selon leurs propriétés. Voici les moyens de préparer ceux qui sont les plus usités :
1' Cataplasme imollient^ anodin et nar^
colique.
Pr. de farine de lin, une livre;
de mie de pain, demi-livre.
P. cuire dans une décoction de plantes émoliientes (mauve, racine de guimauve, etc.), jusqu'à consistance d^une pAte.
Pour rendre ce cataplasme anodin et même narcotique, on le fait cuire dans une décoction de têtes de pavots et on le saupoudre aviT. du safran ; ou bien on l'imprègue de laudanum et on Tarroso avec une solutiou aqueuse d*opium.
2" Cataplasme matnratif.
Pr. Feuilles d'oseille ) j^ „l„^ .,„^ «r.;««^«. id. de poirée ! ^® ^^^^' **"® poignée; Ognons de lis n° 2.
F. cuire le tout sous la cendre chaude. Pi- \<i eusuite dans un mortier et ajoutez : Onguent basilicum, une once.
3** Cataplasme résolutif.
Pr. Farines résolutives, quatre onces. Vin aromatique, Q. S.
F. bouillir jusque consistance convenable.
Kous ne donnerons pas d'autres formules, 1*^ manière de préparer les cataplasmes étant iu(iif|uée par ci par là dans certains articles.
V Cataplasme suppuratif (contre le bubon
vénérien).
nérien}< IV Figues sèches, Miel,
Galbanum dissous dans un . jaune d'œuf, Eau,
huit onces; deux onceç;
une once; O.S.
P. S. A. un cataplasme. On Tappliiiun chaud sur la partie malade et ou le renouvelle toutes les six heures.
CATARACTE, s. f., cataraeta.oxi zorot/jaxnjf, de xftTot;/:«<T(T«, je tombe. — Cataracte se dit de la cécité ou privation de la vue qui survient peu à peu et fait Tetrct d*un voile qui tomberait sur les yeux. Elle est le résultat de l'opacité du cristallin ou de ses annexes, et, suivant que Tobstacle qui s'oppose au passage des rayons lumineux est dû au cristallin lui-même devenu opaque, ou de sa capsule, ou bien à Thumeur dite de Morgagni altérée, on tes nomme cataracte cristalline ou lenticulaire, cataracte capsulaire ou membraneuscy cataracte morgagnienne ou laiteuse: distinction importante à faire lorsqu'il s'agit du diagnostic et du procédé opératoire à mettre en pratique. On a bien parié aussi de cataractes solides on molles, blanches, grises, noires, marbrées, branlantes ou vacillantes, etc.; mais comme ces distinctions nous paraissent purement scientifiques, nous ne nous y arrêterons pas.
Malgré Tobscurité qui règne dans l'étiologie de la cataracte, nous croyons pouvoir ranger parmi les causes prédisposantes tenant à I individu, l'âee avancé: car, fréquente chez les vieillards, elle est rare chez les adultes, et ne se développe presque jamais pendant l'enfance; néanmoins on a constaté gu'elle pouvait être congéniale. L'hérédité joue également un très-grand rôle dans la production de la cataracte qui se déclare, du reste, à la suite d'une ou de plusieurs ophthalmies violentes, occasionnées par des vapeurs irritantes, acides, alcooliques, ou par toute autre lésion de l'œil, etc.
Quand elle se développe c^csi ordinairement d'une manière si lente qu'il faut quelauefois plusieurs années pour que Topacité evienne complète, et néanmoins elle peut marcher avec une rapidité telle qu'elle acquière ce degré d'opacité en quelques mois, et, dans certains cas fort races, dans quelques jours et même en quelques heures; affectant tantôt les deux yeux à la fois, et tantôt restant bornée à un seul œil. Quoi qu'il en soit, au début de la cataracte, les malades s'aperçoivent que leur vue s'affaiblit, surtout dans la journée, et devient plus distincte le soir, dans l'ombre et au demi-jour, qu'à une brillante clarté; leur vue aussi devient moins nette, ils ue voient les objets qu'à travers un nuage uniforme, où il leur semble voir vol* tiger devant leurs yeux, dans quelque direo* tion qu'ils les portent, des Glaments ou des flocons demi^ransparents. A cette époque de la maladie, si le médecin examine attentivement l'oeil, il ne découvre souvent rien encore, le cristallin ou son enveloppe consor vaut leur limpidité. Plus tard il s'aperçoit d'un changement de couleur de la pupille, et du moment où le malade a entièreuiont perdu la vue, on reconnaît l'opacité du cristallin. Alors, si le malade fixe la flamme d'une bougie, elle lui parait entourée d'une auréole blanche qui s'agrandit ou a'ob^icur
Sti
CATARRHE
CATARRHE
rUh mesure qu*il s'en éloi}^ne. D après ce qui précède, il est facile de distinguer la cataracte des autres maladies de l'œil ; le seul cas où le diagnostic devient plus difficile, c'est celui d'une cataracte uoire, parce au*alors la couleur de la pupille n'est point cnani;ée, on ne diffère que très-peu de sa couleur ordinaire; aussi Ta-l-on confondue quelquefois avec Tamaurose, Du reste, nous avons l)ien des signes qui servent à les distinguer ; nous les avons indiqués ailleurs (Voy. Amaubose)j et cçs signes ne sont nas toujours nécessaires à étudier, même dans tous les cas de cataracte noire, attendu qu'il en est certains 0.Ù9. malgré sa couleur foncée, elle présente quelques stries ou taches jaunes ou grises qui la font reconnaître. Un cas, par exemple, où elle est entièrement méconnue, c'est lorsqu'elle ne se forme que dans un seul ccàU il arrive alors que le malade ne s'en aperçoit lui-^m^me que quand elle est déjà très-avancée, c'est-à-dire quand par haî^ard il ferme l'œil sain, après que l'œil malade a presque entièrement perdu la faculté de voir.
Bien des moyens ont été tentés pour prévenir le développement do la cataracte ou Ïour h guérir quand elle est déclarée. Maleurousement, nous ledisons à regret, presfitto tous les essais ont été infructueux, et ton pourrait même ajouter, sans avantage. Kst-ce une raison d'y renoncer? Non, alors surtout que la cataracte est commençante, et (jne l'on soupçonne que sa formation dépend, ou d'une inflammation par lésion (rauinatique de l'œil, ou parle vice scrofuleux, syphilitique, etc. On conçoit que dans les cas de cette nature il ne serait ni prudent ni sage de rester dans l'inaclion: donc il faut en combattre la cause. {Vot/. Ophthalmie,Scrort'LBy Syphilis.) Je dis plus, comme Himlg et Loder alDrment avoir fait disparaître des cataractes capsulaires au rooven du galvanisme; Gondret, par la cautérisation syncipitale avec la pommade ammoniacale ou le cautère actuel ; et quelques-uns avec l'émétique, les purgatifs, les sétons, la ciguë, la l)elladone, etc. , rien n'empêche qu'on ne lasse encore de nouveaux essais; mais on doit, en pareil cas, ne se conduire que d'après les conseils d'un médecin expérimenté. Nous ne parlerons pas des divers procédés inventés pour l'opération de la cataracte, cette opération exigeant des qualités que tous Je.s chirurgiens eux-mêmes n'ont pas; aussi conseillerons-nous à celui qui veut être opéré défaire un bon choix,
CATARRHE, s. nï,<fCatarrhu$jO\xwrétpfovç, de leftrâ et de pi^aje coule, proprement écoulement ou, d'après Celse, distillation.
Pendant longtemps on a considéré le catarrho comme u|ie maladie locale, dont on indiquait le siège par des noms divers ; exemple : coryza ou catarrhe nasal, rhume ou catarrhe pulmonaire, etc. ; mais, attendu que le catarrhe ne se borne pas toujours à I altération Q}orbide d'une membrane muqueuse dont la liWétion est plus ou moins augmentée; C^mme, loin de se localiser toujours, la ma-
ladie catarrhale se généralise souvent et affecte alors tout l'organisme vivant, Barthez, dans sa classification des éléments de maladies (Voy. ce mot), comprit un élémoni catarrhal, auquel il assigna des causes, des symptômes et une méthode curative spéciales. Fréd. Bérard et moi, nous l'avons imité dans nos écrits.
Elément catarrhal. Déterminé par la suj)pression de la transpiration ou le simple refroidissement du corps qui passe du chaud au froid, du sec à l'humide/ou qui nslo longtemps exposé à Thumidité froide de l'atmosphère, trempé de pluie ou trop longtemps plongé dans l'eau froide; par Tusagi? des boissons fraîches ou glacées pendant qu'on est en sueur, l'élément calarrlial doit se manifester à tout âge, chez tous les individus, quel que soit leur sexe» leur tempérament, quels que soient les climats qu ils habitent et la saison de l'année où ils se trouvent. Il se manifeste par des lassitudes sponla* nées, des borripilations vagues, qui prennent de l'intensité à mesure que la maladie faii des progrès ; par des Aissons qui se font sentir le long de l'épine du dos, une cbaliMir erratique, des alternatives de froid et de chaud qui ne présentent rien de régulier, el ont de particulier qu'elles arrivent ordinairement le soir; des bâillements, rencliifanement, que suivent l'altération ou la ptTle de l'odorat avec sternutation ; une voix rauque el quelquefois nasale, l'épiphora, le ptyalisme, une céfjhalalgie frontale qui se rnpproche du nez et ne doit pas être confondue avec celle qui, symptomalique des fièvres gastriques, se fixe au-dessus i^s orbites ; I * bourdonncmtmt et les douleurs d'oreilles, la surdité, de la tendance à l'assoupissenaenlje dégoût avec la sensation d'une saveur salée cl piquante dans la bouche, raugraentalioi du volume de la langue, que des mucosités blanchâtres recouvrent, et qui, de plus, est épaisse et conserve sur ses bords comme frangés les diverses im|)ressions, et jusquà la forme des dents, souvent môme ^y^c des ulcérations. Dans cet état, les gencives sont pâles et comme engorgées par des mucosités, le malade est tourmenté par une toux sèche, ou amenant d'abord des crachats muqueut mêlés d'un peu de sérosité, qui, par la suite. deviennent épais, muqueux, uniformes, et passent du blanc au jaune, vers la lin de la maladie: d'autres fois ils sont acres, salés, prennent un goût fade el douceâtre au moment de la coction. Il se plaint en outre d'une difliculté plus ou moins forte de la déglutition, de douleurs vagues el conome de vents qui errent d^ns divers sens et da^s différentes parties. Entin on voit se manifis» ter des pneumatoses du tronc et des extrémités, c'est-à-dire que, si l'on découvre les téguments dans une étendue plus ou moins grande, oa reconnaît qu'ils sont tuméuè^^j tendus, sans altération de couleur, et loin entendre une sorte de crépitation quand 0:1 les comprime avec les doigts. Ajoutons, |h)U[ compléter le tableau, que la tuméfaction ocs testicules, IVngorgemonl ot rinllauimaUJ»
SIS
CATARRHE
CATARUUE
Ju scrotum, un écoulement rauqueux pai tes parties sexuelles, chez la femme, des dépùts derrière les oreilles, ou d.s sueurs abondantes lui servent de crise.
On reconnaît que ces dernières sont réellement crilàqucs, en ce qu'elles sont précé- ^. liées |uir la mollesse et la souplesse du pouls, qui sont telles qu'on dirait que le sang roule tiaos les artères par de longues ondulations 'détachées, suivies d'un mouvement fébrile. Kn môme temps la sécrétion de Turino diminue et celle-ci jaunit ou rousit plus ou rooiris; la face est rouge et gonllee, l'hypocondre soulevé sans douleur, les excrétions alrines rares, plus épaisses,, moulées; la peau souple, humectée et prurigineuse, et il arrive souvent, comme dans les maladies pjrétiques» que les malades rêvent qu'on les l^ge dans Peau ; enfin des sueurs abondanie5,ooiverselles,chnudes»eshalant une odeur ni generis^ s'établissent; elles sont uniforajes, gazeuses et ^ans viscosité.
L'élément catarrbal peut se montrer dépouillé de toute complication; il est alors $ans fièvre^ et constitue une maladie essentielle que l'on guérit par les sudoriliques ; c'esi-à-dire en gardant le lit (où Ton se tient un peu plus couvert que de coutume), la diète, et eu buvant abondamment des boissous théiformes (infusions de violette, de sureau, de tilleul, chez les personnes irritables; vin chaud, thé fort, ammoniaque, chez les lymphatiques). A la vérilé Tétat calarrhal reste rarement isolé de toute aulra affection : il se montre au contraire fort souvent leur compagnon, et alors; comme il en inodifie la natuio, il doit en modifier le (raitement. Je m'explique: supposons que l'élément catarrhal se trouve uni à une inflammation, à l'état bilieux, par exemple; oh liitnl dans le premier cas, rinflammation jfétant plus franche, légiiime, il faudra moins insister sur les évacuations sanguines, et en venir plutôt aux vésieatoires; dans le second cas, s'il faut évacuer le malade, on lui donnera un vomitif antimonial, parce qu'à sa propriété évacuante se joint celle de sudorili'lue.Donc, tantôt sujet et tantôt «ourcc d'indication, l'élément catarrhal joue un rôle essentiel en thérapeutique, et doit fixer constamment l'attention des praticiens.
Du reste, la preuve qu'on a reconnu l'influence de son association comme complication à d'autres maladies, c'est que non-seulement on ajoute l'adjectif catarrhale h quelques inflammations, et, par exemple, on liU diarrhée catarrhale, angine catarrhale, etc.; mais encore qu'on suhstantialise le root catarrhe pour dénommer d'autres aÛTections : ainsi on dit catarrhe pulmonaire, vésical, etc. Inutile de parler de ces associations, vu qu'il en est question aux articles spéciaux, Ai«gime,Djio>ghiti£, entérite, Cystite etc. {Voy. ces mots); mais ce dont nous nous occuperons, o'esl du catarrhe sulTocant; uun qu'il diffère du catarrhe pulmonaire i)ropremcot dit, mais parce que certains praticieiis en font une maladie particulière, ft<iu*i) rè,5ne dès lors une grande confusion,
quant à ce, dans la plupart des traités de médecine clinique.
Catarrhe suffocant. On Ta déflni : une aflection grave des poumons avec anxiété, pesanteur, douleur dans In poitrine, pouls rare et lent, mais quelquefois plein et assez fort; perte de la voix, toux très^pénible, respiration stertoreuse et écume à la bouche.
Cette variété très-fâcheuse du catarrhe pulmonaire éclate génériilement au milieu d'une épidémie, marche avec une telle rapidité, une si grande violence qu'il sulToque et tue le malade en peu de jours : de là le nom de suffocant qu'on lui adonné. Remarquons toutefois que chez les vieillards en qui on l'observe, le catarrhe sulfocant n'éclate pas spontanément et ne s'accompagne pas immédiatement d'acciderits funestes; ce n'est point ainsi qu'il se comporte généralement, au contraire il se substitue, si Ton peut ainsi parler, à une bronchite catarrhale chronique qui, passant à l'état aigu, acquiert par ]& une activité inaccoutumée, une intensité telle, par la suppression de l'expectora* tion, ou par l'abonaance des mucosités que la muqueuse bronchique sécrète, que le malade ne pouvant pas s'en débarrasser, succombe pour ainsi dire asphyxié. Dans ce cas, l'auscultaliou médiate ou immédiate fait reconnaître, dans toute l'étendue de la poitrine, un râle muqueux et bruyant. Uomarquons encore que, dans quelques circonstances plus rares, la mort est due à l'obstruction instantanée d'une partie plus ou moins considérable dès bronches, produite par un amas de mucosités demi-solides ou par uno concrétion muqueuse polypiformo, qui fait l'office d'un bouchon. Hosta que, dans l'un et l'autre cas, le malade fient ôtre emporté môme en vingt-quatre heures, quarante-huit heures, ou du moins en quelques jours, si l'expectoration ne se rétablit pas: elle seule pouvant, par son rétablissement, faire cesser la sulîocation. Dans cette dernière circonstance, la maladie reprend la marche du catarrhe ordinaire.
Par toutes ces considérations, il est évident que le cat&rrhe suffocant ne doit pas être traité comme le catarrhe ordinaire. Ainsi, lorsque la suffocation semble reconnaitro pour cause la recrudescence de la phle;zmasie des bronches, ou tout au moins être le résultat de l'étendue et de l'intensité de celte phlegmasie ; on tire du sang au bras, ou on «npplique des sangsues ou des ventouses scarifiées, en ayant Tattention de ne pas tropaffaiblir le malade ; mieux vaudraitmèrae s'en abstenir s'il n'est pas fort. Au contraire, ies vomitifs antimoniaux sont toujours nécessaires, quelle que soit la cause de la suffocation. On a bien proposé i'émélique à haute dose et cité des cas où l'individu, près de périr asphyxié, avait été mis hors de tout danger par l'administration de ce mûdicamont; néanmoins nous préférons l'administrer à titre de vomitif. On en seconde ) eflîcacité par l'inspiration de vapeurs simjilement aqueuses ou rendues légèrement
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CAIÎTÈRE
CAUTtUE
aromatiques, par des purgatifs doux, el mieux encore par Tapplicalioa d'un large vésicatoire sur la poitrine; il est plus actif encore que les vésicatoires mis aux exlrémilés pour rétablir rexpectorolion. Quand le danger est passé, on traite le sujet comme pour un catarrhe pulmonaire ordinaire. Foy. Pnei>-
MOIflE GATARRHALB.
CATHAHÏIQUE, adj., caMar/îcu5, ou x«e«ôT«ôf, de xaGaipiiv, purger ; sorte de purgatir(iui agit plus fortement que les laxatifs el les minoralifs, mais qui est moins actif que les drastiques.
CAUSE, s. f., causa^ ahia, ai:tov, cc qui produit un elfet* (Yoy. Etiologib.)
CAUSTIQUE, s. m. y causticus.itwaruhç de xaioj, je brûle. — La dénomination de caustique a été donnée à toute substance qui, a[>piiquée sur des parties vivante^, les désorganise, les brûle à la manière du feu : c*est de là que lui vient son nom. Les plus actifs produisent des escarres, et sont dits escarro^ tif/ubs; d*au(rcs u*agissent activement que sur les chairs fongouses, et sont appelés calhéréliques ; d'où le nom de corrosifs qij*on a donné à tous les caustiques en général, mais plus particulièrement à ces derniers. Certains auteurs ont fait caustique synonyme de cautère, c'est mal à propos; car ils confondent la plaie produite par le caustique (le cautère) avec Tobjct qui Ta formée. Voy. Cautèrb.
CAUTÈRE, s.m.jcauterium^ cautcr ou xaurn^, xavTijjDiev , de xccifu, je brûle. — Confondant l'instrument ou Tobjet avec lequel on forme le cautère, el la plaie profonde qui est le résultat de Tapplication du caustique, ou le cautère lui-même, on a considéré ces deux roots comme parfoitomentsvnonymes ; ainsi on a appelé cautère actuel un instrument métallique rougi au feu, et cautère potentiel toute sorte de caustique ; c'est à nos yeux un vice d'expressions qu'il faudrait faire disparaître du langage médical. Pour nous qui ne donnons le nom de cautère qu'au petit ulcère dont on entretient à dessein la suppuration, nous allons décrire les procédés ftar lesquels on peut les former. Nous disons es procédés, car il y a plusieurs manières d'établir un cautère.
Le plus simple consiste h pincer la peau qui recouvre la partie où on veut le placer, à fendre ou inciser cette peau avec un bistouri, et à placer entre les lèvres de la plaie qu'on a faite, une petite boule de charpie ou un pois. C'est le moyen le mouis usité.
Un autre procédé consiste à se servir du caustique^ et, par exemple, de la potasse ou de la poudre de Vienne. S'agit-il de la potasse, on applique sur la peau un empl&trc de diachvlum percé au centre d'une ouverture de la forme qu'on veut donner à l'escarre, mais d'une étendue moindre de moitié. On place au centre de cette ouverture, un ou plusieurs fragments de notasse caustique, qu on recouvre d'un emplâtre de diachylum plus grand que le premier, et eniin
d'une compresse et d'une bande. Après six ou sept heures, l'action du caustique éiant épuisée, on lève l'appareil et on ti*ouve une escarre d'un jaune bleuâtre, plus grande du double que Touverture de l'emplâtre ; on la fend avec le bistouri, on la recouvre d'un morceau de diachylum, et Ton attend qu'ello se détache selon le besoin.
N. B. 11 faut avoir l'attention de ne pns mettre trop de j>otasse, une couche d'un millimètre sudil en général pour traverser la peau. Ordinairement, la moiteur de cette dernière est suffisante pour liquéfier le cau> stique ; cependant si elle était trop aiide, comme chez les vieillards, on l'humecterait avec un pou de salive ou une goutte d'eau. S agit-il de la poudre de Vienne, méfange intime, dans un mortier de fer, h l'aide de la pulvérisation, de 5 [>arties de potasse caustique à laquelle on ajoute peu à peu 6 parties de chaux vive ; on prend une quantité suflisanto de cette poudre, qu'on met sur une soucoupe et on y ajoute assez d'alajol ou d'eau de Cologne pour en faire une petite pâte, qu'on pétrit avec une spatule d argent ou le manche d'une cuiller. On appli- 3ue sur la peau une couche de cette pâte» e quatre millimètres environ d'épaisseur, en ayant soin d'en circonscrire nettotnenl les bords avec la spatule mouillée d'alcool, et de lui donner les dimensions vonlues, car l'escarre présentera absolument la mémo forme. Au bout de cinq à six minutes, la peau est cautérisée jusqu au tissu cellulaire, ce qu'on reconnaît h l'apparition d'une petite ligne grisâtre sur les bords de la pâle caustique : dès lors on peut enlever celle-ci et laver l'escarre avec le même liauide qui a servi à faire la pâte, ou un peu u'eau vinaigrée. Si on voulait une escarre plus profonde, on laisserait la pâte dix, quinieet môme vingt minutes sur la peau. La douleur est quelquefois moindre que celle du vésicatoire.
Les maladies dans lesquelles les cautères sont indiqués sont si nombreuses, qu'on en fournirait une liste fort longue si on voulait les énumérer, A défaut, nous dirons que ces fonticules semblent devoir convenir plus particulièrement lorsqu'il faut, par une révulsion ou une dérivation constantes, par un travail inflammatoire artificiel {lermapent, enrayer la marche de l'inflammation dos tubercules, ou prévenir leur développemeot, ou empêcher une éruption secondaire, lorsqu'on a déjà constaté l'existence de tubercules crus ou d'excavations ulcéreuses.
Celte méthode n'est assurément pas nouvelle, puisque déjà Hip{)Ocrate forpiait quatre escarres sur les parois du thorax, avec le fer rougi à blanc; que Celse recommande d'en faire six au môme instant, un sous le menton, un à la gorge, un sous chaque tna* melle et un de chaque côté sous l'angle inférieur de l'omoplale. A la vérité, ce moyeu est horriblement douloureux, et on l'a ores* que entièrement abandonné pour y substituer les moxa, la potasse caustique ou l9 poudre de Vienne ; mais en fait, le principe
CENTAUREE
VJtfiXl
Sis
qui préside à }eur application n'en est pas lUd IIS fondé.
De iftôme les cautères eon?iennent parfaileoieot dans certains 69% de goutte elde rliomatisme : toutefois nous devons faire re^ marquer, avec Barthez, en particulier* que quelque utiles qu'ils soieot dads lo rhuma-^ (lime invétéré, cependant l'habitude même de ce remède eu affaiblit à la longue Teffet préservatif chez les personnes sujettes aux retours de cette affection ; dès lors mieui T3ut les vésicatoires volante.
Ost camme dans Thydropisie, en géné^ nii, et riijdrothorax en particulier, Tutilité (les vésicatoires est incontestable, n'est-ce [ias?£h liieo, un fonticolc établi de chaque cùté de la poitrine, au-deasous de Tinsertion (la diaphragme, est bien plus puissant encore^et par suite, Tamélioration bien plui^ marquée quand la totalité du derme a été jllé/ée.
Jfi se présente une question : les cautères pjérisscnt-ils l'épilcpsie, arrôtent-ils le déreioppement du cancer t Plusieurs cas éta-^ klissent incontestablement Tefficacité du rautèro dans Tépilepsie : T)armi les plus re^ niar(|uables, se trouve Thisloire d une fa^ itiille dont le père et ses huit enfants moururent d'épilepsic, et du frère et oncle de Ces infortunés qui, ayant déjà perdu, lui aussi, deui enfants eplleptiquesi craignait à tout instant de voir mourir le troisième de con* vulsions, auxquelles il était sujet, lorsque Zacuius Lusitanus entreprit de le traiter et le guérit radicalement, au moyen d*un cautère et dos autres secours indiqués en pareils cas. Depuis et avant, nombre de médecins avaient reconnu que le cautère au sinciput était avantageux ; c'est donc un tnoven à tenter dans une maladie si affli* géante, si dangereuse, si rebelle, qui abêtit ou lue.
Quant au cancer, les médecins ne sont pas •l'accord sur Tutilité du cautère, les uns eu approuvent Tapplication, et les autres la Wraont. Quoique nous sovoûs convaincu que toutes les fois qu'il y a âyscrnsie cancéreuse, ou vice cancéreux constitutionnel, le rautère ne sert absolument à rien contre l'éjat cancéreux, et qu'il n'en empêchera point K retour si on fait l'ablation d'une masse cancéreuse ; nous croyons cependant gue '«ps les cancers internes, toutes les rois p'on n'est pas assuré par la coloration jaune 00 la face, que c'est bien réellement un cancer que le malade porte, il f«ut se servir du cautère qui enrayera ou guérira le squirrbo, surtout S] au fonticule s'ajoute l'action de Quelques médicaments énergiques appropriés h la nature du mal.
CENTADRÉE, s. f., ceniaurea, L. — Genre "«plantes de la syngénésie polygamie fruslranée, L., famille des corymbifères, J.- Ce Pïjre comprend les trois espèces suivantes : rLacfn/aiireo cyaH««, vulgairement, barweau ou bleuet ; 2* la ceniaurea benedicta, c-ardon bénit ; S* la centanrm cnicitmpa, fiwnlon étoile ou chaussc-lrape. Il y a en- *^r<?plufieursespècesdecentaur6es, à savoir,
la centaurée jaune, la centaurée bU'uc, qui ne sont pas des plantes médicinales, et la petite centaurée, qui appartenant au genre gentifina cenlaurium^ se trouve mieux placée article Ge!itianb {Voy. ce mot). Aucune ceptaurée n'est guère employée aujourd'hui en médecine.
CÉPHALALGIE, Céphalée ; cephalalgia ^ cephalœa ou xt^alttAyiot, xcicc).cû(, de xf tpa).?, této et «>76^, douleur ; vulgairement mal de tète. — - Les expressions céphalalgie ^ céphalée^ conviennent généralement à toute aouleur idiopathique ou symplomatique, continue ou périodique, légère et passagère, ou vio- Irnte et opmiâtre qui se lait sentir soit dans un des points de la cavité du crâne (on dit alors qu'elle est bornée); soit h la totalité do la masse crânienne, eton l'appelle générale. Pc même, on a donné le nom de ciarus h la douleur de tête localisée dans un petit point circonscrit, où il semble qu'un clou a été enfoncé, phénomène assez généralement remarqué dans l'hystérie (clou hystérique des auteurs), et celui d^hémicranie ou Migraikr (Voy. ce mot}f è celle gui occupe tout un côté do la tête, et qui devient parfois si violente qu'elle s'accompagne de phéiiomènes sympathiques, principalement du côte de Testnmac (nausées , vomissements ), d'où la dénomination de cephalœa vomiloria qu'on lui a donnée. Le mal de tète est essentiel ou symptomatique : essentiel, il constitue une des névroses de Tenci'phale, rt réclame le traitement propre aux maladies nerveuses (Voy.
Elément nerveux) ; symptomalique, on doit diriger son aitention vers l'affection concomitante et la combattre. Néanmoins il n*est pas sans intérêt d'étudier en quel point de la tète la douleur a son siège, cette aélcrmination pouvant aider le praticien & former son d agnostic. Ainsi, on a remarqué que dans les maladies bilieuses, la douleur est frontale ou sus-orbitaire ; dans la lésion des viscères abdominaux, elle se fait sentir sur lo sommet de la tête, et, dans les maladies mu-
Sueuses, h la partie postérieure du crâne ; xée dans ce dernier lieu, elle est l'indice aussi d'une lésion du cervelet, cas bien plvs grave que les lésions du cerveau, h cause do l'origine des nerfs.
CEPHALITE, cephalilis de luftùi, tète.— C'est le nom que l'on a donné à l'inflammalinn de la nroprc substance du cerveau, réservant celui d'arachnoidile pour désigner celle de l'arachnoïde, et celui de méningite pour la phlegmasie de la dure-mère. On conçoit que ces distinctions n'ont d'importance réelle qu'en théorie ou en anatomie pathologique, et ne sont d'aucune utilité pratique; les causes, les symptômes, le traitement et les terminaisons étant à peu près les mômes. Nous les confondrons donc dans un môme article, sous la dénomination d'ËNcÉPHALiTE [Voy. ce mol).
CÉIIAT, s. m., ccVfltum, îfiï/)WTivdexî3^off, cire.— C'est un mélange de cire, 'i'huile et d*eau,dont on se sert comme médicament externe : il varie de nom, selon la manière dont il est composé.
CEUi^'ELIL
CEUYFAIJ
A Fétat simple^ ou c^rai de Galien, il se [^répare avec quatre parties de cire blanche, seize parties d*huile d*amande douce, et douze d*caupure ou d*eau distillée de roses^ que Ton mélange intimement de la manière suivante : Mettez fondre la cire dans Thuile h un feu très-doux, et quand la cire est comr plétement fondue, ajoutez petit à petit de reau de rivière (si c'est (lossiblc) goutte à goutte, et battez le liquide à mesure que vous y versez l'eau, po.ir que celle-ci ne se sépare pas en gouttelettes des autres ingrédients. Une précaution à prendre pendant rété,c'estde mettre une plus grande proportion de cire, pour que le cérat no soit pas trop liquide. Il faut le conserver à Tabri de la chaleur, pour qu*il ne sVltère pas en vieillissant.
Nous avons dit que les cérats prenaient des noms particuliers, selon la manière dont ils sont composés; pour être plus exact, nous dirons que le cérat simple lorme la base de tous les autres, et que, suivant qu'on y ajoute du camphre, de Textrait de Saturne, du soufre, etc., il devient cérat campAr(f| saturniséf soufréy etc. Ainsi, pour avoir du
Cérat camphré^ on unit deux gros de camphre à chaque once de cérat ordinaire ;
Cérat saturniséf on ajoute, dans la proportion d'une è deux onces par livre, le sousacétate de plomb liquide ;
Cérat soufré: il se prépare en substituant le soufre sublimé et lavé à Tacétate de plomb;
Cérat opiacé: d*aprës la formule du docteur La^neau, on Tob'ient en délayant de quinze grains à un gros d*opium brut dans un jaune d'œuf, que Von mélange avec le cérat. Lagneau y moulait quelquefois un gros de camphre.
Cérat dessiccatif de Barthex. Pr. : huile d'olive, quatre onces ; cire blanche ; pierre calaminaire préparée (oxyde do zinc natif), de chaque, deux onces; sel de saturne, deux gros. F. S. A. Ce cérat est un puissant dessiccatif et convient parfaitement appliqué sur les ulcères invétérés, après avoir fait préalablement des fomentations sur les paities alTectées avec leau de chaux.
Les cérats dont nous avons indiqué la préparation diffèrent par leurs propriétés médicinales ; l'emploi de chacun étant indiqué dans des articles spéciaux, nous n'en [parlerons pas dans celui-ci.
CEREBRALE, (fièvre). — C'est le nom que les anciens avaient donné à l'inflammation aiguë du cerveau, ou de ses membranos, avec réaction forte, fébrile, et auquel les modernes ont substitué ceux de céphalite, ou d'encéphalite, de cérébellite, pour désigner la phlogose du cerveau et celle du cervelet; et ceux d'arachnitis ou de méningite, pour indiquer quelle est celle de ces enveloppes qui est atteinte do phlogmasie.
Comme, au lit du malade il est bien difficile de décider quel est le sié^e de cette inflammation, nous avons réuni ces différentes affections en une seule, que nous avons décritosous lenom d'ENCÉPHAUTE;(roy. ce mot.)
CERFEUIL, s. m., chœrophyilum^ scandix crrefoiium, L.; pcnlendriedigynie,L., famille des ombelliftres, J.— Cette p'ante, qui sert
plus comme aliment que comme inédlcv ment, possède cependant des propriétés rafraîchissantes ; aussi entre-t-elle dans lacnm. position du suc d'herbe. Les fumigatiotiit qu'on fait avec la décoction du cerfeuil, les b.iins de siège qu'on en prépare, les entaplasmes composés de ses feuilles conviennent dans tous les cas où les émollients soûl nécessaires.
CERVEAU, s. m., cerebrûm. — Situé dniis l'intérieur du crâne dont il occupe la plus grande partie , le cerveau est en rapport. par ses enveloppes membraneuses, avec los os de cette cavité, excepté en arrière où il répond au cervelet.
Cet organe ( le cerveau), composé de substance blanche et de substance grise, que Malpighi a annoncé te premier être de nature fibreuse , opinion admise par Gall cl autres, n'a pas des rapports immédiats avec la partie osseuse de la boîte crânienne, puis< que plusieurs membranes Ton séparonl. Cependant, comme la pie-mère, larachnoïilc et la dure-mère elle-même enveloppent ei soutiennent les diverses parties de la masso encéphalique; que la dernière de ces membranes que nous savons être aussi de nature fibreuse, dense, épaisse, forme plusieurs replis dans lesquels logent les dinérents sinus ou canaux veineux cérébraux; que toutes ces parties, enfin, ont une connexion intime avec la masse cérébrale, on a généralement admis que le cerveau est en rapport inlirao avec les parties dures qui le protègent contre l'action des agents extérieurs.
Quoi qu'il en soit, considéré dans sa région supérieure f on découvre que la masse totale du cerveau est partagée en deux parties égales, Tune adroite, lautre h gauche, que l'on nomme les hémisphères, par un sillon profond qui loge laftmx du cerveau; que chacun de ces hémisphères présente des circonvolutions et des anfVactuosités dont la grandeur et la figure sont variables, mais qui s'écartent les unes des autres dans ii vieillesse,cequiavailfaildire5 Portai qu'elles étaient plus profondes h cette épooue delà vie.
Quant h sa région inférieure^ elle présente, dans la ligne médiane, l'une fente qui termine en avant la grande scissure du cerveau et divise les lobes antérieurs; 2* une portion membraneuse transparente et peu résistante, qui bouche le rond du ventricule moyen et s'étend de la partie inférieure el antérieure du corps calleux à la réunion des nerfs optiques ; 3* la commissure des nerfs optiques; 4' le tubercule cinereura; 5* la tigepituilaire; 6* la glande ou corps pituitaire; 7* les tul>ercules maraillaires;©' l'excavation trianKu!aire, placée derrière ces tubercules, entrele prolongement antérieur des protubérances cérébrales , lesquelles sont unies tiar une portion médullaire qjn concourt à former les parois antérieures un ventricule moyen; 9* la protubérance cérébrale; 10' une fente considérable, verlicak située derrière la protubérance, terniinanl en arrière la grande scissure du cerveau cj séparant les lobes postérieurs; 11" une l'ente